• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est peut-être une gageure de vouloir exposer en un seul ouvrage les problèmes essentiels de l'humanité au seuil du troisième millénaire : la surnatalité des peuples pauvres et la dénatalité des peuples riches ; les conflits de plus en plus aigus entre les races, les nationalismes, les religions ; le danger atomique ; la rivalité entre l'Est et l'Ouest, le communisme et le capitalisme ; l'agitation du monde musulman ; l'avenir de l'Occident, de l'Amérique, de l'Europe, de la France ; le bilan de la décolonisation en Asie et en Afrique ; l'aide au Tiers-Monde ; la montée en puissance du Japon et de l'Asie jaune ; la question écologique, etc. Et en même temps évaluer les forces et les faiblesses des États principaux et de la quasi-totalité des autres. Vaste programme, aurait dit le général de Gaulle. Tableau objectif du monde actuel, recherche subjective des remèdes à ses maux, tel est ce livre, à la fois d'histoire contemporaine et de politique. L'auteur considère non seulement comme un droit mais comme un devoir de prendre parti : l'historien peut faire semblant d'être neutre, le politique, lui, ne l'est jamais. Il faut connaître les malades pour les guérir, mais la science médicale est la même pour le médecin et pour l'empoisonneur. L'auteur considère que le but final de l'évolution de la planète doit être le gouvernement mondial parce qu'aucun des dangers qui menacent l'humanité ne peut plus être surmonté à l'échelle de la seule nation. Il faudra évidemment procéder par étapes. L'unification économique et culturelle est en assez bonne voie. En politique, avec quelque cent cinquante États qui se prétendent souverains, c'est tout le contraire. À assez brève échéance, l'humanité devra choisir entre trois avenirs possibles : la Suisse, l'Empire Romain et la destruction. La Fédération mondiale nous semble la meilleure des solutions. Devenus maîtres et possesseurs de la nature, les hommes n'ont jamais été plus divisés, plus oublieux de leur solidarité essentielle. Nous avons le devoir de la leur rappeler, afin de contribuer à atténuer leur inégalité réelle.

  • « Tous les genres sont bons, sauf le genre ennuyeux » a écrit Voltaire. Le genre du dialogue des morts a ses lettres de noblesse, puisqu'il fut créé il y a dix-huit siècles par l'écrivain satirique grec Lucien et illustré en France par Fontenelle et par Fénelon. On peut s'étonner qu'il soit si peu cultivé aujourd'hui. Donner la parole à des personnages célèbres, le plus souvent morts depuis peu, est une manière piquante de mettre en valeur leurs idées, leurs passions, leurs vérités ou leurs erreurs, voire leurs crimes ou leurs folies. C'est ainsi que Sartre s'oppose à Albert Camus, Hitler à Bonaparte ou à Churchill, Drieu la Rochelle à Aragon, Pétain à de Gaulle, etc. Pompidou et le dernier Shah d'Iran discutent de la récente guerre du pétrole, Albert Mathiez et Pierre Gaxotte se querellent à propos des mérites de la Révolution Française et de la doctrine des Droits de l'Homme. Dans d'autres dialogues, plus rares, les personnages mis en scène se rapprochent plus qu'ils ne s'opposent, comme par exemple Balzac, Zola et Jules Romains. Dans presque tous les cas, le conflit parfois brutal des caractères est destiné à faire réfléchir le lecteur : c'est le plus souvent à partir de deux paradoxes contradictoires que la vérité se découvre, si elle existe. Jeu intellectuel certes ; mais aussi remise en cause de certaines idées reçues et de certaines gloires consacrées. Sans parti pris et sans haine, et au contraire avec un sourire ironique. Les passions humaines sont dérisoires pour un observateur sceptique ; mais sans elles les hommes ne sont que des fantoches. Ce serait la leçon de cet ouvrage, s'il en a une. Elle n'est pas nouvelle. Mais on peut très bien n'y voir qu'un divertissement historique.

  • Un jeune Arménien, né dans une riche famille d'une petite ville d'Asie Mineure, échappe par miracle au grand massacre de 1915, où périssent presque tous les siens. Il mènera jusqu'en 1918 une vie très difficile. L'armistice signé, il pourra se rendre à Constantinople, alors occupée par les troupes françaises, et de là à Paris, la « ville-lumière » dont il rêvait depuis son enfance. Sans autre ressource que son courage et le long apprentissage de la taille des diamants, il y vivra d'abord à peine mieux qu'en Turquie ; cependant, grâce à un travail acharné, il réussira à manger à sa faim et même à s'enrichir, jusqu'à la crise de 1930 où il se retrouvera seul, chômeur et ruiné. Sans se laisser abattre, faisant tous les métiers avant de revenir à celui de diamantaire, dans lequel il est devenu virtuose, il remontera peu à peu la pente et, malgré de nouvelles difficultés dues à la Seconde Guerre mondiale, il aura une vieillesse heureuse, respecté de tous, près de la femme qu'il a choisie et des enfants qu'elle lui a donnés. Cette vie ressemble à celle de la plupart des Arméniens transplantés en France : par leur labeur obstiné ils ont souvent réussi à atteindre un niveau social que tout semblait leur interdire. C'est en cela que cette existence est peut-être exemplaire. Mais elle est aussi pour l'auteur une occasion de poser dans le concret ce qu'on peut appeler la question arménienne, sans vaine polémique et dans un esprit de large ouverture. Les Arméniens aimeront se reconnaître dans l'un des leurs, et les non-Arméniens, quand ils auront lu cet ouvrage, comprendront peut-être mieux ce qu'est ce peuple, qui fut pendant dix siècles, comme les chrétiens du Liban, une forteresse assiégée par l'Islam, et qui en revanche semble très bien s'adapter à la vie et aux moeurs de l'Occident.

  • Cet ouvrage est avant tout un roman, mais c'est aussi une chronique du prodigieux monde malais. Le roman est celui d'un médecin colonial français, Pierre Fayel, installé depuis des années dans ce qui s'appelait alors les Indes Néerlandaises, et qui a réussi par miracle à sauver sa vie durant les quatre années de l'occupation japonaise. Il va mener pendant vingt ans une existence à la fois exaltante et douloureuse, pris au piège de l'anarchie à Sumatra, à Java et à Célèbes, et multipliant les conquêtes féminines pour s'étourdir jusqu'à son arrivée à Bali, où il décidera de finir ses jours, après de nouvelles aventures plus ou moins dramatiques. La chronique est celle de l'Indonésie de 1945 à 1965, entre Hiroshima et la chute de Sukarno, entre la tentative des Hollandais de reconquérir l'archipel dont ils étaient les maîtres depuis trois siècles et la tentative des communistes de s'emparer du pouvoir, avec l'appui ambigu de Sukarno. C'est ce personnage à la fois fascinant et déconcertant qui est, autant et parfois plus que Pierre Fayel, le héros de ce livre : longtemps favorisé par une chance insolente, il finira par être renversé dans des circonstances tragiques. Roman d'amours et d'aventures exotiques, chronique d'un pays assez mal connu en France, quoiqu'il soit le cinquième du monde pour la population, « Les Lotus de Bali » sont aussi une peinture poétique de l'Indonésie, de Java, de Sumatra et surtout de Célèbes, la plus mystérieuse des grandes îles de l'archipel, et plus encore de Bali, « l'île des Dieux », de leurs antiques civilisations, de leurs moeurs et de leurs paysages, les plus beaux paysages équatoriaux de la planète. L'Indonésie est sans cesse à l'arrière-fond de cet ouvrage. L'auteur a essayé d'y exprimer son profond amour pour cette nature et pour ces hommes d'une si étonnante variété.

  • Lorsque ce livre commence, le 24 mars 1943, son héros principal, étudiant parisien de vingt et un ans, vient d'apprendre que, malgré ses efforts, sa maîtresse, qui a le malheur d'être juive, a été envoyée au camp de Drancy, en attendant d'être déportée à l'Est. C'est un homme brisé que menace le suicide. Contre toute attente il fait front. Les seize mois qui vont s'écouler seront ceux de son redressement intérieur et extérieur. Reprenant goût à la vie, il cherche et trouvera un nouvel amour. Peu à peu un relatif apaisement succède en lui au désespoir. Ce qui lui permet de reprendre ses études vers l'agrégation et de passer de trop nombreux examens dans plusieurs Facultés. Et cela malgré les Allemands qui essayent de l'expédier de l'autre côté du Rhin, comme les autres jeunes gens de sa génération, pour travailler à la machine de guerre nazie. Histoire d'une convalescence intellectuelle et sentimentale, « La Remontée » est aussi, et parfois davantage, l'évocation, incomplète mais sincère, de la vie de la France à la fin de l'occupation allemande.

  • Lorsque ce livre commence, le 24 mars 1943, son héros principal, étudiant parisien de vingt et un ans, vient d'apprendre que, malgré ses efforts, sa maîtresse, qui a le malheur d'être juive, a été envoyée au camp de Drancy, en attendant d'être déportée à l'Est. C'est un homme brisé que menace le suicide. Contre toute attente il fait front. Les seize mois qui vont s'écouler seront ceux de son redressement intérieur et extérieur. Reprenant goût à la vie, il cherche et trouvera un nouvel amour. Peu à peu un relatif apaisement succède en lui au désespoir. Ce qui lui permet de reprendre ses études vers l'agrégation et de passer de trop nombreux examens dans plusieurs Facultés. Et cela malgré les Allemands qui essayent de l'expédier de l'autre côté du Rhin, comme les autres jeunes gens de sa génération, pour travailler à la machine de guerre nazie. Histoire d'une convalescence intellectuelle et sentimentale, « La Remontée » est aussi, et parfois davantage, l'évocation, incomplète mais sincère, de la vie de la France à la fin de l'occupation allemande.

  • Entre l'étudiant, qui prépare - sans beaucoup d'entrain - les oraux de la licence de droit et de l'agrégation de philosophie, et Marie, jeune fille au visage régulier et doux et à la lourde chevelure brune, tout dans ce roman d'André Sernin, commença très banalement. Et sera décrit au jour le jour... ou presque.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Entre l'étudiant, qui prépare - sans beaucoup d'entrain - les oraux de la licence de droit et de l'agrégation de philosophie, et Marie, jeune fille au visage régulier et doux et à la lourde chevelure brune, tout dans ce roman d'André Sernin, commença très banalement. Et sera décrit au jour le jour... ou presque.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • - Notre société tient avant tout à demeurer secrète. C'est sa raison d'être et la source de sa pureté. Nous ne pouvons pas admettre que des profanes sachent trop de choses... Notez que je vous crois de bonne foi quand vous me promettez le secret. D'autres sont plus exigeants et n'auraient pas des raisons personnelles de vous ménager comme moi. Je ne parle pas à la légère.  - Je ne veux pas m'en aller, quelque risque que je coure...  - Je vous donne deux jours pour réfléchir. J'espère pour vous que vous changerez d'avis d'ici là.

  • Victime d'un drame conjugal, un jeune avocat méridional revient, bien malgré lui, dans un hameau perdu des Cévennes de ses ancêtres, espérant y gagner sa vie et en même temps oublier son échec. Tout semble annoncer la vanité de sa tentative, tant il est difficile aux fleuves de remonter à leur source. Et pourtant... Courageux, travailleur et lucide, notre héros découvrira peu à peu que tout est possible à une volonté ferme, quand elle est soutenue par l'amour, celui des choses comme celui des êtres. Comme « Le dernier des Cathares », « Les Genêts de L'Espinouse » sont une fantaisie romanesque sur un thème cévenol. Roman d'évasion, voire roman d'aventures, qui s'adresse à tous les publics, ce livre prétend avant tout distraire le lecteur par le charme d'une intrigue assez mouvementée, servie par un style aussi simple et direct que possible. Il a peut-être aussi l'ambition de présenter un point de vue neuf sur un sujet éternel, celui du retour à la terre. Mais c'est surtout une évocation poétique d'une de ces « terres qui meurent », et qui mériteraient peut-être de survivre, malgré leur solitude et leur rudesse.

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