• Elle et lui

    Alain Rouet

    À chaque page le lecteur est piégé, pris en embuscade par les ambiguïtés, les outrances. Mais derrière un regard cynique sur le couple et les choses de la vie, on est troublé par le calme et la douceur de cette réflexion. Ce roman est une méditation sur les années qui passent, les couples qui se forment et se défont, ponctuée par les emportements du vieil homme. L'écriture est précise et élégante ; le roman se lit d'une traite en se laissant porter par son rythme.

  • Un café de la Butte aux Cailles, trois personnes sirotent un expresso à la terrasse. Marie, Cyril et Roger ne se connaissent pas et pourtant repartent ensemble pour une parenthèse, un instant ; un temps hors du temps qui changera à jamais leur vie (car, après, tout s'accélère...). Des personnages hauts en couleur. Un style clair, bref, élégant. D'abord initiatique puis social et enfin noir, l'auteur signe ici son roman le plus accompli.

  • Etrange le druide ? Son monde s'élargit de désirs, de rêves et de fantasmes. Mais s'il paraît insolite, c'est qu'il prend soin de composer sa musique intime. Sans ambages, Alain Rouet révoque l'insignifiant. Il va puiser au ferment de la vie. Rien de trop dans ce petit roman conçu comme un court-métrage.SDes plans-séquences réduits à la taille de pépites et un montage facétieux explorent les lieux d'un paysage intérieur.

  • Le monde d'une multinationale, mais surtout le destin d'une femme. En autant de chapitres que de fragments, il agence un collage : à la fois oeuvre d'artiste et composition d'un écrivain qui fait de la clarté son configurateur et de la brièveté sa fabrique et sa réussite.

  • Les faussaires

    Alain Rouet

    Ils sont jeunes, ils sont beaux, la vie s'ouvre devant eux. Ils ont un point commun : des difficultés avec l'autorité. Musicien raté, étudiant travesti, amoureux sensuels, artistes fauchés, ils passent et dépassent les normes ; les bornes parfois. La société les étouffe. Ils réagissent avec fougue, violence, amour. Ils peignent, écrivent, lisent. Ils dénoncent, fuient, explosent. Six nouvelles en marge de la société, contre les codes bien-pensants, six nouvelles euphorisantes et régénérantes !

  • Corde à vide

    Alain Rouet

    D'après Stephen Hawking, l'intelligence artificielle pourrait mettre fin à l'humanité. Ne serait-ce pas le cas si les ordinateurs dépassaient l'homme dans la création artistique, propre à notre espèce ? Dans un style clair, précis, parfois tranchant, ailleurs tendre et poétique, Alain Rouet décrit quatre personnages fascinants qui s'affrontent dans ce combat entre l'artiste et la machine. Corde à vide tient du conte philosophique à la manière de Voltaire et Diderot et se lit comme un thriller.

  • Un agent de la DST picaresque en mal d'amour. Un physicien humaniste, trop rationnel pour être perspicace. Un directeur technique aussi frimeur que rétif. En toile de fond pour ces hommes hauts en couleur, des tensions sourdes en terrain critique : l'armement.
    Reconnu dans la sphère scientifique pour la valeur de ses travaux en physique mathématique, l'auteur signe là un premier roman, une oeuvre à l'ironie mordante, grave et délicate.

  • Chiara, Claire et Marylène, trois femmes au tempérament exceptionnel, nous entraînent de l'Italie romantique du dix-neuvième siècle au Massif Central des années 1940, du Saint-Germain-des-Près d'après-guerre au temps présent ; ou plutôt, ne serait-ce pas leur violon qui nous mène avec elles ?

  • « Si vous ne voulez pas attendre si longtemps, restez humain, choisissez les chemins non balisés ». Charlie, tour à tour vicomte de Valmont, Don Juan, Don Quichotte, ne se laisse pas enfermer, il voit grand, à voix haute et le dit fort. Il avance tête baissée, fonce sans se retourner. Même Gentiane, sa marquise de Merteuil ou Pedro, son Sancho Panza, ne sauront l'arrêter. Qui est vraiment Charlie ? Court, net, précis, le style de ce roman devient tranchant, abrupt quand il s'agit de dépeindre la société actuelle. Il se fait tendre, poétique quand l'homme semble pouvoir se redresser.

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