FeniXX réédition numérique (Scandéditions-Éditions sociales)

  • Qu'est-ce que le Parti socialiste ? Quel rapport entretient-il avec la social-démocratie traditionnelle ? A-t-il vraiment un projet politique ? Qui sont ses adhérents, ses dirigeants - la HSS : Haute société socialiste ? À l'heure de la cohabitation, une grande enquête sur le PS, menée par un de ses observateurs les plus attentifs depuis la Libération. Nourrie de rencontres, d'épisodes qui, anecdotiques au départ, sont devenus des jalons de l'histoire politique récente, informée au plus près du vécu, cette enquête reportage est constamment enrichie par une analyse politique des plus fines.

  • Des « maîtres », des prêtres et des religieuses, des ouvriers, des instituteurs et des paysans ; des hommes et des femmes de toutes origines, de tous milieux sociaux, de tous partis... tels sont ceux que Michel Dion a rencontrés, ceux qu'il a écoutés parler de la politique, telle qu'ils la conçoivent, telle qu'ils la vivent. Avec eux nous découvrons la France profonde, celle qui reste la « fille aînée de l'Église ». À travers de larges extraits de leurs propos, qu'il explicite par ses propres analyses, Michel Dion nous aide à mieux percevoir le glissement à droite des mentalités. En faisant ressortir les racines profondes du refus de la politique d'un peuple hautement politisé, il nous montre les chemins qu'emprunte celui-ci pour construire de nouvelles façons de « faire de la politique ».

  • Le champ des connaissances s'élargit constamment ainsi que la part de l'activité intellectuelle dans le domaine de la production. Où se situe le cadre, l'ingénieur, le technicien dans ce mouvement général et contradictoire des mutations ? Comment s'intègre cette couche socioprofessionnelle des cadres en général dans l'entreprise ? Quels rapports - nouveaux ? - entretient-elle avec la classe ouvrière ? Va-t-elle s'insérer dans une démarche défensive par rapport à la crise ou s'engager dans un processus offensif de prise avec la réalité ? Le progrès lui-même met à l'ordre du jour la nécessité d'inverser la logique économique capitaliste : la conséquence de la mise en oeuvre des avancées scientifiques et techniques pose la nécessité du changement des critères de gestion. Comment cela se traduit-il pour les ingénieurs, cadres, techniciens et travailleurs scientifiques dans le concret de la vie politique et sociale, dans la vie de l'entreprise ?

  • À l'exception de quelques pamphlets, essais de circonstance et thèses intemporelles ou partielles, peu d'ouvrages proposent, comme celui-ci, une analyse globale et cursive de la droite, associant le regard sur la continuité historique aux enjeux d'aujourd'hui. Or cette analyse est d'autant plus indispensable qu'avec l'expérience d'un gouvernement socialiste homogène et le départ des communistes du gouvernement, c'est la signification du clivage droite-gauche qui se trouve remise en débat. Le développement de stratégies concurrentes au sein de la droite signifie-t-il pour autant l'existence de plusieurs droites ? Inversement, l'accord des divers partis de droite sur un même projet implique-t-il automatiquement un accord tactique ? Mais la droite, est-ce seulement des partis ? Son intervention sur les rapports sociaux passe-t-elle uniquement par le recours à l'État ? Comment, dans la profonde mutation politique en cours, évaluer le dispositif et les enjeux immédiats de sa bataille en vue des prochaines échéances de 1986 et 1988 ? Au moment où tous les observateurs politiques cherchent à saisir les stratégies possibles des formations de la droite, celles-ci affirmant tour à tour leur unité de courant et leurs différences, cet ouvrage propose une réflexion sur la droite considérée dans l'ensemble du système sociopolitique où elle s'est construite, impliquant à la fois le jeu des institutions, de l'économie et des individus, toutes réalités enchâssées désormais dans la crise.

  • Projet de guerre des étoiles, terrorisme, faim, misère, apartheid... la souffrance et les conflits ensanglantent le monde. La Terre est mise à mal. Et pourtant elle tourne ! Apocalypse nucléaire ou paix et coopération internationale ? Aggravation des inégalités ou mobilisation des ressources naturelles et humaines, de la révolution technologique, pour satisfaire les besoins de chacun ? Régression de l'humanité ou avancées vers une civilisation nouvelle avec l'épanouissement des libertés de tous ? Ce livre s'adresse à tous ceux qui, à l'approche de l'an 2000, ressentent combien leur avenir personnel est intimement lié au devenir de la planète tout entière. Il répond à ceux qui s'interrogent sur ce que fait la France et sur ce qu'elle pourrait faire pour que l'humanité avance irréversiblement dans le bon sens.

  • 1964 : François Mitterrand dénonce comme un coup d'État permanent l'incroyable « domaine réservé » dont dispose le président dans les institutions de la Ve République. Il y voit le complément obligé de la domination de la haute finance. 1986 : François Mitterrand préside depuis cinq ans, et il n'y a plus de « domaine réservé » : les pouvoirs de l'Élysée n'ont pratiquement plus de limites ! C'est le complément obligé d'une domination sans partage de la haute finance sur toute la vie du pays et des gens. Le coup d'État continue... Les auteurs de ce livre décrivent le fonctionnement concret de cette monarchie élective, son lien organique avec le pouvoir patronal dans les entreprises, et son objectif essentiel : restructurer les comportements en vue d'une « bipolarisation » de la vie politique excluant le courant révolutionnaire. En s'appuyant sur les pratiques sociales les plus neuves, ils montrent qu'agir pour démocratiser toute la vie sociale et agir pour sortir de la crise, ne peuvent qu'aller du même pas. Les auteurs sont philosophes de formation. Jean-Paul Jouary est rédacteur en chef de l'hebdomadaire Révolution, et membre du Comité central du Parti communiste français. Arnaud Spire est journaliste à l'Humanité.

  • Le 14 juillet 1986, le journal télévisé d'Yves Mourousi déclenche une tempête dans un verre d'eau. Le chef de l'État, qui s'entretient avec l'animateur de TF1 dans les jardins de l'Élysée pour la traditionnelle réception de la Fête nationale, révèle qu'il ne signera pas l'ordonnance sur la privatisation des sociétés nationales. Le petit monde politique parisien panique. Presse, radios, télévisions prennent le relais. Serait-ce la crise ? Pas vraiment ! De part et d'autre, l'éclat terminé, on se calme. La guerre en dentelles a ses limites que l'on se garde bien de franchir. Mais que recouvrent ces manoeuvres ? La mise en place d'un système politique d'alternance basé sur de vagues notions de gauche et de droite effaçant toute référence de classe, toute mise en cause du système capitaliste. Pour cela, une condition s'impose : l'élimination politique du Parti communiste français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Après l'Économie à bras-le-corps, véritable « best-seller », Philippe Herzog va plus loin. Il propose une réflexion inédite sur la crise du monde capitaliste et sur les enjeux du développement. Il présente des propositions pour construire des rapports de coopération d'intérêt mutuel entre la France et les autres peuples, en Europe et dans le monde. Les Français sont confrontés à des enjeux historiques. La France s'enfonce : le livre en révèle les causes. La France peut se ressaisir : tout le livre est un plaidoyer fondé sur une foule d'informations, d'expériences et de propositions pour changer la politique économique et sociale, les gestions des entreprises, la place de la France dans le monde, afin de vaincre le chômage et de répondre aux aspirations d'aujourd'hui. Les Français peuvent se ressaisir : par leurs luttes, leur solidarité, leur engagement avec les communistes, ils peuvent construire une société plus libre, plus juste, solidaire et autogestionnaire. Ce livre a une grande portée politique, théorique et pratique. Il confronte ses hypothèses théoriques marxistes aux faits et aux thèses d'autres économistes. Il dépasse l'économie et s'engage sur les problèmes de société et de valeurs, dans la perspective d'une nouvelle Révolution française. Philippe Herzog, né en 1940, polytechnicien, ancien administrateur à l'INSEE, est professeur à l'université Paris-X Nanterre et membre du Conseil économique et social. Membre du Bureau politique du PCF, il dirige la section économique et le secteur régions du Comité central.

  • Un monde en plein bouleversement, de grands espoirs de changement, quelques avancées notables... mais aussi que de désillusions, de régressions, d'incertitudes ! Guerre civile à nos portes, pillage du « tiers monde », convulsions à l'Est, multiplication des « foyers de tension »... on n'en finirait pas d'énumérer les drames qui secouent notre monde en cette fin de millénaire. Mais cette situation est-elle inéluctable ? Et d'abord, comment apprécier ces transformations en cours ? Comment s'attaquer aux problèmes posés ? Faut-il en passer par le « nouvel ordre mondial » et le leadership américain, par le droit d'ingérence, fût-il « humanitaire » ? Les peuples doivent-ils laisser les grands enjeux internationaux à la seule responsabilité des gouvernements, des experts, des institutions ? Où en sont les forces progressistes en Europe et dans le monde ? Comment travailler à de nouvelles perspectives ? Entre le responsable communiste, qui déclare « le monde n'est pas beau, mais ce qui est beau, c'est le combat pour le changer », et la journaliste qui refuse « d'oublier l'homme, la femme, l'enfant qu'on nous cache derrière telle ou telle décision politique ou économique », le courant passe bien... L'échange, qui réunit ici Francis Wurtz et Aline Pailler, est riche, vif, sans complaisance - étayé dans une seconde partie par des textes de l'auteur portant sur de grands enjeux internationaux qui ont jalonné la dernière période. Il se veut avant tout invitation au dialogue et au combat pour changer le monde.

  • L a signature à Washington, en décembre 1987, du premier accord de désarmement nucléaire entre Américains et Soviétiques a ouvert des perspectives nouvelles. L'abolition des armes nucléaires, la réduction des forces armées et des budgets militaires, l'établissement d'un système de sécurité fondé sur le désarmement et les coopérations sont perçus comme des objectifs accessibles. L'existence des blocs militaires, la présence de troupes et de bases étrangères sont de plus en plus contestées, avec les bouleversements en cours en Europe. Atteindre ces objectifs est non seulement possible, mais indispensable pour répondre aux défis posés à l'humanité en cette fin de siècle. Mais, comme l'a montré « la bataille des euromissiles », l'intervention des opinions publiques est décisive pour avancer. Car simultanément aux progrès envisageables, des préparatifs sont en cours pour une nouvelle escalade. En modernisant sa force de frappe, en poursuivant les essais nucléaires dans le Pacifique, en augmentant les crédits militaires, en poussant à la constitution d'un pilier européen de l'OTAN - intégrant une grande Allemagne unifiée -, la France s'inscrit à contre-courant des espoirs des peuples et de l'intérêt national. À quels nouveaux défis sommes-nous confrontés ? Comment faire grandir le rassemblement capable d'imposer l'alternative pacifiste ? C'est à ce débat qu'appelle l'ouvrage de Daniel Cirera, secrétaire national du Mouvement de la Paix.

  • Penser les révolutions... En cette fin du vingtième siècle, l'invitation semble se heurter à une contradiction insurmontable. En effet, tant que la transformation de la société n'est pas accomplie, les idées de ceux qui dominent règnent en maîtresses sur les peuples. Pour que le mouvement populaire s'émancipe de l'ordre ancien, il faudrait paradoxalement que la société ait déjà été transformée par la révolution. Mais cette explosion libératrice n'est possible que si la très grande majorité du peuple en a fait d'abord sa propre affaire. Ce cercle concerne aussi bien les grandes transformations révolutionnaires passées et à venir du monde capitaliste que les efforts de ceux qui veulent aujourd'hui inscrire l'évolution des sociétés socialistes dans le mouvement général de la libération humaine. Ainsi en va-t-il de la « révolution dans la révolution » en Union soviétique, ou de l'exigence démocratique née du socialisme chinois, dramatiquement contenue par la répression de 1989. Les révolutions n'en sont pas pour autant impensables. D'autant plus que dans la pratique, elles se font. Jean-Paul Jouary et Arnaud Spire tracent ici la ligne de front qui clive la référence au marxisme à l'aube du troisième millénaire. L'opposition entre ceux qui utilisent ce label pour conserver l'état de choses existant, et ceux qui veulent aller de l'avant, a atteint un point de non-retour. L'objet de ce livre est précisément de repenser la philosophie marxiste dans les cadres que cette pensée qui ne cesse de devenir monde engendre. Ce faisant, les auteurs ont conscience de réfléchir et de participer à la grande rupture stratégique qui se dessine sur la planète. Une rupture avec les traditions politiques plusieurs fois millénaires de l'utopie et du réalisme et de leur corrélat commun, la délégation de pouvoir.

  • « Ils » sont partout, du Conseil constitutionnel au Conseil d'État, des directions d'administration centrale aux ambassades, des sinécures aux présidences du secteur public... « Ils », c'est-à-dire les apparatchiks de l'État-PS, les obligés du pouvoir mitterrandien. C'est donc sur l'accaparement de l'appareil de l'État qu'enquête le livre de Gérard Streiff. Il tente de mettre au jour les réseaux d'influence qui corsètent la société française. Il nous promène dans la République des copains, des courtisans et des nouveaux godillots. En complément, un abécédaire de plus de trois cents noms de hauts dignitaires de l'État-PS, complété pour chacun d'une brève biographie permettra au lecteur de mieux se persuader du « noyautage » de la société. Sulfureux !

  • Comment cette tradition qu'est devenue la fête de l'Humanité s'est-elle instituée? Comment évolue-t-elle? Un ouvrage de réflexion, simplement écrit, avec une illustration abondante.

  • Georges Cogniot est mort le 19 mars 1978. Il nous laisse ce condensé de 55 ans de vie militante. Georges Cogniot, rédacteur en chef de « l'Humanité », représentant du Parti communiste français au Bureau d'information des Partis communistes, proche collaborateur de Maurice Thorez, député, sénateur... Ce tome II nous mène de la fin de la guerre contre le fascisme jusqu'au Programme commun. Georges Cogniot ne fait pas que raconter : comme sa vie prend parti, son livre prend parti. Cette vie intense s'exprime tout entière dans l'honnêteté, la constance, dans la sensibilité courageuse de ce livre. Georges Cogniot est devenu un personnage historique. Sa vie est aussi celle de son parti, mais, comme pour chaque communiste, elle ne s'identifie pas avec lui. Chaque militant communiste a vécu cette histoire différemment ; à l'heure de parler du passé, chaque militant communiste parle différemment de cette histoire et de sa façon à lui d'y avoir agi. Nous avons été aux prises avec « un monde grand et tourmenté », comme le dit Georges Cogniot, et puisqu'aussi il ajoute que « les jeunes n'ont ni à nous vénérer, ni à nous excuser, nous leur demandons de nous comprendre », le temps est venu qu'ils tentent de le faire. Les jeunes générations n'oublieront pas Georges Cogniot, elles n'oublieront pas le combat des premiers communistes. On n'oubliera pas la France transformée par leur action, la France sauvée par leurs efforts, parce que ce sont eux aussi qui ont fait la France de demain, la France du socialisme et de la liberté. Extraits de la préface de Raymond Guyot.

  • Ces chroniques du jour et de la nuit, écrites dans l'Humanité, sous le feu de l'actualité, éclairent les moments politiques essentiels des vingt dernières années en France et dans le monde.

  • C e livre découvre un homme d'une sensibilité et d'une volonté peu communes. Prenant place dans un combat électoral de la plus haute importance, A coeur ouvert est un jalon pour faire lever l'espoir. À travers la bataille qu'il mène, André Lajoinie veut rassembler pour une vaste contre-offensive populaire afin de mettre en échec les entreprises de déclin national, de refuser l'enfoncement dans la crise. Rassembler pour agir pour la justice, la liberté, la paix... Son livre est une vaste réflexion pour aider à comprendre qu'il faut faire autrement et comment on peut faire autrement. Avec Roland Passevant, journaliste, écrivain, ancien grand reporter à TF1, André Lajoinie aborde de front tous les aspects de la vie politique et sociale. Sa passion communicative, son attention soutenue à tous les problèmes de société font de lui un battant au service de son idéal. Certains accepteront de faire un bout de chemin avec un dirigeant communiste courageux, homme courtois et de parole ; d'autres se laisseront convaincre de s'engager à ses côtés.

  • L e bicentenaire officiel de la Révolution française a bien du mal à prendre son souffle. « La Révolution est morte » se rassurent les uns. « La Révolution, c'est le mal absolu » proclament les autres. À travers un voyage passionnant avec ses personnages clés, une réflexion historique et politique sur l'événement d'autrefois et les enjeux de maintenant.

empty