• "L´Anarchie, sa philosophie, son idéal" est un superbe texte de Kropotkine. En moins de quarante pages, Kropotkine nous dépeint une histoire de l´humanité vue et revue à travers les prismes des mécanismes d´exploitation qui permirent aux élites d´affaiblir, de contrôler et de manipuler les masses afin qu´ils exaucent leurs désirs de puissance et de possession. Alors, le prince russe jette les bases d´une philosophie, qui fait plus que tout expliquer : il redonne l´espoir. Aux Editions de Londres, nous allons même jusqu´à prétendre que l´Internet a redonné à l´Anarchie une nouvelle jeunesse.

  • "La Loi et l´Autorité" de Kropotkine est un texte politique écrit en 1892. C´est une nouvelle tentative du prince anarchiste pour renverser l´ordre établi. Cette fois-ci, il démonte l´histoire de la société à travers l´étude de la Loi qu´il identifie au mécanisme de justification et de perpétuation de l´exploitation des plus « sans scrupules » sur les plus innocents. Il faut le télécharger et le lire pour comprendre le monde contemporain et désapprendre tout ce que l´on nous a appris.

  • Dans les quatre textes que nous regroupons ici (L'État, son rôle historique, L'Organisation de la vindicte appelée Justice, La Loi et l'Autorité et Les Droits politiques), Pierre Kropotkine entreprend une critique sans appel de l'État et de ses institutions. Dissipant l'illusion selon laquelle les hommes auraient librement consenti à s'en remettre à un pouvoir supérieur, seul moyen pour eux de se préserver d'une inévitable guerre de tous contre tous, l'auteur dénonce la structure étatique comme une organisation sociale fondée dans son essence même sur la domination. Substituant au principe fédératif de la libre initiative et de la libre entente, qui a prévalu pendant des siècles, le principe de la soumission à l'autorité, l'État centralise aux mains d'une minorité richesses et pouvoirs. Dès lors, la loi et les institutions qui la protègent - police, tribunaux, prisons -, prétendant garantir le droit des individus et les protéger de leurs semblables, se révèlent n'être que les instruments par lesquels le pouvoir conserve ses privilèges et maintient son autorité. L'égalité sociale, en ce sens, et l'émancipation des classes dominées ne sauront passer par l'appareil étatique, quelles que soient la forme de son gouvernement et l'idéologie au pouvoir. Ce n'est au contraire qu'en se libérant de l'État, en démantelant cette centralisation hiérarchisée et en renouant avec l'esprit communaliste et libertaire d'auto-organisation et de libre fédération que les hommes parviendront à réaliser une révolution sociale authentique.

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