• L'Europe compte cinq micro-États : Andorre, San Marino, le Liechtenstein, Monaco et le Vatican. J'en ai découvert un sixième, la Principauté de Starkenbach, en suivant la nouvelle enquête d'Aurel Timescu. En effet, sur la recommandation d'un de ses anciens ambassadeurs, notre calamiteux petit Consul de France se retrouve embarqué dans les sulfureuses affaires de ce minuscule territoire.
    La Principauté de Starkenbach, nichée au coeur des Alpes, est un beau pays. Vous risquez cependant de chercher en vain le moyen de vous y rendre autrement qu'en lisant ce livre.
    Ayant eu le privilège de fréquenter certaines cours princières, je n'y ai rencontré que des personnes d'une haute valeur morale, dévouées à leurs peuples. Aussi, quand il m'a fallu peindre la débauche, les trafics et le crime, c'est ailleurs que je suis allé les chercher.
    Ailleurs, c'est-à-dire en moi-même, bien sûr.

  • Prix Maison de la Presse 2021"Un roman policier addictif", Biblioteca " LE roman historique de l'année. Vous ne le lâcherez pas." Gérard Collard - Le magazine de la santéAutomne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
    Valentin Verne, jeune inspecteur du service des moeurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
    Car la science qui progresse, mêlée à l'ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l'irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du " bureau des affaires occultes ", un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
    Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d'un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
    Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
    Qui est le chasseur, qui est le gibier ?
    Dans la lignée des grands détectives de l'Histoire, de Vidocq à Lecoq en passant par Nicolas le Floch, un nouveau héros est né.Prix Maison de la Presse 2021

  • Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L'agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d'Agatha Christie, et un accident qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l'avis d'un expert du genre lui permettra d'interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition. Et ce n'est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée "Huit crimes parfaits", où figuraient ces deux intrigues. Serait-il possible qu'un tueur s'en inspire aujourd'hui ? Très vite, l'angoissante certitude s'impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable noeud coulant se resserrer autour de son cou.

  • Une putain d'histoire

    Bernard Minier

    • Lizzie
    • 8 Avril 2021

    " Au commencement était la peur... "
    Hors des flots déchaînés, une main tendue vers le ciel. Un pont de bateau qui tangue, la pluie qui s'abat, et la nuit... Le début d'une " putain d'histoire ".
    Une histoire d'amour et de peur, de bruit et de fureur. L'histoire de Henry, 17 ans, que le meurtre de sa petite amie plonge dans l'enfer du soupçon. Sur son île, Glass Island, battue par les vents, cernée par la brume 360 jours par an et uniquement accessible par ferry, tout le monde connaît tout le monde, jusqu'au plus noir de ses secrets. Ou du moins le croit-on.
    Quand la peur gagne, la vérité s'y perd...
    " Un livre captivant jusqu'à la toute fin. "
    Le Point" Du grand art. "
    Femme actuelleCe livre a reçu le prix Cognac du meilleur roman francophonePrix du meilleur roman francophone du Festival de Cognac - 2015

  • Le nouveau thriller de Cédric Bannel, qui entrouvre une porte sur les coulisses secrètes de la DGSE. INTRÉPIDE. IDÉALISTE. IMPLACABLE.
    Il existe au sein de la DGSE une entité dédiée aux missions tellement sensibles qu'elles ne peuvent être confiées à ses membres officiels. Edgar, trente-trois ans, parisien, est l'un de ces agents de l'ombre très spéciaux. S'il tombe, il tombera seul.Sa prochaine destination : la frontière entre l'Iran et l'Afghanistan. Là, dans une des tours du silence de l'antique foi zoroastrienne, sa cible l'attend.Un thriller prophétique sur la prise de l'Afghanistan par les Talibans."Bannel parvient à un effet de réalisme qui rend ses histoires passionnantes. " Pierre Lemaitre, prix Goncourt

  • La Rumeur

    Lesley Kara

    • Lizzie
    • 12 Août 2021

    Nourrissez la rumeur... Puis regardez-la vous engloutir." Lesley Kara nous tient en haleine jusqu'à la dernière page dans ce roman glaçant où règnent paranoïa, soupçons et accusations. "Paula Hawkins, autrice de La Fille du trainDans les années 1960, Sally, 10 ans, a été accusée d'avoir poignardé un petit garçon. Des années plus tard, on raconte qu'elle serait revenue habiter à Flinstead, paisible petite ville du bord de mer, sous une autre identité. Joanna ne pensait pas à mal en répétant cette rumeur entendue devant les grilles de l'école. Une conversation toute simple, pour tisser des liens avec les autres mères de la nouvelle école de son fils... Mais très vite, ces quelques mots se transforment en bombe à retardement et ravivent le traumatisme laissé par ce meurtre épouvantable. Pour enrayer ce mortel engrenage, Joanna n'a qu'une solution : enquêter pour découvrir la vérité.
    Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Clara Gourgon

  • Un flic, fraîchement divorcé, arrête de fumer. Il s'appelle Chrétien mais il est athée. Les statues de Notre-Dame sont décapitées. Et bientôt, une jeune femme l'est aussi. Et elle n'est que la première d'une longue série. Persuadé que toutes ces décapitations sont liées, Bompard désespère de trouver le lien. Très vite, il a le sentiment d'être lié à cette affaire. Ses doutes se confirment quand le meurtrier menace son ex, Mathilde, qui disparaît malgré la protection que Bompart a mise en place pour la protéger. Et si toute cette histoire trouvait sa source dans son enfance ? Cette première enquête est époustouflante : on dévore ce polar psychologique et on retient notre souffle jusqu'à ce que le nom du tueur en série soit prononcé. Un grand moment de suspense et de plaisir.

  • Un homme d'ombres

    Jeff Noon

    • La volte
    • 11 Février 2021

    Ici les horloges tournent et ne sont jamais les mêmes. Le temps s'emballe, se règle et se dérègle d'une rue à l'autre, sous un ciel que personne n'a jamais vu. À la place, une voûte gigantesque de pure lumière, un dôme d'éclairages artificiels supprimant toute zone d'ombre, sans interruption. Bienvenue dans l'enfer de cette ville embrasée où tous courent après les innombrables lignes temporelles.
    John Nyquist, détective privé, est engagé pour retrouver Eleanor Bale, une jeune fugueuse de dix-huit ans. Dans quel recoin a-t-elle bien pu se cacher, alors qu'il n'existe aucun lieu épargné par la lumière?? Dans les ténèbres de Nocturna ou bien plus loin encore, au-delà des frontières de cette cité double?? Pour Nyquist, il ne s'agit pas d'une affaire de routine?: à ses trousses, un serial killer invisible surnommé le Vif-Argent sème la panique. Au cours de son enquête, John Nyquist s'aventurera jusqu'au Crépuscule, cet entre-deux abominable où grouillent la menace et les silhouettes obscures, afin de sauver Eleanor... et probablement la ville tout entière.
    Un homme d'ombres est un roman construit par touches impressionnistes mais d'inspiration surréaliste. Ce polar new weird est éblouissant, flirtant avec l'étrange. Les lecteurs ne manqueront pas de se laisser emporter par ses contradictions temporelles et son fantastique angoissant, au fil d'une exploration poétique du temps, de la réalité, de l'humanité.

  • Créatrice d'Hercule Poirot et de Miss Marple, Agatha Christie est l'auteure de langue anglaise la plus vendue après Shakespeare. Pianiste, soprano, infirmière, globe-trotteuse, championne de surf, épouse modèle passionnément amoureuse de ses deux maris et mère d'une fille, la « duchesse de la Mort » a eu mille vies.

    4 décembre 1926. La voiture d'Agatha Christie, 36 ans et déjà star du roman policier, est retrouvée près de l'étang de Silent Pool. La police s'interroge : qu'est-il arrivé à sa célèbre propriétaire ? S'agit-il d'une fugue, d'un accident, d'une mise en scène géniale comme elle sait si bien en imaginer ? Béatrix de l'Aulnoit fait toute la lumière sur cette énigme qui fit la une de la presse durant onze jours et passionne toujours ses millions de lecteurs.

    Libre, indépendante, aventurière, Agatha Christie adorait autant vivre en Angleterre qu'au Moyen-Orient. Elle a publié soixante-six romans, quatorze recueils de nouvelles et a également connu la gloire comme auteure de théâtre. Toujours à l'affiche, sa pièce La Souricière bat tous les records de longévité. Et pourtant, elle ne s'est jamais considérée comme un « écrivain ».

    De Londres à Bagdad, c'est la vie trépidante et romanesque de cette Anglaise à l'humour indémodable que cette biographie nous fait découvrir.

  • Harry Bonnet, 16 ans, fils d'un cuistot montmartrois, est fou de cinéma. Comment s'est-il retrouvé à Hollywood ? C'est simple. Il lui aura suffi d'une gifle, d'une caille rôtie et d'une assiette de pommes de terre pour traverser l'Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L'Amérique ! Des stars à tous les coins de rue ! Une nuit, il suit son père à la cantine, s'introduit en catimini sur le plateau no 17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et... tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock. Le metteur en scène le plus célèbre du monde commence le tournage dont il rêve depuis quarante ans : l'adaptation d'une pièce de J. M. Barrie, l'auteur de Peter Pan. C'est un secret absolu. Le film porte un faux titre et Hitchcock lui-même a pris un nom de code. Mais pourquoi diable Harry a-t-il voulu voir les premières minutes du film fantôme ? Pourquoi a-t-il désobéi au maître du suspense ?

  • Aucun lecteur sensé ne peut croire en la solution invraisemblable proposée à la fin du célèbre roman policier Ils étaient dix. En donnant la parole au véritable assassin, ce livre explique ce qui s'est réellement passé et pourquoi Agatha Christie s'est trompée.

    Ce livre est paru en 2019 sous le titre La Vérité sur "Dix petits nègres".

  • Pile ou face

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    Harriet Blue veut innocenter son frère Sam, accusé des meurtres de trois étudiantes... Mais, en plein coeur du bush australien, la détective a été enlevée par le psychopathe qu'elle traquait. La nouvelle série australienne du maître du suspense aux 370 millions de livres vendus dans le monde !
    PILE : ELLE GAGNE.Pas facile de faire son métier de flic, quand votre frère est accusé d'être un serial killer. Et que vous êtes la seule à croire à son innocence. Alors que s'ouvre à Sydney le procès de Sam, soupconné du meurtre de trois étudiantes, l'inspectrice Harriet " Harry " Blue, sa soeur, doit enquêter dans l'outback australien.
    FACE : ELLE MEURT.
    Sa mission ? Déjouer les plans d'un psychopathe décidé à rayer une bourgade de la carte et ses 75 âmes. Pendant ce temps, à Sydney, deux amis et collègues d'Harry tentent d'innocenter Sam. Ils auraient besoin d'elle, mais le psychopathe l'a prise en otage. Une chance sur deux pour elle de sauver sa peau...

  • Huit suspects, un seul coupable. En se rendant pour la première fois de sa vie dans les coulisses du Comic Con, Adrien pensait réaliser son rêve de cosplayeur en herbe. Mais quand il découvre Luna San, la star du défilé de cosplay, morte dans les toilettes des filles, le rêve tourne vite au cauchemar.
    Le voici enfermé avec sept autres suspects dans les coulisses, alors que le concours est sur le point de commencer. Mais qui a tué Luna San ? Adrien va devoir enquêter avec deux inspecteurs de police, dans un huis-clos plein de rebondissements.
    Et le moins que l'on puisse dire, c'est que derrière les costumes des célèbres personnages de fiction, certains cachent de lourds secrets...

  • Le 26 septembre 1926, un biologiste autrichien nommé Paul Kammerer se tua d'un coup de revolver. Dans les milieux scientifiques, on considéra ce suicide comme le dénouement d'une bataille tantôt obscure, tantôt scandaleuse, autour des doctrines fondamentales de l'Évolution. Aux disciples de Lamarck, apôtres de l'hérédité des caractères acquis, les expériences de Kammerer menées pendant plus de quinze ans sur des générations d'amphibiens tels que la salamandre et le fameux crapaud accoucheur, apportaient des arguments apparemment décisifs. D'où la fureur du camp opposé : celui des néo-darwinistes, adeptes des mutations fortuites préservées par la sélection naturelle. À leur tête, le savant anglais William Bateson insinua que les expériences étaient truquées mais réussit à ne pas en examiner les résultats - s'arrangeant en particulier pour ne pas voir une pièce capitale : les « rugosités nuptiales » du dernier spécimen de crapaud accoucheur... Un biologiste américain devait administrer le coup de grâce : se trouvant à Vienne, il y fit une découverte qu'il publia, et à la suite de laquelle Kammerer se suicida. Longtemps intrigué par cette curieuse affaire, Arthur Koestler s'attendait, lorsqu'il décida de reprendre l'enquête, à raconter la triste histoire d'un savant qui trahit sa vocation : le suicide de Kammerer était, en effet, passé pour un aveu, et toute son oeuvre en est restée discréditée. Or, en analysant la documentation de l'époque et en se renseignant auprès de tous les survivants du drame, Koestler s'aperçut peu à peu qu'il procédait à la réhabilitation d'un homme qui, très probablement, fut la victime d'une trahison.

  • - Une belle nuit, Jugonde ! Une nuit lourde de promesses ! Il humait : - Sentez-vous ? L'air véhicule des relents de meurtre. Je discerne un subtil parfum de police répandu partout. Cette soirée m'évoque certaines fins de journées d'été orageuses où l'on surprend, le long des caniveaux, des fuites de rats ; où des nappes de vapeurs empoisonnées, remontées des égouts, stagnent au ras des trottoirs. L'air sent la mort, ce soir ! Le secrétaire considéra son patron avec des sentiments proches de l'inquiétude. L'homme à la mine de hibou était-il un avocat ou un nécromant ? - En voiture ! reprit Lepicq. En voiture pour la maison du crime ! Nous allons découvrir comment on a tué, et qui a tué ! Nous allons tout découvrir ! Jamais je ne me suis senti aussi vivant que ce soir, où nous descendons chez les morts ! Cercueils, croque-morts et pierres tombales pour deux cadavres sans assassin. Et pour Prosper Lepicq, une course endiablée après le corps du délit. Une enquête magistrale à la manière noire.

  • Un panorama passionnant de l'histoire du polar, de Edgar Allan Poe à Stephen King, en passant par Agatha Christie et Stieg Larson. Le Polar pour les Nuls vous invite à un voyage dans le monde tout à la fois captivant et effrayant du roman noir.
    On y découvrira les multiples formes du genre : roman noir, roman policier, roman d'angoisse, suspense psychologique, techno-thriller, thriller, mais aussi les adaptations cinématographiques et télévisées des grands classiques. Les auteures nous livreront par ailleurs leurs coups de coeur et dénicheront pour nous les perles du genre... Frissons garantis !

  • Elle s'appelait Asfaneh et elle débarquait de Téhéran avec une seule idée en tête : faucher le trésor de guerre de son oncle.
    Facile... sauf qu'avant de faire le rentier à Nice, le tonton faisait boucher en Iran pour le compte de sa majesté le Shah et que c'était pas du pognon qu'il planquait sous son bureau...

    Patrick Raynal a été le directeur de la Série Noire.

  • « Quelle farce ! Ben quoi ? Un meurtre, c'est bien une farce, non ? Cette maison, d'abord, c'est cette maison qui est une vaste farce ! Est-ce qu'on peut vraiment avoir l'air sérieux ici ? Je croyais que c'était un lupanar, mais tu parles ! C'est pire que ça ! »
    Un écrivain à la mode est assassiné dans la vaste demeure d'un homme politique puissant et fortuné. Ainsi commence Meurtres sans série, roman policier farcesque et décalé, écrit en 1947, dans l'effervescence de l'après-guerre. L'oeuvre se développe sur fond de sexe, d'argent... et de littérature.

  • Pékin,29 juillet 2008. On frappe à la porte de l'atelier d'artiste de Han Zuo : c'est Fa Lina, son amour de jeunesse. Cette femme, c'était le souvenir des odeurs de sang et de poudre, les clameurs de la foule, le grincement des chenilles de tanks. En mai 1989, tous deux faisaient partie des étudiants en rébellion sur la place Tiananmen. Aujourd'hui, Lina lui apprend que l'un d'entre eux vient d'être découvert assassiné et que la police soupçonne leur ancien leader, qui vient tout juste d'être libéré, de s'être ainsi vengé d'un ancien traître. Les Jeux Olympiques approchent, la chasse aux dissidents est ouverte. Les anciens membres du groupe se sentent menacés. Han et Lina vont chercher la vérité de ce qui s'est vraiment passé en 1989.

  • Un jeune journaliste très curieux du siècle passé et de ses histoires de fantômes interroge le vieil Hanshichi, qui lui raconte quelques-uns de ses exploits de détective dans le Japon du XIXe siècle. A l'âge de dix-neuf ans, il se distingue pour la première fois dans l'affaire de la Lanterne de pierre, où il peaufine sa méthode de déduction à la manière de Sherlock Holmes. Beaucoup d'autres mystères suivront, tous élucidés avec le brio et la bonhomie qui le caractérisent. Mais Hanshichi ne se contente pas de raconter ces histoires de maison de samouraï hantée, de voleur de kimono, d'incendie, de meurtre, d'esprit vengeur, d'amours clandestines, de moine bouddhiste corrompu. Il y ajoute force détails sur la vie dans le Japon traditionnel, les croyances, les saisons, les façons de s'habiller, et sur une foule de personnages aux petits métiers divers et variés. A la fin de ces quatorze énigmes, le lecteur connaît une bonne partie des coutumes de l'époque et s'est pris d'affection pour cet enquêteur tellement doué et sympathique.

  • "L'oeuvre de Frédéric dard est inusable." Michel Serres "L'oeuvre de Frédéric Dard (1921-2000), traduite en 35 langues, compte près de 290 romans, psychologiques et policiers, des centaines de nouvelles et une soixantaine d'adaptations théâtrales et cinématographiques. On estime à 250 millions le nombre de livres vendus sur une période couvrant un peu plus de la deuxième moitié du XXe siècle. Tardivement saluée par la critique, assimilée à une " littérature de gare ", dominée par les aventures paillardes et cocardières du commissaire san-Antonio et de ses joyeux acolytes, cette oeuvre, fidèle au Fleuve Noir pendant 50 ans, a longtemps tardé à être reconnue comme une oeuvre majeure de la littérature contemporaine. Mais, l'engouement était tel pour les aventures de San-Antonio, sortant au rythme immuable de quatre ou cinq par an, qu'il suscita bientôt la curiosité des critiques, des intellectuels et des universitaires, comprenant enfin que tant la drôlerie que la noirceur de ces romans cachaient aussi une vision tantôt réjouissante, tantôt féroce de la société. En humaniste vigilant, ce créateur de milliers de mots nouveaux n'a cessé de vanter les vertus de l'amour et du travail, tout en dénonçant la bêtise humaine, capable de gangréner toute les couches de la société. Cet homme dont l'entourage connaissait la jovialité, l'extrême bonté et la générosité, était aussi rongé par le doute et des périodes de désespoir, aboutissant à une oeuvre complexe, où le rire côtoie l'obsession de la mort. En 130 entrées, ce dictionnaire tente d'éveiller la curiosité sur les aspects si riches de cette littérature unique, dont la vision de la société n'a jamais été autant d'actualité, 15 ans après la mort de l'auteur. Mais c'est aussi un dictionnaire " amoureux " car Frédéric Dard et San-Antonio m'ont accompagné depuis l'adolescence de leur rire et de leur mélancolie. Enfin, rendre hommage à Frédéric Dard, dit San-Antonio, c'est écrire en toute liberté et emprunter à tous les genres qu'il a lui-même explorés, le roman, la nouvelle, l'article de journal, la critique, etc. Ayant bien retenu la leçon, je n'ai reculé devant aucune fantaisie littéraire, laissant autant que possible, comme le disait joliment Julien Gracq " la place à l'impulsion aveugle et à l'aventurisme du pur désir "".

  • Lorsque l'un des bijoutiers de la célèbre place Vendôme à Paris reçoit un cadavre en guise de décoration de Noël, tout le monde trouve la plaisanterie de très mauvais goût. Qui est cet homme ligoté et recouvert de givre blanc ? Pourquoi l'avoir fait livrer dans cette boutique parisienne si chic ? Est-ce un acte de malveillance, de vengeance, de jalousie ? 
    En tant que commissaire de police, je suis rompue aux crimes les plus sordides, mais je n'apprécie guère cette idée farfelue qui risque de compromettre les fêtes que j'ai hâte de partager avec ma fille et ma petite fille. Si je veux résoudre cette affaire avant le 25 décembre, je dois mettre les bouchées doubles et mobiliser mon équipe. Apparemment, le meurtre se situe au pays des épicéas, quelque part entre le Danemark et le Morvan. C'est ce qui s'appelle « chercher une aiguille dans une forêt de sapins... »

  • Brasser la ville du matin au soir dans les bruits et les fureurs. Entre rêve américain et espoirs déçus, les voix se superposent et enflent la mémoire du pays perdu et du pays à venir. Une famille trébuche dans les corridors de la survie. Ne reste que ces rumeurs colportées de fenêtres en quartiers. Les rumeurs sont ce qui demeure quand les horizons sont absents. Le roman prend des allures de polar lorsque Babette, l'aînée de la famille, disparaît avec Monsieur Erickson, le riche commerçant à qui elle offre la fraîcheur de ses seize ans. Les Brasseurs de la ville est un inventaire à l'haïtienne des questions sociales, idéologiques et économiques.

  • Qu'est-ce que j'ai foutu entre cette escale de Tenerife où la belle Camilla a refait surface, et ce matin où je me suis réveillé avec son scalp sanguinolent à la main ? Pourquoi je l'aurais tuée et qu'est-ce que j'ai fait de son corps ? J'ai cherché une explication avant de sombrer dans la parano et la défonce. Et voilà que j'affronte mon associé, en refusant de charger des gamines africaines pour un bordel de Cotonou ! Pourquoi ? Par peur du risque ? Non. Pour me racheter ? Et tous ces meurtres à bord du Khéops ? Je comprends plus rien à ce qui se passe... Putain de cargo !

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