• Rétrofuturisme. Les années 50, vues à la fin du XIXème siècle; l'amour, la guerre, les épidémies, la vie sociale et, en avance, les tablettes, les transports aériens...
    Avec Humour et légèreté, Robida décrit les aventures de Georges Lhoris, fils du célèbre savant et homme d'affaires : Une virée pittoresque en Bretagne, lieu resté dans son jus, hors modernité. La vie urbaine avec tout son confort - pourquoi avoir besoin d'une cuisine alors qu'une société de services se charge de livrer des menus apprpriés à la demande ? - et ses désagréments.
    L'auteur se démarque de Jules Verne en travaillant sur des variables possibles et futuristes, hors de son époque, un des chantres du Rétrofuturisme.

  • Paru en 1901 dans La Vie illustrée puis en version intégrale en 1902, L'Horloge des siècles est une anticipation à rebours.
    Un cataclysme cosmique provoque la rotation en sens inverse de la Terre. Mais bien plus grave, il entraîne un dérèglement de la marche du temps qui, soudain, fonctionne « à l'envers » de ce que l'on en connaît ! Les vieillards redeviennent jeunes, les plus jeunes retombent en enfance et, pire, les morts ressuscitent, avant, eux aussi, de rajeunir inexorablement... Les situations, les carrières, les couples, bref la société, tout se trouve emporté dans ce maëlstrom du temps inversé.
    Entre cocasserie et sérieux de la réflexion sur le temps, sur l'histoire, sur la guerre, sur la question sociale ou sur l'humanité en général, Robida nous entraîne dans un roman échevelé, loin des sentiers balisés de la connaissance. Et le livre s'arrête lorsque s'annonce le retour prévisible du « dernier coup de canon de Waterloo », pour ne pas dire de la bête noire de Robida : Napoléon Ier. Qu'il croque d'ailleurs, dans un de ses 55 dessins, chevauchant en compagnie de la Mort pour le nouveau malheur de l'humanité...
    Albert Robida (1848-1926) est plus connu aujourd'hui comme un très grand illustrateur ; pourtant ses romans d'anticipation sont à redécouvrir. Il y déploie une prémonition stupéfiante dans ses inventions futuristes plus vraies que la réalité.

  • D'une voiture arrêtée sous un bec de gaz de la rue Bonaparte, Eugène Gardel venait de descendre, Ses hautes guêtes bouclées jusqu'aux genoux, son chapeau de feutre à larges ailes, le havresac tenu par un bras passé dans les courroies et l'immense parapluie à pique, décoloré et fané par beaucoup de soleils et beaucoup de pluies, de bourrasques et de temps gris, indiquaient suffisamment un peintre et un paysagiste.Il aidait déjà le cocher à, faire glisser de l'impériale du fiacre une grande caisse de peintre, en simple sapin, assez vaste pour contenir les effets son propriétaire et ses couvres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Vers le commencement de l'année 1954, le jeune Georges Lorris, charmant garçon pourtant, causa d'assez ennuyeuses préoccupations à M. Philoxène Lorris son père, à l'illustre Philox-Lorris, comme on l'appelle par abréviation, - l'une des plus hautes figures de la grande industrie scientifique, l'inventeur de tant de grandes choses, comme notre précieux téléphonoscope, comme les tubes électriques qui ont remplacé les lignes ferrées d'antan, comme l'aérofléchette, la dernière simplification de la lourde aéronef des commencements de la navigation aérienne, - l'illustre chimiste qui vient de découvrir enfin et se propose de propager par culture et inoculation l'inestimable microbe de la santé, bacille en double, virgule solidement armé pour la lutte, agile et féroce ennemi des autres microbes, - le grand homme qui bouleverse actuellement toutes les vieilles traditions et tous les systèmes militaires, en inaugurant, après l'ère des engins effroyables et des explosifs terrifiants que nous venons de traverser, l'ère de la guerre miasmatique faite par le corps médical offensif, aidé de quelques régiments venant en seconde ligne pour ramasser, les ennemis malades et recueillir le fruit des victoires.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Albert Robida (1848-1926) avait tous les talents : dessinateur, caricaturiste, directeur de revues, écrivain. Son oeuvre visuelle est célèbre et l'on retrouve régulièrement ses anticipations en images extraites de Le Vingtième siècle, La Vie électrique ou La Guerre au vingtième siècle. Son oeuvre littéraire teintée d'humour est moins connue. Il dessine pourtant, comme avec le crayon, des innovations qui ont la particularité d'être entrées pleinement dans la vie des personnages. Si Jules Verne extrapole, Albert Robida invente véritablement et imagine un futur qui s'est en grande partie réalisé : téléphonoscope, tube pneumatique, guerre scientifique et meurtrière, omniprésence de l'électricité, émancipation de la femme.
    Dans « Inoculation du parfait bonheur », il nous raconte l'invention de la « féliciologie », autrement dit la science du bonheur ! Car la science ne peut avoir qu'un but : le bonheur de l'espèce humaine. Mais peut-être n'est-ce qu'un rêve que peut seulement nous apporter la fantaisie d'Albert Robida...
    Philippe Éthuin

  • L'oeuvre d'Albert Robida est immense : caricaturiste, dessinateur, illustrateur, journaliste et romancier, il cumule tous les talents et laisse 60 ouvrages, 200 livres illustrés, des centaines d'articles et plus de 60000 dessins.
    Dans le domaine de l'anticipation sa trilogie sur le XXe siècle le place, bien plus que Jules Verne, comme un visionnaire. Il décrit des inventions passées dans la vie quotidienne, et pas seulement telles des merveilles extraordinaires et largement uniques comme on les trouve chez Jules Verne. Le Vingtième siècle (1883), La Guerre au Vingtième siècle (1887) et Le Vingtième siècle. La vie électrique (1890) sont des romans illustrés par l'auteur étonnamment modernes par les thèmes traités : la communication, les transports, l'urbanisation, l'émancipation des femmes, la guerre totale mécanisée et biologique, la pharmacie, la pollution...

    Voyage à travers le temps

    Les débuts de Robida dans le domaine de l'anticipation datent de l'Exposition universelle de 1867 (avec un dessin consacré à la machine) et c'est celle de 1889 (dont l'un des clous est la Tour Eiffel) qui inspire Jadis chez aujourd'hui. Ce n'est sans doute pas son oeuvre se rattachant à la science-fiction la plus connue, pourtant elle traite avec originalité du thème du voyage temporel. Il ne s'agit pas de faire voyager des contemporains sur l'axe du temps mais de faire venir le passé à notre époque.
    L'argument est simple : le savant Célestin Marjolet annonce une attraction extraordinaire : faire revivre le passé et malgré le scepticisme de ses amis et des autorités, il parvient à amener Louis XIV et sa cour à l'Exposition universelle. Toute la saveur du texte repose sur le regard porté par le Roi-Soleil et ses courtisans face aux innovations scientifiques, architecturales et techniques de l'époque.
    Pour la première fois sont réunies en un seul volume les deux versions de Jadis chez aujourd'hui d'Albert Robida. La première version est publiée en feuilleton en mai-juin 1890 dans Le Petit français illustré. Cette publication pour la jeunesse est lancée par l'éditeur Armand Colin en 1889 avec le sous-titre Le journal des écoliers et des écolières. Aux côtés d'Albert Robida on trouve notamment Christophe qui publie Le Sapeur Camenber, La Famille Fenouillard ou le Savant Cosinus, et Henriot auteur et dessinateur en 1910 de Paris en l'an 3000.
    La seconde version paraît en volume en 1892 dans la collection Bibliothèque du Petit français (éditions Armand Colin) accompagné de deux autres courts romans d'Albert Robida : Kerbiniou le très madré et Voyage au pays des saucisses.
    La confrontation des deux versions permet de relever certaines différences qui sont loin d'être anodines. Bien sûr le temps de l'Exposition universelle s'éloignant, Albert Robida réactualise le texte en gommant des références à 1889. Ramenant le texte de huit à six chapitres, il concentre la narration sur le décalage entre l'époque contemporaine, que le savant Célestin Marjolet souhaite tuer, et le regard que le passé livre sur le présent bousculant l'ordre habituel des choses qui veut - c'est le cas de l'Histoire - que le présent juge le passé et non l'inverse. La première version se termine par une pirouette narrative très souvent utilisée dans la première moitié du XIXe siècle par les auteurs d'anticipation : tout ceci n'était qu'un rêve comme dans Inoculation du parfait bonheur (1884). La seconde version se clôt par la disparition de la Cour emportée dans les airs à bord d'un ballon suivie de ces mots « Prodigieux événement ! incroyable aventure ! ». C'est un changement de paradigme : la fiction n'est plus disqualifiée par le rêve qui la renvoie dans le domaine onirique mais elle devient acceptable, faisant entrer Jadis chez aujourd'huidans la science-fiction.

    Philippe Éthuin

  • DES MODES DU TEMPS JADISDu tout premier Vertugadin,
    Celui qu'inventa Madame Eve
    A celui qu'admirons soudain,
    Que d'autres passant comme réve !
    Combien leur existence est brève !
    Tu resplendis toujours pourtant,
    O beaute changeante sans trêve,
    Mais où sont les modes d'antan. Où donc es-tu, riche bliaut
    Armorié sur chaque maille.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Fin 1882, Robida annonce la prochaine sortie de l'ouvrage « Le Vingtième Siècle » qui doit transporter le lecteur en 1952. Avec sa boule de cristal, il s'amuse à imaginer toutes les évolutions techniques du prochain siècle. Pour rappel, le premier prototype de téléphone a fait ses premiers essais en 1876 et en 1880, la télégraphie par câble est le seul moyen de communication à distance. Le télégraphe sans fil ne sera expérimenté qu'en 1895. Et Robida prédit : la visio-conférence, le télé-achat, la télévision (avec le mot télé), les journaux télévisés, les disques, cassettes et systèmes d'enregistrement, les caméras de télésurveillance, les interphones, les lignes aériennes (alors que Clément Ader ne volera la première fois qu'en 1890), les transports urbains rapides (TGV, RER), les joies du camping et caravaning, le travail des femmes, le droit de vote et même l'élection de femmes à la députation, les sociétés de restauration industrielles, les publicités, les armes de destruction massive, les chars, les hélicoptères, la guerre chimique, la pollution chimique et industrielle et la protection de la nature avec les zones naturelles protégées... Visionnaire et écologiste avant l'heure, il abhorre l'évolution technologique qui, selon lui, va progressivement anéantir la nature et l'homme. Il prédit la surpopulation qui va fragiliser la race humaine et la rendre plus sensible aux miasmes et aux microbes ! Albert Robida (1848-1926) était auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l'anticipation et historien. Son oeuvre est riche de plus de 60 000 dessins et de 200 livres illustrés. Première réédition électronique et intégrale de la Vie Electrique. Le texte a entièrement été recomposé mais en gardant la mise en page originale de 1882. Le format est identique et les planches en couleurs de l'original sont bien reproduites en couleurs.
    Édition relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Le vingtième siècle

    Albert Robida

    «Le Vingtième Siècle» de Robida n'est pas sans rappeler notre temps. La technologie est partout. Téléphonoscope, aérocab, voyage en tube, sont autant d'inventions qui laisseront des traces. L'histoire aussi, n'a de cesse d'étonner. La jeune Hélène Colobry s'inquiète de ce monde qui va vite, et où les femmes veulent renverser le pouvoir masculin.
    En plus de faire écho à notre époque, ce roman d'anticipation inspirera tout un pan culturel: le steampunk.



    Albert Robida (1848-1926) est un illustrateur, caricaturiste, graveur, journaliste et romancier français. Il doit devenir notaire, mais le métier l'ennui rapidement. Il s'amuse alors à caricaturer. En 1880 il fonde sa propre revue, «La Caricature». Il s'adonne aussi à l'illustration de classiques littéraires pour des oeuvres de Rabelais, Shakespeare, ou encore pour les «Mille et une nuits». Bien que moins connu après la Première Guerre mondiale, il refait surface avec sa trilogie d'anticipation qui comprend «Le Vingtième Siècle», 1883 ; «La Guerre au vingtième siècle», 1887 ; «Le Vingtième Siècle. La vie électrique», 1890.

  • Le 25 juin 1945, alors que la Guerre éclate, Fabius Molinas, un rentier toulousain, est mobilisé. C'en est fini de ses vacances, et il doit rejoindre Pontoise coûte que coûte pour embarquer l'aéronef l'Epervier.
    «Cornediable!» Le voilà pris dans une guerre qu'il n'a jamais souhaitée, celle du vingtième siècle, sanglante et brutale. Cette guerre c'est celle de l'auteur, Robida, telle qu'il l'imagine en 1887 - où les inventions sont tirées des progrès de son temps. Combats aériens, mitrailleuses, aéronefs, torpilles: Fabius devra se surpasser pour faire face à un ennemi toujours mieux armé.
    Au travers une succession d'aventures rocambolesques, l'incroyable faculté anticipatrice de Robida nous conduit au plus proche d'une des pires expériences du vingtième siècle.



    Albert Robida (1848-1926) est un illustrateur, caricaturiste, graveur, journaliste et romancier français. Il doit devenir notaire, mais le métier l'ennuie rapidement. Il s'amuse alors à caricaturer. En 1880 il fonde sa propre revue, «La Caricature». Il s'adonne aussi à l'illustration de classiques littéraires pour des oeuvres de Rabelais, Shakespeare, ou encore pour les «Mille et une nuits». Bien que moins connu après la Première Guerre mondiale, il refait surface avec sa trilogie d'anticipation qui comprend «Le Vingtième Siècle», 1883 ; «La Guerre au vingtième siècle», 1887 ; «Le Vingtième Siècle. La vie électrique», 1890.

  • À quatre mois et sept jours, Saturnin le naufragé est élevé par des singes. Onze ans plus tard, c'est un homme sauvage qui prend la mer sur son radeau pour retrouver ses semblables. Lorsqu'il est recueilli sur un navire humain, c'est dans une aventure des plus fantastiques qu'il embarque. Il apprend vite, si vite qu'il devient leader, aussi bien des animaux que des hommes. Tantôt évêque, général ou colonel, voyageant au Japon, en Europe, ou dans le ciel, plus rien n'arrête Saturnin.
    «Les Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul» inspireront peut-être Edgar Rice Burroughs à l'écriture de Tarzan.



    Albert Robida (1848-1926) est un illustrateur, caricaturiste, graveur, journaliste et romancier français. Il doit devenir notaire, mais le métier l'ennuie rapidement. Il s'amuse alors à caricaturer. En 1880 il fonde sa propre revue, «La Caricature». Il s'adonne aussi à l'illustration de classiques littéraires pour des oeuvres de Rabelais, Shakespeare, ou encore pour les «Mille et une nuits». Bien que moins connu après la Première Guerre mondiale, il refait surface avec sa trilogie d'anticipation qui comprend «Le Vingtième Siècle», 1883 ; «La Guerre au vingtième siècle», 1887 ; «Le Vingtième Siècle. La vie électrique», 1890.

  • Edité en 1842, les Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen, oeuvre posthume de l'abbé De La Rue, sont « une riche suite de Mémoires d'Antiquités locales, dont l'ensemble compose, non pas une histoire détaillée, mais comme une galerie de grands tableaux de faits principaux, où se développent successivement la marche et les vicissitudes de l'organisation sociale du pays, sous les différents pouvoirs qui l'ont dominé, depuis les Romains jusqu'à nos temps modernes ». Dans un style clair, limpide et direct, voici diverses études sur : les antiquités romaines, les invasions des Saxons, l'institution de la Commune de Caen, l'origine du jury, l'origine du nom Calvados, les variation monétaires en Normandie, l'origine de la Tapisserie de Bayeux, etc.
    à Caen en 1751, ordonné prêtre en 1775, l'abbé De La Rue est doyen de la faculté de Caen en 1786. Exilé en Angleterre, il met à profit son séjour forcé pour étudier et recopier les archives de la Tour de Londres. Il devient doyen de la faculté des lettres de Caen en 1821. Par ses recherches sur les archives anciennes, il fut l'archétype du grand érudit en histoire moyenâgeuse du XIXe siècle. Son oeuvre majeure reste les Essais historiques sur les bardes, jongleurs et trouvères normands et anglo-normands (1834). Il décède en 1835 sans avoir pu achever ses divers Essais historiques sur la ville de Caen, mine formidable d'informations pour la connaissance de l'histoire de la Normandie.

  • Que sera la prochaine guerre ? Entre quelles nations éclatera-t-elle ? Comment s'engageront les hostilités ? Où seront les champs de bataille ? A quels engins de destruction les belligérants auront-ils recours ? Jusqu'où sera poussée l'atrocité de leurs effets ? Autant de questions que petits et grands se posent, en France comme ailleurs, non sans quelque anxiété. C'est pour répondre à ce désir de savoir ce que nous réserve l'avenir, que l'amusant conteur Pierre Giffard et le prestigieux dessinateur Robida ont écrit et illustré cette nouvelle publication. Il semble indubitable que le conflit armé dont la planète est menacée sera le plus horrible que l'humanité ait jamais eu depuis le commencement des siècles. Ce sera vraiment LA GUERRE INFERNALE, assez atroce pour rendre désormais impossibles toutes les guerres. Et au moment où des fous prêchent l'antipatriotisme, au moment où d'autres fous rêvent de déchaîner sur leur pays, pour des motifs futiles, toutes les calamités d'un pareil fléau, nous croyons que l'heure est venue de montrer ce que doit être, ce que sera la prochaine guerre, LA GUERRE INFERNALE. Il faut lire ce roman d'aventures extraordinaires, où s'associent les facultés de vulgarisation divinatrice de Pierre Giffard et les coups de crayon prophétiques de Robida (Présentation d'époque, 1908). La Guerre infernale est parue en fascicules hebdomadaires (30) en 1908 et la même année en 2 tomes puis en 1 seul tome. Une réédition en a été faite en 2002 en 3 tomes. En tout, près de 1000 pages, 500 illustrations en NB et 30 couvertures en couleurs !
    Pierre Giffard (1853-1922) né à Fontaine-le-Dun (Seine-Maritime), homme de lettres, journaliste et grand reporter, pionnier de la presse sportive. Engagé volontaire à 17 ans en 1870, il finit lieutenant ! Il deviendra un journaliste fameux au Figaro puis au Petit Journal, puis rédacteur en chef du premier journal sportif Le Vélo. Il organise les premières compétitions cyclistes, automobiles, le Marathon de Paris ; se présente à la députation sans succès ; écrit nombre d'ouvrages de vulgarisation scientifique (en collaboration avec Robida) et à partir de 1904, des romans d'aventures dont le chef-d'oeuvre reste cette fameuse Guerre infernale. - Albert Robida (1848-1926), un des très grands illustrateurs des XIXe et XXe siècle. Egalement auteur de nombreux récits d'anticipation.
    Voici une nouvelle édition entièrement recomposée (d'après l'édition de 1908), proposée en 3 tomes et reprenant l'ensemble des illustrations d'origine et les couvertures des fascicules.

  • Robida est un de nos plus grands dessinateurs-illustrateurs, mais il est aussi un considérable auteur d'anticipations. On est en 1895, le XXe siècle de toutes les promesses, le siècle de l'électricité et des voyages est là tout proche qui s'annonce.
    Albert Robida s'est associé à Octave Uzanne pour un livre légendaire, leurs "Contes pour les bibliophiles", à cause d'un chapitre, et d'un seul : s'emparant de la reproduction de la voix, le fameux phonographe d'Edison, les deux auteurs y voient le successeur de la transmission écrite.
    On peut le miniaturiser, le transmettre à distance, se créer des bibliothèques de textes lus...
    Une anticipation parmi d'autres. Mais lorsque Robida et Uzanne, dans cette réunion de savants et d'inventeurs chacun aux prises avec ce qui s'annonce de la mutation de leur métier, développent leur système en prenant en compte le point de vie de l'auteur, les schémas économiques, la modification des usages privés du lecteur, ils nous donnent des clés vertigineuses pour nous repérer dans la mutation numérique d'aujourd'hui.
    Un bon électro-choc. Pour ne plus avoir peur.
    FB

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