• Les patois sont le résultat de la segmentation géographique d'une langue, qui, livrée à elle-même, a donné lieu à une multiplicité d'évolutions divergentes sur les divers points du territoire où elle était parlée. Tous les patois romans de la France, - c'est-à-dire exception faite du basque, du bas-breton, du flamand et de l'alsacien - sont les innombrables rejetons d'un seul arbre, le latin, - le latin parlé en Gaule à la fin de l'Empire romain.
    La cause essentielle qui produit la dislocation et l'émiettement d'une langue, c'est la rupture du lien politique et social qui assurait l'unité de langage parmi un ensemble de populations plus ou moins hétérogènes : la ruine de l'empire romain, provoquant, entre autres conséquences, la disparition des écoles et des milieux cultivés, le relâchement des relations entre les divers pays qui vivent de plus en plus de leur vie propre, a favorisé le morcellement linguistique, que le régime féodal a consolidé et accentué... (extrait de l'Introduction).
    Albert Dauzat, né à Guéret (1877-1955), éminent linguiste, directeur de l'École pratique des hautes études, auteur d'innombrables études linguistiques qui font toujours autorité encore aujourd'hui. Les Patois fut, à l'origine publié en 1926 puis réédité en 1946. En voici une nouvelle édition qui intéressera tous les tenants des diverses langues de France et de leurs dialectes respectifs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Professeur à l'École Pratique des Hautes-Études (Sorbonne), auteur de nombreux ouvrages, est demeuré l'un des grands noms de la linguistique française. Son Tableau de la langue française constitue une excellente initiation à l'histoire et à l'évolution de notre langue, depuis ses origines préceltiques et gauloises jusqu'à nos jours (évolution du vocabulaire, de la prononciation, de la grammaire, etc.). Destiné à un large public, ce livre permet de suivre comme en un roman les péripéties et les avatars qui ont conduit à la constitution du français moderne, sous sa forme actuelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Albert Dauzat, Directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études et Président du Premier Congrès International de Toponymie, aborde ici deux grands problèmes d'intérêt général, que la toponymie étudie en collaboration avec la géographie, l'archéologie et l'histoire : les rapports entre les noms de lieux et le peuplement du sol, sa mise en valeur, - en prenant pour exemple la Beauce.

  • Comment traduire l'horreur des tranchées, comment exprimer l'épouvante (un millier de morts par jour en moyenne ), ou s'en affranchir par la dérision ? La Grande Guerre se donne à entendre via une inventivité lexicographique sans précédent. Se mêlent à l'argot parisien les mots des casernes de France et d'Algérie, les provincialismes et les créations de la guerre. Les abeilles sont les balles qui sifflent aux oreilles des malheureux zonards, les soldats. S'il est blessé par une aiguille à tricoter (baïonnette), par le zim-boum (obus de 88) ou par un quelconque Michel (mitrailleur allemand), le poilu parviendra peut-être à carotter la brute (faire la bête pour esquiver un ordre ), acheter (dérober ) du allouf (porc) et se rapprocher subrepticement de la marie-salope (cuisine roulante) pour becqueter... De tout ce vocabulaire né dans la boue et le sang du front ou dans les plaisirs de l'arrière, bien plus de mots que nous ne l'imaginons nous sont restés, transmis par la mémoire populaire ou... ce travail exemplaire d'Albert Dauzat. Pionnier de la patronymie, Albert Dauzat (1877-1945) a été mobilisé en 1914 et a publié les résultats de son enquête à la fin de la guerre. Préface d'Alain Rey. Introduction d'Odile Roynette (Université de Franche-Comté).

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