• « On compte environ 200 états souverains. On vit à peu près 30000 jours. Si l'on considère l'existence sous un angle mathématico-géographique, on devrait passer 150 jours dans chaque pays. Il faut se rendre à l'évidence. Je dois aller dans tous les pays du monde. Je ne trouverai pas le repos dans l'immobilité.Untel veut devenir une star, un autre posséder un yacht ou coucher avec des soeurs jumelles. Je veux juste aller à Lusaka. Et à Thimbu. Et à Valparaiso. Certains veulent faire de leur vie une oeuvre d'art, je compte en faire un long voyage.Je n'ai pas l'intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit.Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d'être futile. De s'adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire.Le touriste inspire le dédain, j'en suis bien conscient. Ce serait un être mou, au dilettantisme disgracieux. C'est un cliché qui résulte d'une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu'un. »Obsédé par les cartes, le narrateur décide de visiter tous les pays du globe.Des favelas colombiennes aux hôtels clubs tunisiens, en passant par les karaokés du Yang-tsé-Kiang, les villages oubliés du Mozambique, les vagues polynésiennes, les plateaux de Bollywood, le tumulte du Proche-Orient et même par la Suisse, ce promeneur globalisé nous guide à travers l'inépuisable diversité des mondes.

  • Dans la salle de lecture surchauffée de la bibliothèque municipale ils échangèrent leurs premiers regards. Puis autour d'un café, leurs premiers mots. Il est suisse et fait des recherches sur les wagons de luxe américains. Elle est américaine, étudiante en physique, et rédige sa thèse de Doctorat. Ils dînent ensemble, partent en excursion dans les forêts environnantes, visitent les musées et tombent en arrêt devant une toile de Seurat.
    Un soir Agnès lui demande d'écrire sur elle, un portrait. Soir après soir il confie leur histoire à son ordinateur. Au début c'est un jeu, puis, peu à peu, leur vie se conforme aux aléas du récit qui finalement prend le pas sur la réalité.
    « Le Suisse allemand Peter Stamm nous surprenait en 1999 avec ce premier roman envoûtant. Sur le pouvoir des mots sur la vie, et autour de l'étrangeté des liens que les êtres tissent entre eux, Agnès a imposé Stamm comme l'un des auteurs de l'étrangeté que recèle tout détail en apparence ordinaire, tout geste quotidien. » (Les Inrockuptibles)

  • Le voyage d'études peut-il être source d'apprentissages et de changements ? Comment et à quelles conditions ?

    Les auteurs répertorient une diversité d'apprentissages liés à la découverte d'autres pratiques d'accueil et d'éducation de jeunes enfants. La préparation du voyage, l'ouverture à l'inattendu, le guidage par les hôtes, les outils pour soutenir la réflexivité, documenter l'expérience et la transmettre, les dispositifs mis en place au retour sont analysés comme autant de modalités de formation. En effet, s'il n'est pas forcément nécessaire d'aller loin pour apprendre et changer, il ne suffit pas de partir : certaines conditions sont nécessaires pour que le déplacement et la rencontre avec l'altérité soient fructueux.

    L'ouvrage offre une argumentation théorique et des bases empiriques à ceux qui souhaitent s'engager dans un « apprendre les uns des autres » déjouant les risques de l'uniformisation et stimulant l'inventivité des apprentissages acquis. S'appuyant sur les analyses d'expériences, réalisées dans plusieurs pays, selon diverses modalités, par des acteurs belges, français, italiens et suisses, il défend la valeur des voyages d'étude, dans la formation initiale et en cours d'emploi des professionnels de la petite enfance (étudiants, professionnels, formateurs, accompagnateurs).

  • Peter Taler peine à continuer à vivre : depuis que son épouse Laura a été tuée au bas de leur immeuble, le chagrin et le désir de vengeance l'assaillent. Il est toutefois décidé à mener sa propre enquête. Les indices sont faibles. Seule demeure une infime impression du jour tragique : quelque chose, dans son panorama quotidien, n'est plus pareil...
    Son voisin Knupp ne cesse de l'observer par la fenêtre et semble s'adonner à de mystérieuses activités. Les deux hommes font peu à peu connaissance, jusqu'au jour où Knupp parvient à enrôler Taler dans son projet fou : celui de mettre le temps en échec et, avec lui, la disparition de sa femme.
    Au sommet de son art, Martin Suter échafaude un roman presque hitchcockien qui mêle intrigue policière et éléments fantastiques, humour et mélancolie. Dans cet univers où il suffit de revenir au décor antérieur pour abolir les effets du temps, où toute réalité devient trompe-l'oeil, le lecteur est tenu en haleine jusqu'au retournement final insoupçonné.

  • Le second livre de Peter Stamm rassemble neuf nouvelles dans lesquelles se retrouve l'atmosphère confinée de son premier roman, Agnès : les mêmes personnages sans attaches, qui voyagent beaucoup et parlent peu. Dans ce recueil, le narrateur, peut-être toujours le même, se trouve en Suisse, à New York, en Suède, sur une île hollandaise ou en Italie. Probablement toujours âgé d'une trentaine d'années, il observe ses amis, la vie autour de lui : les difficultés à aimer, à être aimé, à communiquer et tout ce qui s'ensuit : la résignation, la tristesse, le désespoir, le manque d'ambition, une fatigue de vivre et, bien sûr, la mort. Désespérément ses personnages cherchent à communiquer ou tout simplement à survivre, mais la vie leur échappe sournoisement et les plus fragiles ou les plus lucides, abandonnent en chemin.
    « A partir d'une situation banale, quotidienne, Peter Stamm introduit toujours une atmosphère un peu étrange, parfois déplaisante, parfois plus douce, si bien que l'on aborde chaque nouveau texte avec curiosité. » (Martine Silber, Le Monde)

  • Le monde politique ne se résume pas à une juxtaposition dÉtats. Divisé en frontières linguistiques, notre univers découle aussi de Babel : 6000 langues relient lhumanité, autant de cultures. Et celles-ci ont leurs mots à dire dans le jeu géopolitique mondial : plus une langue déborde les frontières de son pays dorigine, plus celui-ci est influent.
    La France a connu, elle, un passé glorieux. Sans la francophonie, elle pèserait peu au niveau international. Certes dans la guerre des langues les États-Unis ont depuis gagné du terrain, comme la Chine
    Le français aurait-il rendu les armes ? Ce livre, qui nous entraîne hors de France, à la découverte de la francophonie, nous convaincra du contraire : dans plusieurs régions du globe, le français est une arme de résistance. Une langue davenir.

    Frédéric Pennel, trente-six ans, est un journaliste français qui a notamment écrit dans Lexpress.fr, Slate, ErnestMag, Le Huffington Post, La Revue Parlementaire, Délits d'opinion. Il sest notamment intéressé à lunivers du livre, à lopinion publique et aux questions internationales. Il a exploré la francophonie dont il a relaté les différentes contrées dans de nombreux articles. Résultat dune enquête menée sur plusieurs années, XXX est son premier livre.

  • Cet ouvrage interdisciplinaire rend compte de l'état de la recherche sur la place et le rôle des socialisations extrafamiliales au coeur du développement des jeunes enfants.

    Les auteurs montrent que les différentes instances de socialisation - familles, structures d'accueil de la petite enfance, institutions scolaires, etc. - n'ont ni les mêmes rôles, normes, valeurs, ni les mêmes fonctions, objectifs et projets éducatifs. Ainsi, les jeunes enfants font l'expérience de modes de socialisation pluriels, aux objectifs éducatifs plus ou moins convergents ou divergents. Ils doivent intégrer des expériences contrastées pour se développer dans un ensemble cohérent et compréhensible. Cette tâche peut se révéler plus difficile pour certains que pour d'autres.

    Les recherches abordent, de manière différente selon leur point de vue disciplinaire et les terrains investis, les questions centrales que posent les instances de socialisation extrafamiliales marquées par des inégalités sociales, économiques, territoriales, culturelles ou encore genrées. Elles ouvrent sur l'analyse de dispositifs spécifiques à penser et à co-construire en protection de l'enfance.

    Voir aussi : Socialisation familiale des jeunes enfants

  • Sur les bords du lac Leman, la jeune Ismaëlle va se lancer dans une pêche extraordinaire. Quel est ce nouveau Léviathan qui hante les profondeurs du lac ? Un récit puissant et halluciné sur le désir sous toutes ses formes.
    Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d'homme et une chair de jeune fille.
    Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d'autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d'on ne sait où -; remontés des profondeurs de la fosse.
    C'est en ces circonstances qu'Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d'un " Ogre " africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.
    Fais de moi la colère est le récit halluciné, à deux voix, de leur rencontre, et de la partie de pêche qu'ils vont mener -; échos lointains de
    Moby Dick. Une partie de pêche où le désir, la convoitise,
    le blanchiment, les génocides, sont autant de Léviathans. Mais où la joie, comme les larmes, pourra gonfler les ventres.
    " Il est fort probable que ce roman sera l'un des meilleurs - peut-être même le meilleur - ouvrages de cette rentrée littéraire. D'une puissance, d'une sensualité, d'une poésie éblouissante. Lisez-le, pour vous, pour les autres. " Cécile Coulon - Prix des libraires 2017 pour Trois Saisons d'orage

  • Spécialiste de la Suisse, François Garçon prend plaisir depuis des années à vanter aux Français les qualités, les mérites et les succès de son pays d'origine, et nous le prouve aujourd'hui sous la forme d'un vaste panorama. Voyage étonnant au coeur d'un pays qui a du génie... « J'ai eu à coeur de mettre en valeur des entreprises, des faits historiques, des scientifiques, des événements, des monuments, des paysages, des mythes, des héros ordinaires, des personnages qui m'ont marqué, quelques escrocs aussi, qui témoignent de la diversité de ce pays, et de ses limites. Je me suis amusé à revoir certaines briques de la mémoire helvétique, mes souvenirs se mélangeant parfois aux faits vécus. J'ai voulu varier les points de vue en saisissant des objets de prime abord insignifiants (un référendum à Zermatt, la fosse aux ours à Berne, les abris antiatomiques, les chambres à lessive, le tintinnabulement, le boguet...) et d'autres qui ne le sont pas (l'association pour le droit à mourir dans la dignité Exit, les minarets, les hautes écoles, le Forum de Davos, Guillaume Tell, les droits populaires...). Ces brefs portraits et récits ne cultivent ni la prudence ni l'indulgence. Bien intentionné ou volontairement caustique, subjectif, toujours sincère, parfois déconcertant, mon regard est celui d'un citoyen-spectateur admiratif de la Suisse, ce jardin à la française dont les citoyens-utilisateurs assurent eux-mêmes l'entretien.
    Ce qui n'interdit, selon les circonstances, ni l'humour ni la distance. Et surtout pas les partis pris. »

  • Johann Friedrich von Allmen, la quarantaine élégante, collectionne les oeuvres d'art. Une occupation devenue dangereuse pour ce dilettante séducteur et raffiné depuis qu'il a dilapidé la fortune familiale et s'est attiré la rancoeur de certains proches, victimes de ses trafics. Il doit se résoudre à se séparer de bon nombre d'oeuvres et s'installe dans la maison du jardinier en compagnie de Carlos, son fidèle majordome guatémaltèque.
    La chance semble tourner lorsqu'il rencontre Jojo, une belle femme dans la fleur de l'âge. Dans sa demeure, il découvre cinq coupes Art nouveau ornées de libellules, chacune porteuse d'un secret. Il décide aussitôt de s'en emparer, à grand renfort de ruses et de précautions, en espérant régler ses dettes.

    Reprenant la tradition des duos d'enquêteurs, Martin Suter nous livre ici le premier volume d'une série dont Allmen, gentleman cambrioleur et enquêteur, est le héros.

  • Et si l'on vivait nos vies à l'envers ?
    Depuis quelque temps, plus rien ne va dans la vie de Benjamin Teillac. Quitté par sa femme, rejeté par son fils, il risque maintenant de perdre son travail d'ambulancier. En cause : ses crises d'épilepsie, qui ont recommencé brutalement et que les traitements conventionnels ne suffisent plus à contrôler. Lorsque sa neurologue lui propose de tester un nouveau médicament révolutionnaire, il décide d'accepter, malgré la réticence de David, son meilleur ami. C'est alors que d'étranges visions commencent à l'assaillir, des rêves récurrents au réalisme troublant. Sur un chemin enneigé, le voilà qui fait le guet en compagnie de soldats qu'il ne connaît pas et à qui, pourtant, il s'adresse comme à des familiers... Par quel phénomène singulier s'est-il soudain retrouvé en 1944, au beau milieu du maquis ? Là, alors que le danger rôde, une autre existence s'ouvre à lui, un autre possible. Se pose alors la seule véritable question : qui Benjamin veut-il être ?

  • Le détective dandy Johann Friedrich von Allmen reprend du service. Toujours à court de liquidités susceptibles de lui permettre de maintenir son train de vie, il se réjouit lorsqu'un certain Montgomery le charge de retrouver la piste d'un voleur disparu avec un fabuleux diamant rose à l'issue d'une soirée mondaine. De la Suisse à la Baltique, assisté de son fidèle majordome guatémaltèque Carlos, Allmen se lance ainsi à la recherche de Sokolov, un mystérieux escroc russe. Manipulations, doubles jeux et faux-semblants sont au rendez-vous de cette nouvelle enquête d'Allmen sur fond de finance internationale.

    « Avec ce gentleman cambrioleur devenu enquêteur, Martin Suter réussit une belle entrée dans le monde fermé du polar. » (François Busnel, L'Express)

    « Un mélange détonant d'aventures rocambolesques, de quiproquos en chaîne et d'intrigues palpitantes. [...] Du Suter pur jus, gouleyant, pétillant, vif, rondement mené. » (André Clavel, Lire)

  • Avec ces dix récits, ancrés dans la région du lac de Constance, Peter Stamm renoue avec le genre de la nouvelle, dans lequel il excelle. Variations autour du couple et de la solitude, ces textes conçus comme des instantanés photographiques cadrent un moment de vie sans jamais imposer de jugement ou de résolution définitive : ils capturent quelques pensées et événements flottants au sein d'existences en perpétuel état de tension et d'incertitude.

    « Il y a du Strindberg chez Peter Stamm, sensible à l'hypocrisie orageuse des êtres, grand plongeur en eaux dormantes, expert en névroses étouffantes. » Marine Landrot, Télérama

    « Les romans et les nouvelles de Peter Stamm possèdent une qualité discrète, presque invisible. Celle de diffuser sourdement, comme un gaz inodore, le malaise quant aux données ordinaires et communes de la vie. » Patrick Kéchichian, La Croix

    « Peter Stamm creuse la vérité des relations souterraines. Il évoque l'ambition, le confort, le sexe, la culpabilité, l'obsession comme le lien indéfectible entre un homme et une femme. » Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche

  • Présentatrice de télévision reconnue et appréciée, Gillian mène une existence harmonieuse jusqu'à cette soirée où elle se dispute avec Matthias, son compagnon depuis des années. Sur la route du retour, ils ont un grave accident de voiture qui va bouleverser sa vie.Un temps retirée du monde, Gillian revisite son passé, la relation qu'elle a entretenue avec Hubert - artiste peintre auprès de qui elle a insisté pour servir de modèle - et s'efforce de se reconstruire.
    Par petites touches distanciées et précises, Peter Stamm compose une histoire à la fois ordinaire et hors du commun qui nous laisse une impression d'inquiétante étrangeté...
    « Tout est toujours dans la nuance chez Peter Stamm, styliste remarquable qui enveloppe ses récits d'un halo de brume et d'une tristesse feutrée, en égrenant une petite musique obsédante. » André Clavel, Lire « Il y a une obsession de la singularité et beaucoup de générosité dans l'écriture de l'auteur. De même qu'après avoir vu les tableaux de Modigliani les cous des passants peuvent paraître exagérément allongés, la vie, à la sortie des livres de Peter Stamm, semble grouiller d'histoires. » Frédérique Fanchette, Libération

  • Ce nouveau recueil réunit douze nouvelles, chacune mettant en scène un personnage principal qui vit un événement heureux ou malheureux - le plus souvent les deux à la fois -, le temps de l'histoire. Une vie en raccourci, en quelque sorte. Stamm campe ses personnages en quelques coups de crayon, d'une acuité incroyable, avec toujours la même économie de mots.
    « La mélodie de Stamm ressemble à ces symphonies alpestres d'apparence banale, sans relief apparent, musicalement parlant. Cette banalité tient d'abord à une écriture lisse, usant de phrases simples, élaguées, juxtaposées ou coordonnées, au mieux. Les phrases glissent mais c'est ce mouvement limpide qui crée la résistance ou le mystère. Il suffit d'un détail, d'une fin qui n'en est pas une pour que commence quelque chose, une fois que tout est achevé. » (Norbert Czarny, La Quinzaine Littéraire)
    « La mélodie de Stamm ressemble à ces symphonies alpestres d'apparence banale, sans relief apparent, musicalement parlant. Cette banalité tient d'abord à une écriture lisse, usant de phrases simples, élaguées, juxtaposées ou coordonnées, au mieux. Les phrases glissent mais c'est ce mouvement limpide qui crée la résistance ou le mystère. Il suffit d'un détail, d'une fin qui n'en est pas une pour que commence quelque chose, une fois que tout est achevé. » (Norbert Czarny, La Quinzaine Littéraire) « Pour le lecteur habitué à l'art percutant de la nouvelle, la prose en demi-teinte de Peter Stamm sème le trouble, au moins dans un premier temps: ses nouvelles comme ses romans sont porteurs d'un tel dépouillement, d'absence de travail visible sur le style, qu'il faut presque un temps d'adaptation à l'oeil pour recevoir cette simplicité. [...] Dans l'économie de mots, autour des absences et des non-dits, se révèle toute la bizarrerie de la vie, sa drôle de vitesse, comme un train qui ne s'attrape jamais vraiment. Comme un cuivre qui résonne serait dès lors toutes ces promesses jamais tenues, mais vivantes en soi à chaque seconde, au bout desquelles une détresse humaine bizarrement muette attend son heure. » (Emily Barnett, Les Inrockuptibles)

  • « Habilement construit autour de flash-back et d'incises, ce roman au rythme nonchalant et au ton discret possède une atmosphère à la fois tranquille et trouble dans laquelle il est difficile de ne pas se laisser prendre. Dans une langue précise et économe, Peter Stamm raconte sa crise et son errance (géographique, psychologique et sentimentale) comme à travers un voile, gommant leur dimension dramatique pour mieux exprimer les sentiments qui le hantent: l'étrangeté, la fatalité et, surtout, la conviction tenace que l'existence est absurde. » (Bernard Quiriny, Le Magazine littéraire)
    « Pourquoi l'homme ordinaire, celui que rien ne distingue ou ne singularise, est-il devenu un inépuisable sujet romanesque? Probablement parce que la banalité, envisagée sous un certain angle, fait saillir le non-sens de la vie et donne le vertige. Le héros sans qualités, solitaire, qui ne coïncide plus ni avec son temps ni avec lui-même, est d'invention récente. [...] Un jour, c'était déjà l'avenir écrit Peter Stamm à la fin de son roman. Manière d'imaginer une rupture dans la succession infinie des hasards, de laisser un peu de lumière percer dans l'invisible prison où il a enfermé son personnage? » (Patrick Kéchichian, Le Monde)

  • 1515 ? La réponse sonne comme une évidence : Marignan ! Mais qui sait où se trouve Marignan ? Que la bataille se déroule les 13 et 14 septembre ? Qu'elle est remportée contre des Suisses à l'apogée de leur puissance ? Que plus de la moitié des combattants de l'armée française sont des lansquenets allemands ? À la conquête du lointain duché de Milan, François Ier se jette dans la mêlée au prix de risques insensés, soucieux d'affirmer son attachement aux valeurs chevaleresques. Pourtant, ce n'est ni par ses faits d'armes ni par son courage que le jeune roi a remporté la victoire, mais grâce aux ressources financières colossales que lui procure le peuple le plus nombreux d'Europe. Rarement bataille est autant disputée : 12 000 morts en seize heures ! Les divisions qui opposent les Suisses, la violence dont ils font si souvent preuve, leur courage et leur acharnement au combat donnent à la campagne une épaisseur humaine particulière. Trop souvent prisonnière de sa notoriété, la plus célèbre bataille de l'histoire de France est enfin racontée dans un récit aussi savant que haletant.

  • Pépé Bartoli confie une nouvelle mission à Narval, récupérer à Lausanne le butin d'un ancien casse effectué douze ans auparavant. Cependant Bartoli doute de la loyauté de son homme de main, qui est un agent infiltré de la Centrale.

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  • L'amour sombre

    Alice Dumontier Loiseau

    Ce livre est un puzzle. Un puzzle musical. À la lecture de chaque nouvelle, les pièces s'assemblent.
    Sur les rives du Lac Léman, les personnages tissent une histoire commune, autour d'un mystère dont la clé repose au fond de l'eau

  • « Quand je pense qu'il aurait pu m'interpeller et me parler
    comme on parle à quelqu'un que l'on connaît. Comme si on
    était des sortes d'amis ? Avec quelle rudesse cette pensée se
    grave dans ma chair, et avec quel dégoût j'aperçois ma
    silhouette dans le reflet de la vitre. »
    Dans un contexte d'attentats islamistes, la découverte d'un corps décapité inquiète. Mais on est à Genève, et l'alerte n'a pas encore viré au rouge-orange. Ici on préfère se hâter lentement. L'inspecteur principal de l'ESPJ, Max Madani, se retrouve à fouiner dans la campagne franco-suisse, à quelques mètres de la Route Frontière. Il écoute les cloches qui sonnent alentour. Et puis un jour elles ne sonnent plus, il se demande pourquoi.

  • De délicieuses recettes pour un réveil croustillant et des goûters briochés !
    Les viennoiseries, pains et brioches font partie de la tradition française, et reviennent sur le devant de la scène. Pour pétrir la pâte, facilitez-vous la vie grâce à votre machine à pain ou votre robot pétrisseur ! Vous réaliserez ainsi facilement et rapidement des viennoiseries et brioches. Pour le petit-déjeuner, le goûter ou le brunch, fondez pour 40 recettes moelleuses à souhait : pains au lait, scones au citron, brioches suisses, stollens au coeur d'amande, brioche feuilletée aux fruits rouges... Il y en aura pour tous les goûts !

  • De délicieuses recettes pour un réveil croustillant et des goûters briochés !
    Les viennoiseries, pains et brioches font partie de la tradition française, et reviennent sur le devant de la scène.
    Pour pétrir la pâte, facilitez-vous la vie grâce à votre machine à pain ou votre robot pétrisseur ! Vous réaliserez ainsi facilement et rapidement des viennoiseries et brioches.
    Pour le petit-déjeuner, le goûter ou le brunch, fondez pour 40 recettes moelleuses à souhait : pains au lait, scones au citron, brioches suisses, stollens au coeur d'amande, brioche feuilletée aux fruits rouges... Il y en aura pour tous les goûts !

  • Helvetia

    Marie Lefevre

    L'histoire que vous allez découvrir va vous révéler un fait historique dont vous ignorez sans doute l'existence.
    En -58 avant J.-C., Jules César s'apprête à envahir la Gaule. Sa soif de conquête n'a pas de limites. Il veut la Gaule, il aura la Gaule. Le redoutable stratège est enfin prêt à mettre son plan à exécution.
    Il n'attend qu'une seule chose pour entrer en action : son « élément déclencheur ». Ce dernier va se manifester de façon inattendue et inespérée. Un peuple opprimé par des Barbares décide de quitter son territoire pour se rendre vers des terres moins hostiles. Pour y parvenir, il doit traverser la Gaule.
    Ce peuple, ce sont les Helvètes, menés par leur chef Divico. Ils ouvriront à César les portes de la Gaule et scelleront à jamais un lien indéfectible avec Rome.

  • À trente-quatre ans, Romie tient une boutique de tricot et élève seule son fils de six ans. Une vie tout à fait banale jusqu'à ce jour de décembre où elle reçoit un mystérieux legs de la part d'une de ses clientes : un chalet en bois au bord d'un lac de montagne. Voulant croire à la magie de Noël, Romie décide de s'y installer avec son fils pendant les vacances.

    Au coeur des montagnes enneigées, elle va progressivement se lier d'amitié avec les habitants de la station, et découvrir un pan de l'histoire de cette femme, ancienne patineuse sur glace.

    Un passé fait de secrets, et d'amours interdits qui fait étrangement écho à sa propre histoire.

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