• On a donné à la femme du XXe siècle l'égalité civique, le droit d'aimer et de ne pas aimer, la pilule, la voiture, les trois quarts de la presse et les appareils électro-ménagers ; mais on a oublié de lui donner le droit à la santé. Les médicaments, surabondants, et les hôpitaux ultra-modernes n'y sont pour rien : la médecine a découvert depuis peu que la santé ne dépend pas tant du corps que de l'esprit. Or, justement, la femme du XXe siècle est menacée dans son intégrité mentale. Elle sait qu'elle n'est plus la femme d'hier, dont l'univers se limitait aux enfants, à la cuisine et à l'église ; mais elle ne sait pas ce qu'est une femme de demain. En s'adressant aux femmes de ce temps, à travers l'une d'elles, Lise, l'auteur du Journal d'une femme en blanc démontre que bien des maladies physiques, et des plus précises, ne sont que la conséquence d'un désordre moral subconscient. Tous les médecins de la terre ne guériraient pas Lise s'ils négligeaient ce fait essentiel : elle n'est pas une femme heureuse. Mais, pour qu'elle puisse guérir, il faut que Lise, avec le secours d'un psychosomaticien et, au besoin, d'un psychanalyste, veuille bien s'en rendre compte elle-même. Cette lettre est le récit d'une guérison ; mais, pour toutes les femmes, elle est pleine de conseils implicites. Par ses prolongements dans le monde de l'âme, elle rappelle que la médecine n'est pas la mécanique du corps : c'est d'abord un humanisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De tous les chirurgiens des Armées de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est, sans conteste, le plus prestigieux, et l'on comprend que le médecin-romancier des « Hommes en blanc » ait été tenté par la vie, si spontanément romanesque, du petit montagnard pyrénéen, dont le nom sera de son vivant gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile et qui méritera cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène : « Si l'Armée élève une colonne à la reconnaissance, elle doit l'ériger à Larrey. » Mais le témoignage des soldats sur le célèbre chirurgien de la Garde Impériale est plus éloquent encore : tous, sans distinction de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence », car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence du Commandement et de l'Intendance à l'égard des blessés des combats est la règle. « L'Empire a ignoré l'humanité » : les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran viennent confirmer hélas ! ce sévère verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy, des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu - ou n'a pas pu - libérer le Service de Santé de la catastrophique tutelle de l'Intendance - et plus d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917... Créateur du service sanitaire de l'avant, tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans, pour établir, puis pour préserver la neutralité - sans cesse menacée - de la Médecine en temps de guerre. Ainsi le récit de ce « destin hors-série » déborde-t-il l'intérêt purement biographique pour éclairer des aspects peu connus de l'histoire napoléonienne et, devant les risques permanents de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous apporter de salutaires rappels.

  • « Je serai médecin. » Pour Jean Nérac, c'est depuis le lycée une certitude. Voilà pourquoi ce Toulousain se retrouve un matin de novembre à Paris, entre Cité universitaire, École de Médecine et hôpital, à la découverte des « grands patrons », des malades et des camarades. Premiers stages, premières dissections, amitiés nouvelles, amours naissantes... Ce sera une année à la fois rude et exaltante, marquée aussi par le doute : la vocation qu'il éprouve résistera-t-elle au travail acharné d'une « bête à concours » ? Best-seller depuis sa parution dans l'après-guerre, le cycle des Hommes en blanc, qui s'ouvre avec ce volume, demeure une des meilleures peintures romanesques de l'univers médical, à la fois réaliste, vivante et ouverte à toutes les grandes questions morales et humaines de la médecine.

  • Depuis trois ans, Jean Nérac a abandonné les concours médicaux et mène la vie joyeuse d'un simple étudiant. Marianne, son ancienne fiancée, n'est plus qu'un souvenir parmi d'autres. Une lettre venue du Cantal va marquer un tournant : Clément, un condisciple installé là-bas, lui demande de venir remplacer le docteur Delpuech, vieux et malade. À Peyrac-le-Château, sous la houlette de cette haute et belle figure, Jean va s'initier au rude métier de médecin de campagne. Une existence souvent difficile, comme en témoigne le cas du jeune médecin Ricaud, en échec ; à moins qu'on ne soit un peu affairiste, comme le docteur Bonnafy. Mais au contact de ces personnalités très diverses, et parfois décevantes, Jean constate la permanence d'un idéal - soigner - maintenu avec une intégrité et une conscience professionnelle intactes.

  • Convaincu d'avoir réussi le concours de l'externat, Jean Nérac hésite à aller plus avant, tant l'effort nécessaire lui paraît excéder son énergie. L'occasion lui est fournie d'effectuer un remplacement dans le service de chirurgie du Pr Hauberger, à l'hôpital de la Charité. Cette expérience nouvelle et féconde ne l'empêche pas de douter. Avec le jovial Chavasse, avec Philippon, le carabin fortuné et fêtard, et surtout avec la séduisante Marianne, il connaît toutes les tentations d'une vie facile. Tout en nous faisant découvrir, de façon vivante et humaine, l'univers hospitalier, ce deuxième volet des Hommes en blanc nous aide à comprendre, à travers des êtres de chair, les servitudes et les grandeurs de ce métier.

  • Pour Jean Lacombe, interné bien que sain d'esprit à l'hôpital psychiatrique de Melun, l'arrivée du docteur Georges Roch est un signe d'espoir. Adepte d'une médecine nouvelle et de « l'hôpital ouvert », celui-ci mène un combat d'avant-garde pour humaniser l'asile et changer la vision traditionnelle de la folie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • André Soubiran, né à Paris, d'ascendance toulousaine, n'est pas un écrivain de métier mais, médecin, il a voulu devenir l'écrivain de son métier. Sans doute parce que le don d'observation est, chez le vrai médecin, le don essentiel, et parce que toute oeuvre, pour atteindre à une authentique valeur humaine, ne peut se passer de ce don de sympathie qu'exalte plus qu'aucun autre, un métier sans cesse tendu vers la souffrance. André Soubiran a écrit, avec son premier livre, un des plus pathétiques et des plus durables témoignages inspirés par la Bataille de France. "J'étais médecin avec les chars", parut en 1943, en Zone Libre, avec une préface de Georges Duhamel et resta interdit par la censure allemande en Zone Occupée, jusqu'au moment où il obtint le prix Théophraste-Renaudot. De 1943 à 1945, cent deux éditions furent publiées. Toutes les qualités littéraires et humaines de ce premier livre se retrouvent dans le nouveau roman d'André Soubiran, "Les hommes en blanc", vaste fresque de la vie médicale, où l'auteur - avec une rare maîtrise - réussit à nous faire comprendre la lente formation d'une âme de médecin, au cours des cinq années d'un apprentissage qui ne ressemble à aucun autre. Et l'on comprend pleinement qu'après tant de faux romans "médicaux" écrits par des profanes, "Les hommes en blanc" reste, depuis des mois, le plus incontestable succès du roman français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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