• Prud'hommes, comités d'entreprise, délégués du personnel, sécurité sociale, commissions paritaires de la fonction publique, chambres consulaires... Pour beaucoup, ces élections semblent composer un véritable maquis que ce livre a justement pour projet de défricher, mais aussi de déchiffrer...

  • Quel a été le rôle des organisations syndicales dans l'évolution de la société française depuis un siècle ? Comment analyser la désyndicalisation contemporaine ? Ce livre propose de répondre à ces questions en partant d'un moment fondateur de l'histoire syndicale : le congrès de la CGT, à Amiens, en 1906.À travers l'histoire du syndicalisme français, c'est une autre histoire qui s'écrit, celle qui se joue dans la rue, dans les ateliers et les bureaux, dans des salles de meetings et de congrès et, depuis 1968, dans les grand-messes de la négociation collective.Cette histoire met en valeur d'incontestables succès mais aussi de retentissants échecs, qui se paient par une désaffection syndicale, dont les auteurs analysent ici les raisons et les motivations profondes.

  • La démocratie sociale est un défi pour les relations du travail que, depuis les années 2000, bien des réformes - Sapin, Rebsamen, El Khomri, Macron - cherchent à relever. Il ne s'agit plus de développer l'expression directe des salariés mais, sur la base de négociations patronats/syndicats, de promouvoir une autorégulation dans chaque branche d'activité, chaque entreprise, voire pour chaque travailleur. Ce livre analyse la démocratie sociale, ses enjeux, ses tensions, en croisant différentes perspectives (science politique, sociologie, sciences de gestion, droit), en prenant appui sur des terrains précis et en cherchant à évaluer l'application des réformes récentes. La réalité des relations sociales en entreprise, le financement du syndicalisme, la représentativité patronale, la fabrique du droit du travail, les tensions propres à la SNCF constituent quelques-uns des thèmes abordés qui éclairent la démocratie sociale aujourd'hui, ses impasses ou ses succès.

  • Une même question a été posée à une équipe de chercheurs spécialisés dans les relations du travail dans les principales économies post-industrielles de ce début du 21e siècle : comment a évolué la régulation sociale dans les entreprises depuis une trentaine d'années ? Leurs réponses montrent que les restructurations économiques, l'européanisation et la mondialisation ont conduit à d'importants changements, rarement volontaires, dans les relations entre les « partenaires sociaux » : organisations syndicales et patronales, sans oublier l'État, qui joue souvent un rôle d'arbitre. Ainsi, les modèles nationaux hérités du 20e siècle ont été remis en cause. Les particularismes se sont effacés pour laisser place à des cadres plus fragiles et plus fluctuants. Ce livre dresse un état des lieux précis des principaux changements qui ont affecté les syndicats et le dialogue social dans les entreprises en Europe et Amérique du Nord. Il permet de dépasser les idées reçues concernant les modèles anglo-saxon, scandinave, rhénan et latin.

  • Pour la première fois de l'histoire contemporaine, des centaines de milliers de personnes souffrantes, assurées sociales, se sont vues refuser une rencontre avec un médecin, l'écoute et les soins auxquels ils avaient droit.

    En termes de mortalité, l'épidémie du Covid-19 ne constitue pas un record (elle est le 9e épisode important de surmortalité en France depuis 1945). Le bilan est néanmoins lourd comparé à d'autres pays. Selon le mode de calcul, la France se classe au 4e ou au 6e rang des principaux pays occidentaux en termes de mortalité. Seuls la Belgique et le Royaume-Uni font moins bien. Manifestement, le système de santé a été mis en difficulté. Des dysfonctionnements sont intervenus.

    Comment expliquer un tel niveau de mortalité ? Pour répondre à cette question, il est d'abord nécessaire de comprendre comment il est fait face habituellement à ce type d'épidémies depuis plus d'un siècle. Cette lutte suit quelques principes simples : protéger les plus faibles, dépister les malades, les mettre à l'écart et les soigner.

  • Pour la première fois de l'histoire contemporaine, des centaines de milliers de personnes souffrantes, assurées sociales, se sont vues refuser une rencontre avec un médecin, l'écoute et les soins auxquels ils avaient droit.

    En termes de mortalité, l'épidémie du Covid-19 ne constitue pas un record (elle est le 9e épisode important de surmortalité en France depuis 1945). Le bilan est néanmoins lourd comparé à d'autres pays. Selon le mode de calcul, la France se classe au 4e ou au 6e rang des principaux pays occidentaux en termes de mortalité. Seuls la Belgique et le Royaume-Uni font moins bien. Manifestement, le système de santé a été mis en difficulté. Des dysfonctionnements sont intervenus.

    Comment expliquer un tel niveau de mortalité ? Pour répondre à cette question, il est d'abord nécessaire de comprendre comment il est fait face habituellement à ce type d'épidémies depuis plus d'un siècle. Cette lutte suit quelques principes simples : protéger les plus faibles, dépister les malades, les mettre à l'écart et les soigner.

  • Comment la Confédération générale du travail est-elle organisée ? Qui la dirige ? Combien a-t-elle d'adhérents et qui sont-ils ? Quelle est l'influence de la CGT parmi les salariés ? Comment le PCF la contrôle-t-elle depuis un demi-siècle ? En répondant à ces questions, les auteurs montrent dans ce livre que si la diversité des structures syndicales, qui composent l'organisation, semble grande, les dirigeants ont poursuivi une politique constante d'émiettement des cellules de base, pour les placer sous la double tutelle des fédérations professionnelles, et des unions départementales et régionales. L'organisation en est devenue plus homogène, voire monolithique, mais elle s'est considérablement affaiblie. Depuis le début des années soixante, la machine confédérale a connu un gonflement considérable, sans que ne se desserre le contrôle des communistes. Le livre révèle la manière dont ce contrôle s'effectue grâce à une double direction, qui est décrite en détail, notamment deux de ses aspects très caractéristiques de l'univers communiste : le secteur organisation et la fabrication des congrès. L'ouvrage donne enfin à voir l'érosion considérable des électeurs et des adhérents de la CGT. À la Libération, elle comptait près de 5 millions de membres, soit pratiquement un salarié sur eux ; elle en a aujourd'hui à peine 600 000, soit un taux de syndicalisation inférieur à 3 %. Les auteurs avancent trois causes essentielles à ce déclin. Deux sont propres à la CGT : le repli sectaire de cette organisation depuis 1978, et la chute du communisme. Au-delà, la CGT, comme les autres confédérations, est atteinte par la crise du modèle syndical français. Ce livre est issu de recherches menées depuis quinze ans et, notamment, d'une étude réalisée pour le ministère du Travail.

  • Les partis politiques, historiquement et intrinsèquement liés au développement de la démocratie, sont de nos jours souvent décriés, présentés comme en crise, voire rejetés sans autre forme de procès...
    Ce livre se propose de mettre en évidence la manière dont le phénomène partisan et la question démocratique se nourrissent l'un l'autre et évoluent de concert dans la période contemporaine.
    Cet ouvrage de science politique s'appuie sur des études de cas concrets dans plusieurs pays et régions du monde. Les contributions portent sur des démocraties installées de longue date.
    EXTRAIT
    Les contributions de cet ouvrage rejoignent aussi une appréciation, communément partagée, sur la fin de la démocratie des partis qui, comme l'a notamment montré Bernard Manin (1995), s'est étalée sur une grande partie du XXe siècle et se caractérisait par une identification partisane des électeurs et une discipline de vote des élus dans les assemblées parlementaires. La démocratie des partis correspondait aussi au développement des partis de masse qui, contrairement aux partis de cadres, s'appuyaient sur un militantisme actif, une intégration sociale et une organisation structurée (Duverger, 1951). Différents phénomènes viennent conforter l'idée de la fin d'un âge d'or des partis politiques : à côté de la baisse de l'identification partisane, mise en exergue par la volatilité électorale, on retrouve le déclin continu du nombre d'adhérents et le développement du militantisme intermittent. Les partis ressemblent de plus en plus à des organisations sans partisan ou à des machines électorales professionnalisées (Wattenberg, 2002). Cette transformation tient, pour une part, à l'épineuse question de leurs ressources financières. Dans les Etats européens, l'accord entre les partis de gouvernement autour des règles de leur financement public s'est soldé par ce que Peter Mair et Richard Katz appellent la cartellisation partisane (Katz, Mair, 1995). L'avènement du parti-cartel a ensuite animé le débat scientifique notamment dans le monde anglo-saxon. Une vaste analyse critique et comparée de ce modèle, parue en français, montre qu'on est en présence d'une hybridation des différentes formes de partis existantes plutôt que d'un nouveau modèle explicatif applicable en toutes circonstances (Aucante, Dézé, 2008). L'intensification de la compétition partisane dans les démocraties montre, notamment, la difficile monopolisation du pouvoir par les partis établis via le contrôle des ressources de l'Etat.

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