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    Du Panier aux quartiers nord, du Vieux Port à l'Estaque, nous suivons les pérégrinations de Fabio Montale, flic déchu de la Brigade de surveillance des secteurs, fils d'immigrés italiens qui aime les poètes des Cahiers du Sud, la pêche, la soupe au pistou de la vieille Honorine, les bouteilles de Lagavulin, les femmes et Marseille bien sûr.
    Il y a vingt ans, il y avait Lole, la belle Gitane, et, autour d'elle, Manu, Ugo, et Fabio. À présent ses deux potes de braquage sont morts d'une balle dans la peau : une pour Manu, puis une pour Ugo venu le venger... L'enquête de Fabio le plonge dans son passé trouble et les plaies à refermer se multiplient. D'autant qu'une de ses amies se fait violer et assassiner.
    Dur ! «Total Khéops» comme le chante le groupe IAM. Autrement dit, bordel généralisé, fange pestilentielle dont on ne sort pas.

  • Elle marchait sous les platanes de l'avenue. Il arrivait en sens inverse. Ils allaient se croiser quand soudain elle s'est approchée, a tendu le bras et a dit : « Pardon monsieur, est-ce que je peux vous toucher? » Vingt ans plus tard, et sans que cette question n'ait cessé de les hanter, ils vont se revoir pour obtenir la réponse. Les mots de Claude Bleton font écho aux photos de Catherine Izzo dans une résonance sensuelle et mystérieuse. Leurs écritures intimistes - écriture dense et concise pour Claude Bleton, images en noir et blanc oniriques et troublantes pour Catherine Izzo - se répondent ici avec justesse.

  • Jean-Claude Izzo jongle avec le polar, le roman noir et la poésie. Avec pour dénominateur commun, la lumière de la Méditerranée, et le tragique qui se profile derrière l'ombre. Avec L'aride des jours, il poursuit cette marche solitaire commencée dans Loin de tous rivages. Et, comme toujours dans le silence des pierres, il questionne notre aujourd'hui, ce temps des illusions. La photographe Catherine Bouretz patiemment, après lui, a relevé signes et traces oubliés par cette vie plus cruelle que vaine.

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