• Tout a servi Josip Broz-Tito : les circonstances, la naïveté de ses adversaires, une chance extraordinaire. Mais il a su en tirer parti, avec un art et une intuition qui forcent au moins l'étonnement : l'ex-mécano croate, sergent-major dans l'armée de l'empereur François-Joseph, a adhéré tardivement au communisme - à plus de 30 ans. Éduqué dans l'idéologie de Moscou, sous la férule stalinienne, il a toujours gardé un esprit pragmatique et miraculeusement surmonté tous les obstacles. C'est ainsi que, dans « les jours les plus pénibles », Tito, fonctionnaire de l'Internationale communiste (Komintern), échappa aux purges staliniennes de 1936-1939. Au lendemain de l'entrée en guerre de l'Union soviétique, en mai 1941, il crée le mouvement des Partisans yougoslaves, d'abord dans les montagnes de Serbie, puis en Bosnie-Herzégovine. Il prend le dessus sur son rival Draza Mihailovic, leader du mouvement patriotique serbe, les Cetniks, qu'il réussit à présenter comme un « collaborateur ». En mars 1943, il entame des négociations pour une trêve avec l'Abwehr (Services secrets allemands), sans que Moscou ni Londres en soient avertis. Deux ans plus tard, il échappe à l'enfer de la Sutjeska, dans lequel son armée fut presque entièrement engloutie. Il gagne ensuite à sa cause W. Churchill, qui lui fournit une aide décisive pour la conquête du pouvoir, avant de comprendre que le chef des Communistes yougoslaves l'a joué de façon magistrale. Et, la victoire obtenue, la révolution yougoslave subit la loi universelle des révolutions qui dévorent leurs propres fils.

  • Tout a servi Josip Broz-Tito : les circonstances, la naïveté de ses adversaires, une chance extraordinaire. Mais il a su en tirer parti, avec un art et une intuition qui forcent au moins l'étonnement : l'ex-mécano croate, sergent-major dans l'armée de l'empereur François-Joseph, a adhéré tardivement au communisme - à plus de 30 ans. Éduqué dans l'idéologie de Moscou, sous la férule stalinienne, il a toujours gardé un esprit pragmatique et miraculeusement surmonté tous les obstacles. C'est ainsi que, dans « les jours les plus pénibles », Tito, fonctionnaire de l'Internationale communiste (Komintern), échappa aux purges staliniennes de 1936-1939. Au lendemain de l'entrée en guerre de l'Union soviétique, en mai 1941, il crée le mouvement des Partisans yougoslaves, d'abord dans les montagnes de Serbie, puis en Bosnie-Herzégovine. Il prend le dessus sur son rival Draza Mihailovic, leader du mouvement patriotique serbe, les Cetniks, qu'il réussit à présenter comme un « collaborateur ». En mars 1943, il entame des négociations pour une trêve avec l'Abwehr (Services secrets allemands), sans que Moscou ni Londres en soient avertis. Deux ans plus tard, il échappe à l'enfer de la Sutjeska, dans lequel son armée fut presque entièrement engloutie. Il gagne ensuite à sa cause W. Churchill, qui lui fournit une aide décisive pour la conquête du pouvoir, avant de comprendre que le chef des Communistes yougoslaves l'a joué de façon magistrale. Et, la victoire obtenue, la révolution yougoslave subit la loi universelle des révolutions qui dévorent leurs propres fils.

  • Lord et Lady Redesdale n'auraient formé qu'un couple d'aristocrates excentriques comme la Grande-Bretagne en a la tradition si le destin ne leur avait donné six filles (et un seul fils). Six personnages hors du commun que l'Histoire retient sous le nom des « soeurs Mitford » (leur patronyme). « Quand je vois dans le journal une manchette qui commence par les mots "la fille d'un pair..." je sais qu'il sera question d'une de mes filles », gémissait Lady Redesdale. Nancy, l'aînée, fit partie de la jeunesse révoltée des années 20 et acquit un nom comme romancière. Diana rompit un mariage brillant avec le richissime Bryan Guinness pour épouser le leader fasciste des années 30, Sir Oswald Mosley. Unity n'eut de cesse de rencontrer Hitler, s'intégrer aux cercles dirigeants du régime nazi et scandaliser ses compatriotes. Jessica s'enfuit à vingt ans en Espagne avec Esmond Romilly, neveu de Winston Churchill, rêva de s'enrôler dans les Brigades internationales avant de rejoindre les rangs du Parti communiste américain et, durant la période du maccarthysme, devint « la pairesse rouge » pour les journaux de New York et de San Francisco... C'est le roman des extravagantes soeurs Mitford que suit ce récit. Comme dans tout bon roman, on court ici du rire à la tragédie sans jamais passer par la raison. Sauf que tout est vrai, incroyablement vrai. Toute une époque racontée à travers une seule famille.

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