• Au quatrième mois de l'année 1819, le poète Issa, natte en paille sur le dos et sac de moine mendiant accroché autour du cou, quitte son ermitage de montagne et part en voyage de temple en temple. Nous suivons avec lui un chemin de poésie à travers les paysages du Japon, les rencontres avec les amis et inconnus de passage, les histoires étranges qu'on lui rapporte...
    Cette année-là voit aussi sa petite fille de deux ans, ce rayon de soleil épanoui dans le rire, mourir subitement de la variole. Il m'est difficile de ne pas songer à ce lien d'amour, dévoile Issa. Sur ce monde inconstant où les tristesses sont aussi nombreuses que les noeuds du bambou, le poète garde un regard confiant et émerveillé. Un regard de printemps."

    Kobayashi Issa (1763 - 1827) est un poète majeur de la fin de l'époque d'Edo. Né dans une famille de fermiers, il souffre du remariage de son père et quitte à 14 ans la maison familiale pour Edo. Il y suit l'enseignement d'un poète de l'école Katsushika.
    Il vit de la poésie dans une extrême pauvreté. En 1813, il se marie. Ses enfants et sa femme mourront peu après. Deux remariages n'apportent guère plus de bonheur. Sa maison brûle. A moitié paralysé, vivant dans une remise, il meurt à 65 ans.

  • Le coup d'envoi de nos rêves Nouv.

    Enfile tes crampons et rejoins le prestigieux centre de formation de l'AS Monaco !
    Abdou Diallo, Anthony De Freitas, Dylan Bahamboula et Lounisse Merzouk ont une seule passion : le football.
    Direction le centre de formation de l'AS Monaco, l'un des plus réputés de France. Pour en arriver là, le chemin parcouru fut long et difficile, mais aussi parsemé de jolis souvenirs d'une amitié parée à toutes épreuves.
    Authentique et plein d'humour, ce roman permet de découvrir les coulisses du centre de formation de l'AS Monaco, et d'en apprendre plus sur le parcours des jeunes joueurs professionnels.
    Né à Tours en 1996, Abdou Diallo ouvre son palmarès en 2017, avec le titre de champion de France, gagné avec l'AS Monaco. Après une seule saison en Bundesliga, il fait son retour en France et signe au Paris Saint-Germain !Né à Lyon en 1994, Anthony De Freitas remporte deux sélections avec l'équipe de France des moins de 20 ans. Après une saison à La Chaux-de-Fonds, il s'installe en Suisse et signe au FC Biel-Bienne.Né en 1995 en banlieue parisienne, Dylan Bahamboula commence le footbal à seulement dix ans. Après plusieurs saisons au Dijon FCO, il s'installe en Angleterre et signe au Oldham Athletic.Né à Marseille en 1995, Lounisse Merzouk est formé au centre de formation de l'AS Monaco en tant qu'arrière droit. Il est actuellement défenseur au East Thurrock United FC en Angleterre.

  • Les Géorgiques

    Claude Simon

    Sous l'Ancien Régime, il est officier au régiment de Toul-Artillerie. En 1792, il est élu membre de la Convention. En 1940, il bat en retraite avec son régiment à travers la Belgique. En 1793, il vote la mort du roi. Représentant en mission, il défend la Corse contre Paoli et les Anglais. Il fait planter dans son parc des peupliers d'Italie, des châtaigniers, des hêtres et des acacias. En 1937, il combat sur le front d'Aragon dans les rangs des milices populaires. Poursuivi par l'ennemi, il repasse la Meuse peu avant que les ponts ne sautent. La mort de sa première femme le laisse inconsolable. En 1799, il est ambassadeur auprès de la cour de Naples. Il se plaint à son intendante que les vendanges ont bien trompé. Il est promu général en lAn II. Membre du Comité de salut public, il enjoint aux chefs d'armées de ne pas reculer en deçà de la Meuse. Il s'évade d'un camp de prisonniers près de Dresde. Il achète une jument à Iéna. Il est blessé au passage de l'Adige. Il recommande qu'on épierre bien ses champs. Près de Lérida, il est atteint d'une balle qui lui traverse le cou. Il vote la loi punissant de mort tout émigré rentré en France et pris les armes à la main. Au plus fort de la Terreur, il sauve une royaliste qu'il épouse peu après. À la suite de l'insurrection anarchiste de Mai, il est traqué dans Barcelone par la police. Il...
    À des époques différentes et dans des périodes de tumulte et de violence, trois personnages vivent des événements et des expériences qui semblent se répéter, se superposer, de même qu'indifférents à la tragédie, aux déchirements familiaux et politiques, reviennent au long des pages les mêmes travaux des champs, les alternances des saisons, de la pluie, du soleil, des printemps.

    Les Géorgiques est paru en 1981.

  • Dans un paysage de mer et de falaises d'une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d'elle-même et passe des jours heureux d'une grande douceur.
    En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l'apprentissage des vingt-quatre saisons d'une année japonaise. A la manière d'un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de fraises des bois, compose des haïkus dans l'attente des lucioles de l'été, sillonne la forêt, attentive aux présences invisibles, et regarde la neige danser.
    Dans ce hameau au bord du monde, l'entraide entre voisins prend toute sa valeur, les brassées de pousses de bambou déposées devant sa porte au moment de la récolte, et les visites chaleureuses à l'atelier du miel de son amie Kayoko.
    Vingt-quatre saisons, c'est le temps qu'il faut pour une renaissance, pour laisser se déployer un sensuel amour de la vie.

  • Sôseki écrivit pour un journal le feuilleton de ses Petits contes de printemps au printemps 1909. Ces fragments de journal intime ont chacun une tonalité très différente, tantôt intime et familière, tantôt d'une drôlerie délicate, étrange, ou encore empreinte de nostalgie. Ils donnent à voir le temps qui passe, la douceur d'un soir de neige ou la beauté des flammes. Une façon de lire l'impermanence des choses.

  • Nagori, littéralement « reste des vagues », qui signifie en japonais la nostalgie de la séparation, et surtout la saison qui vient de nous quitter. Le goût de nagori annonce déjà le départ imminent du fruit, jusqu'aux retrouvailles l'année suivante, si on est encore en vie. On accompagne ce départ, on sent que le fruit, son goût, se sont dispersés dans notre propre corps. On reste un instant immobile, comme pour vérifier qu'en se quittant, on s'est aussi unis.

  • """ Ces Virginales ont pour commune matière l'inconscient éveil des sens, l'innocence de la dixième année, l'univers des signes, des illusions et des lois de l'enfance, lorsqu'elle se risque aux jeux interdits. L'amour, la mort, les mots, la forme et le sens des objets usuels se chargent de mystère. Une vie parallèle, fabulatrice, merveilleuse, s'épanouit en marge de la vie adulte. L'enfance étant naturellement impudique, curieuse des corps, ses joies et ses jeux abondent en façons animales, en ébauches sensuelles à peine devinées, toujours insatisfaites. Traduit dans le langage des grandes personnes ces émotions passeraient pour perverses. L'habileté de Maurice Pons est d'avoir découvert un langage qui emprunte à l'enfance à la fois ses magies et ses audaces mais qui demeure pourtant un langage du monde adulte." François Nourissier, La Nouvelle Revue Française, 1955"

  • L'année vient tout juste de commencer et en regardant tomber la neige je me plais déjà à imaginer mon immense jardin de rêve.
    Le potager, ça se vit à l'année !
    De janvier à décembre, la petite jardinière et ses mamans planifient, préparent, récoltent, cuisinent... pour le plus grand plaisir des yeux et des papilles !
    Un album inclusif et poétique qui accompagne petits et grands dans la préparation de leur jardin.

  • L´auteur nous raconte, au fil des saisons et des différentes fêtes de l´année, l´apprentissage d´un moine dans la tradition zen, à travers notamment, sa première rencontre avec le Maître, le rituel du thé, les veillées nocturnes, le rasage du crâne, ou encore la pratique de la méditation. Illustré de savoureux dessins débordant de finesse et d´humour.

  • Le journal des cinq saisons. Un titre en forme d´énigme qui reprend une réalité on ne peut plus tangible de la vie du Montana : entre la rudesse glaciale de l´hiver et l´explosion du printemps se glisse une cinquième saison, la « Saison brune » où les glaces ont déjà fondu pour se transformer en boue mais où la végétation n´a pas encore repris ses droits.
    Cet ouvrage est le témoignage le plus abouti et le plus mature que Rick Bass livre de sa vie dans la vallée du Yaak. De mois en mois il relate son quotidien dans un journal de bord personnel, mais jamais intime, parce qu´il écrit non pas seulement le compte-rendu minutieux de sa vie - des vicissitudes de la neige qu´il faut retirer du toit qui sinon pourrait s´effondrer à une lutte solitaire contre l´incendie qui menace sa maison, en passant par la chasse ou la pêche, les innombrables randonnées solitaires ou familiales, la recherche du parfait sapin de Noël..., mais aussi et surtout le récit d´un lieu. Devant le Yaak, l´écrivain s´efface, et sa parole attentive, volontiers détailliste, se fait poésie. Sans lyrisme pourtant, sans aucune grandiloquence, une poésie simple, travaillée par le quotidien, qui arrache par avance à l´oubli une terre menacée par l´exploitation forestière. Le propos n´est pas ici - au contraire d´autres textes - ouvertement militant, mais inexorablement descriptif et amoureux. On y comprend les mécanismes d´une disparition programmée, la chaîne des événements qui mènent de la rapacité aveugle à la destruction d´un des derniers fiefs de la nature sauvage aux États-Unis. Rick Bass chante aussi la vie : le plaisir sensuel de la marche, des cueillettes, du spectacle toujours renouvelé d´une vallée à l´écosystème incomparable. Il tisse par exemple des liens, inattendus et violemment suggestifs, entre les bois enchevêtrés des andouillers des cerfs et les branchages inextricables d´arbres millénaires ; ou entre l´incendie végétal des épervières qui dévorent le paysage et les feux de forêt... Tel un Thoreau contemporain, il nous donne à voir, il nous fait toucher du doigt ce que nous risquons de perdre, et la mélancolie discrète le dispute à l´indignation passionnée.

  • Ces chroniques sont gourmandes parce qu'elles racontent les recettes en les replaçant dans leur contexte culturel, dans leurs liens aux souvenirs fondateurs du goût, dans leurs racines au coeur des saisons qui passent et reviennent. Ici, le discours gourmand est une variante du discours amoureux.

  • Quatre saisons. Quatre lettres adressées à l'amie lointaine.

    Jour de printemps. Il marche dans les vignes, les bois, alors qu'un poème se compose dans sa tête. Ce texte parle de l'avidité de vivre. De l'attente. L'attente de ce qu'aucun mot ne saurait nommer.

    Nuit d'un été torride. Naguère, un enfant s'était enfoncé dans la forêt à la recherche de trois hêtres immenses. Il ne les avait pas trouvés, mais il avait vécu quelques minutes inoubliables près d'une source. Autre parcours : celui de l'aventure intérieure, avec ses aléas, ses angoisses, ses découvertes, et instamment espérée, ardemment attendue, cette seconde naissance qui permet enfin de consentir à la vie.

    Journée d'automne et de balade sur les collines dans la douce et déclinante lumière de la saison préférée. Elle fait songer à un autre automne. Celui d'une existence. Celui qu'éclaire et enrichit la plénitude de la maturité.

    Après-midi d'hiver. La neige. Les oiseaux. Le profond silence. Une totale passivité. Le plus enfoui affleure et la main note.

    Des instants d'abandon, de lentes dérives. Une parole nue. Celle qui sécrète le murmure de l'intime.

  • Conjuguant les petites saisons de la journée, les grandes saisons de la vie et les saisons du voyage, ce recueil mêle aux temps perdus ou retrouvés les cycles qui reviennent et s'achèvent, les jours qui déclinent et renaissent, les instants qui meurent ou s'éternisent.

    retour au pays natal
    chaque année son lot
    de nouveaux décès

    cheminée noircie
    y veillait jadis la nuit
    de la cendre rose

  • Pour son premier recueil, Sébastien Rock s'est inspiré de la démesure des Prairies, de leurs ciels majestueux et des petites surprises qui nourrissent son quotidien dans une ville aux dimensions encore très humaines.

    excursion scolaire
    les passereaux piaillent
    plus que les élèves

    bleu blanc jaune
    un parhélie tracé
    dans un ciel ouvert

  • J'écris pour célébrer ce qui reste de beauté dans le monde en cette époque de grands bouleversements. Quand tout s'écroulera, j'écrirai encore sur la lumière qui glisse sur l'eau et sur l'oiseau qui s'envole.

    ciel blanc
    la route invisible
    des oiseaux de mer

    nuit noire
    au loin un grand bateau
    transporte la lumière

  • Dans la famille de Martin, on adore manger des carottes et courir à fond de train. Comme tous les lapins, on attend le printemps avec impatience, car c'est à ce moment que se tient la première course à relais. Cette année, c'est la première fois que Martin y ­participe. Il espère être invincible comme son papa, sa maman et son grand frère qui ont toujours remporté le championnat. Pour réussir, ­Martin doit surmonter sa nervosité et développer sa confiance en lui, ­malgré les embûches qu'il rencontre au fil de la compétition.


    Allô les sons propose des contes amusants qui préparent l'enfant à lire et à écrire. Dans Martin et la course à relais, il découvre quatre façons d'écrire le son « in » : in, im, ain et ein. À mesure que l'histoire progresse, la répétition de ces graphies attire l'attention du jeune lecteur et lui fournit l'occasion de consolider la prononciation, la lecture et l'écriture de ce son.

    La version numérique de l'album permet d'entendre les sons en cliquant sur les onomatopées présentes dans les illustrations.

  • À l'heure où tout nous distrait de nous-mêmes, des petits riens s'invitent dans mes cahiers. Au rythme des saisons, quelques morceaux de moi, sans prétention.
    De courts tableaux du quotidien pour réveiller les couleurs oubliées, échapper à l'amertume, recoudre une histoire. Témoins de l'attention au précieux, au minuscule, ils vagabondent entre décor extérieur et intérieur.
    Des fragments de vie entre le souffle poétique du haïku et la respiration plus profonde du haïbun.

    Petit-Havre de Matamek
    un long cordage jaune
    retient la lumière

  • Marée montante la vague lèche le varech d'un autre jour Laissons-nous guider par la poète sur les pistes de l'étonnement et du silence, à la rencontre de l'inattendu qui se révèle dans l'attention bienveillante au monde. Laissons-nous, avec son regard, redécouvrir les saisons, « les yeux dans le fleuve » et à « grandes lampées de vent ». Nous en revenons avec un surplus d'être et de vie, le corps collé au réel, le pas accordé à la terre, en complicité avec soi et le monde.
    Marité Villeneuve

  • Quatre auteurs. Quatre saisons. Un village transformé par une glissade d'eau. 118 blessés. Beaucoup de cris, de larmes et de dents qui grincent.

    Tous les enfants de Saint-Sauvignac s'excitent le poil des jambes - celui qu'ils n'ont pas encore - à l'annonce de la construction d'un parc aquatique de l'autre côté de la track. Mais quand ils se précipitent, à la queue leu leu, dans la glissade d'eau la plus à pic en Amérique du Nord, ils en ressortent écorchés, lacérés par la pointe d'un clou transperçant le plastique turquoise.

    D'un coup, les cicatrices apparaissent, comme si ce clou n'avait été posé là que pour révéler au grand jour les blessures de l'enfance.

  • Premier ouvrage d'un jeune poète émergent, ce recueil à l'écriture condensée et richement texturée est rempli de promesses. Le sang dont il est question dans ce livre est davantage source et pulsion de vie que de violence. Luc-Antoine Chiasson propose une autre façon d'appréhender le temps cyclique tout en jetant un regard singulier sur un décor à la fois naturel et urbain. En apparence plutôt hermétique, cette poésie se démarque surtout par un souffle étonnant et une musicalité envoutante.

  • La poésie richement texturée et paysagiste de Pauline Dugas nous fait découvrir un univers sensuel d'une grande finesse, là où le règne végétal se fusionne au Fragment d'eau qui lui donne toute sa transparence.

  • Aux mille saisons
    Automne, hiver, printemps, été
    Aux vents de mes passions
    et au gré de mes humeurs
    Dépaysement assuré

  • Une pomme jaune garde en son coeur un secret étoilé.
    Au milieu de centaines de pommes rouges, une pomme un peu différente se laisse bercer par un rayon de lune. Une berceuse révèle enfin le secret derrière l'étoile mystérieuse cachée au coeur de chaque pomme.
    Le retour scintillant du classique jeunesse de Marie-France Comeau et Gilles Cormier dans une nouvelle présentation tout aussi croquante !

  • Ce livre comporte une centaine d'haïkus dont certains que j'ai voulu illustrer (haïshas), pour la plupart écrits lorsque j'étais membre très actif sur Scribay, il y a deux ou trois ans.

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