• Plouc Pride rappelle d'où viennent et où en sont les campagnes. Il déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la « France périphérique » du cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. Plouc Pride décrit la fin de l'urbanisation et le redéploiement des populations vers des endroits où protéger leurs corps, reposer leurs cerveaux, relier leurs coeurs et élever leurs esprits, car le désir de campagne est aussi le désir d'un droit au village. Plouc Pride valorise la participation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde, par la convergence des mémoires, et propose un renouvellement de l'aménagement du territoire, susceptible d'exprimer dans le concret des existences, la transition culturelle en cours.

    Valérie Jousseaume est enseignante et chercheuse à l'Institut de Géographie et d'Aménagement de l'Université de Nantes, au sein de l'équipe CNRS "Espaces et Sociétés". Spécialiste des campagnes, des bourgs et des petites villes, elle enrichit la réflexion sur la transition sociétale, observée sous l'angle du territoire et des mémoires.

  • L'écart

    Amy Liptrot

    Grande, fine, intrépide et avide de passion, elle vacille, tel un petit navire dans la tempête, elle hésite entre deux destins : se laisser emporter vers le sud, vers ce Londres qui brille, dans la nuit violente qui fait oublier le jour où l'on est trop seul, où tout est trop cher, où le travail manque.
    Ou se fracasser contre les falaises de l'île natale, dans cet archipel des Orcades battu des vents dont la vie rude lui semble vide et lui fait peur.
    Elle l'ignore encore mais il existe une troisième voie : écouter résonner l'appel qui la hante, qui vient toucher cette part d'elle assoiffée de grand large, de grand air, de grande beauté. Non pas rester mais revenir. Choisir.
    Troquer la bouteille assassine contre une thermos de café fort, troquer l'observation narquoise et éperdue de la faune des nuits de fêtes tristes pour la contemplation des étoiles et des nuages, et l'inventaire des derniers spécimens de râle des genêts, un oiseau nocturne comme elle, menacé comme elle, farouche comme elle.
    Sa voie s'appelle l'Écart. C'est l'humble nom d'une bande côtière où les animaux sauvages et domestiques peuvent se côtoyer loin des regards, où folâtrent des elfes ivres d'embruns.
    C'est le nom fier de son premier roman.

  • Cela commence en mai 1939, dans la campagne de Cluny. La guerre gronde, de plus en plus proche. Dans la famille Etcheberry, je demande Marie, la jeune veuve qui se débat de toutes ses forces pour faire vivre sa ferme. Je demande Claire, sa fille, qui s'est entichée de Gabin, ce garçon que tous semblent avoir oublié. Je demande Emma, sa soeur, institutrice communiste. Je demande Jeanne, sa mère, qui veille sur la maisonnée. Je demande Louise, sa belle-soeur, au désir insatiable de maternité. Bientôt, les hommes quand ils ne sont pas déjà morts vont être appelés au front. Et ce sont les femmes, ces femmes, qui vont devoir prendre soin des leurs, tenir le cap, assurer la survie des entreprises. Avec cette passionnante fresque, Aurore Py nous plonge dans la France rurale de cette période.

    Aurore Py est nee en 1980 en Moselle et vit au bord du lac Leman. Elle partage son temps entre vie de famille et ecriture. Elle a publié, chez le même éditeur, Lavage à froid uniquement et L'art de vieillir sans déranger les jeunes.

  • Saint-Germain-de-Montbron, été 1849. Pour le plus grand bonheur des paroissiens de cette bucolique commune rurale située en Charente, un nouveau curé se présente enfin au presbytère. Or, le jeune Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation; il favorise de loin les conquêtes féminines au détriment de la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac et mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse, du moins, jusqu'au jour où le nouveau religieux s'installe tout près de chez elle. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une aventure torride, à l'insu de tous. Leur secret honteux ne sera pas éventé jusqu'à ce que la nouvelle domestique du curé découvre leur liaison illicite. Scandalisée, Annie Meunier menace de tout révéler au mari trompé et à l'évêché. Elle ne sait dans quel piège elle vient de mettre les pieds, car Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur... et leur relation. Lorsque la vieille femme décède dans des circonstances mystérieuses, une enquête est ouverte par les autorités. Sûrs de leur crime parfait, Roland et Mathilde se pensent à l'abri de tout soupçon, mais ils ne savent pas qu'Annie a déjà fait des révélations troublantes à son entourage... Enquête et procès suivront à cause de cette femme, dont la curiosité et la langue trop bien pendue ont causé la perte. Inspiré d'une histoire vraie, ce nouveau roman de Marie-Bernadette Dupuy allie des ambiances finement dessinées à une tension constante qui explose lors d'un procès fortement médiatisé à travers toute la France.

  • C'est en rêvant devant une carte que l'idée est venue à Jean-Luc Muscat: débuter une randonnée, de Vézelay à Figeac, sans autre moyen de locomotion que ses jambes. Une traversée de ce que les démographes appellent Diagonale du vide. Ce cheminement de 660km s'entortille, entre les chemins balisés, ou non, les routes hostiles aux piétons ou celles destinées aux pèlerins. En suivant cet itinéraire de la solitude, notre observateur traverse des zones à très basse densité de population; peu de commerces, peu de services, c'est à la fois tranquille et austère, poétique et triste, ordinaire et beau. Au plaisir de la marche, se mêle la découverte d'une réalité que le randonneur ne peut ignorer et c'est avec beaucoup de sensibilité qu'il dépeint son expérience à la fois sensorielle et sociale.

    Jean-Luc Muscat, né en 1954, a appris le métier de forestier. Il a quitté l'Office National des Forêts très tôt parce qu'il ne parvenait pas à se résigner qu'il lui fallait éliminer les arbres tordus. Dès lors, il a exercé toute une kyrielle de métiers. Aujourd'hui, il se consacre à la marche en solitaire au long cours, et à l'écriture, une passion de toujours, dans une cabane perchée dans un pin sylvestre. Il a déjà publié Voyage du côté de chez moi (2019) aux éditions Le mot et le reste.

  • Le maire d'une petite commune peut-il agir quand l'État renonce à exercer ses responsabilités ? Peut-il empêcher les agriculteurs de mettre en danger leur santé et celle des riverains de parcelles aspergées de pesticides ? Daniel Cueff, disciple indigné de Stéphane Hessel à la tête de Langouët - 602 âmes, à 25 km de Rennes - a rédigé un arrêté interdisant l'utilisation de pesticides de synthèse à moins de 150 m des habitations. Voici le récit ferme et non sans humour de ce lanceur d'alerte. Pourquoi une telle carence de la loi ? Daniel Cueff met en cause l'agriculture low cost de proximité ou d'importation et dégage la voie pour une ruralité apaisée et plus de démocratie dans des territoires nourriciers.

    Daniel Cueff est maire de Langouët en Bretagne, commune engagée depuis vingt ans dans la transition écologique. Il a également été conseiller régional de Bretagne, délégué au foncier et à l'écologie urbaine.

  • La banlieue du turfu

    Makan Fofana

    • Tana
    • 18 Février 2021

    En passant par le cinéma et les grands mythes fondateurs de la cité, une critique sociale incisive et drôle.
    Il était une fois, au onzième étage d'une tour embrumée par des contes, un adolescent solitaire dans sa petite chambre de banlieue. Au cours d'une nuit poussiéreuse en étoiles, il eut une vision merveilleuse. Dès lors s'incrusta, telle une émeraude en son coeur, le sentiment que se cachait sous ce bâtiment un trésor : la banlieue du turfu.
    Pour suivre la quête de cette métamorphose, suivons les storys Snapchat et le lapin aux yeux rouges qui nous entraîne vers l'entrée d'un terrier, là où tout commença ! Cette histoire, inspirée par Peter Pan, Nietzsche et quelques autres, est si fabuleuse que vous ne la croirez peut-être pas. Tout dépendra précisément, cher banlieus'art, de votre capacité à rêver !
    À partir du terme " turfu ", popularisé par Booba, Makan Fofana retrace son parcours et invite son lecteur à métisser les mondes, de la magie de J.K. Rowling à la culture quartier, en passant par le cinéma et les grands mythes fondateurs de la banlieue. Son récit initiatique, une critique sociale incisive et drôle, procède par vastes envolées lyriques et spéculatives du design fiction. Il enjoint chacun d'entre nous à dépasser l'âge classique de la " crise des banlieues " pour aller vers un âge d'or. Sous sa plume, la banlieue du turfu a tous les traits d'un space opéra.

  • Il y avait deux ans que l'Agence régionale de santé cherchait à effacer le canton de Theyllise de la carte des déserts médicaux, jusqu'à l'arrivée de Jeanne Ambarel pour remplacer feu le docteur Malbosc au village de Malabre. Bien décidée à s'intégrer rapidement à la population pour son premier poste, elle découvre petit à petit la communuté qui compose le village, un peu rustre mais bienveillante, avec ses coutumes intriguantes. Abondonnée à son nouveau cabinet, sans une seule visite, elle tente de comprendre le passé médical du secteur et les réticences des habitants à la consulter. Entre processions païennes, éducation et us d'un autre temps, elle comprend rapidement que tout le village partage un secret et qu'il lui faudra fouiller le passé pour le percer et y être peut-être associée.

    Marc Trillard est l'auteur de romans et de récits de voyage. Son travail s'intéresse au déracinement, à l'autre, à l'altérité, ainsi qu'à la pensée magique, la survivance de la superstition dans le monde contemporain. En 1994 il obtient le prix Interallié avec son livre Eldorado 51. Aux éditions Le mot et le reste il a déjà publié Aéroplanes.

  • Dans cette grande saga maorie au rythme endiablé, le jeune Simeon se rebelle à ses risques et périls contre l'autoritarisme forcené du patriarche de sa famille élargie. Il nous entraîne dans sa découverte du monde - amour, injustice, compétition, religion et hypocrisie, secrets, liberté - avec un humour décapant qui rend ses combats sur tous les fronts d'autant plus poignants.Dialogues truculents, scènes inoubliables, Witi Ihimaera dépeint avec brio la rivalité shakespearienne entre deux clans maoris et n'oublie aucun ingrédient pour nous convier dans une Nouvelle-Zélande picaresque qui ne pouvait que donner lieu à un film, Mahana, réalisé par Lee Tamahori en 2016.Lauréat du Montana Book Awards.« Un classique néo-zélandais... [...] mais un classique désopilant, à l'énergie formidable, un livre fougueux, irrévérencieux avec des passages hilarants. [...] Une expérience de lecture inoubliable. » Louise O'Brien, Radio New Zealand

    Versatile et prolifique, Witi Ihimaera est le premier romancier maori à être édité. Depuis lors, il a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, écrit sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à l'université d'Auckland.Il a notamment reçu le prix inaugural Star of Oceania de l'université d'Hawaï en 2009 et le Premio Ostana International Award décerné en Italie en 2010.

  • La narratrice, femme écrivain d'origine paysanne, présente au professeur Cheng, qui cherche une bonne, Weng Huizhu, « Weng La Bonne Perle ». C'est une cousine de sa famille, qui a quitté le village après la mort de son mari pour être embauchée en ville. Travailleuse et pleine d'énergie, elle s'occupe avec dévouement de l'épouse malade de professeur et tombe amoureuse de celui-ci, croyant son sentiment partagé... Le remariage du professeur brise ses illusions. Elle part alors travailler dans d'autres foyers et enchaîne des contrats de courte durée, ses belles-filles au village refusant de l'accueillir dans la maison familiale, selon la tradition. Toujours dévouée à son employeur, elle perd bientôt son entrain et sa bonne humeur naturels !

    SUN Huifen est née en 1961 à Dalian, dans le nord de la Chine. Elle a été agricultrice et ouvrière avant d'être rédactrice d'une revue, puis romancière. Ses écrits restent fidèles à sa tradition rurale et s'attachent à décrire les gens de la campagne d'aujourd'hui. Elle est vice-présidente de l'Association des Écrivains de Liaoning.

  • Olignac est un petit village français des Lances de Gascogne. Au début des années 2000, les élections municipales plongent la commune dans une atmosphère délétère. Incendies nocturnes, chiens abattus, sourdes menaces. Le clan des chasseurs, jusqu'alors dominant, vient de perdre le poste de maire et cherche à faire démissionner Mme Fortier, la nouvelle et vertueuse élue...
    Marie Desmartis conduit son enquête au coeur de la municipalité en crise. Par une minutieuse description des rapports quotidiens de pouvoir, elle démonte pas à pas ce climat d'affrontement. Rumeurs, peurs et violences, s'emparent du village et de l'ethnographe elle-même.
    À l'opposé d'une science politique glacée, Marie Desmartis procède à l'exégèse interne, à chaud, des luttes de pouvoir. La proximité aux acteurs et à leur histoire révèle, dans ce livre percutant, les ancrages, les variations et les excès des pratiques politiques de notre pays.

  • Les Belonore, ce sont les membres d'une famille du village de San Catello, en Lombardie, dans le nord de l'Italie. Au départ, il y a le patriarche et ses trois fils, dont Marzio, le virtuose du violon. Il y a aussi les femmes, celles qu'ils aiment en secret, celles qu'ils épousent sans désir. Avec cette saga parfaitement réussie, d'une subtilité délicieuse, Philippe Carrese nous installe devant l'église du père Bartolomeo, chez l'aubergiste Gran'Paolo, dans la ferme délabrée de Volturno, ou la maison de maître de Francesca... Partout où les choses se passent, où les liens se tissent, où les blessures sont faites et les plaies parfois pansées. Maudits, les Belonore ? Peut-être. Pourtant, le lecteur ne saura pas faire autrement que les aimer.

    Philippe Carrese, né en 1956 à Marseille, a mené une vie bien remplie d'écrivain, de cinéaste, de musicien, de dessinateur... Il décède en 2019 dans la cité phocéenne, à l'âge de 63 ans.

  • Dans ce nouveau roman, Mohamed Nedali dépeint le Maroc rural, le Maroc qui semble oublié du reste du monde. On y rencontre H'mad, l'épicier du village, paresseux et fatigué de la vie. Son existence terne et morose aurait pu se poursuivre comme elle a commencé, dans l'indifférence, mais il va lui arriver quelque chose. Une bouteille d'huile de tournesol livrée par son fournisseur, dans laquelle il trouve... un cafard ! Cette découverte va marquer le point de départ de son épopée entre gourmandise, cupidité et naïveté. Le roman devient fable, et de son écriture aiguisée comme la lame d'un couteau, l'écrivain livre une morale sans appel : l'avidité des hommes ne connaît pas de limite.
    Mohamed Nedali se révèle un moraliste à l'instar des plus grands : le lecteur savoure !

    « Un écrivain majeur de la littérature contemporaine. » Librairie La Préface, Colomiers

    Mohamed Nedali est né dans une famille pauvre du Sud marocain. Il est l'auteur de plusieurs romans publiés chez le même éditeur, dont Triste jeunesse (prix de la Mamounia, 2012).

  • La mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert dans l'hôpital où elle est infirmière va contraindre Rosalie Lambert à se confronter à des souvenirs qu'elle avait jusque-là enfouis. C'est plus de vingt-cinq ans plus tôt, dans le dispensaire où elle exerçait, qu'elle avait fait la connaissance de ce curé si charismatique. Le soupçonnant d'avoir commis des actes allant à l'encontre de son devoir, elle avait dû s'enfuir, laissant derrière elle son grand amour. Alors que ses souvenirs reviennent la tourmenter et se mêler au présent, elle va devoir convaincre les jurés qu'elle n'est pas coupable du terrible crime dont on l'accuse...

  • Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que lordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici lun de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques sentremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire limportance dêtre au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de lhumanité

  • Hiscoutine, 1370 Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur

  • Un pays est d'abord un territoire, et il a fallu des siècles pour occuper celui du Québec. Mais la désintégration des régions périphériques et le fossé qui se creuse chaque jour davantage entre elles et la région de Montréal constituent une menace sans précédent pour l'identité, l'intégrité et l'avenir du Québec.

    Depuis la parution de la première édition en 2006, «Y a-t-il un avenir pour les régions?» est devenu un livre de référence pour penser la problématique des régions au Québec. Si plusieurs situations ont évolué, le constat qu'y posait Roméo Bouchard garde toute sa pertinence car depuis, la dévitalisation et la pression sur les ressources forestières, agricoles et surtout minières s'accentuent dans les régions périphériques.

    Cet essai percutant, entièrement réactualisé, dresse un bilan sans complaisance de 40 ans de politiques de développement régional et d'initiatives de développement local et propose une véritable politique d'occupation du territoire. Traçant un portrait précis de chacune des régions administratives du Québec leur histoire, leurs particularités, leurs richesses et leurs défis , il révèle le Québec dans toute son étendue et sa variété. Il inspirera à coup sûr des projets de voyage, de développement rural et d'entraide inter-régionale.

  • L'édition automnale de Voix et Images se consacre à la place des régions dans la littérature québécoise et à son renouveau durant les dernières années. Ce dossier délaisse l'héritage parfois lourd et poussiéreux de la littérature du terroir « en rassemblant des analyses critiques d'oeuvres récentes [...] [et] ambitionne de montrer comment ces oeuvres déjouent avec bonheur certaines attentes. » David Bélanger et Cassie Bérard se penchent sur trois romans construits autour d'un meurtre et des impacts de cet événement dans une petite communauté. Francis Langevin s'intéresse lui aussi au motif de la mort, mais aussi à celui de la filiation et à la relation entre héritage et territoire. Élise Lepage se penche plutôt sur un recueil de poésie dépeignant un lieu-dit dépeuplé, alors qu'Isabelle Kirouac Massicotte analyse l'écriture de la périphérie à travers La Déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen et Nutshimit de Naomi Fontaine.

  • Cet ouvrage, réalisé en collaboration avec la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités, jette un éclairage nouveau sur plusieurs aspects de l'avenir des territoires ruraux: les transformations socio-économiques; l'évolution de l'exploitation agricole familiale; l'aménagement futur des campagnes. Il intéressera les étudiants en agriculture et en développement régional ou rural ainsi que les nombreux acteurs du développement local en milieu rural. Un outil d'animation de la ruralité.

  • Philippe Garon a écrit Ton dictionnaire du bout de la Terre pour son fils à qui il explique la Gaspésie en 132 textes suivant l'ordre alphabétique. Dans ce récit percu­tant, l'auteur pose un regard polémique et poétique sur le yin et le yang de sa région natale. Parmi les thèmes abordés : la complaisance, la démographie, la morue, la pauvreté, la religion, la solidarité, l'uranium, etc.

    On appréciera les 34 photographies de Frédérick DeRoy reproduites dans ce livre ainsi que les 13 pièces musicales de Guillaume Arsenault qui l'accompagnent et dont l'écoute est gratuite sur Internet.

  • Georges Guy est un fabuleux conteur qui ne manque pas dironie. Maniant la plume depuis six décennies, il nous transporte avec aisance des années soixante aux années deux mille. « À pas feutrés, dit-il, je suis entré dans le monde de mes personnages fictifs, et jai partagé joies et chagrins. » Dans la turbulence dun Québec changeant, les personnages de La Terre promise sont à la recherche du bonheur, quils soient de Montréal ou de Gaspésie. Attirés par la transgression des conventions sociales, ils se heurtent souvent à la solitude et au rejet de leur entourage. Les mentalités évoluent, mais pas les interdits Les dix nouvelles de ce recueil sont à lire pour la finesse des observations, le pittoresque des personnages, le grand art de la narration et la justesse du portrait de société quelles nous offrent.

  • Louvrage invite le lecteur à découvrir lhistoire contemporaine de la construction de la politique de développement de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie. Surtout, lanalyse détaillée du processus de fabrication de la politique de développement met en évidence les enjeux du fonctionnement dune gouvernance multi-niveaux enfin ouverte aux Kanaks, mais aussi aux contraintes dun espace daction publique de plus en plus mondialisé

  • Que l'on pense à la crise financière de 2008 ou aux projets d'oléoducs qui traversent le Canada, force est de constater que les dynamiques du développement du capitalisme contemporain transforment les espaces et les territoires. Celles-ci ont des conséquences directes sur les restructurations économiques et spatiales, alimentant les injustices dans nos villes et nos régions.

    Le présent ouvrage est le fruit d'une réflexion collective sur le renouveau des approches critiques en études urbaines, régionales et territoriales. Il rassemble des contributions théoriques, méthodologiques et empiriques qui traitent, à différentes échelles, des rapports centre-périphérie et des conditions d'habiter, des systèmes de pouvoir et d'exclusion sociale et spatiale, du cadre de vie et des mobilisations urbaines ainsi que des identités (périphériques et centrales) dans l'appropriation de l'espace.

    Si les études urbaines et les études régionales et territoriales ont souvent été mises en opposition, où les unes se définissent par le contraire des autres, cet ouvrage permet de les aborder ensemble. Sans nier les différences, voire les oppositions, il apparaît qu'elles sont toutes deux à même d'explorer les dualités propres à l'analyse critique du capitalisme contemporain.

    Hélène Bélanger est professeure en études urbaines à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre du Collectif de recherche et d'action sur l'habitat. Ses travaux portent sur des thèmes touchant au droit au logement, et notamment sur la gentrification, le chez-soi et les effets des interventions urbanistiques sur l'appropriation des environnements résidentiels. Elle participe à de nombreuses recherches collaboratives avec les groupes communautaires.

    Dominic Lapointe est professeur en études touristiques à l'UQAM et détenteur d'un doctorat en développement régional. Ses travaux portent sur les questions de production des espaces touristiques, sur le développement des destinations touristiques non métropolitaines, sur les changements climatiques et le tourisme, sur les théories critiques et le tourisme autochtone. Depuis 2017, il est responsable du Groupe de recherche et d'intervention tourisme, territoire et société.

  • Johann Kaufman, propriétaire terrien, est veuf et sans enfant. Il s'apprête à épouser sa secrétaire, Clémence, maman de la jeune Noëlle. Mais Martha, l'acariâtre mère de Johann, mènera dès lors une vie infernale à celles qu'elle considère comme des intruses. Quelques années plus tard, Noëlle, devenue une magnifique femme, rencontre un Allemand, Hans. Rapidement, ils se fiancent. Or, dès la déclaration de la guerre, le jeune homme doit rejoindre son pays, de l'autre côté du Rhin, frontière naturelle entre la France et l'Allemagne. Lorsque l'évacuation de l'Alsace est déclarée, Johann Kaufman conduit son épouse et leur fils de quatre ans dans le sud de la France. Quant à elle, Noëlle décide de suivre Hans et de vivre en Allemagne.

    /> Or, juste avant leur départ, Hans est roué de coups par des fervents patriotes avinés. Débute alors pour la jeune femme un enfer. Séquestrée et privée de nourriture par Martha, elle doit apprendre à lutter et à espérer, priant que Hans soit encore en vie. Délivrée par un des employés du domaine en flammes, Noëlle n'a plus qu'un but en tête : accoucher de l'enfant qu'elle porte et quitter ce lieu où elle a tant souffert. Elle se réfugie chez les parents de Clémence, les Weller, qui exploitent une fromagerie. Protégée, la jeune femme met au monde Anna, en mai 1940.

    Puis, lorsque l'armée allemande passe à l'offensive, Noëlle se retrouve à nouveau seule. La sage-femme qui l'a accouchée l'aidera alors à rejoindre Paris, où son frère les accueille. Noëlle peut enfin élever sa fille dans une certaine tranquillité. Mais un soir, dans une rue de Paris occupé, elle rencontre Hans, qui porte l'uniforme. Leur amour se montre plus fort que la guerre et le jeune Allemand décide de déserter. Lorsque la famille qui accueille Noëlle et Anna est arrêtée, car ils sont Juifs, la mère et la fille retournent en Alsace afin de reprendre la fromagerie familiale. Et quand Paris est libéré de l'occupation, le jeune homme rejoint enfin sa femme et sa fillette en Alsace. C'est le temps de tout reconstruire, de s'aimer sans crainte.

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