Langue française

  • 15 mars 1917, Nicolas II abdique : le tsarisme s'effondre. Près d'un million et demi de monarchistes, de socialistes révolutionnaires, d'aristocrates, d'officiers et de jeunes lycéens, se retrouvent exilés dans une « Russie hors frontières ». Trois temps, autant d'interrogations, rythment leur épopée. Faut-il partir ? Pendant que certains combattent dans les armées blanches, d'autres quittent la fournaise pour, croient-ils, mieux revenir. Mais comment revenir ? La dernière armée blanche est vaincue fin 1920. Dispersés, les Russes blancs rêvent d'en découdre avec les « Rouges » et comptent sur l'Europe pour les aider. Finalement, avec la reconnaissance de l'URSS, en 1924, par la plupart des capitales occidentales, les Russes blancs, « étrangers sur la terre », s'enfoncent dans l'ombre de l'histoire.

  • Travailleur acharné, charmeur et bluffeur, Kemal Atatürk (1881-1938) réalise en 1923 une étonnante marche au pouvoir : il met fin au sultanat ottoman, proclame la République de Turquie et en devient le premier président.

    Ayant vaincu l'occupant allié après la Première Guerre mondiale, Atatürk impose à son pays des réformes radicales - occidentalisation, laïcité, droit de vote des femmes. Fondateur de la Turquie et véritable mythe, il reste au coeur des aspirations, des contradictions et des déchirements du pays : problème kurde, entrée dans l'Europe, question de la laïcité du monde musulman... À partir de sources inédites et des témoignages directs, Alexandre Jevakhoff dresse le portrait de ce chef d'État moderne, au carrefour de l'Occident et de l'Orient, du XIXesiècle et du monde contemporain.

    4e édition

  • Le livre-référent sur la guerre civile russe (1917-1922)Après la révolution de Février et le coup d'État bolchevique d'octobre 1917, l'ancien Empire russe continue à se déchirer. Les rouges et les blancs, certes, mais aussi les verts, les paysans, les Alliés et les Allemands sont alors autant d'acteurs de cette tragique guerre civile, de ce chaos indicible dont Alexandre Jevakhoff cerne les implications profondes et les raconte avec talent et passion, fort de sa connaissance intime de l'âme russe. Le résultat de ce travail est exceptionnel, et redonne à ce moment méconnu mais essentiel de l'histoire du XXe siècle la place qui lui revient : assurément l'une des toutes premières.
    " À la lumière de recherches impressionnantes, cette somme éclaire magistralement les mille rouages d'un conflit qui se solda par 10 millions de morts. "
    Le Figaro Histoire

  • Cosaques sur les Champs-Élysées, bistrots, Ballets russes,pont Alexandre-III, cathédrale orthodoxe, boîtes de nuitet chauffeurs de taxi, Russes blancs : des mots qui résonnentimmanquablement dans l'esprit des Parisiens et de beaucoupde Français.Le Roman des Russes à Paris dit tout de leurs histoires, et nousen fait découvrir bien d'autres. Le mariage d'Anne de Kiev, lesmontagnes russes, les révolutionnaires contre la police dutsar, le boeuf Stroganoff, le camp soviétique de Beauregard, lesRusses envoyés en Corse lors de la visite de Khrouchtchev...Dix siècles de passion et de déception, avec leurs mystères etleurs héros.Alternant événements historiques, anecdotes et clins d'oeilpersonnels, l'auteur, né à Paris et petit-fils de quatre Russesblancs, nous raconte cette histoire d'amour unique sur un tondocumenté et malicieux, sans hésiter à faire appel à l'imaginaire.

  • De Gaulle et la Russie Nouv.

    La Russie, une passion gaulienne.
    Toute sa vie, de Gaulle a eu une certaine idée de la Russie. Née lors de la visite de Nicolas II à Paris en 1896, mûrie pendant la Première Guerre mondiale durant son emprisonnement avec Toukhatchevski, vécue à l'occasion de la guerre polono-soviétique (1919-1920), cette idée a façonné les relations du chef de la France libre avec Staline et les communistes français, puis celles du président de la Ve République avec Khrouchtchev et Brejnev.
    La relation particulière entre de Gaulle et la Russie ressemble à un miroir dans lequel se découvrent la personnalité du Général, son rapport à l'Histoire, ses réussites et ses échecs. Alexandre Jevakhoff, privilégiant les sources peu connues et fort de témoignages et de documents inédits (correspondance avec l'amiral de Gaulle, entretiens avec le président Giscard d'Estaing, archives soviétiques et de services de renseignements déclassifiées), brosse avec maestria l'histoire de cette relation intense qui a largement conditionné l'histoire diplomatique des années 1940-1970.
    Partant, il donne aux relations entre Charles de Gaulle et la Russie une lecture bien plus ample et plus contrastée que celle admise à ce jour. Que ce soit dans la Russie d'avant 1917 ou dans celle du régime soviétique, inspiré par l'éducation paternelle, de Gaulle a cherché un support et même un renfort pour la grandeur de la France. C'était sans compter sans les spécificités de l'URSS et de ses dirigeants pour lesquels la France représentait un objectif et non un partenaire...

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