Langue française

  • Platon

    Luc Brisson

    Platon ? Deux mille quatre cents ans après sa mort, il est le " philosophe " par excellence. Mais qui sait vraiment qui il est ? Le fils d'Apollon, comme on l'a affirmé à sa mort ? A-t-il été vendu comme esclave ? Et ses amours ? A-t-on retrouvé son testa

  • La première partie de ce livre analyse le témoignage de Platon sur ce qu'est le mythe. Dans une seconde partie sont passées en revue les critiques faites par Platon à ce type de discours qu'est le mythe. Cet ouvrage, où interviennent ethnologie et philosophie, se fonde sur une enquête lexicologique qui débusque toutes les apparitions de mûthos, c'est à dire tous les dérivés et tous les composés dont mûthos constitue le premier terme.

  • Lectures de Platon

    Luc Brisson

    • Vrin
    • 25 Septembre 2000

    Les études ici réunies rendent compte de ce que fut le contexte historique et littéraire de la rédaction des dialogues platoniciens, et de la manière dont leur auteur a choisi de confronter sa philosophie à la mythologie, afin de mener une enquête sur le monde, l'âme et la cité. Ces lectures veulent prendre ainsi la mesure de ce qui nous éloigne aujourd'hui de Platon, tout en suggérant qu'une histoire de la philosophie qui cherche à s'affranchir de l'anachronisme peut susciter chez nous des questions qui permettent de remettre en cause certaines de nos certitudes. On découvrira aussi un Platon qui assimile la composition d'un texte à la fabrication de l'univers par le démiurge, et qui aborde des sujets comme l'Égypte et la « jalousie », un écrivain philosophe qui, en dépit d'extravagantes accusations de plagiat, reste l'un des plus grands auteurs de l'humanité. Luc Brisson, directeur de recherche au CNRS, est l'auteur de nombreux travaux consacrés à la philosophie grecque et à la religion dans l'Antiquité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né en Égypte au début du IIIe siècle apr. J.-C., Plotin s'installe à Rome en 246, en terre stoïcienne, pour y enseigner les principes d'une philosophie platonicienne et y inaugurer la tradition qu'on dit aujourd'hui « néoplatonicienne ». De 254 jusqu'à la veille de sa mort, en 270, Plotin rédige un ensemble de textes que son disciple Porphyre éditera vers l'année 300 en les distribuant en six « neuvaines » : les Ennéades.
    Dans ces traités, Plotin se propose de guider l'âme de son lecteur sur le chemin d'une ascèse qui doit la conduire vers son principe, « l'Intellect », et lui permettre alors de percevoir, pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est « l'Un ». La présente collection regroupera, en neuf volumes, les cinquante-quatre traités de Plotin, traduits et présentés dans l'ordre chronologique qui fut celui de leur rédaction.

  • Qui sont les présocratiques ?
    Comment leur pensée nous est-elle parvenue, alors même que leurs oeuvres sont en grande partie perdues ?
    De Thalès et de Pythagore aux sophistes, d'Anaximandre à Empédocle, d'Héraclite à Parménide, d'Anaxagore à Démocrite, est-il possible de réunir sous une catégorie unique des penseurs aussi divers ? Introduction à la lecture de ces monuments engloutis des origines de la philosophie occidentale, le présent volume interroge le concept de « présocratique » forgé par Hermann Diels au début du XXe siècle pour s'en distancer et adopter de nouvelles perspectives. Il situe ainsi chaque oeuvre dans le contexte social et culturel de son apparition : celui d'une Grèce archaïque où domine le discours poétique, vecteur d'un savoir commun sur les dieux, le monde et les hommes, où la curiosité savante est portée par une culture technique omniprésente et où s'épanouit le genre littéraire de l'?st???a ou « enquête ». Tel est le premier visage que présente en Grèce ancienne la spéculation « philosophique » : celui d'une enquête savante sur la nature de toutes choses, soumettant à un examen rationnel l'ensemble des éléments évoqués par les mythes, de la genèse de l'univers à l'origine des hommes et à la formation de leurs cités.

  • «?Assurément, concilier un tel point de vue surplombant avec une connaissance approfondie du détail des recherches les plus récentes, rappeler les faits mais aussi les interprétations divergentes qu'ils peuvent susciter, voilà qui était un vrai défi?! Mais un défi ici magnifiquement relevé par l'auteur de ce livre, dont la densité n'a d'égale que la clarté. [...] C'est donc bien une nouvelle histoire romaine qu'on lira ici, plus précise, plus moderne que jamais, bref une histoire qui peut aussi nous aider à mieux comprendre le monde tel qu'il est aujourd'hui.?»
    - Alexandre Grandazzi
    Loin d'être figée dans le marbre des monuments antiques, l'histoire de la Rome antique est constamment réinterprétée et enrichie grâce aux avancées scientifiques récentes (rendues possibles par l'archéologie, la climatologie ou l'épidémiologie, etc.) et par les contextes nouveaux dans lesquels évoluent les historiens et les historiennes.
    Cette brève synthèse propose donc un survol général de l'histoire de la civilisation romaine, de la fondation semi-légendaire de l'Vrbs au VIIIe siècle av. n. ère, jusqu'à la disparition de l'Empire en Occident en 476. Elle permet à l'étudiant ou au lecteur curieux de poser les principaux jalons de cette histoire, tout en offrant une introduction aux grandes tendances de la recherche contemporaine dans le monde francophone et anglo-américain.

  • Au début du IIe siècle avant notre ère, Rome allait s'engager dans un second conflit contre le royaume de Macédoine, marquant de ce fait son intervention de plain-pied dans les affaires du monde hellénistique. C'est durant cette guerre qu'allait s'illustrer un jeune consul d'à peine 30 ans, Titus Q. Flamininus, qui par ses nombreux gestes d'éclat allait devenir aux yeux des Anciens, mais également auprès des historiens modernes, le « libérateur de la Grèce ». Loin de la figure du général philhellène romantique que certains ont voulu dépeindre, Flamininus apparaît au contraire comme un homme politique ambitieux, doté d'une rare subtilité, qui a su, le premier, comprendre toute la puissance des traditions des grandes monarchies hellénistiques qui ont succédé à l'empire d'Alexandre, lorsqu'elles furent mises au service de son ambition personnelle et des intérêts politiques de Rome. La carrière de Flamininus illustre ainsi les transformations politiques et culturelles profondes survenues à cette époque, au moment où Rome allait peu à peu étendre son hégémonie sur le bassin méditerranéen.

empty