UGA Éditions

  • Le propre du secret est qu'il donne à imaginer. Il est le point de départ d'une recherche, qui peut prendre la forme de la quête, ou même de l'enquête. Il déclenche surtout une rêverie dont bénéficient la littérature et l'art. Partant d'un exemple apparemment très simple, « Le secret de maître Cornille », dans les Lettres de mon moulin, Pierre Brunei a choisi, sans aucun souci d'être exhaustif, un libre parcours. Il convoque, au gré de sa fantaisie, mais aussi d'une nécessité interne du sujet, antiques et modernes, écrivains, peintres et musiciens. Nul esprit de système, dans tout cela, nulle grammaire de l'imaginaire, mais un libre déploiement à partir de visages d'hommes, de figures mythiques et même de simples lettres de l'alphabet, immobiles ou dansantes, d'apparents cryptogrammes qui peuvent aussi constituer des clefs.

  • La mythocritique n'a jamais constitué une école critique. Il s'agit plutôt d'une tendance diffuse dont les origines sont lointaines et qui a trouvé force dans l'entourage de Gilbert Durand. Elle s'est étendue au début du xxie siècle, tant en France qu'à l'étranger, en particulier en Espagne et en Italie. Pierre Brunel, qui a longtemps travaillé et fait travailler sur Mythe et littérature, a voulu rassembler quelques éléments théoriques et rechercher la présence du mythe chez quelques auteurs et dans un certain nombre de textes. Il l'a fait sans esprit de système et avec une volonté d'ouverture, la théorie devant toujours, pour lui, s'effacer devant le texte.

empty