• «J'obtins de mon père la permission de monter à cheval. Il fit confectionner pour moi un tchekmen de cosaque et me fit don de son Alkide. De ce jour, je fus le compagnon obligé de mon père dans ses promenades aux environs de la ville. Il tirait plaisir à m'apprendre à monter avec élégance, à me tenir fermement en selle et à manier adroitement mon cheval. Il disait que j'étais à l'image vivante de ses jeunes années et que j'eusse été soutien de sa vieillesse et l'honneur de son nom si seulement j'étais née garçon !»

    À 23 ans, Nadejda Dourova profite du passage dans sa ville d'un régiment pour suivre sa vocation : elle se coupe les cheveux, se travestit en cosaque et rejoint l'armée du tsar. À la suite d'un haut fait d'armes, Alexandre Ier, qui a appris son secret, la convoque...

    Nadejda Dourova (1783-1866) est la fille d'une noble famille russe.

    En 1836, fasciné par le personnage, Pouchkine publie les Mémoires de Dourova avec un immense succès. Aujourd'hui encore la vie de celle qu'on appela « la demoiselle cavalier » inspire les romanciers et dramaturges russes.

    Elle se distingue donc dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres, recherchant la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

  • Créée en 1662, cette farce met en scène un barbon avare qui refuse de marier sa fille, afin d'éviter des dépenses, et qui se met en quête d'une jeune épouse. Forcé de s'absenter, il confie la garde de sa fille Isabelle à Philipin, son valet. Dorine, la servante d'Isabelle dont est épris le valet, éloigne ce dernier pour permettre à la jeune fille de retrouver Cléandre, son jeune amant. Le maître de maison rentrant plus tôt que prévu, Cléandre n'a que le temps de se déguiser en fille pour échapper à sa colère. Dupé par le déguisement du jeune homme, le vieillard en tombe fou amoureux.

    Françoise Pascal est née à Lyon, en 1632 (la date de sa mort est inconnue). Peintre réputée, elle fut une dramaturge remarquée et participa à la remise en vogue de la "pièce comique", ce qui n'empêche pas son oeuvre de parcourir toutes les formes dramatiques de l'époque : farce, tragi-comédie romanesque, tragédie chrétienne et pièce à machines. Tout comme Molière, elle fut influencée par la Commedia dell'arte et elle fut la première femme à voir ses pièces jouées par des troupes professionnelles

  • À vingt ans, malgré des études de médecine prometteuses, Ingrid se mure mystérieusement dans le silence... au grand dam de sa mère qui décide d'embaucher un comédien professionnel pour lui faire recouvrer la parole. À la suite d'un quiproquo, Baptiste Février, jardinier paysagiste, est chargé par la riche châtelaine de faire advenir le miracle qui sauvera sa fille. Mais passer des légumes à l'art dramatique se révèle périlleux, surtout quand de sombres histoires de famille surgissent.
    Quiproquos, intrigues amoureuses et travestissement... Michel Quint revisite avec talent tous les ingrédients du Médecin malgré lui de Molière, dans un récit à la fois drôle et sensible.

  • Un été à Roquebrune-Cap-Martin, deux jeunes gens entrent clandestinement dans la villa E.1027. Une femme âgée qui veille sur cet endroit les surprend. Ils s'opposent, s'apprivoisent. C'est comme la naissance d'un amour, dans un paysage qui intensifie tout.

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    SM le maudit

    Christophe Bier

    Une bande dessinée d'auteur bouleversante de vice et d'originalité
    Berlin, 1930. La République de Weimar vit ses derniers moments de décadence. Siegfried Mann se travestit dans un cabaret érotique. La tenancière, une naine à monocle, lui voue un amour exclusif. Mais le jeune garçon rêve de gloire et de cinéma. Un casting providentiel le propulse dans les griffes de Hilda von Kroft, autoritaire patronne de la Femdom Produktion. Elle fait du naïf acteur la nouvelle égérie d'un genre très spécial. Siegfried devient la star souffrante de romances sadomasochistes dans lesquelles aucun supplice n'est truqué. Sous la férule des femmes, il hurle avec conviction et vérifie la justesse de cet adage : l'art est une discipline. Cravaché, humilié, torturé, peut-il encore espérer un registre moins éprouvant ?
    Un choc visuel. Une bande dessinée d'auteur bouleversante de vice et d'originalité, servie par le trait étonnant d'Yxes et la perversion de Christophe Bier. Mieux qu'une contribution à l'univers sadomasochiste, SM le Maudit marque une révolution dans un genre qui donne rarement la suprématie aux femmes et s'offre au passage le luxe d'un hommage au courant artistique de la Nouvelle Objectivité et au cinéma des années 1930 (Marlene Dietrich, Fritz Lang, Tod Browning).

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    La capitaliste rhenane

    Yxes

    La domination féminine a trouvé son maître...
    Une journée dans la vie d'Heike Von Harbsthal, la plus puissante des dirigeants de la planète. Son entreprise, qu'elle dirige d'une main de fer, produit du sperme artificiel, mettant en péril la survie du sexe masculin. Objets sexuels, rabaissés socialement au sein des entreprises, les hommes sont devenus la lie d'une société gouvernée par les femmes.

  • «Tous les fils ne sont pas faits pour devenir des hommes.» Daniel a été adopté très jeune par une immigrée polonaise et son petit mari français. Fasciné par cette mère et sa plantureuse beauté rousse, il s'efforce à la fois de lui obéir et de lui ressembler : or si obéir à sa mère signifie être un homme, lui ressembler signifie être une vamp en guêpière. Pris entre ces exigences contradictoires, il renonce à la sincérité et relègue ses avatars féminins dans ses abysses personnels, ou encore, comme il le dit lui-même, dans une boîte de Pandore qu'il s'efforce de maintenir fermée. Avec l'entrée dans l'âge adulte, les choses s'arrangent un peu : il rencontre un homme qui devient à la fois son amant, son mentor et son employeur. Grâce à lui, il va se produire sur scène, travesti en femme, ce qui permet à sa vérité intime de sortir un peu, au moins à la nuit tombée...

  • Sicile, printemps 1861. Une jeune noble en habit d'homme rejoint la bande du brigand Spaziante, le temps d'un été à l'atmosphère lourde et charnelle, tissée dans la toile d'araignée d'interdits, d'attirances et de répulsions qui tient prisonniers Margherita, Cosimo, Carmino et Antonia.
    Vingt ans plus tard, la Briganta entreprend le récit de sa vie : « Écrire ses Mémoires est chose audacieuse pour une femme, peut-être encore plus que d'aller mener une vie de brigand dans les montagnes. »

  • Savez-vous que Louis XIII a interdit le port des dentelles et Louis XIV, celui des toiles imprimées en coton ? Sous la Révolution, les citoyens, hommes ou femmes, devaient porter une cocarde tricolore sous peine d'emprisonnement. Une ordonnance de 1800 exigeait, à Paris, une autorisation pour les femmes qui voulaient s'habiller en homme ; elle n'a été abrogée qu'en 2013.Dans toutes les sociétés, la tenue vestimentaire obéit a des règles, informelles ou juridiques, faisant d'elle un objet social passionnant. De fait, les vêtements que nous portons sont des marqueurs sociaux de nos époques, de notre genre, de notre classe sociale, parfois de nos convictions politiques et religieuses.A l'heure ou le libre-arbitre individuel est défendu et revendique, il est bon de rappeler la liberté du costume, proclamée par la Convention en 1793, pour défendre le droit de se vêtir selon son gré dans les limites de la loi. De Charlemagne à l'analyse des polémiques sur le voile islamique qui déchirent la France depuis les années 1990, Jean-Marie Augustin explore l'histoire des interdits vestimentaires qui ont marqué la société française et continuent de la tourmenter.

  • Acteur au sommet de sa gloire, le narrateur jouit d'un grand pouvoir de séduction. Pourtant, lorsqu'il découvre une clinique proposant à des clients fortunés de changer d'apparence pendant 48 heures grâce à une injection d'ADN, il se laisse tenter, manière pour lui de réapprendre les joies de l'anonymat. C'est alors que, sous les traits de cet alter ego "sans qualités", il tombe amoureux et décide d'incarner véritablement cet autre, malgré les dangers que cela peut entraîner. Inévitablement, son état physique et mental se dégrade. Le désir effréné dêtre cet homme ordinaire le fait basculer "de l'autre côté du miroir". L'acteur finit par s'identifier totalement à ce rôle que lui a dévolu le hasard.
    Dans cette ronde des identités bouleversées, le lecteur rentre dans la peau de cet homme, subit lui-même cette métamorphose kafkaïenne Alizé Meurisse mélange les genres en un vertigineux entrelacs de boucles et de jeux de miroirs inversés. Elle aborde par le détour du récit fantastique, voire du conte moral, la complexité des rapports entre les sexes et systématise le jeu des apparences. Si elle transpose au XXIe siècle Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, c'est pour mieux le retourner.

  • Orphelin, Angel est recueilli par sa tante, femme assez bohème, qui ne vit que pour sa peinture et n'a pas le temps de s'occuper de sa grande fille ! Laquelle s'en trouve fort aise, et voit donc débarquer l'intrus d'un mauvais oeil. Mais le hasard s'en mêlant (Angel, parti précipitamment du pensionnat, a oublié ses malles), la cousine découvre qu'avoir un grand cousin qui n'a plus rien à se mettre, une fois qu'on a mis au lavage les vêtements qu'il portait, peut s'avérer fort distrayant. Pour le dépanner, elle lui prête une robe. Et le prenant sous son aile, car il est d'un naturel assez docile, elle en fait en quelque sorte une poupée grand format qu'elle habille, déshabille, maquille, démaquille... sans parler de tout le reste, car elle a les doigts plutôt indiscrets ! Si encore ces jeux restaient des duos ! Mais voilà-t-il pas qu'elle décide de faire passer son cousin pour sa " cousine ". Et de " la " présenter aux copines ! Je vous laisse deviner à quels jeux de poupée vont jouer toutes ces garces !

  • Un témoignage BDSM hard et inédit !
    Se balader nu, à quatre pattes, contraint de se branler devant une directrice de casting : on peut dire que ça n'est pas une audition banale pour un jeune comédien ! Mais le contrat mirobolant proposé à Maxime exige ces efforts. Le voici engagé pour un an com plet, sans RTT, pour le rôle de sa vie : chien de compagnie, avec niche et gamelle assurées, dans la grande propriété d'une productrice autoritaire. Aucun texte à apprendre mais toutes les nuances des aboiements et jappements. Sombrant dans un vice délectable, il prend un plaisir inattendu aux joies d'un dressage de tous les instants, réclame sa laisse, gémit sous la cravache quand il désobéit (ou pas) et lèche la main des maîtresses. Tout un monde complice s'organise pour nier sa nature humaine et le traiter en toutou, depuis la femme de chambre jusqu'au jardinier demeuré et l'amant de Madame, qui ont de beaux nonosses juteux à lui faire sucer. S'il existait un prix de la meilleure interprétation canine, aucun doute, Maxime l'emporterait.

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