Flammarion (réédition numérique FeniXX)

  • Hélène Miard-Delacroix, maître de conférences à la Sorbonne, et Alfred Grosser, spécialiste reconnu de l'Allemagne, nous montrent, à travers un parcours historique, l'évolution des traditions démocratiques de ce pays. Ils insistent sur la nécessité, pour nous, de connaître et comprendre l'Allemagne, voisine à la fois si différente et pourtant si semblable.

  • Un tour d'horizon des différentes institutions de l'Etat : de la défense de la cité (armées, frontières, etc...) jusqu'à son administration, en passant par le rôle de l'impôt, et l'importance de la séparation des pouvoirs.

  • Instruire la jeunesse selon la liberté civique, informer l'opinion pour affronter collectivement l'histoire et situer la nation au niveau de l'humanité, c'est-à-dire au-dessus de n'importe quelle raison d'État ; tels étaient les devoirs dictés par la civilisation quand le progrès des lumières promit de substituer la justice universelle aux particularismes monarchiques de droit divin. Depuis, la république française connut la puissance et la gloire pour autant qu'elle put être fidèle aux principes dont elle naquit. Mais ce génie ne se soutint pas toujours... Après La France bourgeoise, Les Bourgeois conquérants, Les Français et la République..., l'auteur de La Logique de l'Histoire analyse la France du général de Gaulle selon les méthodes propres à réévaluer le développement des sciences en fonction des mutations sociales.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En Espagne, les communistes ont reconnu la royautés. La nouvelle constitution, l'une des plus démocratiques, été adoptée à une majorité écrasante. Après la guerre civile et le franquisme, cet état d'esprit s'est incarné en Marcelino Camacho, figure de légende. Né dans une famille de cheminots, il s'est battu avec les Républicains. Après la victoire des franquistes, il a été condamné à deux ans de prison puis à deux ans et demi de travaux forcés avant de s'évader en Algérie. Il est devenu le symbole des Commissions Ouvrières ; les célèbres « C.C.O.O. » ; syndicat profondément démocratique, maintenant reconnu par la loi. Aujourd'hui député, Camacho raconte comment des hommes peuvent apprendre à s'unir et à vaincre la peur, comment ils peuvent devenir des millions à agir côte à côte, comment ils ont fait reculer le fascisme et appris à construire la démocratie. Ces Mémoires relatent le combat de Camacho, son courage, ses années de prison après son retour en Espagne. Ils décrivent également un parti communiste ouvert sur l'avenir qui n'hésite pas à affronter avec une vision nouvelle les grands problèmes de notre époque. Sur le mot d'ordre de « réconciliation nationale » dont Camacho s'est fait l'artisan, l'Espagne opère sa transition vers la démocratie malgré les attentats de l'E.T.A., le parti séparatiste basque. Serge Ravanel, qui fut l'un des plus prestigieux dirigeante de la Résistance, Compagnon de la Libération, a travaillé avec Camacho à ce livre. Lui aussi croit que notre pays ne saura trouver une issue à ses problèmes qu'à condition qu'une vaste majorité apprenne à « travailler ensemble » pour le transformer et l'adapter aux exigences de l'époque. Le terme de « consensus » apparaît souvent dans ce livre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Huit millions de Français sont fonctionnaires ou agents publics, actifs ou retraités. Pour Odon Vallet, ancien élève de l'ENA et docteur en droit, la fonction publique, administrative ou enseignante, est un remarquable outil au service de la population. Mais c'est aussi un puissant enjeu de pouvoir, au moment où les impératifs de l'Europe et de la décentralisation, poussent à la réforme du service public.

  • Après des siècles de vaines tentatives d'éradication de la mendicité et du vagabondage, une conscience sociale s'est aujourd'hui développée, transformant les regards portés sur la pauvreté Mais selon Julien Damon, responsable de la mission solidarité à la SNCF, les actions des pouvoirs publics, oscillant entre la répression et l'assistance, continuent à se renvoyer les populations et les responsabilités, sans qu'émerge encore la capacité de traiter collectivement les problèmes posés localement.

  • Les sondages ont fait la preuve de leur efficacité, dans l'univers du marketing comme dans la prévision électorale, et connaissent un succès grandissant. Pour Jean de Legge, responsable d'un institut d'études, les sondages politiques ne doivent pas être conçus comme de simples outils de gestion de l'opinion et de communication, mais comme un moyen d'être à l'écoute des attentes sociales.

  • Régime représentatif, quasi aristocratique au XIXe siècle, la démocratie s'est faite ensuite séductrice avec l'État-providence. Aujourd'hui, les valeurs traditionnelles qui la fondent, telles la nation et la souveraineté populaire, tendent à s'effacer. Dans ce contexte de mondialisation, il convient, selon le politologue Guy Hermet, d'ouvrir un débat qui ne soit pas laissé aux seuls professionnels de l'élection. L'enjeu en est aussi bien celui du devenir des vieilles démocraties occidentales, que des démocraties en construction.

  • Le pacifisme, idéal noble entre tous, possède la propriété diabolique de rendre la gauche aveugle aux vrais dangers qui menacent les démocraties. Les socialistes français en font la triste expérience pendant les années 30. Les uns s'imaginent qu'ils empêcheront la guerre en s'alliant à Staline : ils constatent leur erreur lors de la signature du pacte germano-soviétique. D'autres se rapprochent de Hitler : ils vont jusqu'à croire que le chef de l'Allemagne nazie est un socialiste épris de paix. Entre ces deux fractions, l'affrontement sera féroce. Il aboutit à la résistance ou à la collaboration. Pour la première fois, un reportage historique raconte et analyse l'évolution du débat, qui divisa l'intelligentsia dans la Ligue des droits de l'homme, ainsi que les militants de la SFIO et de la CGT. Pour la première fois aussi, on suit, dans leurs hésitations et leurs contradictions, leur grandeur et leurs dérives, des personnages qu'un regard rétrospectif a figés : Victor Basch ou Léon Blum, Alain ou Simone Weil. Hitler ou Staline ? Un livre de référence sur une période aujourd'hui oubliée.

  • Qui sont les flics français ? Des matraqueurs sanguinaires, ou des assistantes sociales disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Des cow-boys irresponsables, ou des techniciens hors-pair, réclamés aux quatre coins du monde ? Et s'ils étaient tout cela à la fois, et mille autres choses encore... Flic, une des professions les plus surprenantes et, paradoxalement, une des plus méconnues. Chacun se fait son idée des flics, à partir des deux ou trois policiers qu'il est amené à rencontrer dans des circonstances plus ou moins agréables. Mais la police, derrière son apparente unité, est une incroyable mosaïque de quelque 120 000 fonctionnaires, avec lesquels les Français ont un rapport curieux de fascination ou de haine ; dans les deux cas, pas toujours pour de bonnes raisons. Alain Léauthier et Frédéric Ploquin se sont immergés pendant de longs mois dans l'univers policier. Ces flics, ils les ont regardés travailler, les ont écoutés jusqu'au bout, ont vécu avec eux une intimité que le grand public, la plupart du temps, ignore. Ils ont également consulté rapports, expertises et documents internes. Sans complaisance et sans oeillères, ils livrent le premier portrait d'ensemble de 120 000 inconnus.

  • Il rêvait de devenir couturier, journaliste ou cinéaste. Le destin en a fait le maître-artisan de l'Europe unie. Syndicaliste, pédagogue, ingénieur social, il a toujours oeuvré à contre-courant des jeux politiciens. Le voici devenu le socialiste le plus populaire de France. Son tort, ou sa chance, est d'avoir toujours eu raison dix ans trop tôt. Le voilà promu sauveur potentiel de la gauche à la prochaine élection présidentielle. Il ne refusera pas d'assumer cette responsabilité si ses amis le lui demandent après l'avoir longtemps boudé. Voici le portrait, l'itinéraire, les confidences d'un homme politique pas tout à fait comme les autres. Mais d'un homme pas très facile à décrypter.

  • Personne, il y a trois mois, n'aurait osé y croire : Chirac Président ! Qu'on se rappelle cet étrange début d'année 1995 : au faîte des sondages, Édouard Balladur, Premier ministre-candidat, planait sereinement sur une campagne présidentielle qu'on disait jouée d'avance ; Lionel Jospin, contesté dans son propre camp, arrachait l'investiture d'un PS peu enthousiaste, cependant que Jacques Chirac comptait ses fidèles sur ses dix doigts... Intrigues, retournements de vestes, dénouement : que s'est-il vraiment passé ? La journaliste Michèle Cotta retrace pour nous les grandes heures de cette campagne à rebondissements : de la solitude du chef du RPR, aux premières déchirures d'une amitié de trente ans, de l'ascension du Premier ministre, à la défection de Jacques Delors, de la mise hors-jeu de Balladur, à son ralliement forcé. Surtout, elle nous dévoile les secrets d'une victoire que personne n'attendait. Comment Jacques Chirac est-il parvenu à sortir de son long purgatoire ? Comment a-t-il dépassé la mauvaise surprise du premier tour ? Comment, en somme, a-t-il su rassembler les suffrages d'un électorat fluide, bien que majoritairement à droite ? Le parcours obstiné d'un homme en quête du pouvoir.

  • L'élection de Jacques Chirac n'a pas seulement démenti les prévisions. Elle s'est faite contre les prévisions. Il a arraché sa victoire aux vents contraires qui avaient désemparé son vaisseau, déjà en 1988, et qui ont paru avoir raison de lui en 1993. D'avoir ainsi déjoué les plans les mieux établis, fait vaciller les certitudes les mieux étayées et, finalement, forcé le cours des choses, suscite l'étonnement, mais aussi le soupçon. Son élection est-elle un accident de l'Histoire ? Ou bien révèle-t-elle une réalité méconnue, masquée jusqu'alors par les idées reçues, les analyses courantes, l'image du pays, telle que l'avaient dessinée les dernières années du mitterrandisme ? Une autre France, qui aspirerait à une autre politique ? La France qui avait élu François Mitterrand en 1981, était identifiable : c'était celle de la gauche, portée par une longue histoire et écartée du pouvoir depuis vingt-trois ans, sinon depuis les lendemains de la Libération. La France qui a porté Jacques Chirac à l'Élysée, est énigmatique. Autant et plus que le conservatisme, il a courtisé, durant sa campagne, l'esprit de révolte contre la fracture sociale et contre l'immobilisme. Il n'y a pas une France de Jacques Chirac, mais deux : celle qui subit cette fracture sociale, et celle qui en redoute les conséquences. L'une souffre, l'autre craint de devoir payer le prix de cette souffrance. Le pari qu'il a fait de les réunir sous l'antique chapiteau du gaullisme, inspire le scepticisme, voire la méfiance. Que peut-on attendre de lui et de la majorité qui, le 7 mai, lui a donné le pouvoir si longuement et si obstinément recherché ?

  • Un cadavre identifié grâce à des détails infimes ; un assassin capturé à cause de taches de sang effacées, dont il restait des traces microscopiques... Aujourd'hui, de nombreuses enquêtes sont résolues par des hommes qui ressemblent plus à des scientifiques de laboratoire, qu'à des Maigret fumant la pipe. Entre les discours alarmistes qui montrent la police restée à l'ère préhistorique, et ceux, trop idylliques, qui la présentent en pleine science-fiction, il existe une vérité que Frédéric Charpier analyse dans le détail. Loin des clichés type Inspecteur la Bavure ou flic super-héros, les policiers actuels sont en pleine mutation. Mais qui dit mutation, dit aussi contrastes, retards, querelles, cabales. Guide averti, à partir d'entretiens et de documents internes étonnants, l'auteur a pris son ticket d'entrée au pays des nouveaux flics. Essentiellement ceux de la PTS, la police technique et scientifique, phare de cette rénovation. Une modernisation racontée par le menu, voulue et entamée par un ministre de l'Intérieur socialiste : Pierre Joxe. Mais pour quelles raisons obscures tant de ministres successifs avaient-ils laissé un tel retard s'accumuler ? Au fil de cette enquête d'investigation, écrite sans parti pris ni complaisance, l'auteur rappelle l'épopée de Bertillon, et les manoeuvres du tristement célèbre Bousquet ; revient sur l'affaire Khaled Kelkal, montrant l'action de la police scientifique dans le démantèlement du réseau terroriste ; décortique le rôle majeur de Jacques Genthial, ainsi que l'incroyable entreprise de déstabilisation orchestrée contre le patron de la police judiciaire, Claude Cancès. Il apporte aussi, sur l'explosion de l'avion de la TWA, pulvérisé au large de Long Island en juillet 1996, des pièces inédites.

  • Longtemps territoire de transition entre ville et campagne, les banlieues représentent aujourd'hui un espace diversifié, souvent mal connu. Pour Hervé Vieillard-Baron, chercheur en géographie sociale et urbaine, les banlieues sont souvent un sujet d'opinion, un prétexte pour parler de la crise, plutôt qu'un objet scientifique. Avant de les traiter, il importe de dénoncer les confusions qui se développent à leur sujet.

  • À travers ce témoignage, je raconte l'histoire tragique et exemplaire de mon frère Karim. Tragique, car sa vie s'apparente à une lutte pour retrouver sa dignité d'homme et sa liberté. Exemplaire, car elle montre les errements auxquels beaucoup de jeunes du tiers monde se voient confrontés. Comme bien d'autres, il fut le soldat et la victime d'un gigantesque réseau, dont le but est la déstabilisation des États et le diktat imposé à tous d'un dogme unique : c'est l'intégrisme terroriste musulman. Ce réseau international, basé en Iran, se nomme El Rissali. Manipulation, propagande, financement d'organisations mafieuses, meurtres, telles sont les armes des chefs qui l'animent. Par leur action despotique, ils salissent l'ensemble de la communauté musulmane, et représentent un grave danger pour le monde. Je rends ici hommage au courage de Karim, qui a décidé, au péril de sa vie, de me transmettre sa confession, et de raconter les exactions de ce réseau dont il fut l'un des membres. Il est temps de dénoncer ces meurtriers, et d'engager une politique commune pour éradiquer le mal à sa racine. La lutte contre eux repose sur une prise de conscience des populations musulmanes pacifistes. Où les femmes ont un rôle primordial à jouer. Frères, croyants, athées, réveillez-vous et unissez-vous ! Oui à la paix entre les peuples, que tous les chefs d'État se souviennent de la parole de l'Imam Ali : « Respecte l'être humain, car s'il n'est pas ton frère dans la religion, il est ton frère dans l'humanité.»

  • La science politique semble éprouver une difficulté particulière à s'ériger en science comme les autres : les politiciens et les citoyens s'en passent volontiers. Les connaissances qu'elle apporte seraient-elles trop dérangeantes ? Béatrice Bonfils-Mabilon et Bruno Étienne, politologues, analysent les raisons qui expliquent le statut marginal de la science politique au sein des sciences sociales.

  • Mai 68... mai 98... Trente ans d'engagement politique. Gérard Filoche a combattu Occident. Aujourd'hui, il lutte contre le Front national et les ultra-libéraux. Communiste, puis trotskiste, socialiste enfin, militant syndical aussi, il mobilise, il piétine, il tempête. Il raconte ces années-là. Il a été mêlé à tous les débats de sa génération, à ses grands moments, à ses tâtonnements, à ses erreurs. Mai 68, une répétition générale ? Non. Mai, un mouvement étudiant ? Non. Mai n'enfante pas un nouveau parti, ni une nouvelle force de gauche, ni une nouvelle Internationale. Pourtant, Mai c'est l'oeuvre d'une classe sociale en mouvement, avec 9 millions de grévistes. Mai n'est pas une ultime grève du XIXe siècle, c'est la grève prémonitoire du XXIe siècle. C'est pourquoi, Mai continue à tarauder en profondeur notre société. Histoire sans fin. Des mai, entre 68 et 98, il y en a eu d'autres, spontanés, réalistes, pas moins déstabilisateurs : contre la loi Debré en 1973, contre la loi Devaquet en 1986. Il y a eu les grèves du Joint français, de Lip, de la SNCF et de la RATP, de la métallurgie, d'Air France et des routiers, les printemps de SOS-Racisme, la manif pour l'école publique en janvier 94, la jeunesse contre les CIP en mars 94, les millions de manifestants et de grévistes de novembre-décembre 95. C'est cette force permanente du mouvement social, qui a, en 81 et 97, battu la droite, et qui interpelle aujourd'hui la gauche plurielle pour qu'elle aille plus loin. Gérard Filoche s'interroge encore : comment faire revivre le socialisme, idée neuve ? Comment construire, tous ensemble, une République sociale ?

  • Le service public occupe, en France, une place essentielle dans les références juridiques, économiques et politiques, dans les mentalités et l'imaginaire social. Mais le processus de libéralisation en cours menace de le destructurer. Pierre Bauby, spécialiste des services publics, explore la voie d'une véritable refondation du service public, dans le cadre européen, et dans une perspective de démocratisation et de restauration du lien social.

  • Un panorama détaillé des différents mécanismes du budget de l'Etat, de la sécurité sociale et des finances locales. L'auteur insiste sur la nécessité de nombreuses réformes.

  • Aborde l'historique du terrorisme, le terrorisme comme arme des pauvres, la typologie des terrorismes (communautaire, séparatiste, révolutionnaire, etc.), les querelles autour de la définition du terrorisme et les enjeux qu'elles révèlent, les rapports du terrorisme et de la violence collective.

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