• L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
    Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un "harki". Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
    Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.
    Avec force et justesse, Zineb Triki retrace l'histoire d'une famille de harkis sur trois générations, depuis les prémices de la guerre d'Algérie jusqu'à aujourd'hui.

  • Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement. Le roman commence à l'hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu'il constate à l'égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s'échappe en rêvant d'écrire un roman sur la guerre d'Espagne. L vient d'assister à l'arrestation de son compagnon, accusé d'avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d'une question : comment continuer le combat quand l'ennemi semble trop grand pour être défait?

  • Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C'est sur cette île perdue des Hébrides que Galwin Donnell, maître incontesté du polar, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement - il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l'île n'a d'autre habitant qu'un gardien taciturne ni d'autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter l'oeuvre de l'écrivain mythique. Cet été-là, Émilie, qui commence une thèse sur Donnell, est chargée d'organiser les Journées d'études consacrées à l'auteur. Elle attend que Franck, son compagnon, la rejoigne. Et Franck, de son côté, espère que ce voyage lui donnera l'occasion de convaincre Émilie de passer le restant de ses jours avec lui. Mais sur l'île coupée du monde rien ne se passe comme prévu. Galwin Donnell, tout mort qu'il est, conserve son pouvoir de séduction.

  • Création le 30/11 à Pordic (mise en scène Alice Zeniter)
    Une forêt obscure, une affreuse sorcière et une maison en pain d'épice... À quoi cela pourrait-il ressembler dans le béton de Cleveland, au coeur de la crise économique ? Alice Zeniter actualise le conte des frères Grimm pour saisir ce qui effraie encore les enfants et ce qui les fait rêver.Création le 30/11 à Pordic (mise en scène Alice Zeniter)
    Une forêt obscure, une affreuse sorcière et une maison en pain d'épice... À quoi cela pourrait-il ressembler dans le béton de Cleveland, au coeur de la crise économique ? Alice Zeniter actualise le conte des frères Grimm pour saisir ce qui effraie encore les enfants et ce qui les fait rêver.

  • Cleveland, 2008. Lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis, la ville de Cleveland (Ohio) est frappée de plein fouet. Anna, 17 ans, fuit sa famille en faillite et ses parents défaillants, avec ses frères jumeaux Chris et Bog. Direction Winston High, le lycée de la ville, abandonné. Ils seront peu à peu rejoints par d'autres jeunes livrés à eux-mêmes ou fugueurs, Oliver, Dean, Lily, Dalila, Bart... Puis Elijah qui trouve aussi refuge au sein de ce grand paquebot qui prend l'eau pour tenter de rester à la surface de cette ville qui sombre. À la tête de cette petite bande, Anna tente de maintenir le cap pour faire face au quotidien. Système D, débrouille, la bande s'organise pour survivre. La petite communauté repose sur un fragile équilibre. Jusqu'à l'arrivée de Marcus et des Pèlerins.

  • « Depuis plusieurs années déjà, Flammarion resserre sa rentrée littéraire autour de quelques titres.
    Le désir de pouvoir défendre chacun des romans et d'offrir à chacun de nos auteurs une place particulière dans cette forêt joyeuse de septembre nous a toujours guidés. Aujourd'hui, nous avons choisi de resserrer encore davantage notre programme, anticipant les répercussions de ce que nous venons de traverser sur nos lecteurs, les libraires en premier lieu, mais aussi les journalistes et le public.
    Nous avons concentré cette édition d'août 2020 autour d'auteurs très attendus, comme Alice Zeniter et Serge Joncour, qui livrent des romans engagés et politiques, à l'unisson de notre actualité récente. Place est faite par ailleurs aux « découvertes », qui égayent chaque année l'automne et préparent l'avenir. Chez Flammarion, elles seront françaises et étrangères.
    Et, parce que nous aimons nous « enrichir » d'auteurs, sortiront en août le nouveau roman d'Éric Laurrent, Une fille de rêve, qui raconte les splendeurs et les misères de Nicky Soxy (dont il avait précédemment écrit l'enfance), et en septembre celui de Philippe Djian, 2030 (en même temps qu'un numéro de la revue Décapage qui lui est consacré).
    Enfin, puisqu'il est bon de lire de la fiction mais aussi de réfléchir autrement au travers d'essais et de récits, nous publierons en août le livre de Benoît Peeters qui retrace l'histoire de Sándor Ferenczi, l'enfant terrible de la psychanalyse. Et, en septembre, Roue libre, de la singulière et talentueuse Cécile Guilbert, qui pose la question de la culture contre l'art, ainsi que Trois anneaux, le récit de Daniel Mendelsohn qui esquisse une autre histoire de la littérature en évoquant sa dépression après la publication des Disparus et son métier d'écrivain.
    Bonnes lectures ! »
    Alix Penent, Directrice éditoriale

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