• Vision à la fois féerique et cauchemardesque dans une Allemagne plongée dans l'obscurité. La citadelle de Colditz reste violemment éclairée afin de dissuader toutes velléités de fuite. Y sont incarcérés ces évadés repris ou classés « ennemis » du Grand Reich. Parmi les 412 officiers français « cloîtrés » à Colditz d'abord, puis à Lübeck, 236 furent d'incorrigibles « touristes » totalisant 466 tentatives d'évasion. Si 41 réussirent dans leur entreprise, 12 connurent la mort au cours d'essais malheureux et 7 disparurent dans des circonstances mal connues. Hommage tardif peut être... Mais le recul n'est-il pas la voie privilégiée dans la recherche de la vérité ? Pour avoir eu le courage d'attendre avant de narrer cette aventure, le témoignage d'Albert Maloire n'en est que plus méritoire.

  • Roannes et sa région pendant la dernière guerre, racontée par un ancien responsable local de la Résistance.

  • Un soir d'hiver, dans la nuit tombée, roule à vive allure un automobiliste. Distraction, fatigue, défaillance mécanique ? La voiture heurte de plein fouet un arbre sur le bas-côté de la route. C'est un corps disloqué qui est conduit en clinique. Le livre conte le déroulement de cette longue nuit qui s'étend de 19 heures à 7 heures (un tour d'horloge) pendant que lutte contre la mort, le blessé. Les chapitres - totalement indépendants les uns des autres - constituent une série de nouvelles qui se rapportent à des épisodes d'une vie : celle de l'accidenté. Les épisodes surgissent dans la lente succession des heures. Un bruit, une image fortuite se rapportant à un événement ou une anecdote, déroulent, sans chronologie apparente, l'itinéraire d'une existence. À l'aube, lorsque l'aiguille marque 7 heures, s'éteint une vie. La petite infirmière, son service achevé après avoir fermé les yeux du mort, rejoint frileusement son domicile. Elle se pelotonne en murmurant à son ami, encore ensommeillé, « Aime-moi très fort... Un homme vient de mourir »... L'avenir est impérieusement là appelant l'acte d'amour qui comblera une place vide...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Préfacé par Jean Guitton, et illustré par Jean Roussel, ce livre de René Alquier et Albert Maloire, tous deux anciens scouts, est un carnet de travail. Il regroupe citations et textes dont l'objectif est de dessiner le profil d'un homme idéal.

  • Histoire de la Résistance à travers les stèles et monuments érigés dans les neuf départements de la région militaire R1.

  • Albert Oriol a choisi le pseudonyme Maloire (Ma-Loire) en témoignage de fidélité à la terre forézienne. Il a 20 ans, à la déclaration de guerre en septembre 1939. Chef d'un groupe franc, il est grièvement blessé lors de l'offensive du 10 mai 1940. À son réveil après opération, c'est le sourire apaisant d'une infirmière, dans l'hôpital de campagne de Metz. Et ce seront les soins attentifs d'un personnel féminin à Sainte-Marie des Champs (Toulouse) qui assureront son rétablissement. En 1944, à Roanne, son groupe est éclaté. C'est une de ses agents de liaison qui - revêtue de la cape de la Croix Rouge - lui permet d'échapper en ambulance à l'étreinte policière malgré deux barrages successifs dressés sur l'itinéraire en direction de Saint-Étienne. Les activités opérationnelles de son maquis « G.M.O. 18 juin » lui permettront de découvrir l'attitude courageuse de l'infirmière mais aussi de plusieurs autres volontaires féminines. À travers une expérience personnelle, Albert Oriol-Maloire retrace le trop discret chemin de certaines de ces « Oubliées de l'Histoire ». Hommage admiratif rendu tant à celles des combats de l'ombre qu'à celles de la reconquête, sans oublier le drame douloureux vécu par d'autres dans les camps de concentration... Un témoignage de reconnaissance et de réhabilitation aussi...

  • Une chronologie, des témoignages de la guerre 1939-1945 et de la résistance dans le Morbihan.

  • Albert Oriol-Maloire apporte ici une somme de témoignages inédits. Résistant ayant appartenu à l'Armée Secrète de la Loire, d'abord à Saint-Étienne puis à Roanne (avant la dislocation d'un réseau « Jeunes de l'A.S. » qu'il animait), il devient responsable d'un groupe de clandestins réfugiés en Haute-Loire (Boussoulet) dans le Meygal. Revenu sur son département d'origine lors du débarquement en Normandie, ce groupe prend le nom de maquis « G.M.O. 18 juin ». Le 5 juillet 1994, sur les hauteurs de Saint-Maurice-en-Gourgois, un détachement allemand tente d'anéantir cette unité. Après une vive résistance, celle-ci décroche en ordre. Ce premier face-à-face sur le département, avec les forces d'occupation, confère au Groupe Mobile « 18 juin » ses lettres de noblesse qu'il honorera à Pichillon, Estivareilles, Pont-Rompu, Givors (Rhône) et lors de la marche sur Lyon puis sur les Alpes. Mais au-delà de l'aspect narratif de ces événements qu'il a vécu, l'auteur a tenu à y associer maints témoins. Et ces récits confèrent à cet ouvrage particulier, un côté à la fois poignant et empreint d'une chaleur humaine inattendue...

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