• Les coulisses du concile qui a changé l'Eglise.

    Janvier 1959. Moins de cent jours après son élection, le pape Jean XXIII convoque un concile afin de procéder à un grand aggiornamento de l'Église catholique romaine. Trois ans plus tard, 2 500 évêques se réunissent dans la basilique Saint-Pierre de Rome. La bataille entre les conservateurs et les progressistes commence.
    Le débat, porté par des hommes hauts en couleur, s'étendra de 1962 à 1965. On discutera le latin, la place de la Bible, le gouvernement de l'Église, la liberté religieuse, l'oecuménisme, la contraception, la paix et la guerre, la pauvreté et la justice sociale... Le concile de Vatican II a changé le quotidien de plus d'un milliard de catholiques. Pourtant, la question de la relation de l'Église avec le monde est toujours d'actualité.
    " Passionnant, l'ouvrage se lit d'une traite et offre une agréable introduction à quiconque veut aborder le concile. " La Croix.

  • Cinquante ans après le concile Vatican II, l'Église catholique fait face à l'une des plus graves crises de son histoire. Crise de crédibilité dans l'espace occidental, crise morale avec les scandales de pédophilie, crise de recrutement de ses élites et de son encadrement (les prêtres), poussée d'un courant ultraconservateur extrêmement critique, désaffection de sa base, concurrence des sectes évangéliques en Amérique latine, crise de gouvernement... L'écho des luttes intestines a même franchi les murs de silence du Vatican avec les Vatileaks. Or, le pape et son administration, tous deux vieillissants, semblent incapables de relever les défis nouveaux du monde et l'Église est comme frappée d'autisme. Face à cette situation critique, la réunion des évêques du monde entier en concile, est-elle une solution ? Quels en sont les difficultés et les risques ? L'auteure propose de changer la donne : Vatican III ne réussira que s'il échappe au huis clos clérical entre évêques et théologiens

  • En janvier 1959, moins de cent jours après son élection, le pape Jean XXIII, un petit homme débonnaire de 77 ans, annonce la convocation d´un concile afin de faire un grand aggiornamento (mise à jour) de l´Église catholique romaine.

    Trois ans plus tard, le 11 octobre 1962, 2 500 évêques venus du monde entier se réunissent pour la première fois dans la basilique Saint-Pierre de Rome sous les caméras du monde entier.

    La bataille entre les conservateurs qui condamnent la modernité et les progressistes qui veulent ouvrir l´Église au monde va se livrer pendant quatre sessions de deux mois chacune, de 1962 à 1965.

    On ferraillera sur le latin, la place de la Bible, le gouvernement de l´Église, la liberté religieuse, l´oecuménisme, les juifs, les autres religions, la contraception, la paix et la guerre, la pauvreté et la justice sociale...

    Ce gigantesque débat est porté par des hommes hauts en couleur, comme le terrible cardinal Ottaviani, préfet du Saint-Office. Parmi les théologiens les plus jeunes, le Suisse Hans Küng et l´Allemand Joseph Ratzinger font figure de « révolutionnaires ». Dans l´affrontement des opinions s´expriment les caractères, les convictions, les émotions.

    La réalité du coeur et de l´âme qui se dévoile rend tous ces hommes profondément émouvants et nous fait éprouver à leur égard de l´amitié et même de la fraternité.



    Le Concile de Vatican II a changé la vie quotidienne de plus d´un milliard de catholiques. Mais la question de la relation de l´Église catholique avec le monde demeure aujourd´hui plus aiguë que jamais. Les lignes de failles qui parcourent l´assemblée concilaire, et qui sont les zones de fractures de l´Église d´aujourd´hui, donnent à cet événement cinquantenaire une brûlante actualité.

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