• Deux milliards d'euros, c'est le chiffre d'affaires annuel que génère le trafic de stupéfiants en France. On comprend mieux pourquoi les nouveaux caïds issus des quartiers s'entretuent à coups de rafales de kalachnikovs pour son contrôle. S'il est particulièrement sanglant à Marseille, le phénomène est national. De l'Île de France à la Bretagne, en passant par Lyon, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lille ou Mulhouse, les millions des stups font tourner les têtes et sortir les armes aux parrains qui contrôlent cette économie souterraine. Un vrai business où l'on parle réduction des coûts, augmentation des marges, où la concurrence est rude et les OPA réellement sauvages. Loin des simples rapports de police et compilations de faits divers, Parrains de cités est un livre évènement. Après des années d'enquête, Jérôme Pierrat nous emmène à la rencontre des parrains des stups, de leurs lieutenants et de leurs soldats. Il s'est rendu dans les montagnes du Rif marocain, sur la Costa del Sol où ces Pablo Escobar des HLM roulent en Ferrari sous le soleil espagnol. Il dresse les portraits des plus fameux d'entre eux. Il raconte leurs guerres et nous plonge dans les secrets du trafic. Il raconte comment il a approché ces nouveaux acteurs d'un biz qui fait vivre des familles et des quartiers entiers, comment il a su se faire accepter et partir à la rencontre des producteurs, transporteurs, ou revendeurs. Sans complaisance, il montre comment cette économie prospère structure une partie de notre pays. Un document qui fournit des éléments essentiels au débat sur la sécurité, la légalisation et le devenir de notre société.

  • Enquête sur les dossiers secrets de la police
    Un bagnard devenu chef de la sûreté, un commissaire transformé en caïd de la pègre, un petit inspecteur à l'ascension un peu trop rapide pour être honnête, des flics bien sous tous rapports condamnés " bizarrement " pour braquage ou trafic de stups, d'autres qui jouent de troubles rôles dans des affaires tout aussi opaques...
    Consacré à l'univers éminemment secret, énigmatique et fantasmatique de la police, ce livre retrace en 11 chapitres le parcours de figures ambivalentes (Vidocq, Bonny...), des affaires troubles (la Bégum, le prince de Broglie...), des histoires de " ripoux " (l'inspecteur Loiseau, le commissaire Féval...).
    Affaires d'hommes ou dossiers auréolés de questions quant aux rôles des " flics ", à l'instar de la mort de Jacques Mesrine qui continue d'être discutée, ces histoires policières sont loin d'être aussi claires qu'un procès-verbal. Il suffit de se replonger dans l'affaire du Pasteur Doucé ou l'enlèvement de Mehdi Ben Barka pour constater qu'ici ? en cette zone crépusculaire où croisent inspecteurs et kidnappeurs, commissaires et braqueurs, flics et voyous ? le manichéisme n'est pas de mise.

  • Jamais le tatouage ne s'était répandu avec un tel enthousiasme au sein des différentes couches de la société. Cette pratique datant du néolithique est devenue en quelques décennies un phénomène mondialisé, principalement apprécié pour ses aspects esthétiques. Mais l'histoire de l'humanité a déjà connu de telles modes, bien avant les pirates et les truands...

  • Depuis la Deuxième Guerre mondiale jusqu'à nos jours, Jérôme Pierrat retrace l'histoire passionnante du Grand Banditisme. Braquages, proxénétisme, trafic de cigarettes, trafic de drogue et règlements de compte ; une plongée sombre et fascinante dans les arcanes du Milieu, où les borsalinos, les colts et les volutes de fumée prennent vie sous le magnifique trait de David B.

  • Un matin dans la brousse sud-africaine, Mathusalem, l'un des plus beaux rhinocéros mâles du Sarah's Nature Park, est retrouvé criblé de balles. Et la corne sciée. Pour l'inspecteur Ovambo qui mène l'enquête, les doutes sont vite dissipés. Le massacre des rhinocéros a commencé depuis longtemps. Grands amateurs de corne pilée, réputée aphrodisiaque, les Chinois n'y sont pas étrangers. Malgré les valeurs et la couleur de peau qui les séparent, Adam Ovambo, l'officier de police noir, et Sarah de Vijser, la blonde propriétaire du parc, vont enquêter de pair. Ils déjoueront les pièges d'une police corrompue et s'appuieront sur quelques gangsters du Cap pour remonter la filière en passant par les casinos de Hong Kong et le bush de Namibie. Au fil de leurs aventures, ils rapprocheront deux mondes qui s'ignorent et souvent se méprisent, dans l'Afrique du Sud désenchantée de l'après-apartheid.

  • Jérôme Pierrat est parti à la rencontre de René Nivois, l'homme qui a régné sur le milieu Lyonnais des années 80 à nos jours, de la fin du Gang des Lyonnais à l'explosion de l'importation du haschisch marocain et qui vit aujourd'hui en Espagne. Le Gang des Lyonnais sous les verrous, deux équipes, au début alliées, vont se partager le terrain. La première se rassemble autour de Raymond Vaccarizi et se livre au contrôle des trottoirs, à des braquages de banques, au racket, et trouve parfois refuge en Espagne. C'est là que le truand sera arrêté en 1983. Le 14 juillet 1984, il est abattu dans sa cellule de la prison Modelo de Barcelone par un sniper posté sur le toit d'un immeuble de l'autre côté de la rue. Deux balles en pleine tête alors qu'il s'était mis à la fenêtre de sa cellule. En 1985, le lyonnais René Nivois est arrêté en Espagne avec quelques membres de son équipe et soupçonné d'être le commanditaire de l'assassinat. Le tireur l'a dénoncé à la PJ lyonnaise. Né en 1949 et élevé à Bron, Nivois est connu de longue date : fiché au grand banditisme, régulièrement incarcéré, il possède déjà un lourd passé de braqueur : à 15 ans, il passe sa première nuit en prison...au quartier des condamnés à mort de la prison d'Avignon. Il est soupçonné d'être mêlé à l'assassinat d'un des membres du Gang des lyonnais, Georges Manoukian. C'est aussi l'ami de toujours de Raymond Vaccarizi...Acquitté par la cour suprême de Madrid pour le meurtre de Vaccarizi, René Nivois se retire en Espagne au début des année 90, où il fait partie des premiers à se lancer dans le trafic de haschisch avec le Maroc, et ce, sur une grande échelle. Il fournit des centaines de kilos dans le sud de la France. Mais début 2000, il est écroué avec cinq complices. Dans ce livre d'entretiens, René.Mvois, sans complaisance et faux-semblants, ne cache rien de sa vie, d'une enfance dans la banlieue de Lyon à sa vie de voyou qui a passé plus de la moitié de sa existence sous les barreaux. De la trahison de son ami Vaccarizi au commerce des stupéfiants avec le Maroc : le mythe des valeurs du milieu s'effondre : le monde des voyous pue la mort et la trahison.

  • Qu'est-ce que le Quantpunk ? C'est la question à laquelle les douze auteurs de ce recueil ont eu à répondre, dans une tentative de créer un nouveau genre, dérivé du cyberpunk et du steampunk, faisant appel aux découvertes de la physique quantique et des technologies qui en découlent, sans oublier la philosophie propre au mouvement punk.
    Le résultat ? Onze textes plutôt disparates, preuve s'il en faut que l'exercice n'a rien d'évident. Le « Quantpunk », tout comme la mécanique quantique, résiste à la compréhension. Vouloir le définir, c'est laisser s'effondrer une foule de possibilités pour n'en conserver qu'une. Le regard de l'auteur influe sur son univers, et c'est particulièrement flagrant dans les textes qui constituent ce recueil.
    Le Quantpunk est-il science-fiction, fantasy ou fantastique ?
    Il est tout cela à la fois.
    Est-il facétieux ou sérieux ?
    Tout cela à la fois.
    Jusqu'à ce que vous ayez tranché.

  • A 61 ans, Michel Ardouin se décide enfin à parler. Ardouin ? Un mètre quatre-vingt-cinq et cent trente kilos de muscles, plus connu dans le milieu, sous le surnom de « Porte-Avions », l'une des figures du grand banditisme français.
    Pour la première fois, « Porte-Av » raconte sa vie - bien remplie - de voyou. L'histoire d'un fils de famille qui a mal tourné, passé de l'institution Sainte-Croix-de-Neuilly aux bars de la pègre, du Premier prix de français aux calibres les plus variés.
    Ardouin ne cache rien. De ses premiers pas de proxénète et de casseur dans le milieu parisien des années soixante au trafic international de cocaïne entre la Colombie et la France, en passant par son équipée avec Jacques Mesrine, l'« ennemi public numéro un », avec lequel il écumera plusieurs dizaines de banques et qu'il fera évader. Sans oublier ses années de Quartier de Haute Sécurité, ses meurtres de « collègues »... Bref, une épopée de braquages (et autres trafics), de cavales et de règlements de comptes sanglants, où l'on croise caïds, porte-flingues et filles de joie.
    L'histoire de « Porte-Avions », c'est aussi celle du milieu français de ces quarante dernières années.

  • Mai 1988 : entre les deux tours de l'élection présidentielle, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur sur le départ, autorise l'exploitation des machines à sous dans les casinos. Et transforme ainsi un secteur déficitaire en mine d'or. Les hostilités sont désormais ouvertes pour prendre le contrôle des 140 établissements de jeu français.
    Affairistes, politiciens, mafieux..., tous veulent leur part du gâteau. Les coups bas se multiplient et la corruption, les menaces et autres manipulations sont de la partie.
    Dans les coulisses, une cellule - très confidentielle - des Renseignements généraux suit la bataille qui fait rage. Mais à s'intéresser de si près aux combattants, elle n'échappera pas non plus aux balles perdues...

  • Le 19 mars 2013 à Punta Cana, le Falcon 50 d'Alain Afflelou est intercepté sur le tarmac de l'aéroport alors qu'il s'apprête à décoller pour Saint-Tropez. À bord, quatre Français et 700 kg de cocaïne répartis dans vingt-six valises bourrées dans la soute et le salon VIP de l'appareil. Aussitôt les pilotes crient au coup monté et jurent n'avoir fait que leur métier de chauffeurs de luxe au service des plus fortunés. Alors qu'en République dominicaine l'équipage et le passager ont été condamnés à 20 ans de prison, la juge d'instruction française Christine Saunier-Ruellan enquête partout en Europe sur la trace de flux financiers suspects.
    Grand banditisme marseillais, boîtes de nuit roumaines gérées par des héritiers de la mafia napolitaine, vols empruntés par Nicolas Sarkozy ou Alexandre Balkany, avocats tenus par le " milieu ", blanchiment d'argent, trafics d'or et de devises, autorités impuissantes : c'est tout le monde trouble de l'aviation d'affaires qui émerge. Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon lèvent le voile sur ses dessous, et leur verdict est sans appel : la France des riches est une véritable passoire.
    Jérôme Pierrat est journaliste indépendant, spécialiste du crime organisé, auteur d'une douzaine d'ouvrages sur le grand banditisme et le trafic de stups. Il a réalisé plusieurs documentaires et travaille également comme scénariste pour la télévision (Braquo, Panthers) et le cinéma.
    Marc Leplongeon est spécialiste des questions de justice au journal Le Point et membre de l'Association confraternelle de la presse judiciaire.

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