• Été 1833. Vladimir Pétrovitch a seize ans et prépare ses examens d'entrée à l'université dans la maison de campagne où il passe ses vacances. Depuis la palissade du jardin, il aperçoit la belle et envoûtante Zinaïda. Il ne la quittera plus des yeux. Un jour, son père rencontre la mystérieuse voisine ; puis, ils se donnent rendez-vous... Hélas, pour Vladimir, le temps du premier amour est aussi celui du premier drame !
    Ce récit partiellement autobiographique renoue avec le romantisme pessimiste de Tourgueniev. Les « hommes superflus » s'y croisent avant de se perdre sous le poids de leurs passions.

    o Objets d'étude : Dire l'amour [4e]
    Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle [2nde][1re]
    o Dossier pédagogique : Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre
    o Prolongement : La rencontre amoureuse (étude comparée)

    Classes de 4e et lycée.

  • Après des années passées à Saint-Pétersbourg, le jeune étudiant Alexeï rentre au domaine familial où il va retrouver son père et son oncle. Un de ses amis l'accompagne : Bazarov, le « nihiliste ».
    Avec Pères et fils, paru en 1862 au lendemain de l'abolition du servage, Tourgueniev décrit l'apparition en Russie d'une nouvelle génération dont l'esprit allait mener à la Révolution de 1917.
    Traduction de Marc Semenoff et introduction de Pierre Pascal (1953).
    EXTRAIT
    - Alors, Pierre, on ne voit toujours rien ? »
    Ainsi parlait, le 20 mai 1859, un homme âgé de quarante-cinq ans environ, vêtu d'un pardessus poussiéreux et d'un pantalon à carreaux, debout, nu-tête devant une auberge de la route de ... Il interrogeait son domestique, jeune garçon joufflu, au menton couvert d'un léger duvet blond et aux petits yeux ternes. Tout chez ce serviteur, depuis ses boucles d'oreilles en turquoises et ses cheveux luisant de pommade jusqu'à ses gestes onctueux, révélait l'homme évolué de la «jeune génération ». Il jeta un regard condescendant sur la route et répondit :
    - On ne voit absolument rien.
    - Rien ? répéta le barine2.
    - Rien, dit encore le serviteur.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel et mort le 22 août 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié à tort Tourguénieff ou Tourguéneff.

  • Dans la campagne russe, au coeur de l'été, on passe le temps en bonne société en jouant aux cartes, en se promenant au bord du lac, en buvant du thé fumant ou en allant au bal. C'est là que Vladimir Serguéïtch Astakhov, arrivé de Saint-Pétersbourg pour inspecter le village dont il est propriétaire, rencontrera deux femmes. L'une est aussi froide que l'autre est entreprenante. À force d'indécision, elles lui échapperont toutes les deux et Vladimir Serguéïtch verra, dans cet été, la fin d'une époque insouciante.

  • Dans ces récits qui constituent ses débuts littéraires et lui apportèrent la célébrité, Tourgueniev, arpentant sa campagne natale, raconte les rencontres qu'il fait, propriétaires terriens des environs, fonctionnaires de village, paysans soumis au servage, et ses impressions de la nature qu'il décrit comme nul autre avant lui. « C'est un monde nouveau où vous nous faites pénétrer, écrivait George Sand à l'auteur en 1872, et aucun monument d'histoire ne peut nous révéler la Russie comme ces figures si bien étudiées et ces moeurs si bien vues. »
    Cette édition reproduit la traduction intégrale d'Henri Mongault des vingt-quatre récits de l'édition complète de 1874. Elle est augmentée de Moumou et de l'Auberge de grand chemin, et reprend l'iconographie originale de l'édition Bossard de 1929 accompagnée de dessins de Tourgueniev.
    EXTRAIT
    Une différence ethnique très marquée distingue de ceux d'Orel les gens de Kalouga  quiconque a eu l'occasion de passer du district de Bolkhov dans celui de Jizdra a dû en être frappé. Petit, voûté, revêche, le regard en dessous, le paysan d'Orel, qui est « à la corvée », gîte dans une misérable cahute de tremble, n'exerce aucun commerce, fait maigre chère, se chausse de tille. Celui de Kalouga, qui est « à la redevance », habite de spacieuses izbas de sapin  haut de taille, le teint clair, l'oeil vif et hardi, il trafique d'huile et de goudron, et porte des bottes le dimanche. Dans la province d'Orel (du moins dans sa partie orientale) les hameaux sont habituellement situés en pleins champs, près d'un bas-fond transformé tant bien que mal en étang boueux. À part quelques osiers prêts à toutes les besognes et deux ou trois maigres bouleaux, on n'aperçoit pas un arbre à une verste4 à la ronde  les chaumines au toit pourri se tassent l'une contre l'autre... Dans la province de Kalouga au contraire, un bois entoure presque toujours les villages  les habitations, plus espacées, mieux alignées, sont couvertes en planches  les portes cochères ferment bien  la palissade de l'arrière-cour, entretenue avec soin, ôte aux pourceaux vagabonds toute envie d'y pénétrer. Le chasseur est également mieux favorisé.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel et mort le 22 août 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié à tort Tourguénieff ou Tourguéneff.

  • Assassin implacable, Jean-Baptiste Troppmann, est resté dans l'histoire pour avoir été l'un des pires meurtriers de la fin du XIXè siècle. En 1869, entre août et septembre, il met méthodiquement à mort toute une famille, les Kinck, afin de les dépouiller. Alternant entre furie et parfait contrôle ; Troppmann tua tout d'abord le père, puis de l'un des fils et enfin le reste de la famille. Sa forfaiture se clôt par un massacre à la sauvagerie confondante : en une nuit, il exécute puis enterre six personnes. Ce crime, atroce et épouvantable, révolta son temps : il fut un véritable bouleversement social.
    Ivan Tourgueniev, de passage à Paris début 1870, découvre la tragédie par l'une de ses connaissances. Lorsque Maxime Du Camp le convie à aller visiter le meurtrier dans sa cellule, avant d'assister à son exécution, Tourgueniev ne peut résister. Il est en cela à l'image du monde littéraire de cette époque, proprement fasciné par la folie de Troppmann.
    Il en ressort un récit glaçant et lumineux de l'exécution d'un homme, parfait plaidoyer contre les folies du genre humain. Il en ressort, tout autant, l'effarante description de ce qui put permettre à un homme médiocre de devenir une star. Car ce fut aussi ça le cas Troppmann : une folie collective et la starification d'un criminel.

  • Dimitri Roudine Nouv.

    Dimitri Roudine

    Ivan Tourgueniev

    Dans la campagne Russe, une poignée de femmes et de gentilhommes de petite noblesse se sont réunis, comme à leur habitude, chez Daria Lassounska afin de parler d'art et de philosophie.
    Mais aujourd'hui s'élève parmi eux Dimitri Roudine, un nouvel arrivant au charisme surprenant. Il brille par son éloquence, séduit les âmes d'un tour de parole, charme la belle Natalia, et occupe le centre de l'attention. Pourtant, personne ne le connait réellement ; s'il semble être un homme cultivé, comment faire confiance à un pareil inconnu ? Qui est-il réellement ?

    Au travers d'un personnage emblématique de la littérature Russe, et d'une technique narrative qui inspirera Maupassant, Tourgueniev dresse le portrait d'une fracture qui ronge son pays : entre Orient et Occident ; entre idéalistes et révolutionnaires.



    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.

  • Grigori Litvinof attend que sa fiancée Tatiana vienne le rejoindre à Baden-Baden et côtoie ses nombreux compatriotes russes en villégiature. Parmi eux, il croise Irène, qu'il a passionnément aimée quelques années auparavant mais qui l'avait quitté pour faire un meilleur mariage.
    Roman de l'amour inoubliable et de ses illusions, galerie de portrait des Russes à l'étranger, Fumée est un des grands derniers romans de Tourgueniev.
    Traduction intégrale et préface de Génia Pavloutzky, 1937.
    EXTRAIT
    Il y avait foule ce 10 août 1862 à quatre heures de l'après-midi devant la célèbre « Potinière » de Baden-Baden. Il faisait un temps splendide  tout aux alentours, les arbres verts, les claires maisons de la coquette station, les montagnes ondoyantes, tout s'étalait avec un air de fête sous les rayons d'un soleil clément  tout souriait aveuglément, avec une confiance charmante, et c'était ce même sourire indéfini qui flânait sur les figures jeunes et vieilles, belles et laides. Même les visages peints des cocottes parisiennes ne rompaient pas l'atmosphère générale de jubilation, et les rubans multicolores, les plumes, les reflets d'or et d'acier sur les chapeaux et les violettes rappelaient involontairement au regard l'animation brillante et les jeux frivoles des fleurs printanières et des ailes irisées : seule la sèche et gutturale crécelle du jargon français qui traînait partout, n'arrivait ni à remplacer ni à égaler le babil des oiseaux.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel et mort le 22 août 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié à tort Tourguénieff ou Tourguéneff.

  • Au début de l'été 1833, Vladimir Petrovitch, âgé alors de seize ans, prépare sans zèle excessif ses examens d'entrée à l'université dans la propriété de ses parents, non loin de Moscou. Il tombe éperdument amoureux de Zénaïde, jeune femme de vingt-et-un ans d'une singulière beauté, qu'il observe de derrière la palissade séparant son jardin du parc. C'est en fait sa voisine fraîchement installée dans la maison attenante et qui vit là avec sa mère, la princesse Zassékine, personne désargentée réduite à une existence misérable. La jeune fille réunit fréquemment chez elle nombre d'adorateurs qu'elle s'amuse à rendre jaloux ou qu'elle pousse par jeu à commettre quantité de sottises. Elle rencontre un jour le père de Vladimir, un homme séduisant et autoritaire. Elle succombe à son charme et ils finissent quelques jours plus tard par se donner rendez-vous dans le jardin, à l'occasion d'une nuit...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel et mort le 22 août 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié Tourguénieff ou Tourguéneff. Sa famille est aisée, et sa mère très autoritaire.

  • Le Roi Lear des steppes

    Ivan Tourguéniev

    • Stock
    • 28 Février 2018

    « Ivan Tourgueniev a deux cents ans. Plus universelle, plus moderne que jamais, sa prose le place désormais parmi les auteurs qui, en leur temps, ont également relevé le défi de l'universalité. Ce grand sage cosmopolite du XIXe siècle nous livre une clef pour lire le passé, celui de la Russie en particulier et du genre humain dans son ensemble, mais aussi pour cerner la modernité et mieux appréhender l'avenir. »
      OLGA GORTCHANINA
    Traduit du russe par Nastasia Dahuron et Anne Godart-Marchal
    Préface, notes et commentaires d'Olga Gortchanina

  • Terres Vierges

    Ivan Tourgueniev

    Au printemps de 1868, vers une heure de l'après-midi, un jeune homme d'environ vingt-sept ans, négligemment et même pauvrement vêtu, montait par l'escalier de service d'une maison à cinq étages située dans la rue des Officiers, à Pétersbourg. Traînant avec bruit des galoches éculées et balançant gauchement sa lourde et lente personne, il atteignit enfin la dernière marche de l'escalier, s'arrêta devant une porte délabrée qui était restée entr'ouverte, puis, sans tirer le cordon, mais en toussant avec fracas pour annoncer sa présence, il pénétra dans une antichambre étroite et mal éclairée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Fantômes

    Ivan Tourgueniev

    Présentation/résumé : Lorsqu'un beau fantôme tombe amoureux, les nuits de l'heureux élu changent singulièrement...

    Durée : 1h31
    Narrateur : Brigitte Guedj

    Ivan Tourgueniev (1818-1883)
    Dans Premier amour (1860), nouvelle autobiographique, Ivan Tourgueniev raconte que son père, brutal officier des hussards, épouse sa mère, riche héritière, par intérêt. La famille vivra dans la propriété maternelle où Ivan est éduqué par des précepteurs russes et étrangers. Après un an à la Faculté de Lettres de Moscou, il s'inscrit, en 1834, à la Faculté de Philosophie de Saint-Pétersbourg, où il suit un cours de Nicolas Gogol. En 1837 il rencontre Pouchkine qui devient son maître à penser. Revenu en Russie après des voyages en Allemagne et en Italie, il publie en 1843 sa première pièce de théâtre, 'Une imprudence', qui sera à l'origine du théâtre psychologique. Ses courts récits villageois, rassemblés en 1852 sous le titre 'Récits d'un chasseur' expriment son horreur du régime de servage et de ses injustices. Jugée subversive, cette oeuvre lui vaudra un mois de prison - durant lequel il écrit 'Moumou', réquisitoire contre le servage - et l'exil sur ses terres. Gracié en 1854, il repart pour l'Europe. Son premier roman, 'Roudine', est publié en 1856, suivi d''Un nid de seigneurs' (1859). Son célèbre 'Pères et Fils' (1860) oppose un héros positif à un nihiliste, et est suivi de 'Fumée' (1867), satire de la société russe, et de son dernier roman 'Terres vierges' (1876). Grand styliste, Ivan Tourgueniev excelle dans la pénétration de l'analyse et l'art de la composition, cherchant à éclairer le caractère des personnages dans des romans courts. Il meurt en France d'un cancer de la colonne vertébrale.

  • Dans les dernières années de sa vie, Tourgueniev écrivit une série de poèmes qu'il avait l'intention de publier sous le titre de Senilia. Longtemps demeurés dans ses carnets ou parus par extraits, les quatre-vingt trois poèmes sont présentés ici dans leur première traduction intégrale, accompagnée de notes et d'une étude, publiée par Charles Salomon en 1931.
    EXTRAIT
    Le dernier jour de juin  tout autour de moi, ces milliers de verstes, c'est la Russie, c'est mon pays natal.
    Le ciel tout entier n'est qu'une mer bleu foncé, sans une ride  un seul petit nuage... on dirait tantôt qu'il y navigue, tantôt qu'il y plonge et disparaît. Pas un souffle, grande chaleur... l'air qu'on respire - du lait encore chaud !
    Les alouettes grisollent  les pigeons roucoulent dans leur jabot  en silence, les hirondelles fendent l'air  les chevaux s'ébrouent et mâchent  les chiens n'aboient pas  ils sont là, tranquilles, agitant paisiblement la queue.
    Cela sent la fumée, l'herbe, un peu le goudron3, un peu le cuir aussi.
    Les chènevières sont déjà drues et répandent dans l'air leur senteur suffocante, agréable pourtant.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel et mort le 22 août 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié à tort Tourguénieff ou Tourguéneff.

  • Le Classcompilé n° 66 contient les oeuvres de Ivan Tourgueniev (ou Tourgueneff). Les traductions retenues sont celles réalisées sous la direction de l'auteur ou par l'auteur lui-même.
    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (en russe : ) est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 9 novembre (28 octobre) 1818 à Orel et mort le 3 septembre (22 août) 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié à tord Tourguénieff ou Tourguéneff. (Wikip.)
    Version 1.5
    On consultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres"

    CONTENU DU VOLUME :

    NOUVELLES:
    RÉCITS D'UN CHASSEUR :I KOR ET KALINITCH. (1847)II JERMOLAÏ ET LA MEUNIÈRE. (1847)III MALINOVA. (1848)IV E MÉDECIN DE DISTRICT. (1848)V MON VOISIN RADILOF (1847)VI L'ODNODVORETZ. (1847)VI ILGOVE. (1847)VIII LA PRAIRIE. (1851)IX KACIANE. (1851)X LE OURGMESTRE. (1847)XI LE COMPTOIR. (1847)XII BIROUK. (1848)XIII LES DEUX PROPRIÉTAIRES. (1852)XIV LÉBÉDIANE. (1848)XV TATIANA BORISSOVNA ET SON NEVEU. (1848)XVI LA MORT. (1848)XVII LES CHANTEURS. (1850)XVIII KARATAÏEF. (1847)XIX LE RENDEZ-VOUS. (1850)XX LE HAMLET DU DISTRICT DE TCHIGRI. (1849)XXI TCHERTAPKANOF ET NÉDOPOUSKINE. (1849)XXII LA FIN DE TCHERTAPKANOF. (1872)XXIII LES RELIQUES VIVANTES. (1874)XXIV ÇA FAIT DU BRUIT. (1874)XXV LE BOIS ET LA STEPPE. (1849)
    LE FERRAILLEUR (1847)LE JUIF (1847)PÉTOUCHKOF (1847)JOURNAL D'UN HOMME DE TROP (1850)TROIS RENCONTRES (1852)MOUMOU (1852)L'ANTCHAR (1854; 1856)LES DEUX AMIS (1854)L'AUBERGE DE GRAND CHEMIN (1855)UNE CORRESPONDANCE (1856)JACQUES PASSINKOF (1856)FAUST (1856)DEUX JOURNÉES DANS LES GRANDS-BOIS. (1856)ANNOUCHKA (1858)UN PREMIER AMOUR (1860)APPARITIONS (1864)TOC.. TOC. TOC... (1865)LE CHIEN (1866)ÉTRANGE HISTOIRE (1870)LE ROI LEAR DE LA STEPPE (1870)L'ABANDONNÉE (1869)LE CHANT DE L'AMOUR TRIOMPHANT (1881)APRÈS LA MORT (CLAIRE MILITCH) (1883)
    ROMANS : DIMITRI ROUDINE (1856)UNE NICHÉE DE GENTILSHOMMES (1859)ELENA (A LA VEILLE) (1860)PÈRES ET ENFANTS (1862)FUMÉE (1867)LES EAUX PRINTANIÈRES (1872)TERRES VIERGES (1877)
    THÉATRE : LE PAIN D'AUTRUILE PARTAGE proverbe en un acte.
    AUTRE : POÈMES EN PROSEL'EXÉCUTION DE TROPPMANN (1870)HAMLET ET DON QUICHOTTE
    CORRESPONDANCE : LETTRES A MADAME VIARDOT (1907)
    VARIANTES DE TRADUCTIONS : FAUST, RÉCIT EN NEUF LETTRESANOUCHKA, SOUVENIRS DES BORDS DU RHINLE GENTILHOMME DE LA STEPPERÉCITS D'UN CHASSEURNOUVEAUX RÉCITS D'UN CHASSEUR
    Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

  • Eaux printanières est un roman de l'écrivain russe Ivan Tourgueniev, paru en 1871.
    Présentation
    | Eaux printanières est un roman d'analyse psychologique sur l'immaturité affective. L'amour de Dimitri pour Gemma est pur, immortel , celui pour Maria Nicolaïevna n'est qu'un coup de foudre. Trente ans plus tard, Dimitri ne comprend plus son attitude de jeune homme. Gemma ne lui pardonnera jamais...|
    Source Wikipédia

  • Des sensations étranges, et qu'il ne comprenait pas bien lui-même, agitaient Aratov. Au fond, la manière de lire de Clara ne lui avait pas beaucoup plu. Cela lui avait paru exagéré et inharmonieux ; cela le troublait, lui semblait une sorte de violence qu'on lui aurait faite. Et puis... pourquoi ces regards obstinés, persistants, presque indiscrets ? qu'est-ce qu'ils signifiaient ? La modestie d'Aratov ne lui permettait pas de penser un seul instant qu'il avait pu plaire à cette étrange fille, lui inspirer un sentiment semblable à de la passion ; et lui-même, ce n'est pas ainsi qu'il se représentait la jeune fille, encore inconnue.

  • Un Rêve Nouv.

    Un Rêve

    Ivan Tourgueniev

    Depuis ses sept ans, un jeune adolescent vit seul avec sa mère veuve. Il sort peu, préfère la lecture et les promenades solitaires aux activités des autres enfants, et surtout, tombe chaque nuit dans de longs songes. Souvent, il rêve que son père est encore vivant, qu'il le rencontre, mais qu'il ne ressemble pas au père qu'il connaissait.
    Un jour de juin, alors que l'adolescent se promène le long des quais, un homme assis à la terrasse d'un café attire son attention. Impossible de se tromper : l'homme qui le regarde maintenant intensément est le père de son rêve...

    Dans cette nouvelle fantastique, Tourgueniev explore la relation mère-fils, la recherche identitaire d'un adolescent sans père, et interroge la frêle limite entre rêve et réalité.



    Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.

  • Entre la Russie et la France, deux géants de la littérature échangent actualités de la vie littéraire, tourments d'écriture, mais surtout nouent une chaleureuse amitié.Il lui reste dix-sept ans à vivre lorsque Flaubert rencontre le plus français des écrivains russes, Ivan Tourgueniev. Leur première lettre date de 1863, et cette correspondance exceptionnelle durera jusqu'aux derniers jours de Flaubert.
    Exceptionnelle, en effet, parce que c'est un document irremplaçable sur le laboratoire intérieur de chacun des deux auteurs : ils livrent leurs doutes, leurs difficultés, les affres qu'ils traversent. Sans filtre ni prévention, car chacun sait que l'autre est un frère d'encre et de plume.
    C'est aussi un irremplaçable miroir de la vie intellectuelle, culturelle et politique : on voit défiler, peints et croqués avec une force de trait stupéfiante, les grands personnages de l'époque.
    Enfin, c'est le livre d'une amitié : les deux géants des Lettres correspondent, au sens le plus plein du terme. Ils échangent, se confient, s'épaulent et se critiquent. Ils nouent ensemble le plus subtil et plus exigeant des signes de ponctuation : le trait d'union.

  • Un matin, l'assesseur de collège Kovaliov se réveille sans son nez ! À la place, il ne reste qu'une surface lisse et plane. Prêt à avertir la police de cette disparition effroyable, il se retrouve « nez à nez » avec son appendice ! Ce dernier déambule dans les rues de Saint-Pétersbourg en tenue de conseiller d'état, bien décidé à conserver sa liberté ! L'ironie de Gogol, l'humour pince-sans-rire de Pouchkine et la poésie de Tourgueniev se mêlent dans ce recueil pour dépeindre la Russie du XIXe siècle et la naissance du genre fantastique.

  • Flaubert et Tourguéniev : une amitié fraternelle, sans nuage, pendant dix-sept ans. Elle est heureusement recréée dans leur correspondance, réunie pour la première fois en français, d'après les manuscrits originaux.
    Les sujets abordés sont divers : les femmes, l'amour, la vie, la mort, mais aussi et surtout la littérature et l'art, la maîtresse valeur, le maître mot, pour l'un comme pour l'autre. Tous deux ont la religion du style : Tourguéniev traduit en vers libres Hérodias et La Légende de saint Julien l'Hospitalier ; quant à Flaubert, il revoit, en les polissant, tantôt un essai de Tourguéniev, tantôt des traductions de poèmes de Pouchkine.
    L'un et l'autre ont le souci du beau, mais aussi du bien. Les deux hommes partagent la même aversion pour l'argent et un goût similaire de la moralité, trop souvent absente de notre univers.
    Nous assistons à une rencontre étonnante et peut-être exceptionnelle dans l'histoire combinée des relations littéraires et humaines entre deux géants du verbe, deux natures généreuses, éprises de vérité et de justice, également pessimistes et paradoxalement confiantes dans le progrès d'une humanité plus éclairée.
    Alexandre Zviguilsky, chercheur au C.N.R.S., docteur ès lettres, comparatiste, créateur du Musée Tourguéniev à Bougival (où un coin est réservé à Flaubert), a préparé la première édition critique du dialogue des deux écrivains.

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