• Voici le jardin du philosophe. On y cueillera des fruits mûris sur le tronc de la sagesse commune et dorés à cette autre lumière des idées. Ils en reprennent leur saveur d'origine, qui est le goût de l'existence. Saveur oubliée en nos pensées ; car on voudrait s'assurer que l'existence est bonne et on ne le peut ; on en déçoit donc l'espérance par précaution, prononçant qu'elle est mauvaise. De là s'étend l'empire de l'imagination déréglée, en quoi Alain, se confiant à la sagesse du corps, restaure la souveraineté claire de l'homme heureux et qui n'attend pas pour l'être, ici et non ailleurs, que l'événement lui donne raison, acteur enfin et non spectateur de soi-même.

  • Des principes fondamentaux de la connaissance aux questions de morale, de la philosophie des sciences à la métaphysique, Alain donne une vue d'ensemble de ce qu'est la philosophie. Tous les élèves d'Alain ont gardé un souvenir inneffaçable de son enseignement. Dans les Éléments de philosophie, on retrouve le grand professeur qui a marqué tous ses disciples : ses cours constituent l'introduction à la fois la plus claire et la plus profonde aux problèmes essentiels de la philosophie.

  • "Si la doctrine de la sagesse cherchait des armes contre les maux véritables, elle promettrait trop. Si elle peut éloigner de nous quelques-uns des maux imaginaires, c'est déjà beaucoup." Une introduction élémentaire à la philosophie pour mieux comprendre les passions et vertus auxquelles chaque être humain est confronté.

  • Propos sur la nature

    Alain

    "Le thème de la nature est la toile de fond de toutes mes pensées. Autant que je pouvais deviner la situation de ceux qui pensent subjectivement, je les voyais enfermés dans des rêves et séparés du monde et développant une existence sans fenêtres, à peu près comme les monades de Leibniz, existence où il y avait pourtant une sorte de monde au-dehors. Et je ne crois pas avoir jamais fait autre chose, quand je décrivais, que nettoyer ce monde de toute la buée humaine, et le voir comme il serait sans nous."

  • L'Éthique de Spinoza a toujours fasciné les esprits parce qu'elle se présente comme un parfait édifice rationnel dont chaque proposition est un élément indispensable à la totalité du système, dont chaque argument prétend à la validité et à l'objectivité d'un théorème de géométrie. Alain ne pouvait, ayant fait cours sur Descartes, éviter la pérégrination au sein de l'architecture conceptuelle de Spinoza. Cette réflexion se prolonge au-delà du livre qu'il lui a expressément consacré : en effet, dans maintes autres occasions, dans certains de ses Propos notamment (qu'on trouvera dans ce volume), Alain évoque Spinoza ; et lorsqu'il voudra rendre hommage à Jules Lagneau, c'est encore Spinoza qui sera présent dans la discussion : c'est la raison pour laquelle ce philosophe est la figure retenue pour assurer le lien thématique du recueil, ainsi considérablement augmenté.

  • "Mes pensées sont déjà assez hardies ; je supplie qu'on n'y ajoute rien. J'ai donné assez de preuves d'obéissance stricte dans mes fonctions de brigadier d'artillerie. Si quelques-uns ont de la peine à accorder cette déclaration avec ce qu'ils vont lire, cela prouve qu'ils ont besoin de me lire plus d'une fois."
    Dans une centaine de propos, Alain juge la guerre et n'en oublie rien : l'histoire, la révolte, la situation du soldat, paysan ou prolétaire, la violence, la passion meurtrière. Cette analyse impitoyable de la guerre est une réflexion de sage sur la paix.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Alain. Poème en prose écrit quotidiennement, exercice du style et de la pensée, le "propos" est un genre littéraire inventé par Alain. Dans "Propos de littérature", il devient une analyse, un commentaire, un commerce lucide avec les chefs-d'oeuvre du présent ou du passé, de Dante à Proust en passant entre autres par Rabelais, La Fontaine, Molière, Goethe ou Stendhal. Page après page, l'auteur des "Propos sur le bonheur" s'interroge sur le sens de l'épopée, et de la tragédie, du roman, de la poésie. Il délibère du goût, de la langue, de la lecture, de la rhétorique, de la traduction, de l'imagination, de l'art d'écrire... Il définit le rôle possible de la critique. "Notre ambition fut de changer la philosophie en littérature et la littérature en philosophie", écrit-il. La tentative, ici, a pleinement abouti.

  • Alain, de son vrai nom Émile Chartier : philosophe, professeur, écrivain, militant infatigable de la république, de la paix et de la laïcité. Il y a peu d'initiations plus joyeuses à la philosophie que les Propos qu'il écrivit au jour le jour, de 1906 à 1936, pour la presse quotidienne. Une pensée libre s'y empare de tous les sujets, sans autre exigence qu'une vigilance critique toujours en éveil. Toute la grande tradition philosophique est là, pour jeter sur l'expérience humaine une lumière accessible à tous. La lecture de Jean-Pierre Lorit se signale par sa totale intelligence des moindres détails du texte et nous permet d'appréhender la pensée d'Alain de façon claire. Patrick Dupouey & Claude Colombini-Frémeaux

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Alain. À l'origine composé en braille à l'intention des aveugles, ce petit livre d'histoire de la philosophie rassemble vingt-deux études sous le sous-titre général de "Portraits et doctrines de philosophes anciens et modernes". Vingt-deux "abrégés" de longueurs diverses consacrés à des maîtres penseurs et à des mouvements philosophiques qui influencèrent l'oeuvre d'Alain ou firent l'objet de ses cours: Thalès, Pythagore, Héraclite, Empédocle, Anaxagore, Socrate, Platon, Aristote, Diogène, Épicure, Cicéron, Descartes, Spinoza, Leibnitz, Hume, Kant, Comte, les Ioniens, les Éléates, les Atomistes, les Sophistes, les Stoïciens et la philosophie religieuse... Outre l'objectif initial de vulgarisation exigeante, ce volume de lecture des doctrines et de rencontre des sagesses occidentales ne se soustrait ni à la réflexion philosophique ni à l'exercice méditatif.

  • Une promenade dans la pensée de ce philosophe curieux de tous.

  • Au milieu des matelots endurcis de l'Astrolabe, Shawn, l'orphelin, embarqué comme mousse sur un baleinier à l'âge de 13 ans, va vivre le fabuleux périple de la chasse à la baleine. A partir de 11-12 ans.

  • Il n'a jamais existé au monde qu'un seul problème philosophique (dont les autres problèmes sont la menue monnaie) : comment l'esprit peut-il avoir prise sur un monde complexe, difficile, étranger ? Les rationalistes nous trompent, qui ne nous montrent de cet esprit, dans l'histoire, que les conquêtes et les triomphes. Mais Alain, rationaliste à sa façon, exige de revenir à tout instant aux sources de la pensée, et comme de recommencer l'histoire. Il donne ainsi à l'esprit un nouvel essor ; il lui permet de pousser plus loin l'audace des problèmes et le raffinement des solutions. Ce serait peu : il veut encore saisir les éléments simples, qui permettent de considérer tous les hommes comme égaux en dignité spirituelle. Jamais ce double mouvement de la pensée d'Alain n'a été plus évident, plus sensible aussi que dans les Entretiens, où la mer - elle aussi, toujours recommencée - le provoque, le soutient, l'accompagne.

  • Entretiens chez le sculpteur

    Alain

    Le sculpteur de ces Entretiens n'est pas un personnage fictif. Il s'appelle Henri Navarre, membre de l'Institut. En 1934 il entreprit un buste d'Alain et les séances de pose dans l'atelier s'échelonnèrent du printemps au début de l'hiver. Pendant ce temps Alain y recevait des visites : Paul Valéry, Henri Mondor, Pierre Bost, Jean Prévost, Maurice Savin. De ces conversations capricieuses et heureuses naquirent les huit Entretiens. Dans ces souples compositions Alain se complait à reprendre, réorganiser, transposer sous une forme libre et familière des thèmes qu'il jugeait avoir traités d'une manière trop rigide dans son Système des Beaux-Arts de 1920, dans ses Vingt leçons sur les Beaux-Arts de 1931. Il s'agit donc non pas seulement d'une étude de sculpture, mais bien de toute une nouvelle considération des différents arts.

  • Les furtifs

    Alain Damasio

    AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR : Alain Damasio et l'éditeur ont créé une police exclusive par laquelle des personnages sont désignés dans le texte. Il est donc fortement recommandé d'utiliser la « police de l'éditeur » (ou « police d'origine ») dans les paramètres de texte de votre logiciel de lecture.

    Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l'exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes.
    Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l'éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka - volatisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l'armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Là, il va découvrir que ceux-ci naissent d'une mélodie fondamentale, le frisson, et ne peuvent être vus sans être aussitôt pétrifiés. Peu à peu il apprendra à apprivoiser leur puissance de vie et, ainsi, à la faire sienne.

    Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d'IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d'écoute et d'échanges. Partout où cela s'avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez.
    La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d'auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif.

  • De l'ancien au Nouveau Monde, la fabuleuse épopée d'un vaurien en quête de fortune... En 160 pages, le dessinateur de Blacksad et le scénariste de De Cape et de Crocs nous offrent cet album d'exception qui constitue leur Livre d'Or ! Fripouille sympathique, don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu'on appelait encore les Indes au siècle d'or. Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l'Amazone, jusqu'à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l'Eldorado !

  • La zone du dehors

    Alain Damasio

    2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. Premier roman de l'auteur de La Horde du Contrevent, la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007).

  • Alain Damasio nous invite à la rencontre de grands "vivants", c'est-à-dire de grands claustrophobes, amoureux de l'air et de l'Ouvert. Champions de toutes les aérations, celles de l'espace, du son, des mots, du collectif, et de ce fait totalement libres, entrés en un jeu d'échos fou avec les mouvements du monde, ils tracent et suivent leurs lignes de fuite, tel le surfeur qui n'existe et ne consiste que dans la furtivité. Dix nouvelles par l'auteur de La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent.

  • «?Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand?; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur. Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de «?hardi?» semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable. Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance?; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre. Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi.?» A.D.  

  • Rumeurs d'Amérique

    Alain Mabanckou

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020 Le portrait d'une autre Amérique.Ici, je me suis fondu dans la masse, j'ai tâté le pouls de ceux qui ont ma couleur, et de ceux qui sont différents de moi, avec lesquels je compose au quotidien.
    Certains lieux, de Californie et du Michigan, me soufflent leur histoire car je les connais intimement.
    D'autres me résistent, et il me faut quelquefois excaver longtemps pour voir enfin apparaître leur vrai visage. Mais ce périple n'a de sens que s'il est personnel, subjectif, entre la petite histoire et la grande, entre l'immense et le minuscule. Et peut-être même que, sans le savoir, j'entreprends ici ce que je pourrais qualifier d'autobiographie américaine, entre les rebondissements de l'insolite, la digression de l'anecdote et les mirages de l'imaginaire.

  • À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge.
    Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
    Alain Mabanckou est né en 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Ses œuvres sont traduites dans le monde entier. Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • Après le succès de l'Histoire du corps et de l'Histoire de la virilité, Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello dirigent cette très ambitieuse Histoire des émotions en trois volumes, héritière du programme des Annales, de l'histoire des mentalités et de celle des sensibilités, portée par les renouvellements historiographiques les plus récents. Elle réunit pour la première fois les meilleurs spécialistes français et étrangers de l'histoire des émotions, toutes générations confondues.
    Ouverte par les Lumières, la séquence qui fait l'objet de ce deuxième volume, dirigé par Alain Corbin, fournit un chapitre très riche de l'histoire des émotions. Dès le milieu du XVIIIe siècle se dessinent des attentes nouvelles. La notion d'" âme sensible " émerge peu à peu. C'est le temps du journal intime et celui de l'émerveillement face au paysage. Un " moi météorologique " se fait jour, sensible aux aléas des phénomènes naturels. Dans ce siècle de la Révolution et des révolutions, la colère, la terreur, l'indignation côtoient l'exaltation, la joie, la ferveur ou la mélancolie sur la scène politique. De nouveaux rituels les expriment et leur donnent corps. Des barricades aux champs de bataille, des grandes chasses aux catastrophes naturelles, du romantisme à l'impressionnisme, des émois de l'orgasme à la vénération de la Vierge Marie, de multiples gammes des émotions sont ici mises en lumière.
    À l'extrême fin du XIXe siècle, des savants commencent à mesurer l'expression des émotions. La psychologie, peu à peu, s'impose.
    Professeur émérite à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne, pionnier de l'histoire des sensibilités dont il a inventé et exploré les nouveaux territoires, Alain Corbin est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a dirigé au Seuil : Histoire du corps et Histoire de la virilité (avec G. Vigarello et J.-J. Courtine).
    Avec les contributions de : Olivier Bara, Serge Briffaud, Anne Carol, Alain Corbin, Guillaume Cuchet, Michel Delon, Emmanuel Fureix, Corinne Legoy, Judith Lyon-Caen, Charles-François Mathis, Guillaume Mazeau, Hervé Mazurel, Anouchka Vasak, Sylvain Venayre, Agnès Walch.

  • À la fin du xixe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge -l´école du village-, attend la venue d´Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu´il suive le cours supérieur: l´arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l´enfance finissante de François...
    Lorsqu´en 1913 paraît le roman d´AlainFournier, bien des thèmes qu´il met en scène -saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux- appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du xixe siècle pour s´établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d´une sensibilité toujours frémissante, et qui n´a pas vieilli.

    7 Autres éditions :

  • Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarit dans une institution place sous l'autorit abusive et corrompue de Dieudonn Ngoulmoumako. Arrive bientt la rvolution socialiste, les cartes sont redistribues. L'aventure commence. Elle le conduira notamment chez Maman Fiat 500 et ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gait quotidienne de cette maison pas si close que a, o il rend toutes sortes de services. Jusqu' ce que ce bonheur s'croule. Petit Piment finit par perdre la tte, mais pas le nord : il sait qu'il a une vengeance prendre contre celui qui a bris son destin. Dans ce roman envot et envotant, l'auteur renoue avec le territoire de son enfance, et sait parfaitement allier la navet et la lucidit pour nous faire pouser le point de vue de ses personnages. Finaliste du Man Booker Prize International 2015, Alain Mabanckou est l'auteur d'une dizaine de romans dont Verre Cass (2005) et Mmoires de Porc-pic (prix Renaudot 2006). Son oeuvre est traduite dans une vingtaine de langues. Il enseigne la littrature francophone l'Universit de Californie-Los Angeles (UCLA).

empty