• Glory

    Elizabeth Wetmore

    Roman choral puissant et envoûtant, Glory met en scène les retombées d'une terrible agression dans une petite ville du Texas et donne la parole à celles que l'on n'a pas l'habitude d'entendre.
    14 février 1976, jour de la Saint-Valentin. Dans la ville pétrolière d'Odessa, à l'ouest du Texas, Gloria Ramirez, quatorze ans, apparaît sur le pas de la porte de Mary Rose Whitehead.
    L'adolescente vient d'échapper de justesse à un crime brutal. Dans la petite ville, c'est dans les bars et dans les églises que l'on juge d'un crime avant qu'il ne soit porté devant un tribunal. Et quand la justice se dérobe, une des habitantes va prendre les choses en main, peu importe les conséquences.
    Elizabeth Wetmore n'hésite pas à sonder les tréfonds de l'âme humaine et livre un roman dur et âpre à la beauté mordante.
    Parmi les trois finalistes de la Sélection 2020 du Grand Prix de littérature américaine.

  • Né pauvre dans le Mississippi du début du XXe siècle et mort à seulement 27 ans, Robert Johnson fait figure de météore dans l'univers de la musique américaine. Au cours de sa carrière chaotique, il n'a enregistré que vingt-neuf chansons qui l'installèrent pourtant comme l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. En vingt-neuf chapitres habilement agencés, Jonathan Gaudet imagine la brève existence d'un homme dont la légende dit qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la renommée. Vingt-neuf morceaux devenus des références ; vingt-neuf routes qui se rejoignent dans la nuit ; vingt-neuf âmes patientant à la croisée des chemins.

    Né au Québec à Joliette en 1977, Jonathan Gaudet a fait des études de littérature, puis a enseigné le français en Argentine, en Louisiane, à Prague et à Athènes. Installé en Grande-Bretagne, il partage son temps entre l'enseignement, la musique et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans dont La Piscine (Héliotrope, 2016).

  • Un soir de printemps, après avoir quitté le diner dont il est propriétaire, Driss Guerraoui, un Américain d'origine marocaine, est brutalement renversé par une voiture et meurt sur le coup. Le chauffeur du véhicule, lui, prend la fuite.
    La nouvelle de sa disparition est un choc pour sa famille, et ravive des blessures et des questionnements que tous auraient préféré laisser derrière eux. Cette mort est-elle un tragique accident de la route, ou faut-il y voir la marque d'un crime raciste ? Car si les Guerraoui sont l'exemple type d'une immigration réussie, la société américaine n'en a peut-être pas fini avec le rejet de l'autre. Nora, la fille cadette de Driss, en est persuadée.
    Sur fond d'enquête, plusieurs personnages prennent la parole à tour de rôle pour raconter leur histoire. Ces voix s'unissent et se contredisent pour relater leur quotidien dans l'Amérique d'aujourd'hui, et font de la petite ville de Californie où se déroule ce roman le théâtre de ses tensions identitaires les plus enfouies.

  • - 71%

    Un roman ambitieux, magistral, d'une incroyable intensité. Un véritable tour de force.31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur lui, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige.
    Qu'est-ce qui peut bien relier ces personnages à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s'entremêler jusqu'au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à jamais...
    City on Fire est une ode à New York, un roman flamboyant et inoubliable sur l'amour, la trahison et le pardon, sur l'art, la vérité et le rock, et sur cette interrogation : qu'est-ce qui rend la vie digne d'être vécue ?
    Une presse dithyrambique !
    " Un roman brillant qui enveloppe une ville entière d'amants et d'ambitieux, de saints et d'assassins. "
    The Washington Post " Une épopée épique sur la condition humaine à la fois ambitieuse et sublime. "
    Vanity Fair " Un roman à l'ambition étonnante et à la force stupéfiante. "
    The New York Times " Un roman électrisant qui fait revivre le Manhattan brut des années 70. Comme une version punk de "La Maison d'âpre-vents" de Dickens. "
    Vogue " Un grand roman éblouissant. "
    The New York Times " Garth Risk Hallberg signe un premier roman à l'ambition vertigineuse. "
    The Economist

  • Graveur solitaire et doux rêveur, March avait quelque chose du professeur Tournesol et de Dustin Hoffmann dans Rain Man. Avait, car il est mort soudainement après des années en reclus dans sa maison de Johannesburg. Thea, son amie d'enfance et grand amour inavoué, hérite de ses milliers de gravures et appelle à l'aide Helena. Cette galeriste désabusée est progressivement happée par le génie du défunt et décide de retrouver Stephen, le mystérieux destinataire d'un colis découvert chez le graveur.Dans ce roman choral courant sur quarante ans, chacun raconte sa propre histoire, tissant en filigrane la destinée de March et cette Afrique du Sud où « il faut savoir dans quel ordre faire les choses, qui passe en premier et parle d'abord, ce qu'on dévoile et ce qu'on garde pour soi ».

    Bronwyn Law-Viljoen dirige le département de Creative Writing à l'université du Witwatersrand, la plus prestigieuse d'Afrique du Sud. Elle est également éditrice de livres d'art et a travaillé comme rédactrice au sein de différentes maisons d'édition et revues spécialisées dans ce domaine. Le Graveur est son premier roman.

  • Le roman de l'été

    Nicolas Fargues

    «Pas facile, à 55 ans, de se mettre à la littérature. Surtout par un si beau soleil dehors. Et votre fille qui annonce qu'elle amène une copine italienne pour les vacances. Sans compter les voisins d'en face qui, dès que vous vous décidez enfin à prendre la plume face à l'océan, voudraient vous faire comprendre que, tout ce qu'ils demandent, c'est une vue sur la mer eux aussi.»

  • Grand Cirque Déglingue est un récit de l'éternelle enfance avec des personnages proches des Vitelloni de Fellini, qui traînent leur douce folie et leur adolescence attardée dans une ville où tout est déjà tracé.

    Mais, heureusement, il y a Sara qui enchante ce monde gris, Sara qui par sa seule présence ou absence suffit à maintenir l'espoir et l'illusion.  

    Grand Cirque Déglingue appartient au premier mouvement (I Principianti) de la grande oeuvre concertante de Lodoli. L'auteur distille des pages prémonitoires, esquissant les entrées de tous ses récits
    à venir et ainsi qu'il le dit lui-même : "ce voyage de la boue vers la lumière, qui passe et repasse par Rome."

    Une infinité de routes, qui se ressemblent, tournent en rond et divaguent, mais échouent fatalement au même point. On est en hiver à la veille de Noël, nos trois
    "arnarchorêveurs" décident de voler l'Enfant Jésus dans sa crèche : Nous le libérons de son destin et nous l'envoyons jouer avec les autres, ce morveux. Le texte est raconté selon le point de vue des trois protagonistes lunaires pour ne faire qu'une seule voix terrible et fragile, comme la vie et son sacré cirque.

  • Nos voix d'écriture

    Christophe Gervot

    Loïc, Clara et leurs amis et connaissances sont à des âges où la vie peut s'offrir à eux avec la nouveauté de la vie active qui va commencer. Ils ont tous en commun leur goût des langues et de la littérature. Étudiants, ils disposent aussi de la liberté de ceux qui n'ont pas encore d'accroche professionnelle et familiale, au sens de la famille qu'on crée. Ils sont aussi à des âges où se posent les questions de savoir ce que l'on aime vraiment, ce à quoi l'on tient, et qui l'on aime vraiment. Loïc et Clara ont eu une histoire d'amour, mais elle a consisté en une histoire qui a ravagé plutôt que conforté. Ce roman est un cheminement, avec l'entrecroisement des histoires diverses, dont celles où la sexualité est en jeu, un cheminement vers des questions que se pose Loïc, et Clara aussi à sa façon, et qui vont le conduire à s'interroger sur lui-même, alors qu'ils pensait ne rien regretter de ses choix personnels. Ce cheminement se fait à travers quelques villes de l'ouest de la France, d'Irlande et d'Espagne.

  • Quoi de commun entre une jeune orpheline, un SDF et une magistrate ? A priori rien, jusqu'à ce que l'une croise la route des deux autres. À partir de cette rencontre, le destin des trois protagonistes est lié par un non-dit, leur existence bascule, les valeurs chancellent, les talents se révèlent. Chacun dévoile sa part de bassesse comme de grandeur d'âme. Avec pour toile de fond une société d'exclusion et de misère, entre noirceur et lumière, ces portraits croisés montrent ce que chacun de nous abrite en soi de plus vil, mais aussi de plus noble.

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