• Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des « super soldats ». Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la « guerre juste » ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions.

    Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.

  • Alors que la démocratie est souvent perçue comme la seule option politique envisageable, quelle serait la position de Machiavel en 2020 sur l'utilité de la dictature ? Dans quelles circonstances jugerait-il nécessaire de concentrer le pouvoir entre les mains d'une seule personne et quels devraient être les objectifs de ce prince ?
    Grâce aux exemples de Charles de Gaulle, Abraham Lincoln, Vladimir Poutine, Lee Kuan Yew ou Nusurltan Nazarbaïev, Jean-François Caron, dans cette version imaginée du Prince en 2020 montre que le recours à un prince tout-puissant peut encore s'avérer la meilleure solution lorsqu'une nouvelle société doit être établie ou afin de sauver une société menacée d'implosion.

  • Alors que la démocratie est souvent perçue comme la seule option politique envisageable, quelle serait la position de Machiavel en 2020 sur l'utilité de la dictature ? Dans quelles circonstances jugerait-il nécessaire de concentrer le pouvoir entre les mains d'une seule personne et quels devraient être les objectifs de ce prince ?
    Grâce aux exemples de Charles de Gaulle, Abraham Lincoln, Vladimir Poutine, Lee Kuan Yew ou Noursoultan Nazarbaïev, Jean-François Caron, dans cette version imaginée du Prince en 2020, montre que le recours à un prince tout-puissant peut encore s'avérer la meilleure solution lorsqu'une nouvelle société doit être établie ou afin de sauver une société menacée d'implosion. 

  • We often think of the army as an institution whose members are required to blindly obey all orders they receive. However, this perception is inaccurate. Disobedience is a fundamental professional obligation of members of the military and overrides the obligation to follow commands. But what is the extent of this obligation? Are soldiers obligated to participate in what they consider to be an illegal war, or should they be allowed to enjoy a right to selective conscientious objection? Should soldiers obey a legal order that, if followed, would facilitate the perpetration of war crimes by a third party? How should soldiers act if they are ordered to follow a lawful order that could result in immoral consequences? Should soldiers be allowed to refuse to obey what can be labeled as suicidal orders? Based upon the nature of soldiers' professional obligations, this book tries to offer answers to these important questions. The author turns to a number of different case-studies, including conscientious objections, duty to protect in genocidal situations such as Rwanda and Srebrenica, suicidal orders in wars, as well as retribution and leniency towards war criminals, as a way of assessing the different legal and ethical implications of disobedience in the military.

  • Le recours à des firmes militaires privées est-il moralement acceptable ? Peut-on justifier les meurtres par compassion sur les champs de bataille ? Quels sont les problèmes éthiques liés à l'usage d'armes robotisées ? Est-il moralement légitime d'augmenter les capacités physiques et mentales des soldats ? La lutte contre le terrorisme justifie-t-elle le recours à la torture ? Est-il moralement acceptable de négocier avec les talibans ?



    Même si la réflexion entourant l'éthique de la guerre juste est l'une des questions les plus anciennes de la philosophie politique, elle a connu au cours des dernières années un important regain de popularité. Evidemment, la lutte contre le terrorisme qui a fait suite aux événements de septembre 2001 y est pour beaucoup. Les conflits contemporains contre cette nouvelle menace ont en effet fait naître de nouvelles questions éthiques auxquelles les sociétés occidentales peuvent difficilement échapper. Les développements technologiques ainsi que de la recherche médicale ont également entraîné l'émergence de nouvelles questions éthiques qui ne s'étaient pas encore posées jusqu'à aujourd'hui. Devant ces nouveaux défis, il y a urgence de s'interroger sur les balises morales qui permettront de faire des conflits armés de tristes réalités qui sont tout de même animées par un idéal du bien, à défaut de quoi les guerres du futur risquent d'être marquées par la barbarie et l'inhumanité.

  • La relation qu'a entretenue Lucien Bouchard avec la politique semble être éminemment complexe. Pour preuve, plusieurs font mention de ses adhésions à différents partis politiques aux idéologies radicalement opposées et de la mise en place de politiques publiques qui ont soufflé sur les braises à la fois de la social-démocratie et du néo-libéralisme alors qu'il était premier ministre du Québec.

    Toutefois, cette ambivalence n'est qu'apparente. L'action politique de Lucien Bouchard trouve toute sa cohérence lorsqu'elle est pensée sous l'angle du pragmatisme. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce pragmatisme ne doit pas être confondu avec électoralisme, populisme et manque de vision politique. Il s'agit plutôt d'une manière de penser l'action politique en fonction d'un objectif supérieur, à savoir la défense des intérêts du Québec.

    À la lumière de ce critère qui a toujours été au coeur de l'engagement politique de Lucien Bouchard depuis ses années à la Faculté de droit de l'Université Laval, il est possible de saisir toute la richesse et la cohérence de sa vision du bien commun.

  • A l'occasion du 150e anniversaire de la fondation du Canada, cet ouvrage revient sur les origines de la Confédération en insistant plus particulièrement sur le rôle et la place que les pères fondateurs souhaitaient accorder au Canada français au sein du nouvel Etat. Les contributions qu'on y retrouve présentent les craintes et les espoirs qu'avaient les Canadiens français du Québec et de l'Ontario ainsi que les Acadiens envers le projet politique de 1867 en cherchant à répondre à ces questions : l'opposition des Acadiens à la Confédération s'explique-t-elle par leur incompréhension des enjeux politiques du moment ? Les pères fondateurs ont-ils cherché à affirmer la reconnaissance et l'égalité entre le peuple canadien-français et le peuple canadien-anglais ? La fin du rêve d'un Canada français et d'une francophonie pancanadienne unie trouve-t-elle ses germes en 1867 ? L'évolution politique du fédéralisme canadien a-t-elle été favorable à l'épanouissement du Canada français ? Le fédéralisme canadien constitue-t-il un frein à l'affirmation nationale du Québec ? Quels sont les défis que devra affronter le Canada français au cours du 21e siècle ?

    Voici un livre qui saura passionner tous les chercheurs qui s'intéressent au fédéralisme canadien ainsi qu'aux questions liées à la place de la francophonie canadienne.

  • La stabilité des sociétés multinationales est aujourd'hui remise en question dans de nombreux pays. En effet, au Québec, même si le Parti québécois a perdu le pouvoir en avril 2014, un éventuel troisième référendum sur la souveraineté n'est pas à écarter pour autant. En Ecosse, malgré la victoire du " non " lors du référendum tenu en septembre 2014, cette consultation aura tout de même montré que 45 % des Ecossais désiraient quitter la Grande-Bretagne. Pour sa part, le cas de la Belgique est très rapidement devenu la quintessence des difficultés associées à la gouvernance multinationale et la popularité du parti indépendantiste flamand Nieuw-Vlaamse Alliantie ne se dément pas depuis les dernières années. Enfin, une ferveur indépendantiste sans précédent frappe la Catalogne depuis l'été 2010, à tel point que plusieurs indicateurs semblent vouloir soutenir l'hypothèse que les Catalans pourraient bien en venir à se séparer du reste de l'Espagne. Ces situations nous forcent donc à nous poser la question suivante: quels sont les facteurs qui conditionnent l'unité politique ainsi que l'instabilité dans les sociétés multinationales ?



    Réunissant des experts belges, britanniques, espagnols et canadiens, cet ouvrage jette un éclairage utile et nécessaire sur cette question désormais incontournable du monde d'aujourd'hui.

  • Le malaise qui entoure le fait de se dire fédéraliste au Québec est facilement explicable. En plus d'avoir été une option politique qui s'est souvent révélée décevante pour le Québec, ses tenants ont été très malhabiles dans leurs tentatives visant à justifier le maintien des liens politiques avec le reste du pays. Malgré tout, la réalité demeure implacable : une majorité de Québécois continue à manifester un sentiment d'appartenance envers le Canada. Cependant, la question consiste à déterminer les raisons qui expliquent cette identification des Québécois envers le Canada. Au moyen d'une analyse comparative avec les cas suisse, espagnol et belge, cet essai a pour objectif d'offrir une réponse à cette interrogation tout en déboulonnant certains mythes persistants sur la nature du fédéralisme canadien.

  • Les fondements du fédéralisme canadien font habituellement référence à John A. Macdonald et à George-Etienne Cartier. Le nom de George Brown est pour sa part inconnu. Cet oubli est injuste dans la mesure où ce fut grâce à George Brown que le processus qui a finalement mené à la Confédération a pu être enclenché officiellement le 19 mai 1864. Grâce à son initiative, une grande « coalition nationale » qui venait de voir le jour constitua le point de départ de changements politiques considérables qui accouchèrent d'une solution fédérale trois ans plus tard.
    Le rôle joué par George Brown au moment de la fondation du Canada va toutefois bien au-delà de son initiative qui a permis à des ennemis politiques de s'unir. En fait, les idées qui façonnèrent l'ordre politique canadien sont grandement tributaires de ce dernier, à savoir l'établissement d'un ordre politique fondé sur la volonté de préserver l'autonomie politique des anglophones et des francophones du pays. Sans son initiative, le Canada aurait pu prendre une forme bien différente de celle que l'on connaît aujourd'hui.
    Cette biographie intellectuelle de George Brown permet de remettre en question l'idée selon laquelle les pères de la Confédération n'étaient pas, à l'instar de leurs prédécesseurs américains de 1787, de profonds penseurs citant Locke, Hobbes ou Montesquieu, mais plutôt de simples avocats et des hommes d'affaires sans envergure. Au contraire, l'analyse de la pensée de ce père fondateur qui avait une vision bien particulière du bien commun et de l'organisation de la société politique canadienne démontre qu'il n'en est rien.

empty