• Présentation de ce croiseur porte-hélicoptères qui est aussi le navire-école des officiers-élèves de la Marine nationale.

  • Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du « Progrès » sans jamais pouvoir s'autoriser le moindre regard en arrière.
    Voudrait-il enfreindre ce tabou - « c'était mieux avant » - qu'il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d'extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n'être plus que l'expression d'un impardonnable « populisme ».
    C'est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l'homme un égoïste par nature. La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l'expression d'une préférence strictement privée.
    Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause. Comment s'est opérée cette double césure morale et politique ? Comment la gauche a-t-elle abandonné l'ambition d'une société décente qui était celle des premiers socialistes ? En un mot, comment le loup libéral est-il entré dans la bergerie socialiste ? Voici quelques-unes des questions qu'explore Jean-Claude Michéa dans cet essai scintillant, nourri d'histoire, d'anthropologie et de philosophie.

  • La Berthe ! Il suffit de prononcer ce nom pour que les gens de Mayenne et de l'Orne deviennent intarissables sur les faits et gestes de cette femme et de sa famille. Une histoire pas ordinaire, se répète-t-on. Celle d'une famille paysanne et de son ascension. Tout commence en 1867, avec les premiers succès du père, qui s'est lancé à la conquête de la terre avec 3 hectares en poche. À sa mort, il laisse 300 hectares et 3 millions de Francs-or ! Très jeune, Berthe se distingue de ses camarades. À Villaines-la-Juhel, on se souvient encore de cette étrange fille de fermier, qui livrait le lait en gants blancs et en chapeau à voilette. La Joconde, comme on la surnomma bientôt, n'a qu'une idée en tête : arriver coûte que coûte, seule s'il le faut. Plus rien ne l'arrêtera, pas même la mort de sa mère qui agonise, solitaire, dans le bruit infernal de la batteuse. Mais Berthe se moque du qu'en-dira-t-on, elle rafle les prix aux concours d'élevage, elle agrandit ses terres et n'hésite pas à faire du marché noir pendant la Seconde Guerre mondiale. Seule dans cette immense demeure où personne ne pénètre, Berthe continue d'élever un troupeau de bovins à moitié sauvage, en comptant, à plus de 80 ans, sur ses propres forces. La Berthe est morte en mars 1988, au moment où Joëlle Guillais achevait ce livre, fruit de deux années d'entretiens et de complicité patiemment tissée. Cet ouvrage est ainsi son dernier défi.

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité

    Comment Daech s'est-il imposé au Moyen-Orient ? Quel impact a-t-il eu localement et à l'échelle mondiale ? Comment les États luttent-ils ? Ces questions traversent l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Inspiré des recherches les plus récentes sur le sujet, il propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de ce phénomène mondial. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.


    "Ce livre constitue une précieuse mise en perspective. Il permet d'appréhender le phénomène Daech dans sa globalité, d'en saisir les nombreuses ramifications et d'en comprendre les multiples impacts."
    Pascal Boniface

  • « Ces gens-là » ce sont les habitants d'une cité de transit auprès desquels l'auteur a enquêté systématiquement. « Nous devons remercier Colette Pétonnet de nous donner aujourd'hui un livre passionnant, admirablement pensé et écrit sur ce sujet, écrit Roger Bastide dans sa préface, mais il faut aller plus loin ; il faut la féliciter d'avoir appliqué à ce sujet les méthodes de l'ethnologie, en vivant dans la cité qu'elle décrivait, en utilisant l'observation participante, les entretiens continus, au fil des heures et des saisons. Ce qui fait que la Cité de La Halle revit devant nous, avec ses commérages dans les couloirs, ses drames ou ses moments de fête, les rites secrets des caves et les aventures des jeunes dans la « brousse » environnante. Car la « maison » ici, ce n'est pas seulement l'appartement, c'est aussi le couloir, l'escalier, les caves ou la cour, chaque sous-groupe, groupe sexuel ou groupe d'âge, ayant son domaine propre, qu'il façonne et qui le façonne. »

  • Que faut-il entendre ici par « Ve République » ? Est-ce, de manière restrictive, l'événement historique, le passage de la IVe à la Ve République ? A l'inverse, sur un mode extensif, est-ce le régime politique tel qu'il fonctionne depuis 1958 - ensemble si complexe qu'il paraît échapper, par nature, à toute recherche de ce type ? En définitive, c'est dans une voie intermédiaire que l'on s'engagera, en s'intéressant aux origines de la Constitution de la Ve République : c'est-à-dire, au corps de règles et de principes suprêmes qui détermine la structure institutionnelle du régime, et dont l'établissement a justifié, au printemps 1958, la chute de la IVe République et le retour du général de Gaulle.

  • Il arrive que la presse n'ait pas bonne presse. Ce fut le cas, il y a cinquante ans, durant les événements de mai et juin 1968. On vit alors fleurir des affiches qui ne faisaient pas dans la nuance. L'une montrait une bouteille de poison accompagnée de cette mise en garde : " Presse. Ne pas avaler. " Une autre rendait un verdict sans appel : " Toute la presse est toxique. " D'autres encore, visant l'audiovisuel public, présentaient un policier casqué avec ce commentaire : " La police vous parle tous les soirs à 20 h. "
    Or, au même moment, on pouvait trouver dans les librairies un livre qui contredisait cette vision uniforme d'une presse ligotée et de journalistes asservis. Ce livre, c'est celui-ci, La Presse, le Pouvoir et l'Argent de Jean Schwœbel, sorti aux Éditions du Seuil précisément en ce printemps 1968. La nouvelle édition de cet ouvrage pionnier permet de mettre en évidence l'actualité d'une tradition, celle de rédactions se battant pour l'indépendance de leurs médias.
    " Résister, c'est créer. Créer, c'est résister " : cette formule a souvent inspiré la génération de la Résistance, celle de Jean Schwœbel et de ses collègues, dont les combats inauguraux nous aident, aujourd'hui, à inventer les réponses qui manquent. L'un des grands mérites de ce livre est de nous transmettre cette énergie vitale. Il fait plaisir, en nos temps saisis par les peurs et, hélas, travaillés par les haines, d'y lire un éloge intraitable du non-conformisme.
    Jean Schwœbel n'hésite pas à plaider pour une presse qui inquiète ses lecteurs, les dérange et les bouscule. Une presse qui préfère les politiser au sens le plus noble du terme, de souci du commun et de l'autre, plutôt que de les divertir et de les distraire.
    Edwy Plenel
    Journaliste français, Jean Schwœbel (1912-1994) fut le premier président de la première Société des rédacteurs en France, celle du quotidien Le Monde. Il fut également président de la Fédération française des sociétés de journalistes. Il a notamment publié Les Deux K, Berlin et la paix (Julliard, 1963).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici aujourd'hui l'état de la théorie des modèles politiques. Le lecteur sera sans doute un peu déçu par le caractère généralement sommaire, parfois même naïf, maintes fois souligné tout au long de ce livre, de certains modèles ou de certaines analyses. Nous espérons seulement qu'il sera convaincu qu'il s'agit là des premiers balbutiements d'une science nouvelle. Les méthodes et les concepts dégagés ici sont plus importants que les résultats proprement dits, évidemment sommaires, et parfois très contestables. Cette remarque est importante, à un moment où la théorie politique dans son ensemble est à la croisée des chemins : la multiplicité des concepts, des idées, des thèses qui s'affrontent ; la complexité des situations concrètes dans lesquelles elles s'inscrivent ; la concurrence de plusieurs méthodes d'analyse récemment proposées rendent de plus en plus difficile l'énoncé de règles générales et prédictives concernant l'évolution des sociétés et des remèdes à apporter aux faiblesses de leur organisation.


  • Les crises financières ne constituent pas des accidents insignifiants. Elles nous parlent de notre économie. Elles en révèlent, brutalement, les mécanismes et les défauts. Pédagogique, ce guide décrypte les grandes crises, sans oublier la crise de

  • La liberté d'expression, forme fondamentale de la liberté, doit être entendue en un sens fort. Elle n'est point en question lorsqu'il s'agit de jeux de l'imaginaire, du libre cours accordé à la fantaisie de chacun. En revanche, chaque fois que la liberté affecte le monde du vrai et du faux, elle participe efficacement du monde des relations humaines. Il devient alors nécessaire de situer la liberté d'expression par rapport au vrai et au faux. Mais, ce faisant, on a trop oublié qu'il n'y a pas une seule et unique forme de Vérité affublée d'une majuscule, mais autant de types de vérités qu'il y a de domaines spécifiques de la pensée. En partant de ce point de vue, on délivre la liberté d'expression du carcan de l'universalité et de la nécessité. On condamne les prétentions à l'orthodoxie. On réhabilite les légitimités variables de la tolérance essentielle à la liberté d'expression dans la vie en commun, en justifiant du même coup, en chaque domaine, en chaque cas, ses droits, mais aussi ses limites.

  • La politique de réhabilitation du logement social a déjà une histoire. On peut dire qu'elle naît en même temps que les grands ensembles à travers les critiques que ces projets suscitent chez certains architectes et sociologues en 1960. Durant les deux der

  • L'importance de ces partis ne réside pas uniquement dans le rôle crucial qu'ils jouent dans le système politique israélien mais dans leur rôle comme point de convergence entre religion et politique, entre judaïsme et Israël.

  • Le processus d'élaboration des marchés publics d'informatique est complexe par l'importance des aspects stratégique et budgétaire, la rapidité des évolutions techniques et la complexité des textes applicables, la multiplicité des intervenants, la dimension organisationnelle et managériale ainsi que l'application des principes de base du service public. Le présent ouvrage traite les aspects techniques, commerciaux et juridiques de ces marchés.

  • Cet ouvrage propose l'étude de la déontologie de l'action administrative et de ses personnels, à travers l'analyse des devoirs et des valeurs théoriques, historiques et juridiques. Dans une société en pleine mutation, l'administration française change, assumant de nouvelles fonctions et des responsabilités supplémentaires, à propos desquelles la réflexion déontologique semble délaissée. L'auteur présente les pathologies administratives et expose les réformes envisagées ou envisageables destinées à rétablir le prestige et la réputation de l'administration française, loin d'une actualité de corruption et de politisation de la vie administrative.

  • Dix ans après l'effondrement du système bipolaire, le nucléaire civil et militaire demeure un enjeu de puissance majeur entre les nations. Dans ce contexte, la politique nucléaire de la Chine et, en particulier, ses transferts de technologies nucléaires, sont devenus une source de préoccupations et de tension entre Pékin et Washington. Histoire du nucléaire en Chine, depuis les premiers travaux de recherche entamés dans les années cinquante pour la mise au point de la bombe atomique, jusqu'au développement récent de l'industrie électronucléaire, cette étude répond à toutes les grandes questions que pose aujourd'hui l'attitude de la Chine à l'égard du nucléaire civil et militaire.

  • L'expression communauté internationale est omniprésente dans les médias : la communauté internationale regrette, déplore, condamne, proteste, s'insurge... Qu'est cette entité invoquée par la presse, la télévision, mais aussi par les hommes politiques, les chefs d'État ou de gouvernement ? Lorsque cette communauté s'exprime, qui parle en fait ? N'est-elle qu'un de ces mots-instruments, un de ces faux-semblants que l'on brandit afin de justifier, au nom de l'intérêt général, la poursuite d'objectifs particuliers ? Ou cette communauté a-t-elle une réalité ? Ou est-elle les deux à la fois, enjeu permanent entre les États, chacun cherchant à se l'approprier, mais aussi amorce d'unité entre tous les hommes ? L'ouvrage répond à ces questions.

  • Au travers d'une présentation générale de la Pologne d'aujourd'hui, cet ouvrage analyse tous les problèmes politiques, économiques et sociaux posés à ce pays par son passage du système socialiste au monde libéral, ainsi qu'à l'Union européenne, en insistant sur les données géopolitiques et économiques actuelles et à venir. C'est donc une radiographie totalement à jour de la Pologne par l'analyse des grands événements récents de son histoire politique et économique, qui est ici proposée.

  • Fragilisation du continent européen et multiplication des risques dans le tiers-monde sont les conséquences directes de la disparition du clivage Est-Ouest. Des espaces géostratégiques, désormais laissés vides, sont devenus la proie des visées hégémoniques d'acteurs locaux moins contrôlables.

  • « Pour les hommes, la politique est un jeu, pour les femmes, c'est un engagement. » (Simone Veil) « Entre une réunion et un panier de linge à repasser, je choisis la réunion. » (Colette Deedene) « Pour me donner du courage, je me dis « Vas-y t'es une femme ». » (Arlette Laguiller) Pour la première fois, les personnages politiques qui se dévoilent ici le font en tant que femmes : Martine Aubry, Roselyne Bachelot, Frédérique Bredin, Élisabeth Hubert, Françoise Gaspard, Ariette Laguiller, Catherine Trautmann, Simone Veil, Dominique Voynet et bien d'autres moins célèbres. À l'heure du rejet désabusé, leur engagement apparaît singulièrement proche et vrai. Guide pratique, ce livre recèle aussi tous les conseils pour se présenter aux municipales et signale les pièges à éviter. Livre d'analyse, il présente les éclairages de l'historienne Michèle Perrot, la philosophe Geneviève Fraisse, la politologue Mariette Sineau, pour comprendre pourquoi la représentation féminine en France est si faible. S'adressant à toutes celles qui s'interrogent sur leur engagement comme aux femmes qui ont franchi le premier pas en politique, cet ouvrage déclenche l'envie d'agir et donne les moyens d'y parvenir.

  • Si de nombreux universitaires et politologues ont souhaité la réunion en un seul volume des articles et des interventions de Jean Daniel sur le populisme xénophobe dans sa forme lepéniste, c'est parce que l'un des premiers il eut l'intuition anticipatrice de ce qui se déroule aujourd'hui en France et dans tous les pays européens. À savoir l'émergence d'un phénomène de rejet irréductible au racisme exterminateur des nazis, ou à l'hostilité traditionnelle de l'extrême droite française aux étrangers. Il s'agit d'une réaction instinctive à ce qui apparaît comme une menace pour l'identité nationale.

    En fidèle disciple de Lévi-Strauss, Jean Daniel estime que toute irruption massive et homogène d'une population dans une société provoque des allergies d'auto-défense et des crispations de protection. Le lepénisme est dangereux, non pas tant parce qu'il exprime une barbarie ancienne, que parce qu'il exploite et exaspère les craintes d'une population qui se croit agressés. Jean Daniel avec une obstination inlassable demande que l'on ne se trompe pas dans le choix des armes pour combattre cette forme d'extrémisme qu'il faut d'abord comprendre. Il démontre qu'il faut tenir compte du fleuve des allergies normales pour en détourner le courant. Si nos société sont condamnées au multiculturalisme, elles doivent se préparer à le rendre conciliable avec l'attachement à une identité française qu'il convient de re-définir et ré-enraciner avec force.

    Né à Blida en 1920, Jean Daniel crée la revue Caliban en 1947 et devient l'ami d'Albert Camus. Couvrant la guerre d'Algérie pour L'Express, il est grièvement blessé à Bizerte en juillet 1961. Co-fondateur du Nouvel Observateur en 1964, il en a été le directeur de la rédaction pendant plus de quarante ans et en est resté l'éditorialiste. Jean Daniel a écrit plus de vingt livres parmi lesquels Le temps qui reste, La Blessure, Les Miens.

  • Les États fédéraux ne sont pas bien vus sur la scène internationale, notamment européenne. L'Europe des Quinze compte déjà trois États fédéraux, l'Allemagne, l'Autriche et la Belgique. L'Union européenne recourt à des techniques inspirées du fédéralisme, même si elle inscrit certaines institutions publiques, comme la cour de justice, dans une logique unitaire. Le fédéralisme est au coeur de toute réflexion sur l'Europe. Est-il possible de faire du fédéralisme au carré ? L'Union européenne met-elle, au contraire, en place un système de plus en plus unitaire ? L'ouvrage répond à ces questions.

  • La présentation de la voie française de l'intégration des juifs implique une histoire du statut des juifs en France depuis la formation des communautés sous l'Ancien Régime, jusqu'au XXe siècle et à ses réévaluations, notamment au lendemain de la Shoa.


  • L'entretien d'admission est la clé d'entrée principale dans la plupart des écoles et filières sélectives de l'enseignement supérieur. Ce guide pratique, véritable bible de préparation à une épreuve redoutée, prépare le lecteur de façon très complè

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