• Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

     

  • L'isolement des parents, la réduction de la famille élargie, les confrontations culturelles, la nouvelle place des soignants dans l'intimité des parents, induisent, imposent, des manières plus collectives de soin auprès du bébé et de sa famille.

    Le bébé est trop souvent envisagé au regard des seules relations avec sa mère. Sans nier cet aspect, cet ouvrage aborde le bébé dans sa famille et l'influence des évolutions sociétales qui pèsent sur ses parents et leur « nouvelle solitude ». L'originalité de cet ouvrage consiste ainsi à montrer comment une telle évolution s'accompagne d'une créativité sans précédent dans l'invention de nouveaux dispositifs de soin au quotidien chez lui, à la crèche, en centre parental, en PMI, à l'hôpital, etc.

  • Les vieux ne se réduisent pas à la catégorie dans laquelle la société et les pouvoirs publics les rangent. Depuis les années 1960, ils sont l'objet d'un jeu incessant de nouvelles appellations - 3e  et 4e âges, personnes âgées dépendantes, Alzheimer, seniors - et désormais les voilà fragiles et vulnérables. Les conséquences sont redoutables : assignés à un espace social contraint et normatif, nous les amputons ainsi d'une identité propre, de leur histoire singulière et de l'expression de leurs besoins pour finalement constituer une population d'assistés, fragiles et vulnérables. Les auteurs, membres du réseau de consultants en gérontologie (ARCG), dénoncent cette vision réductrice, porte ouverte sur des formes variées de discrimination et un appauvrissement des espaces professionnels en gérontologie.

  • Il devient urgent de repenser la place de la maternité dans la vie des femmes et dans le fonctionnement de la société.

    Aujourd'hui, les femmes disposent de tous les droits civils et politiques, elles peuvent exercer les mêmes activités que les hommes. Pour autant, elles ne renoncent pas à avoir des enfants, même si elles ont désormais le choix : la plupart veulent être à la fois mères et « actives ». Cette revendication s'inscrit dans un nouveau système de représentations : chacune veut s'épanouir dans sa vie publique comme dans sa vie privée. Or la maternité pèse sur les femmes bien plus que la paternité ne pèse sur les hommes, dans la vie quotidienne, et aussi dans les mentalités. S'ouvre un combat féministe d'un nouvel âge où l'amour maternel peut faire bouger les lignes.

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage.

    Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • La sensibilité du soignant : valeur ajoutée du soin en réanimation ? La philosophie comme outil pour aborder la dimension éthique de la réalité des soins.

    L'auteur fait discuter la réalité du soin avec les pensées philosophiques, parfois avec audace ou ambition, mais surtout sans prétention. L'objectif est de rendre visible ce qui se vit dans l'ombre, de montrer et comprendre la rugosité mais aussi et surtout la richesse du soin. En réanimation, parce que la technique occupe une large place, cette part du soin qui n'offre aucune visibilité, doit être valorisée. En tant que cadre infirmier, l'auteur s'y engage aux côtés de son équipe, et s'attarde sur les petites choses au plus près des réalités du soin.

  • Un délicieux matin d'automne de l'année 1967, la mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert à l'hôpital où travaille Rosalie Lambert soulève des questions épineuses. Pour l'infirmière d'expérience au passé professionnel sans tache, passionnée et avide de liberté, c'est l'occasion de replonger plus d'un quart de siècle en arrière.

    Elle retourne alors à l'époque où, infirmière dans un dispensaire fraichement implanté dans un coin en défrichement de l'Abitibi, elle avait fait la connaissance du religieux, alors que le clergé catholique régnait en maître absolu sur la Belle Province. Or, tout bascule pour Rosalie, alors qu'elle soupçonne que bien caché sous le manteau du silence, le curé Aubert aurait commis des actes allant à l'encontre de son devoir. Et malgré le fait que Rosalie ait rencontré celui qui allait devenir le plus grand amour de sa vie, le jeune Marc-Olivier, elle s'enfuit jusqu'en Europe, où la Seconde Guerre mondiale fait rage.

    De retour au Québec bien des années plus tard, toutes les pièces de sa vie se déchirent et reviennent la hanter, dans le tourbillon des événements survenus à l'hôpital, où se mêlent le présent et le passé qu'elle a désespérément tenté de fuir. Saura-t-elle convaincre les jurés que seul un jeu cruel du destin a réuni à nouveau l'infirmière et le curé Aubert et qu'elle n'est aucunement coupable du monstrueux crime dont on l'accuse?

  • Le genre pourrait-il représenter un outil précieux de compréhension des expériences du cancer ? C'est l'hypothèse de cet ouvrage qui, dans un esprit interdisciplinaire, prend appui sur des travaux internationaux pour explorer les liens que les masculinités et les féminités entretiennent avec le cancer, à travers des axes thématiques parfois inédits, à l'image de l'éthique en oncologie ou encore de la place de minorités de sexe dans la lutte contre le cancer.

    Les hommes et les femmes n'expérimentent pas le même rapport au corps malade et par conséquent le même rapport à la santé, à la médecine, au soin. Les rapports sociaux de genre et les enjeux identitaires soulevés par le cancer sont ici interrogés aux niveaux individuel et collectif, à l'aune de la trajectoire de la maladie et des relations de soin.

    Révélant la prégnance de la sexualisation des corps malades, les recherches présentées montrent que le genre, conçu comme un élément structurant les expériences humaines, et a fortiori des expériences cancéreuses, demeure le facteur explicatif le plus central des inégalités sociales de santé observées sur le terrain.

  • Cet ouvrage explore et défriche le terrain délicat des violences évitables de façon à la fois concrète et théorique avec l'espoir que professionnels et chercheurs s'en saisissent.

    Les patients, leur entourage et les soignants sont souvent victimes de violences inhérentes à l'administration du soin, à son déroulé, au soin sans consentement, à la formation des futurs soignants, mais aussi à ce qui relève du tout-économique, du tout-évaluation dans le modèle hospitalier contemporain où se déploient des normes et des contraintes qu'il importe d'interroger. Cet ensemble de textes vise à identifier la part évitable de ces violences. Il dit aussi ce qui relève de l'impensable dans des lettres adressées par des patients ou des proches aux soignants, et aux institutions.

  • La proximité psychique entre patients et soignants est-elle devenue indésirable dans la technologie psychiatrique ? Ce livre montre qu'elle est un élément essentiel du soin. Il développe une réflexion à plusieurs voix sur ce qui la rend possible, supportable et féconde.

    Le terme de « clinique » met le malade au centre de l'activité soignante, et suppose donc la recherche d'une proximité avec lui. Pour le somaticien, proximité avec l'intimité corporelle du patient, pour les soignants psy, proximité avec son intimité psychique. Aujourd'hui la technologie psychiatrique cherche à en faire l'économie. Elle n'est nécessaire ni pour une prescription médicamenteuse, ni pour la mise en œuvre d'un programme comportementaliste. Lorsque la relation soignante en psychiatrie est amputée de cette dimension clinique, que devient-elle sinon une rencontre opératoire dont la seule finalité est la normalisation du sujet par l'extinction de ses déviances sociales ou symptomatiques ?

  • Un papillon sur un roseau
    «La psychiatrie est un métier difficile. La vie, la folie et la mort s'y côtoient sans cesse. La douleur impalpable, invisible, la souffrance, indicible parfois. Ce texte est un condensé du quotidien des services de soin, il porte en lui le coeur du métier de soignant en psychiatrie, la force de cette relation unique entre un patient malade psychiatrique et son soignant, la force d'un détail, d'un geste anodin pour l'un, gravé à jamais dans le coeur de l'autre, qui peut faire basculer la relation, le soin, la maladie. Il met l'accent sur l'autonomie, le caractère actif du rôle de soignant et son effet thérapeutique direct s'il est travaillé et pensé. C'est un texte résolument optimiste qui rend au soignant la force et la beauté de son métier.»
    Extraits de la préface du docteur Anne-Hélène Moncany, psychiatre, praticien hospitalier
    L'auteur, dans une première partie, part du vécu du patient, nous le fait partager, ressentir... à travers l'histoire singulière et romancée d'un patient fictif mais si réel. Il nous fait rentrer dans la vie d'un service de psychiatrie.
    Une deuxième partie précise l'accompagnement au quotidien puis une troisième partie la posture de l'accompagnant. Elles éclairent les pratiques de terrain, permettent une prise de recul, mettent à jour des questionnements-clés pour renforcer une pratique individuelle, une démarche d'équipe. Elles soulignent l'importance de la nature et de la qualité du lien à établir avec le patient en privilégiant un choix de soin humaniste.

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • L'art d'accueillir de jeunes enfants en collectivité ne va pas de soi. Or la qualité du lien enfant-professionnel est, pour le tout-petit, la condition indispensable de son bien-être et du bon développement de sa personnalité. Comment associer soin et relation ? Quelle est la nature de la relation maternante, mais non maternelle, à construire par les professionnels qui prennent soin au quotidien des tout-petits en l'absence de leurs parents ?

    Chaque institution la nuance, la colore en fonction de son propre projet pédagogique mais elle a un triple fondement : les compétences des professionnels, le soutien dont ils disposent et l'organisation de l'institution. Faire des soins corporels et des repas des moments privilégiés où cette relation peut se construire et se fortifier est une des propositions de l'approche piklérienne qui dessine une véritable pédagogie du premier âge.

    Les auteures, qui ont toutes travaillé avec Emmi Pikler, à la pouponnière de la rue Lóczy à Budapest en tant que soignante, pédagogue, pédiatre, psychologue, transmettent chacune à leur manière les conceptions piklériennes dans leur complexité et leur subtilité.

     

    RECUEIL D'ARTICLES DE L'INSTITUT PIKLER

    1. Du soin et du relationnel entre professionnel et enfant

    2. Autonomie et activités du bébé

    3. Observer le jeune enfant en lieu d'accueil

    4. L'accompagnement lóczien en pouponnière

     

  • Lucette au maintien à domicile est le récit d'une auxiliaire familiale et sociale qui a oeuvré 38 ans en CLSC. Il constitue la phase exploratoire d'un projet plus large visant à faire connaître et reconnaître la pratique en soutien à domicile (SAD) dans le secteur de la santé. Pourquoi Lucette a-t-elle choisi de faire ce métier ? Comment perçoit-elle son travail et son apport au maintien à domicile de personnes en situation d'incapacité ? Pourquoi considère-t-elle qu'elle exerce « le plus beau métier du monde » ? Ce livre, écrit en collaboration avec deux personnages (Autonome S'démène, une femme qui a pris soin de son conjoint et Ange-Aimé Va-De-Bon-Coeur, une intervenante), donne la parole à Lucette, mais aussi à des acteurs en SAD qui ont analysé son récit. Comment ces derniers perçoivent-ils la trajectoire professionnelle de Lucette ? Son parcours est-il exemplaire ? Quel regard portent-ils sur son humanisme de « combat » ? Partagent-ils son analyse du système de santé ? De ce questionnement ressortent des « données parlantes », qui expriment à la fois les vertus et les maux de la pratique en SAD. Souvent dérangeantes, ces données parlantes portent toutefois l'espoir que le pendule du temps ramène les consciences à l'échelle de l'être humain. Comme l'humain ne semble plus avoir sa place dans le système de santé, cet espoir est-il vain ? L'espoir sera permis si émerge une prise de conscience collective pour défendre les valeurs humaines et de solidarité en vue d'apporter, notamment, un changement de philosophie dans la gestion des services publics. Un tel changement pourrait d'autant plus être notable s'il repose sur le savoir expérientiel disponible et, par conséquent, s'il soutient l'adoption des meilleures pratiques en regard de la qualité des services en SAD. L'enjeu est que l'intelligence relationnelle soit au coeur de la pratique et permette la rencontre des humanitudes. Sans ce principe d'intérêt humain dans la relation de soins, il est difficile d'envisager la réussite du projet de société pour lequel nous sommes tous conviés, à savoir : vivre chez soi, dans sa communauté, le plus longtemps possible.

  • Comment aider les alcooliques à changer, c'est-à-dire à substituer un mode de vie épanouissant et utile à un comportement auto et hétéro-agressif ? En agissant sur les représentations que le sujet a de la molécule, du vin, de la bouteille, de lui-même et de l'environnement.

    Le but de l'ouvrage est de modifier les images, stéréotypes et préjugés dans la problématique alcoolique. Les soignants et les aidants du champ alcoologique sont les mieux à même de faire évoluer les représentations qui enferment les malades de l'alcool dans leur déni, leurs illusions et leur souffrance. Analyses et témoignages dégagent des pistes pour établir une relation d'aide et créer une alliance thérapeutique.

  • La prise en charge d'adolescents psychotiques ou borderline nécessite l'aménagement d'un cadre thérapeutique et d'une politique de soins susceptibles de contenir les effets d'une pathologie mentale, essentiellement caractérisée par l'attaque des liens. Face à cela, le travail en institution associe étroitement la prise en charge psychiatrique et psychothérapique à l'accompagnement quotidien des patients par l'équipe soignante. Cette réflexion sur le quotidien a été menée dans un groupe de travail hebdomadaire par l'équipe de l'hôpital de jour de l'Institut Mutualiste Mont souris. Travail de soignants désireux non seulement de prendre de la distance avec leur pratique, de confronter la réalité de celle-ci avec les objectifs et la théorie censés l'animer, mais aussi, d'échanger par ce moyen avec d'autres soignants. Seul un travail d'équipe, du type de celui exposé ici peut assurer dans la durée cette disponibilité à la relation, cette capacité à trouver du plaisir dans le travail et cette vigilance à le rendre tolérable. Le rôle individuel de chacun des soignants prend tout son sens, inscrit dans une préoccupation commune. Ce rôle implique un authentique engagement personnel pour l'institution. De ce fait, il ne saurait y avoir de modèle. L'objectif de ce livre est avant tout de transmettre un témoignage.

  • Les hôpitaux psychiatriques recèlent un fonds de malades réputés incurables, qu'on renonce à soigner et qu'on cherche à cacher. Tant qu'il en sera ainsi, disent dans leur préface les Drs René Diatkine et René Angelergues, l'hôpital psychiatrique restera un lieu d'exclusion. Un groupe de soignants de l'Eau Vive, près de Paris, a relevé le défi en créant une unité spécialisée qui a pris en charge une quinzaine de ces arriérés profonds adultes. Ce livre est le récit qu'ils font de la reconquête patiente de ces êtres abandonnés. Ils ne cachent pas les secousses affectives, les traumatismes que leur infligent ces malades exceptionnels dont la demande est harassante et dont le comportement ébranle le plus profond d'eux-mêmes. Mais ils s'accrochent, et, à force d'attention, d'invention, de réflexion, quelque chose va bouger. En chacun ils ont cherché la personne et petit à petit elle se manifeste. L'un apprend à manger tout seul ; un autre commence à parler ; un autre criera pour la première fois « Maman ! » en voyant sa mère... C'est le début d'une victoire. On mesurera ce qu'il fallut de patience et de générosité pour en arriver là en lisant ce récit bouleversant d'une première tentative pour reconquérir le fragment le plus abîmé de l'humanité.

  • Le Calme après  la tempête Nouv.

    Le Calme après la tempête

    Lou Amalya

    Lou est responsable en ressources humaines et travaille en milieu hospitalier depuis plusieurs années.
    Investie, ambitieuse, engagée et passionnée par son poste, elle se réalise dans son travail mais souhaite encore progresser.
    En 2015, elle reprend une formation de master en ressources humaines dans le but d'améliorer la gestion des ressources humaines de son établissement. Elle mènera de front son rôle de maman, d'épouse, son poste de RRH et sa vie d'étudiante.
    Soucieuse de faire changer les choses dans son établissement, elle consacre son année de master à l'étude de la souffrance des soignants.
    Mais en mars 2017, en sortant d'une réunion, elle s'écroule littéralement et sa vie bascule : rien ne sera plus jamais comme avant.
    Lou vous raconte son épuisement professionnel au coeur du milieu hospitalier, son combat de responsable RH, sa descente, sa convalescence et sa reconstruction.
    Un témoignage poignant pour alerter, sensibiliser et donner de l'espoir aux personnes victimes d'épuisement professionnel.

  • À partir de plusieurs histoires cliniques issues de leur pratique quotidienne, les auteurs, neurologues, tentent d'éclairer, dans sa complexité, le « symptôme somatomorphe » : symptôme qui, prenant la forme d'un symptôme du corps, n'est pourtant pas associé à une lésion pouvant en rendre compte. Formation de l'inconscient, au même titre que le rêve ou le lapsus, le symptôme somatomorphe motiverait jusqu'à un tiers des demandes adressées au médecin, habituellement mal préparé à y répondre. Vérifier qu'il ne s'agit pas d'une pathologie organique constitue sa principale intervention.
    Tout en tenant compte des avancées récentes des neurosciences, les auteurs restituent dans leur pertinence clinique des concepts mis au jour par Freud puis Lacan pour comprendre les éléments constitutifs de ce type de symptôme et le sens qu'il peut avoir. À partir de cet héritage, ils proposent au médecin de porter intérêt à l'histoire que lui raconte le sujet en se gardant bien d'interpréter à sa place. À l'horizon de cette position, la considération de la singularité absolue de chaque sujet apparaît comme un impératif éthique qui permet d'entendre la véritable demande adressée au soignant, et, par là, de soutenir un accompagnement thérapeutique.

  • Le théâtre de la mort s'est profondément modifié en cette fin de XXe siècle. Dans les années soixante-dix, la mort, de plus en plus médicalisée, a ouvert un débat passionné sur la puissance de la médecine, l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie... Aujourd'hui, le développement du concept d'accompagnement et de soins palliatifs ne manque pas de soulever de nouvelles questions : celle de la pertinence d'une législation du droit à la mort, celle du partage de l'information et de la vérité, celle de la souffrance et du respect de la dignité de la personne en fin de vie, celle de la responsabilité de la poursuite ou de l'arrêt des investigations et traitements, etc. En proposant une réflexion et des repères cliniques, philosophiques, juridiques, théologiques, les auteurs de cet ouvrage nous invitent à en débattre. Ils sont tous engagés dans la promotion d'une éthique clinique qui consiste, dans l'action, à se poser toujours trois questions : pourquoi faisons-nous cela ? Pour qui le faisons-nous ? En avons-nous le droit ?

  • Mourir vivant... paradoxe. Quand la mort s'annonce, proche et certaine, comment, jusqu'au bout, rester vivant ? Dans une société qui a évacué la mort de son horizon de réflexion, la question est radicale. Quel peut être le rôle des soignants et des proches du patient ? Que faire, que dire, pour le considérer non comme un déjà-mort mais comme un être de chair et de parole ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce livre. S'appuyant sur une longue expérience d'accompagnement de malades en fin de vie, les auteurs proposent un cheminement pour rencontrer celui ou celle qui va mourir. Cette expérience, toujours singulière, suppose de traverser nos angoisses de mort, de clarifier la place respective des soignants, de la famille, des amis, de distinguer les besoins affectifs, spirituels et religieux du patient. Éclairé par de nombreux récits d'accompagnement émouvants et lumineux, cet ouvrage invite chacun à replacer celui ou celle qui va mourir au centre. Pour accueillir une parole, un geste, comme le testament d'un être unique qui s'en va.

  • Le fait est aujourd'hui largement reconnu : la tâche des infirmières et de multiples autres professions sanitaires repose sur la qualité de la relation établie avec le malade. Cependant, ni la compétence professionnelle ni la volonté de bien faire, ne suffisent à reconnaître et à surmonter les obstacles qui, trop souvent, empêchent une communication compréhensive entre le soignant et le soigné. C'est aux conditions psychologiques et sociales de cette communication qu'un médecin consacre cet ouvrage entièrement orienté vers la pratique quotidienne. Spécialiste des sciences humaines et penseur largement connu par de nombreuses publications, Jacques Sarano a, cette fois-ci, choisi de s'exprimer en clinicien. Ainsi apparaissent les possibilités et finalités d'une relation thérapeutique enrichie par les apports de la psychologie moderne et le sens humain d'une médecine personnalisée.

  • Plus de trois personnes sur quatre meurent en dehors de leur domicile, en institution, parfois sans aide, sans famille. Devant ce changement de la société, comment les institutions, les équipes soignantes font-elles face ? Lorsque la mort approche, souvent le temps manque pour écouter, aider, accompagner jusqu'au bout. L'auteur, aide-soignant en gériatrie, constate qu'on est souvent désemparé devant la maladie, les souffrances, la mort, non seulement dans l'équipe soignante, mais aussi dans la famille, l'entourage. Il analyse les aspects historiques, philosophiques, sociaux, religieux de la maladie et de la mort. Il nous conduit sur le sentier de l'accompagnement, souvent tortueux, avec ses réalités et ses difficultés. Il fait des propositions adaptées pour mieux accompagner celui qui vit sa mort, pour arriver à un mourir plus humain et créer l'état d'esprit et la conscience d'équipe nécessaires. La réflexion progressive mort-mourir-mourant débouche sur la réalité de l'accompagnement, sur le vécu du mourant. André Crépet, n'est pas un « théoricien » du 3e âge ou du mourant. Ses fonctions dans une maison de retraite l'amènent à partager la souffrance, l'angoisse, la solitude, la mort. Sa description du « chemin du mourant » montre combien il sait s'associer chaque jour à la difficulté du vivre et du mourir. Cette recherche peut aider le soignant, l'équipe soignante, les familles, et aussi chacun de nous lorsque les derniers instants viendront, où nous aimerions être aidé, entouré, accompagné.

  • Cet ouvrage s'adresse aux malades et à tous ceux qui les accompagnent : les familles et les soignants. Marie-Sylvie Richard, médecin, et Annie-Moria Venetz, psychologue, traitent sans détour des problèmes d'éthique médicale et des questions existentielles que pose aux soignants et à la société la pratique des soins palliatifs. Tout au long de cette interview, le respect apparaît comme un droit inaliénable du malade jusqu'à sa mort. C'est aussi pour les soignants et les accompagnants une exigence suprême. Qu'il soit psychologue, soignant, assistant social ou aumônier, secrétaire ou bénévole, agent de service hospitalier, chacun a un rôle spécifique et complémentaire. Telle une cordée de montagne où chacun découvre pas à pas où poser le pied, l'équipe n'hésite pas à se remettre en cause pour apporter au patient un soulagement, une certaine autonomie, une capacité d'expression, et pour qu'il vive à sa manière et à son rythme jusqu'à ses derniers instants. Dans quelle mesure le médecin accepte-t-il de ne plus pouvoir guérir, de quitter la systématisation des soins pour réfléchir à leur pertinence avec le malade, et prendre le temps d'informer les proches ? Comment évaluer les résultats de cette attitude ? Il n'existe pas en effet d'outil de mesure pour apprécier la réussite ou l'échec de notre relation à l'autre. Face au développement international des soins palliatifs et à la nouveauté de certaines situations cliniques, n'est-ce pas l'heure pour le corps médical de reconnaître la démarche éthique des soins palliatifs et de s'en inspirer pour les politiques sanitaire et sociale ? Le débat sur la souffrance et la mort s'enrichirait d'autant.

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