Belfond (réédition numérique FeniXX)

  • Ils sont environ 1 500 000 : à côté d'un PC aux rangs de plus en plus clairsemés, le nombre des anciens communistes ne cesse, lui, de croître. Parmi eux, des journalistes influents, des universitaires renommés, des créateurs reconnus, mais aussi des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprise ou des députés et anciens ministres... socialistes. Pourquoi ont-ils adhéré au parti communiste ? Comment des responsables importants du Parti, des hommes de marbre, se sont-ils retrouvés en position de dissidents, bons pour l'exclusion ? Qui sont ces ex et que sont-ils devenus après leur rupture avec le PC ? Forment-ils un réseau d'influence ? Pour répondre à ces questions, Jean-Pierre Gaudard a reconstitué l'itinéraire personnel de dizaines d'anciens communistes et recherché les raisons qui les ont conduits à quitter le Parti. D'André Glucksmann à Emmanuel Le Roy Ladurie, de Gilbert Trigano à Bernard Kouchner, de Charles Tillon à Jean Elleinstein, ce Who's Who des Ex constitue une Nomenklatura qui réserve quelques surprises...

  • Journaliste au Point, l'auteur nous décrit la vie quotidienne des femmes de nos hommes politiques, car qui sont-elles vraiment ces inconnues célèbres?

  • Maîtres à penser ou entremetteurs ; faiseurs de rois ou financiers occultes ; négociateurs acharnés ou fabricants d'images : depuis le Père Joseph, homme-lige de Richelieu, jusqu'à Marie-France Garaud, inspiratrice cachée des années Pompidou, ils n'ont jamais emprunté que les contre-allées du pouvoir. Pour mieux l'exercer ? Aujourd'hui, ils sont mitterrandistes ou chiraquiens, barristes ou rocardiens. Leur champion, bien sûr, a rendez-vous avec un destin national. Dévoués à leur grand homme, ils élaborent sa stratégie, cisèlent ses formules-choc et ses petites phrases, orchestrent ses apparitions et ses déplacements, structurent ses réseaux, gèrent son trésor de guerre et font tourner sa maison. Promoteurs de rencontres secrètes qu'ils savent, à l'occasion, rendre publiques, ils courent les dîners en ville et choisissent de distiller l'information assassine pour l'adversaire et, plus encore, pour... l'allié. Christine Fauvet-Mycia lève ici l'anonymat de ces conseillers très spéciaux et très discrets qui, par calcul, par amitié, par conviction ou par... hasard, sont devenus des éminences grises.

  • Ce livre n'est pas un essai politique ordinaire. Il ne retrace pas les étapes de la cohabitation, et ne nous révèle pas le nom du prochain président. Il décrit, avec une joyeuse férocité, l'ampleur de la coupure qui existe aujourd'hui entre les Français, et ceux qui les gouvernent. En effet, s'ils prétendent faire notre bonheur, les hommes politiques vivent pourtant dans un autre monde. Aucun problème quotidien ne les assaille. Depuis combien de temps Barre, Chirac, Lang, Léotard, Mitterrand, Rocard, et les autres, n'ont-ils pas pris le métro, acheté une baguette de pain, rempli une feuille de Sécurité sociale ou payé une contravention ? De voyages officiels en grand-messes militantes, d'inaugurations d'usines-pilote en visites guidées dans la France profonde, les princes de la République vivent en vase-clos. Ce document qui brise la loi du silence chère au microcosme, passionnera tous ceux qui suivent, avec un scepticisme amusé ou exaspéré, les péripéties de la vie politique.

  • De secousse rénovatrice en tumulte parlementaire, de putsch manqué en contestation latente, la droite n'en finit plus de se déchirer, de s'affaiblir. Les derniers mois ont été meurtriers. Si la tentative des rénovateurs a échoué, la rénovation, elle, n'a jamais eu autant de succès. Comme un révélateur, les aspirations qu'elle porte, ont plongé tous les appareils de l'opposition dans l'une des plus grandes crises qu'elle ait jamais connues. Le virus de la modernité est venu polluer tous les programmes, à la manière d'une disquette d'ordinateur piratée. Entre les mammouths - Chirac et Giscard - et les jeunes lions - Noir, Millon, Seguin, etc. - ils sont une bonne dizaine à pouvoir espérer répondre à tous les défis qui attendent l'opposition. Ils sont les pionniers d'une deuxième droite, comme il y eut une deuxième gauche. Devront-ils attendre, eux aussi, vingt ans pour imposer leur message ?

  • Il y a deux façons de perdre une guerre : la première est de succomber, les armes à la main. La seconde est de succomber, avant même d'avoir été en état de se défendre. En ce qui concerne l'Europe occidentale - une Europe balkanisée, incapable de prendre les mesures qui s'imposent face à la formidable puissance de l'Union soviétique -, l'histoire de sa défaite et de son anéantissement à venir est déjà écrite, à moins d'un ultime sursaut. Au rythme actuel, le rapport des forces sera bientôt de 1 à 4 en faveur de l'URSS pour les armes nucléaires. Mais le déséquilibre est déjà de 1 à 3 en faveur de l'Union soviétique, pour les armes conventionnelles. En cas d'attaque surprise, les forces de l'OTAN ne pourraient pas résister plus de 10 heures. En moins de 48 heures, les tanks soviétiques occuperaient les bords du Rhin... Pour beaucoup, ce livre sonnera comme le tocsin. Mais si on n'entend pas l'appel du général Close, il sonnera comme un glas.

  • Les valeurs de l'Islam, et celles de la France laïque et républicaine, sont-elles conciliables ? Peut-on, oui ou non, marier Marianne et Mahomet ? Pour la première fois, des musulmans de France relèvent le défi. Oui, répondent-ils, il faut d'urgence réconcilier la raison et la tradition, la modernité et la foi. Coran au poing, comme le jeune imam Soheib Bencheikh, ils démontrent que le message du Prophète ne s'oppose en rien aux libertés individuelles. Ces réformateurs se sont promis d'arracher leur communauté à l'obscurantisme. La République est-elle prête à les soutenir dans leur combat ? La classe politique à écouter, enfin, leur voix trop longtemps étouffée ? C'est à cette seule condition qu'on pourra, dans notre pays, écarter la menace de l'intégrisme. L'enjeu est vital pour tous les Français.

  • En septembre 1989, le commissaire Jobic se retrouve à la barre du tribunal de Nanterre, inculpé de proxénétisme et de corruption de fonctionnaire. Inculpé par la justice, il vient de braquer les projecteurs de l'actualité sur une profession aimée ou détestée, celle des commissaires de police. Ils s'appellent Ottavioli, Aimé Blanc, Broussard, Genthial ou Pellegrini : ils font la une des journaux pour leurs exploits ou leurs bavures. Stars ou besogneux, ils sont près de 2 000 à exercer ce métier. Qui sont-ils réellement ? Que font-ils ? Quels sont leurs pouvoirs ? Les auteurs ont mené leur enquête dans le dédale des différents services, la P.J., les R.G., la D.S.T., etc., et font la lumière sur bien des zones d'ombre. Ils mettent à jour les fichiers de promotion, les mafias syndicales, les rapports des commissaires à l'argent, leur rôle social, sans oublier de présenter ces drôles de femmes-flics qui exercent un métier d'homme.

  • Dans cet essai à contre-courant, où l'Histoire rejoint l'actualité, et l'économie la culture, Tristan Doelnitz se démarque des certitudes ambiantes et du prêt-à-penser sur la grandeur de la France. Le fait de n'être pas un peuple comme les autres, ne permet pas aux Français d'être heureux. Loin de là. Confrontés aux réalités internationales, ils éprouvent un malaise, une inquiétude tenant à une équivoque sur l'importance de leur pays dans le monde. Selon une récente enquête, la majorité d'entre eux estiment que la France est encore une grande puissance, opinion que seule une minorité partage aux États-Unis, en Allemagne aussi bien qu'en Grande-Bretagne. Héritiers d'un pouvoir qui a failli être le premier du monde, les Français se comportent comme si Napoléon avait gagné Waterloo. Or, les Champs-Elysées accueillent des McDonald's, et l'Institut Pasteur communique en anglais. Le livre de Tristan Doelnitz retrace les grandes étapes de la lutte, séculaire, entre le David anglais, et le Goliath français : il démonte les stratégies historiques, politiques, économiques et commerciales, qui ont fait tourner la joute à l'avantage du premier. Et la défaite du second a laissé le champ libre à la conquête du monde par la culture anglaise, puis anglo-saxonne. D'autres pays - l'Autriche, la Suède, la Turquie - ont vu leurs empires s'effondrer. Certains, comme l'Allemagne ou le Japon, ont même puisé dans la défaite les raisons d'un renouveau. Ce que la France n'a pas su faire après la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, les frustrations françaises peuvent ne pas rester stériles. Et ce pays peut retrouver une vocation mondiale, grâce au caractère universel de sa pensée, par une stratégie tenant compte des orientations de l'économie internationale, et en utilisant ses propres armes mais aussi celles de ses concurrents.

  • Pierre Bérégovoy, Édouard Balladur : les deux hommes se sont succédé, tant au ministère des Finances qu'à Matignon. Tout semble les séparer : les convictions politiques, certes, mais aussi le parcours personnel ; à gauche, un fils du peuple autodidacte, parvenu au sommet de l'État à la force du poignet, à droite, un grand bourgeois, au cursus universitaire sans faute, à la carrière sans surprise. Ils mènent cependant la même politique : obsession du franc fort, haine de l'inflation ; confrontés à la même crise, d'une ampleur imprévisible, tous deux ont négligé de prendre en compte la grogne sociale, et le désespoir des Français. Bérégovoy fut l'otage des grands commis de l'État, qu'il n'osa, ou ne sut pas, contenir. Balladur, grand commis lui-même, doit faire face aux dangers et aux rivalités issus de son propre camp. La France assoupie a plébiscité, de longs mois durant, ce Premier ministre qui l'endormait. Il y a un peu plus d'un an, Bérégovoy payait, au prix le plus fort, un échec qu'il considérait comme personnel. Aujourd'hui, les Français réveillés demandent des comptes à l'homme qu'ils avaient pris pour leur sauveur. Par un familier des grands ministères, et à partir de témoignages nombreux et inédits, l'analyse de deux destins, d'une crise, des erreurs imprévisibles et de celles qu'on aurait pu éviter.

  • Pour la première fois, la guerre en ex-Yougoslavie est vraiment racontée par ceux qui l'ont vécue. Pendant six mois, Médecins du Monde a recueilli des témoignages de plus de cent vingt victimes, croates, bosniaques et serbes. Ces témoignages sont autant de drames individuels, qui nous renvoient le récit vivant, souvent bouleversant, de ces trois dernières années de conflit. Replacés dans leur contexte historique, géopolitique et militaire, ils traduisent aussi la destinée de tout un peuple. Des récits à la première personne, indispensables pour mieux comprendre la plus grave crise européenne depuis 1945.

  • Le 9 novembre 1994, au micro de RTL, Charles Millon faisait irruption dans la campagne de l'élection présidentielle. Dans cet essai anticonformiste, il révèle le pourquoi de sa démarche. Pour Charles Millon, la France, minée par le chômage et l'exclusion, traverse aujourd'hui une grave crise d'identité et de volonté : la République est ébranlée, les élites contestées, la cohésion sociale fragilisée. Aussi est-il urgent de résister à la tentation du conservatisme. Aussi est-il temps de se ressourcer, de se renouveler, de se réformer. Ce ne sont pas les réformes qui entraînent les explosions, c'est l'absence de réformes qui provoque les révolutions. Le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale aime à citer Pierre Mendès France : Gouverner, c'est choisir. Il se réfère surtout au général de Gaulle qui, en 1958, avait su braver les corporatismes et toutes les féodalités, pour réhabiliter l'intérêt général et redresser la France. Or, 1995, à bien des égards, ressemble, dit-il, à... 1958. Le défi lancé aux Français est donc moins d'aménager les structures économiques ou sociales que de refonder la République. Un plaidoyer vibrant pour un retour à la politique, la grande, la vraie.

  • Tous deux ont été Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing. Depuis plus de dix ans, ils ont appris à se connaître, à se juger et à se... détester. Entre eux, la coexistence n'a jamais été radieuse. Au-delà des querelles d'héritage sur le gaullisme, et des consensus apparents sur le libéralisme, des petites phrases et des grands discours, des vraies divergences et des fausses réconciliations, des photos de famille au Puy-du-Fou, et des déjeuners secrets, c'est l'avenir politique de la France qui est engagé dans le duel Chirac-Barre. À l'approche de l'échéance présidentielle, la dimension humaine et affective de cette rivalité, pèse au moins autant que le rapport de force entre la droite et la gauche. Dans ce récit - qui révèle le dessous des cartes de la cohabitation - les stratégies de conquête du pouvoir des deux hommes se dessinent assez crûment...

  • Le génie politique français a créé, après chaque compétition électorale, deux types de vaincus : le vaincu qui gagne, et le vaincu qui perd. Le premier est, généralement, de gauche. Le second, de droite. Le vaincu de droite, habituellement, est majoritaire. Il a employé une grande partie de son talent, avant l'élection, à combattre ses propres amis qui sont très nombreux dans le pays. Il a mis une bonne volonté considérable à répondre aux sollicitations, cordiales et fermes, de son adversaire qui a choisi pour lui tous les thèmes de sa campagne : Vous allez me parler de cohabitation - le futur vaincu de droite s'y précipite ; Vous allez me parler de l'extrême droite - et il y va, coudes au corps ; Vous allez accepter l'ouverture, mais comment donc ! Le vaincu de gauche est fanfaron, car il trimballe glorieusement avec lui toute la quincaillerie de l'Histoire. La défaite est, pour lui, une imposture provisoire. Le vaincu de droite rase les murs. On le comprend d'ailleurs, puisque sa défaite le fait entrer dans une sorte de ténèbres médiatiques, où il est seul avec son immense et définitive culpabilité.

  • Haro sur les fonctionnaires ! Trop nombreux, surprotégés, politisés, inefficaces, etc. Les accusations ne manquent pas, dans un procès instruit à grand bruit depuis plusieurs années, et dans lequel la pléthore des procureurs contraste avec l'absence de défenseurs. Ce livre se veut une réponse argumentée, au ton souvent ironique, à toutes les attaques, à tous les reproches que les Français adressent à ceux qui servent l'État. Résolument à contre-courant, il montre qu'en bien des cas, les critiques formulées envers l'administration - de l'anonymat à la qualité de l'accueil - pourraient aussi s'appliquer à d'autres secteurs, ou à d'autres professions. Faisant l'éloge des fonctionnaires obscurs, pour qui l'obtention de la moindre gomme prend des allures de croisade, mais aussi des énarques, selon lui injustement décriés, ce livre provocateur séduira les fonctionnaires et même, peut-être, ceux qui ne le sont pas !

  • On parle beaucoup de l'entourage de François Mitterrand. Mais qui sont ces femmes et ces hommes, amis personnels ou politiques, compagnons de route ou collaborateurs plus récents, connus ou inconnus, de gauche ou de droite, qui gravitent autour de lui ? L'enquête des auteurs les a conduits à rencontrer un grand nombre de ses intimes. Par exemple : Lionel Jospin qui apprit dans la salle de bains du Président sa nomination à la tête du P.S. André Bettencourt qui courut, en 1981, à l'Élysée pour tenter de dissuader son ami de créer l'IGF. Christian Prouteau, qui n'osait avouer à celui dont il allait assurer la sécurité, qu'il n'avait pas voté pour lui. Laurent Raillard, son professeur de golf. Roger Hanin, son beau-frère, qui sait le détendre. Édith Cresson, à qui il confia, contre toute attente, le ministère de l'Agriculture. Georgette Elgey, gaulliste sincère, qui tient à l'Élysée la chronique des septennats de François Mitterrand. Yvette Roudy, dont l'honneur fut sauvé par Claude Gubler, médecin personnel du Président depuis plusieurs décennies. Ségolène Royal, à qui le Président trouva une circonscription à quelques heures de la clôture des inscriptions aux législatives. Récit riche en anecdotes, souvent loin de la politique, ce livre trace le portrait d'un François Mitterrand au quotidien, plus chaleureux et plus sensible à l'humour, que le personnage public ne le laisse supposer. Un homme très - trop ? - fidèle en amitié, un Dieu qui a su rester sur terre.

  • Thierry Saussez ne mâche pas ses mots : aujourd'hui, en France, la démocratie est menacée de déclin. Un déclin toléré, et même organisé par les hommes politiques. Ils ont accepté que la parole publique s'use, se pervertisse, se banalise, et passe sous la tutelle absolue de l'image. Leur discours est de plus en plus conçu, dosé, fabriqué, rapiécé en fonction des médias. Les Français ne se reconnaissent plus dans cette parole morte, et voient apparaître de curieux ventriloques, qui occupent le vide ainsi créé et animent, à leur façon, un débat virtuel par images, sondages et rumeurs interposés. Cette situation est alarmante, car elle fait le jeu des adversaires de la démocratie, et favorise la montée des extrémismes. Thierry Saussez analyse ce phénomène dangereux, et propose des solutions pour y remédier. Il le fait dans un esprit civique et avec courage, mais aussi en connaissance de cause, car il fut, lui-même, l'un des artisans de cette société du spectacle.

  • Il y a un mystère Delors. Pourquoi le ministre des Finances du premier gouvernement Mauroy, est-il respecté et ménagé par les plus grands noms du capitalisme national et international ? Dans quelles conditions, ce socialiste modéré a-t-il réussi à imposer à ses amis politiques une rigueur aux arrière-goûts de barrisme ? Comment expliquer le crédit dont il jouit dans une large partie de l'opposition ? Syndicaliste - à la Banque de France -, haut fonctionnaire au Commissariat au Plan, puis conseiller de Jacques Chaban-Delmas, de 1969 à 1972, cet homme de gauche qui préfère les clubs (Citoyens 60, Échange et Projets) aux partis, a eu sa traversée du désert sous le précédent septennat, avant d'hériter de la rue de Rivoli, puis d'être coopté comme président de la Commission européenne. Gabriel Milési trace le portrait d'un personnage attachant et déroutant, idéaliste mais aussi, quand il le faut, fin tacticien, au PS comme au sein du gouvernement. Toujours marginal dans le camp qu'il a choisi - à gauche sous Chaban, à droite sous Mitterrand -, ce chrétien discret a souvent servi d'intermédiaire de confiance pour rapprocher des hommes, ou des groupes séparés par la guerre de tranchée de la bipolarisation. Voici donc la première biographie consacrée à un citoyen au-dessus de tout soupçon - sinon celui de nourrir de grandes ambitions qui n'ont d'égales que sa constance à les nier.

  • Chacun le reconnaît : notre monde est en pleine mutation. La France, avec d'autres pays, est confrontée à trois défis : un défi européen, un défi démographique, un défi technologique. De sa capacité à leur faire face, dépendra son rang au troisième millénaire. Comment, sans perdre son identité, notre pays peut-il entrer dans une Europe forte, mais qui devra respecter ses composantes nationales ? Comment, et jusqu'où, pourra-t-il intégrer la population immigrée, gérer l'allongement de la durée de la vie et l'abaissement de l'âge de la retraite ? Et comment s'adapter à la révolution technologique, sans devenir un simple satellite de la civilisation anglo-saxonne ? S'appuyant sur une expérience de la vie publique particulièrement ample, Marc Lauriol tente de répondre à ces questions. S'inspirant de Tocqueville pour la méthode d'analyse historique, et de la doctrine gaulliste pour la vision des problèmes, cet amoureux de la France propose une réflexion rigoureuse, mais généreuse, enracinée dans sa passion pour notre pays, mais ouverte sur la dimension mondiale de notre époque.

  • Plus personne, ou presque, ne pense que la loi-cadre sur les 35 heures sera efficace contre le chômage de masse. « 35 heures sans perte de salaire », le slogan des législatives, se révèle être un piège dangereux, un double piège... Pourtant, dans certaines conditions, la réduction du temps de travail peut être une arme puissante contre le chômage. Dans ce livre, Pierre Larrouturou apporte la preuve que la semaine de 4 jours (avec une faible perte de salaire) pourrait créer jusqu'à 2 millions d'emplois et offrir à chacun une nouvelle qualité de vie. Il permet à chaque lecteur de comprendre comment cette petite révolution est possible tant au niveau de l'entreprise qu'à celui des finances publiques. En refusant la langue de bois, l'auteur analyse les blocages du CNPF, des syndicats et des responsables politiques qu'il a rencontrés depuis 4 ans... 39, 35 ou 32 heures ? Ce n'est pas une querelle d'experts. C'est de notre avenir et de celui de nos enfants qu'il s'agit. Au-delà même de l'emploi, l'enjeu est de taille : construire l'Europe sociale, moderniser l'éducation et la formation, repenser la démocratie...

  • 1978 : le devis du futur musée d'Orsay est chiffré à 378 millions de francs. 1984 : les travaux s'élèvent actuellement à plus d'un milliard. Et le musée n'ouvrira... qu'en 1987. Deux cents kilomètres séparent Brest de Dinard. Cinq aérodromes, tous déficitaires, relient ces deux charmantes cités et « désenclavent » la région... 19 000 travailleurs ont été embauchés dans la sidérurgie, de 1981 à 1983. Aujourd'hui, on éteint les hauts fourneaux et on licencie. De tels exemples, Jean-Pierre Gaudard en propose des centaines : oui, les voilà, les danseuses de la République, petits rats ou danseuses étoiles, levant haut la jambe sur le devant de la scène politique. Hélas, ce French cancan n'a rien de très réjouissant. Ces initiatives inopportunes, ces projets avortés, ces décisions prises en dépit du bon sens, qui en est à l'origine ? Quel est le responsable des abattoirs de la Villette, de l'échec de Concorde et du Plan Calcul (l'informatique « française ») ? Qui, demain, endossera les couacs de l'opéra Bastille ou les échardes des « fibres optiques ». Le gouvernement ? quel gouvernement ? L'administration ? quelle administration ? Les fonctionnaires ? quels fonctionnaires ? Personne. Qui paiera ?... Vous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La droite française est tellement intelligente qu'elle est la seule à pouvoir donner l'illusion du contraire. Elle espère ainsi perpétuer les succès qu'elle a connus, depuis que Guy Mollet l'a accusée d'être la plus bête du monde. Mais, à force de trop faire semblant, elle risque d'être prise à son propre jeu : les électeurs finiront, un jour, par oublier son intelligence réelle, pour ne plus retenir que sa sottise apparente. Ce qui s'est passé en 1981, peut se reproduire en 1988, et même au-delà. Si la droite a décidé de perdre l'élection présidentielle, elle doit, encore, commettre quelques bêtises, car il lui reste bien des chances de gagner. Mais, pour avoir, au contraire, la certitude de remporter cette élection, il lui faut, très vite, dissiper le malentendu qui la brouille avec une partie du pays : la prise de conscience, au sommet, des candidats et de leurs plus proches partisans, n'est pas encore suffisamment descendue à la base. C'est à l'intention de ceux qui n'ont toujours pas ouvert les yeux qu'est jeté ce pavé dans la mare, pendant qu'il en est encore temps...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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