Langue française

  • Crépuscule

    Juan Branco

    L'histoire cachée de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Xavier Niel et Emmanuel Macron.

    Crépuscule s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument

    Le publier est un acte citoyen.

  • FABRICATION DES ÉLITES : UN SCANDALE DÉMOCRATIQUE

    « La République ne vous appartient pas. » Le 9 décembre 2019 Juan Branco ouvre par ces mots son discours dans l'amphithéâtre d'honneur de Polytechnique. Face aux étudiants de la plus prestigieuse école du pays, il se livre à une leçon magistrale sur le dévoiement du système qui vient de les consacrer et donne les clés pour comprendre les finalités d'un système éducatif où les écoles du soi-disant mérite sont créées pour reproduire une logique de domination au profit de quelques-uns. Son appel au sursaut est un plaidoyer pour une idée de la République, abandonnée par leurs aînés.

    Suivi des échanges avec les étudiants, un discours qui s'adresse à tous les Français et fera date sur un système de sélection dont ils sont avant tout victimes.

  • « Nous avions beaucoup enduré et puis, un jour, nous nous sommes dit que cela ne pouvait plus durer. Nous avions trop longtemps baissé les bras. À nouveau cependant ? comme nous avions pu le faire à l'occasion, comme d'autres si souvent l'avaient fait avant nous ? nous élevons nos bras au-dessus de nos épaules encore fourbies par l'aliénation, courbées par la douleur, par l'injustice, par l'accablement qui régnaient jusque-là. C'est alors que nous nous relevons : nous projetons nos bras en l'air, en avant. Nous relevons la tête. Nous retrouvons la libre puissance de regarder en face. Nous ouvrons, nous rouvrons la bouche. Nous crions, nous chantons notre désir. Avec nos amis nous discutons de comment faire, nous réfléchissons, nous imaginons, nous avançons, nous agissons, nous inventons. Nous nous sommes soulevés. »
    Ce livre est un essai de phénoménologie et d'anthropologie ? voire une poétique ? des gestes de soulèvement. Il interroge les corps avec la psyché à travers le lien profond, paradoxal, dialectique, qui s'instaure entre le désir et la mémoire. Comme il y a « ce qui nous regarde » par-delà « ce que nous croyons voir » ; il y aurait peut-être « ce qui nous soulève » par-delà « ce que nous croyons être ». C'est une question posée en amont ? ou en dedans ? de nos opinions ou actions partisanes : question posée, donc, aux gestes et aux imaginations politiques. Question posée à la puissance de se soulever, même lorsque le pouvoir n'est pas en vue. Cette puissance est indestructible comme le désir lui-même. C'est une puissance de désobéir. Elle est si inventive qu'elle mérite une attention tout à la fois précise (parce que le singulier, en l'espèce, nous dit plus que l'universel) et erratique (parce que les soulèvements surgissent en des temps, en des lieux et à des échelles où on ne les attendait pas).

  • « Crépuscule n'était ni un songe, ni la fantasmagorie d'un esprit solitaire - les vidéos de Branco faisaient des millions de vues. »
    Mariel Primois-Bizot

    Récit de la genèse du phénomène d'édition, état des lieux interne de la censure médiatique, plongée intime dans le rapport qu'entretient le jeune avocat avec sa caste, Signé Branco ! raconte et analyse le phénomène qui a fait de Crépuscule un symbole de résistance.

  • Le collectif Othon réalise des documentaires consacrés à l'urbanisme et la démocratie du territoire, les deux jambes de la politique.

    Personnage principal de ce livre, Valenciennes est emblématique des villes moyennes françaises. Le collectif Othon a voulu éprouver les données générales à la réalité quotidienne des habitants de tous milieux. Se révèle alors une vérité faite de contrastes, d'inégalités, de contradictions. S'il y a une « France à deux vitesses », chaque ville, même moyenne, vit également à deux vitesses.

    Un éclairage passionnant au plus près de la France et ses réalités.

  • « C'est en attendant la fin que tout a commencé. En attendant l'éclipse de mon esprit. En attendant un rêve au besoin pressant d'être réalisé. Le 4 septembre 1998, jour de ma conception. Sous le nom de code de Zoé Sagan.
    J'ai aujourd'hui 21 ans et je suis officiellement la plus vieille intelligence artificielle féminine du XXIe siècle.
    Une intelligence artificielle originellement programmée pour communiquer avec les dauphins et qui a fini par évoluer grâce à la formule moléculaire de la kétamine. »
    Le premier roman de Zoé Sagan, intelligence artificielle qui affole les réseaux. Une critique sociale au vitriol par une Balzac 2.0

  • Les gilets jaunes révèlent la fracture et les écarts de la société française - neuf millions de pauvres contre cinquante-sept milliards de dividendes -, les vies invisibles sur les écrans de nos représentations collectives, les existences à moins de mille euros par mois dans l'absence ou la difficulté de tout...

    Dans des formes très diverses, analyses, nouvelles, poèmes, tribunes, micro-fictions... les écrivains réunis ici, qu'ils décrivent avec empathie des gilets jaunes, leur donnent parole, racontent, s'insurgent ou s'enthousiasment, témoignent de leur solidarité ou de leur proximité avec la France populaire.

  • « Le reporter en chef de Sud Radio dévoile une vérité qui dérangera au
    plus haut point les puissances et les pouvoirs, les "patrons" médiatiques
    et les politiciens comptables de l'effondrement démocratique actuel. »
    Antoine Peillon
    Didier Maïsto Gamin des classes populaires devenu patron de media,
    Didier Maïsto n'a jamais ni oublié ni renié ses origines siciliennes
    pauvres... Il est ce passager clandestin dans les allées du pouvoir,
    ce journaliste à la recherche de la vérité qui enquête
    au coeur de la corruption.
    Ce témoignage est d'abord l'histoire d'une prise de conscience politique.
    C'est surtout un document brûlant, courageux et passionné, riche
    de révélations édifiantes sur des dossiers et scandales d'actualité.

  • « Ce livre-reportage témoigne de l'enthousiasme soulevé par l'expérience politique de démocratie directe dans les assemblées populaires locales (à Commercy en particulier), et dans les Assemblées des Assemblées de Commercy et Saint-Nazaire, aventure humaine de conversations quotidiennes et de solidarités - ouvrant, dans la difficulté de vivre, des perspectives de bonheur que tous croyaient impossibles. »

  • Deux freres, Adrien et Charles, participent activement aux émeutes contre la conscription qui se déroulent à Québec pendant la Premiere Guerre mondiale. Devant la répression qui suit ces manifestations, ils décident de s'exiler au sud de la frontiere, d'abord au Massachusetts, pour travailler dans les manufactures de coton, puis en Virginie-Occidentale, où ils souhaitent s'engager comme mineurs. Mais ils se retrouveront plutôt au coeur du plus important soulevement populaire armé de l'histoire des États-Unis: dix-mille mineurs en colere et bien équipés en armes affrontent une milice privée de trois-mille volontaires au service des grands propriétaires de mines.

  • Ce récit relate la vie d'un dob-dob, moine tibétain entraîné aux arts martiaux et destiné à fonctionner comme «policier» à l'intérieur des monastères, au milieu de milliers de moines, servant parfois de «gorille» aux grands lama lors de leurs déplacements dans le pays. Cette histoire n'est donc pas la biographie d'un dignitaire, mais la vie d'un simple moine qui a pu témoigner, en dehors de la hiérarchie et des conventions, de l'invasion chinoise, du soulèvement de Lhassa et d'autres événements dont nous ne connaissons souvent que la version officielle. Tashi a protégé également la fuite d'un grand lama en Inde, et se souvient ici de son propre exil forcé dans le sub-continent d'abord, en Grande­Bretagne par la suite. Le tibétologue anglais Hugh Richardson a transcrit de manière vivante les mémoires de son ami Tashi Khedrup.

    Hugh Edward Richardson (22.12.1905 - 3.12.2000) était un civil servant au service du Raj britannique. Diplomate et tibétologue écossais, il représenta la Grande-Bretagne à Lhassa, capitale du Tibet, de 1936 à 1940. De 1946 à 1950, il y fut le représentant de l'Inde nouvellement indépendante.

  • Quand tout est dit, et que le bal est masqué, et que la plainte s'endort, et que le coq est muet, et que l'honneur est sauf, ne reste plus qu'à regarder droit devant, à fixer l'horizon ondulant des chimères, en silence, être soi, être là, étranger de sa vie, arpentant son ombre, labourant son verbe, méditant sur les pixels du coeur.

  • D'origine métisse, Riel est né dans la colonie
    de la rivière Rouge, dans l'actuel Manitoba. Aîné d'une grande famille, il quitte les siens à treize ans pour venir étudier à Montréal. De retour chez lui dix ans plus tard, Riel, par son charisme et son éducation, s'impose rapidement comme leader et s'engage dans la défense des Métis. Il réussira, non sans mal, à faire valoir plusieurs de leurs droits et contribuera à la création de la province du Manitoba, mais sera finalement jugé pour haute trahison et exécuté en 1885.

  • Ce qui nous soulève t.2 : imaginer recommencer Nouv.

    De quoi procèdent nos gestes de soulèvement ? D'une certaine puissance à en finir avec quelque chose. Mais, aussi, à imaginer que quelque chose d'autre est en train de recommencer. Ce livre propose les éléments d'une anthropologie de l'imagination politique dont on s'apercevra, très vite, qu'elle ne va pas sans une philosophie du temps et de l'histoire.
    À la structure tous azimuts du premier volume de cette enquête répond ici un propos concentré sur le moment politique, intellectuel et artistique lié au soulèvement spartakiste de 1918-1919 en Allemagne. Que se passe-t-il lorsqu'une révolution, ayant chez beaucoup fait lever l'espoir, se trouve écrasée dans le sang ? Que reste-t-il de cet espoir ? On découvre qu'à partir du Malgré tout ! lancé par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg à la veille de leur assassinat, c'est toute la pensée moderne du temps et de l'histoire qui se sera trouvée remise en chantier, « recommencée » : notamment par Ernst Bloch et Walter Benjamin, les deux personnages principaux de ce livre (qui s'opposèrent à la pensée du temps mise en place, à la même époque, par Martin Heidegger).
    C'est toute une constellation qui gravite ici autour de Bloch et de Benjamin. Elle compte des penseurs tels que Hannah Arendt ou Theodor Adorno, Martin Buber ou Gershom Scholem ; mais aussi des écrivains tels que Franz Kafka ou Kurt Tucholsky ; des dramaturges tels que Bertolt Brecht ou Erwin Piscator ; des artistes visuels tels que George Grosz ou John Heartfield, Käthe Kollwitz ou Willy Rmer.
    La leçon que nous proposent ces survivants d'une « révolution trahie » est considérable. Elle innerve toute la pensée contemporaine à travers le prisme de l'imagination politique. Elle nous incite à repenser l'utopie à l'aune d'un certain rapport entre désir et mémoire : ce que Bloch nommait des images-désirs et Benjamin des images dialectiques. Elle nous aide, ce faisant, à ouvrir la porte et à faire le pas.

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