Littérature générale

  • Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". À la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.

    Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.

  • En 1963, l'auteur se rend en Chine, d'abord par jeu puis pour suivre des études. Il ignore tout de ce que le pays vient de traverser. Et heureusement, dit-il. Sans cela, il n'aurait pas persévéré dans cette voie. Ses entrevues avec Wen, jeune femme médecin dont il s'éprend, doivent demeurer furtives. Entretenir une relation avec un étranger ne va pas sans danger. Une seule possibilité s'offre à eux : le mariage. Or, pour cela, Wen doit obtenir l'autorisation de la direction de son hôpital, soit du responsable du Parti. Au-delà des obstacles auxquels se heurtent les deux amants, ce récit saisissant et authentique est aussi un roman d'apprentissage. L'auteur devine peu à peu une réalité sociale et politique censée rester cachée, tandis que sa compagne découvre le passé de sa propre famille.

    Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.

  • On connaît mal Georg Christoph Lichtenberg (1746-1799) dans les pays de langue française : un littérateur marginal, croit-on savoir, auteur d'aphorismes, de paradoxes et d'observations amusantes. On ignore qu'il fut l'un des représentants les plus remarquables des Lumières en Allemagne et à sa façon l'un des plus profonds, dont l'influence a été secrète mais continue depuis deux cents ans. Ses Cahiers, tenus de 1764 à 1799, dans lesquels il notait au jour le jour tout ce qui lui passait par la tête, sont devenus un classique d'environ 1600 pages. On y voit un esprit d'une qualité rare s'interroger et se parler à lui-même sur tous les sujets qui l'intéressent. Les deux anthologies de ses Cahiers publiées à ce jour en France, celle de Marthe Robert (1947) et celle de Charles Le Blanc (1997), laissent trop à désirer. Elles ne donnent aucune idée du charme de sa prose, de son agilité intellectuelle et de la profondeur de sa pensée. Jean François Billeter, qui pratique Lichtenberg depuis longtemps et qui est lui-même de langue française et allemande, s'est proposé de combler cette lacune en prenant le parti de réunir et de traduire les passages des Cahiers qui ont le plus retenu son attention au fil des années, et de présenter au lecteur français son Lichtenberg. Il a ajouté un aperçu de la vie de cet auteur, un aperçu de son oeuvre et un bref essai où il explique les raisons qu'il a eues, lui le sinologue, de s'intéresser à cet esprit exceptionnel.

  • Un sinologue parle de ce qu'il fait lorsqu'il traduit du chinois classique en français. Ces deux langues sont si différentes que le passage de l'une à l'autre exige une conscience particulièrement aiguë de ce que c'est que traduire. Ce passage représente un cas d'école et par conséquent revêt aussi de l'intérêt pour les non sinologues. Ils verront le sinologue au travail, car c'est à eux que Jean François Billeter s'adresse autant qu'à ses collègues. Ils découvriront quelques-unes des propriétés remarquables de la langue chinoise clas­sique et, par contraste, certains traits propres au français. Ils découvriront surtout quelques très beaux textes chinois anciens, poèmes ou fragments philosophiques. Dans ces trois essais, qui sont d'une clarté lumineuse, l'auteur fait aussi quelques propositions sur le perfectionnement de l'art de traduire du chinois - ou de toute autre langue.

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