• Comment comprendre ce qui se joue autour du berceau ? Comment évaluer les souffrances et les traiter pour que tous les partenaires (le bébé, ses parents et les intervenants) puissent déployer leurs compétences ?

    Ce livre est le fruit d'une longue pratique de soin auprès des bébés exposés physiquement et psychiquement à des défaillances parentales graves (carences intrafamiliales, parents psychotiques, etc.). À travers des histoires cliniques détaillées, les auteures nous font entrer dans cet univers relationnel perturbé, en prenant en compte non seulement la souffrance du bébé et de ses parents mais aussi celle des professionnels qui les accompagnent et qui sortent souvent meurtris de ces suivis.

    Synthétisant des thématiques théoriques et cliniques, il en propose une approche globale et intégrative et offre des repères ainsi que des outils d'observation et d'évaluation aisément utilisables pour intervenir dans ces situations de souffrance familiale qui fragilisent les professionnels par leur fort impact émotionnel.

    Distingué lors de sa première édition par le Prix scientifique de la Fondation pour l'enfance, il est considéré comme une référence tant clinique que pédagogique pour les acteurs de la petite enfance et de la protection de l'enfance, ainsi que pour les étudiants dans ces domaines.

  • Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée.

    Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.

  • "Alors que le bonheur de travailler - ou cette nécessité d'être impérativement heureux au travail - n'a jamais été autant proclamé, c'est le mal-être et la souffrance qui s'accroissent statistiquement dans la réalité des entreprises, mais aussi des services publics. Probablement parce que le bonheur prescrit n'est qu'une coquille vide masquant un délitement des conditions de travail et surtout de la définition même du travail.

    La perte de sens de son travail, l'invisibilité progressive de ce qui constitue le coeur de son métier reviennent comme des arguments forts dans quasiment toutes les études en sciences sociales sur les liens entre santé et travail."

  • Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée.

    Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.

  • Après le succès de Ces femmes qui pensent trop, Dr Susan Nolen publie un nouvel ouvrage, fruit de nombreuses années de recherches, sur la façon dont les femmes gèrent la pression accrue qu'elles subissent au quotidien.
    Concernées de plein fouet par la charge mentale, celles-ci sont nombreuses à souffrir en silence d'alcoolisme, de troubles du comportement alimentaire et de dépression chronique.
    Professeure de psychologie et chercheuse, Dr Susan Nolen nous explique comment la consommation excessive d'alcool et de nourriture, et la dépression, endommagent insidieusement la vie de ces femmes, que ce soit au niveau de leur santé, de leurs facultés mentales, de leurs relations professionnelles et personnelles. Leur équilibre est alors en danger et ce type d'addictions est le seul moyen pour elles de réguler leur humeur et de compenser leur souffrance.
    Après avoir décrypté les mécanismes en jeu dans ce type de dépendances, Dr Susan Nolen propose ensuite de nombreuses pistes et conseils pour s'en sortir. En commençant par prendre conscience de ses problèmes et en acceptant d'en parler, la parole se libère peu à peu.
    Il sera alors possible de prendre la juste distance avec son environnement et de se préserver face à la pression qui menace notre bien-être.
    Susan Nolen-Hoeksema était professeur de psychologie à l'Université de Yale. Elle fut récompensée à plusieurs reprises pour ses recherches sur la dépression, les humeurs, et les questions du genre, notamment par le comité professionnel des femmes en psychologie.
    Ses recherches ont été publiées de nombreuses fois : plus de 100 articles de recherches et une dizaine de livres, incluant des livres scolaires, des manuels, et trois livres grands publics portant sur la psychologie des femmes.
    C'est l'auteur du best-seller Ces femmes qui pensent trop et de Le pouvoir des femmes.

  • Suite aux attentats de 2015/2016, le gouvernement français conçoit dans l'urgence une réponse inédite pour détourner les jeunes du djihad. Un projet emblématique est alors au coeur de toutes les attentions : le centre de prévention et d'insertion à la citoyenneté (CPIC), vite et mal nommé « centre de déradicalisation ».

    Mais comment « déradicaliser » ? A quels professionnels confier ces jeunes ? Comment les accompagner ?

    L'ouvrage revient sur cette histoire méconnue, sur la base d'une enquête de terrain auprès des équipes du centre. Dans un style narratif axé sur les récits d'expérience, il plonge le lecteur en immersion dans le quotidien des professionnels, et tout particulièrement dans les aspects les plus ambigus et complexes de leur mission.

    Les auteurs proposent une lecture sociologique des désaccords et des conflits qui ont rendu impossibles la conception et la réalisation de ce travail de « déradicalisation ». Car derrière les murs et les grilles, se sont posés les termes d'un débat qui n'est pas clos, et qui constitue peut-être l'une des questions les plus centrales, les plus piégées et les plus mal posées de notre époque : qu'est-ce que la radicalité politico-religieuse et que peut-on faire pour la contrecarrer ?

  • Par delà le choc des émotions, les scandales qui affectent l'Église réclament une critique de fond sur leurs vraies causes : six théologiens majeurs rompent avec la langue de bois et posent ici les plus dérangeantes questions.
    L'omerta sur les abus sexuels dans l'Église est levée. Mais comment l'Église s'empare-t-elle de cette question ? Et quel peut être l'apport de théologiens accompagnant des personnes victime d'abus ? Ils sont cinq à identifier ici la responsabilité spécifique de la théologie et de ce qui doit évoluer en elle " au coeur de la crise ". Ils pointent du doigt les sujets sur lesquels l'Église doit se repositionner dans son enseignement afin de prévenir les dérives.
    Quand la foi est source de manipulations, quand le silence augmente la gravité des fautes, quand l'autorité d'un ministre ordonné par l'Église justifie les plus graves désordres, quand la formation des prêtres élude ces problèmes... Tout est passé en revue pour offrir une réponse courageuse.
    Un livre choc.

  • S'appuyant sur sa longue expérience clinique, Alain Braconnier présente le chemin qui l'a amené à comprendre qu'une grande majorité des adolescents rencontrés dans ses consultations ne présentent pas de troubles psychiatriques manifestes - en particulier des angoisses corporelles, des addictions ou des dépressions majeures - mais qu'ils vivent un état de menace dépressive. La menace dépressive constitue le noyau central entre le processus d'adolescence, marqué par les « adieux à l'enfance » rendant tous les adolescents « déprimables », et la véritable dépression que certains peuvent malheureusement vivre. Cette notion permet d'appréhender les enjeux psychiques sous-jacents. L'écoute et l'action thérapeutique s'en trouvent totalement modifiées en permettant de se dégager des comportements apparents au profit d'un travail sur les obstacles au changement que demande cette période de l'existence.

  • Faire comprendre à un enfant son développement pour mieux l'aider dans sa vie d'enfant et dans ses attentes pour demain. Expliquer aux enfants d'aujourd'hui que leur développement fait partie des missions préventives du pédopsychiatre contemporain, mais à condition d'utiliser un langage accessible. C'est l'objectif de ce petit livre qui s'adresse directement aux enfants. L'auteur leur parle des grandes questions qui les intéressent aujourd'hui. Les parents et les professionnels de l'enfance pourraient s'en saisir pour lire ensemble et discuter des situations de chacun à partir des problématiques générales.

  • La prise en charge des bébés évolue, ainsi que celle des parents. De nouveaux dispositifs de soins sont mis en place. Comment envisager leur pertinence ? Comment affiner le diagnostic du soin ? Quelles méthodes utiliser ? Comment aider les parents à aller consulter ?

    Pendant de nombreuses années l'idée même de souffrance des bébés n'était pas envisageable. De nos jours des soins psychiques sont très spécialement mis en place pour eux. Comment caractériser alors la spécificité de cette prise en charge ? Est-elle vraiment différente de celle d'un enfant plus grand ? Doit-on apprendre de nouvelles techniques pour les soigner ?

    Cet ouvrage, issu du travail du groupe Waimh-France fait le point sur ces avancées, suscite des confrontations entre praticiens et chercheurs et explicite les problèmes que posent les soins parents-bébé.

  • Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques : les concepts-clefs ; sur quoi porte l'intervention ; comment le problème est-il défini ; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie ; les outils utilisés ; la position de l'intervenant ou du thérapeute.

    Muriel Meynckens-Fourez est psychiatre ; Marie-Cécile Henriquet-Duhamel, est psychologue (Centre Chapelle-aux-Champs, Bruxelles).

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • Michel Lemay nous livre ici un témoignage exceptionnel. Il présente sur un mode personnel et engagé les principales approches thérapeutiques susceptibles d'aider des enfants et des adolescents en difficultés psychiques à atténuer leurs souffrances et à retrouver des forces pour créer.

    Comme dans les deux volumes précédents de cette trilogie, où il transmet ses expériences basées sur plus de cinquante ans de travail en pédopsychiatrie et en éducation spécialisée, en France puis au Canada, l'auteur montre, avec de nombreux exemples cliniques, la nécessité d'avoir une vision globale, intégrative, historique et critique des principales approches thérapeutiques. Il le fait avec clarté et rigueur, tout en exprimant ses inquiétudes et ses désaccords par rapport aux tendances actuelles à rechercher des résultats immédiats par des thérapies centrées sur le symptôme, souvent discontinues et basées sur des positions trop réductionnistes et simplistes.

    Le lecteur ne trouvera pas là des réponses toutes faites. Il est invité à penser par lui-même en réfléchissant à sa propre histoire professionnelle.

    Ce volume, qui peut être lu séparément, fait partie de la trilogie Forces et souffrances psychiques de l'enfant :
    Tome 1 : Le développement infantile
    Tome 2 : Les aléas du développement infantile
    Tome 3 : Approches thérapeutiques : espoirs et inquiétudes

  • Les solutions concrètes pour vivre avec la douleur
    Ce n'est pas parce qu'on a mal que l'on doit nécessairement souffrir
    La prise en charge de la douleur est un enjeu majeur de la médecine contemporaine. Qu'elle soit ponctuelle ou chronique, elle n'est pas une fatalité. Pour le Dr Gaétan Brouillard, il convient avant tout d'entendre ce qu'elle a à nous dire pour lui donner du sens. Il propose donc une nouvelle approche de la souffrance, qui ne se focalise plus seulement sur la maladie, mais prend en compte la personne dans sa globalité et son unicité.
    Dans cet ouvrage, après s'être interrogé sur les différentes formes que prend la douleur, le docteur présente des solutions simples et indispensables à mettre en place pour soulager la souffrance tant physique que psychique :
    - Les règles de nutrition fondamentales pour une bonne santé qui passe aussi par l'assiette.
    - Les différentes médecines douces complémentaires.
    - Des techniques efficaces (cohérence cardiaque, visualisation, méditation...) pour retrouver le moral malgré la maladie.
    - De la tête aux pieds, un guide pratique qui récapitule les solutions naturelles et thérapeutiques adaptées à chaque pathologie.
    Le Dr Brouillard nous parle de la médecine de demain, globale et intégrative, où le style de vie et l'environnement sont au coeur de la santé.

  • Fidèle à  sa vision globale et intégrative, au carrefour des cultures française et nord-américaine,  Michel Lemay s'attache non seulement à décrire les manifestations psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent  mais à les repenser dans une perspective de dynamisme psychique où sont prises en compte tant les forces que les difficultés du sujet.

    Bien qu'étant la suite logique du premier tome paru en mars 2014, ce volume s'intéressant aux aléas du développement infantile peut se lire séparément. Avec sa longue expérience et son ouverture d'esprit, Michel Lemay aborde les perturbations psychiques de l'enfance sans s'enfermer dans des classifications ou des partis pris théoriques ou idéologiques. Son objectif est pragmatique : offrir aux praticiens de la santé mentale des repères pour proposer des démarches thérapeutiques qui tiennent réellement compte des forces et des limites d'un sujet présentant à un moment donné de son évolution des manifestations qualifiées de symptômes, voire de syndromes dont les étiologies sont si difficiles à cerner.

  • La parole oubliée

    Karima Lazali

    Cet ouvrage explore les différentes modalités d'un nouage, entre corps, parole et inconscient, dans la cure analytique mais aussi dans le champ social.

    Une même question insiste tout au long de l'ouvrage : comment et surtout à quelles conditions opère une cure analytique ? En d'autres termes, qu'est-ce que parler pour la psychanalyse (et en psychanalyse) et par quels tours et détours dans le trajet du parlant se produit la transmission du savoir inconscient vers le réel du corps ? Et, partant de là, comment penser le potentiel politique de la parole et ses effets au un par un et dans le lieu social ? Pour y répondre, l'auteur visite l'envers de ce décor, à savoir les lieux de panne de la parole qui ouvrent à différentes formes de ravages, meurtres et autres destructions à l'échelle du psychisme singulier et du collectif.

  • Ce livre se veut pratique, utile et éthique par le profond respect pour la vie subjective dont il témoigne. Grâce à une description fidèle et vivante de situations concrètes, il développe une réflexion qui permet à la fois de mieux comprendre ce qui arrive lorsqu'un corps est diminué, et d'élaborer, chacun depuis sa place (soignants, patients, proches) des réponses adaptées.

    écrit dans un style vivant et limpide, cet ouvrage est d'abord un livre clinique. En faisant place à la parole des patients, de leurs proches et aussi à celle des soignants, l'auteure a pu montrer qu'une atteinte corporelle ne peut aller sans répercussions psychiques. Celles-ci vont bien au-delà de l'angoisse : les équilibres de vie sont déstabilisés, ce qui induit un retour sur soi et mène vers des changements dans les façons d'être. Le livre montre comment le psychanalyste peut aider, dans le respect de chacun, à faire face à ces bouleversements et à restaurer une dynamique psychique.

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Comment dire le mal-être au travail ? Que faire des émotions ressenties au travail, celles qu'on ne peut pas exprimer parce qu'on se révèlerait « trop sensible », ou pas suffisamment « performant » ni « professionnel » ? Comment dire la peur, celle qui est jugée « irrationnelle » ? Considérés comme des « ressources humaines », les travailleurs n'arrivent plus à donner du sens à ce qu'ils vivent.

    Nourri d'une recherche socio-anthropologique, cet ouvrage présente une analyse du langage utilisé dans le management en articulant les registres de la pensée, de l'éprouvé et de l'action. Avec des illustrations saisissantes et des références théoriques diversifiées, l'auteur analyse les dévastations qu'occasionne le management moderne en toute tranquillité, en toute impunité :celui-ci ne provoque pas seulement du mal-être au travail. Par l'utilisation de sa novlangue, il participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symboliques, au formatage des émotions, à l'écrasement des intelligences individuelles et collectives.

    Agnès Vandevelde-Rougale ne se contente pas de démonter le processus d'intériorisation du discours dominant, elle souligne le potentiel de résistance de l'individu et les voies qui s'offrent à lui pour se dégager de ces entraves langagières et faire face à la violence plus ou moins ordinaire à l'oeuvre dans les organisations.

  • Une lecture psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin à travers la question de la temporalité psychique.

    à partir de la temporalité psychique, pensée dans sa dimension anthropologique, l'auteur ouvre une perspective de compréhension inédite de problématiques psychologiques contemporaines comme la dépendance psychique, le rapport aux limites et à la loi, les conduites oppositionnelles, les troubles de la parentalité, le rapport aux savoirs et la transmission, etc. De nombreux exemples cliniques viennent illustrer l'analyse psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin dans le contexte de ce nouveau malaise dans la civilisation.

  • L'instant de dire (érès, 1997) est devenue une référence majeure pour tous les psys et médecins qui dans le cadre de leurs pratiques, au sein d'une médecine technoscientifique, accordent une place à la parole des patients pour élaborer avec eux le sens et la fonction psychique de leurs symptômes.

    A partir du cadre d'une consultation spécialisée de médecine, l'auteur traite des discours de souffrance et de la question des plaintes dites somatiques. Elle montre comment une brève rencontre peut être pour le patient ce moment propice pour une construction mythique individuelle qui rend possible son efficacité thérapeutique. L'instant de dire, dispositif de travail psychanalytique, crée au sein d'une médecine de plus en plus technique cette rupture et cette ouverture dans l'enchaînement des soins et des examens complémentaires.

    Praticien hospitalier à l'Hôpital Nord de Marseille et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, Marie-José Del Volgo conduit parallèlement à son activité médicale des recherches et des pratiques cliniques dans le champ de la psychopathologie et de la psychanalyse. Après avoir soutenu une thèse de neurosciences en 1988, puis de psychopathologie en 1995 et une habilitation à diriger des recherches en 2000 à l'Université de Paris 7, elle dirige depuis 2001 des recherches et des thèses à l'interface de la médecine et de la psychanalyse.

  • Cet ouvrage explore et défriche le terrain délicat des violences évitables de façon à la fois concrète et théorique avec l'espoir que professionnels et chercheurs s'en saisissent.

    Les patients, leur entourage et les soignants sont souvent victimes de violences inhérentes à l'administration du soin, à son déroulé, au soin sans consentement, à la formation des futurs soignants, mais aussi à ce qui relève du tout-économique, du tout-évaluation dans le modèle hospitalier contemporain où se déploient des normes et des contraintes qu'il importe d'interroger. Cet ensemble de textes vise à identifier la part évitable de ces violences. Il dit aussi ce qui relève de l'impensable dans des lettres adressées par des patients ou des proches aux soignants, et aux institutions.

  • Le discours des sciences humaines décrit, errant parmi les foules normalisées, un homme voué à la solitude, régime contemporain des subjectivités. Mais il n'éclaire en rien le statut, la fonction et la signification de cette solitude. N'est-il pas plus pertinent de parler des solitudes ?

    L'idée d'une solitude contemporaine est problématique du point de vue de la psychanalyse, car elle ne peut être cernée sans la référer à l'Autre. Ce nouage permet de penser des formes possibles de la solitude.

    De la solitude originelle de l'enfant à celle de l'esclave, où la violence subie a produit des effets ravageants toujours actuels, en passant par la solitude radicale de la folie et enfin par la solitude réelle où le sujet est poussé aux limites du langage, la solitude contemporaine plurielle reste corrélative de l'implication du sujet dans le politique et l'histoire, qui scandent sa présence au monde. Des auteurs français et antillais font entendre les différentes variations de leurs voix.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Auprès de ceux qu'elle accueille et accompagne tous les jours dans le cadre de sa consultation, Nicole Landry-Dattée a appris que les enfants font preuve de réelles capacités à penser les questions existentielles. Ils nous donnent de grandes leçons de vie et d'amour. Cet ouvrage relate une expérience pionnière acquise au sein du groupe de soutien aux enfants de parents atteints de cancer. A l'écoute de ce qu'ils expriment, l'auteur tente de répondre aux questionnements des adultes : pourquoi ? quand ? comment parler aux enfants de ce qui arrive à leurs parents malades ?

     « Ce livre d'expérience et de réflexion prend la dimension d'un témoignage philosophique. Il nous permet de puiser dans ces échanges avec les enfants la capacité d'assumer autrement nos responsabilités humaines et sociales  auprès et au service de la personne malade ainsi que de ses proches. Pour celles et ceux qui sont confrontés personnellement au cancer ou à d'autres maladies graves, ce document constituera également une source d'inspiration, un savoir, un mode d'accompagnement et peut-être de réconfort, dotés de la valeur d'un acte de vie. » Emmanuel Hirsch

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