• Une petite ville allemande à la fin des années trente. Deux garçons partagent une amitié profonde, de même que leurs pères. Ils aiment les mots, le rire, les conversations au fond du jardin, près des ruches. Un jour, tout bascule: c'est le temps des mots à voix basse...
    Ce livre s'impose au devoir de mémoire. Une formidable leçon d'amitié, antidote parfois contre les pires événements de l'histoire.
    Depuis sa parution en 2001, Le Temps des mots à voix basse a conquis bien d'autres pays, d'autres langues.

    Anne-Lise Grobéty (1949 - 2010) est une écrivaine suisse, journaliste de formation. Alors qu'elle n'a que 19 ans, son premier roman Pour mourir en février est récompensé par le Prix Georges-Nicole 1968. Suivront des romans et nouvelles. En automne 2000, le Grand Prix C. F. Ramuz lui est attribué pour l'ensemble de son oeuvre et en 2004. Le temps des mots à voix basse a reçu le Prix Saint-Exupéry en 2001, le Prix Sorcière en 2002 et a été traduit dans de nombreuses langues.

  • Le pouvoir de la musique pour un peu plus d'humanité
    "Marc-Gaston Favrod a un don : il donne une âme aux violons qu'il fabrique. Par contre, il n'a aucun talent pour les relations humaines. Sa femme Isabelle et sa fille Luce en font les frais. Les années passent et Luce va tenter de comprendre ce père absent et taciturne.
    Dans La Corde de mi, Anne-Lise Grobéty écrit, en parallèle, l'histoire de ce père et de cette fille qui ne se retrouvent pas. Avec une plume créative, elle décortique les relations humaines, sans juger. Elle avance dans son récit, le développe, le tient du début à la fin, comme elle maîtrise le verbe et le sens de la formule. Elle donne écho aux thèmes du rejet, de l'abandon, du vide et de l'absence. Un roman envoûtant." - Contessa Piñon, La Côte
    Un roman captivant et lyrique qui nous plonge dans un univers musical qui ne laisse pas de marbre
    EXTRAIT
    Et dire que j'ai cru gagner du temps !
    En passant par la vallée du bas, ç'aurait dû être plus court, sûrement, mais sans ces nasses de brouillard, sans le ciel descendu à mi-côte des sapins, sans tous ces trous dans le paysage... C'est déjà si peu de mémoire ce qui me reste du coin, normal que dans ces conditions je me sois flanquée dans un sacré bourbier, j'ai dû rater l'embranchement, avec l'effondrement des repères, forêt, évasement de la vallée, tout dans le même sac... Le comble, je me retrouve au bord d'une muraille de briques noires, le pare-brise ravagé par les bourrasques...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    "Anne-Lise Grobéty donne ici son meilleur livre - et lorsque l'on sait la qualité des précédents, on réalise ce que cela signifie. Plus que romancière, elle se fait musicienne, virtuose en violoniste des mots, chef d'orchestre à l'oreille plus fine et au sens romanesque plus développé que jamais." - Bruno Pellegrino, Le Passe-Muraille
    "Le roman d'Anne-Lise Grobéty est beau, émouvant et remarquablement construit." - Estelle Pralong, A tire d'elles
    "Une superbe histoire de filiation servie par un style unique, vaste comme un oratorio entre tragédie familiale et distance salvatrice." - Isabelle Falconnier, L'Hebdo
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne-Lise Grobéty (1949-2010) étudie à la Faculté des lettres de l'Université de Neuchâtel et effectue un stage de journalisme. Elle commence à écrire très tôt, et elle a dix-neuf ans lorsque paraît son premier roman. Après un deuxième roman, elle ralentit son activité littéraire pour s'occuper de ses enfants. Dans le même temps, elle s'engage politiquement et siège pendant neuf ans comme députée socialiste au Grand Conseil neuchâtelois. Son mandat achevé et ses filles devenant plus autonomes, elle renoue avec l'écriture dès 1984.
    Anne-Lise Grobéty se fait connaître du grand public dès son premier roman, Pour mourir en février, couronné par le Prix Georges-Nicole. La suite de son oeuvre remporte le même succès. Ses narratrices cherchent à affirmer leur identité féminine, à une époque où la présence des femmes en littérature commence à s'affirmer. Anne-Lise Grobéty est donc aussi fortement concernée par la condition de la femme écrivain, par les aspects historiques, formels et politiques de l'écriture féminine, mais elle poursuit surtout une exploration de la langue dans une tonalité bien à elle.

  • Une confession émouvante, criante de vérité, écrite avec délicatesse
    "L'itinéraire autobiographique d'une adolescente puis d'une jeune femme traquée par l'angoisse et la dépression. Elle essaie d'en sortir par la danse. Les plus belles pages du livre sont celles sur les cours et les auditions, cet univers de la danse classique, univers clos, asphyxiant, fascinant. (...) Le travail à la barre, le « dédale aveuglant du miroir » sont admirablement évoqués. (...) Elle a finalement abandonné la danse pour se consacrer à l'écriture et au tissage. Désir d'échapper à cette emprise, de se définir et de se « soigner » autrement ? En tout cas, un itinéraire et un texte attachants." - Claude Pujade-Renaud, Heures Claires
    Un roman dont le récit joue avec les mots, leur sens, leur importance et nous pousse à une lecture active
    EXTRAIT
    La première chose - je ne m'y attendais pas ! - cette question : comment savoir où, très exactement, faire commencer l'histoire ? à quelle section du fil sur la bobine qui se dévide ?
    Un jour plus tôt - pourquoi pas ?
    Car l'enchaînement des gestes et des paroles, l'enchaînement des jours et des heures ne peuvent aisément se briser comme on rompt un pain en morceaux...
    Pourtant, il faut bien décider d'une première bouchée. Mais alors, quel mot vaut-il plus qu'un autre dans cette histoire pour qu'on lui donne la priorité sur tous les autres ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    "Un récit puissant dans lequel elle dit à la fois soi et profondément nous." - Monique Balmer, Fémina
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne-Lise Grobéty (1949-2010) étudie à la Faculté des lettres de l'Université de Neuchâtel et effectue un stage de journalisme. Elle commence à écrire très tôt, et elle a dix-neuf ans lorsque paraît son premier roman. Après un deuxième roman, elle ralentit son activité littéraire pour s'occuper de ses enfants. Dans le même temps, elle s'engage politiquement et siège pendant neuf ans comme députée socialiste au Grand Conseil neuchâtelois. Son mandat achevé et ses filles devenant plus autonomes, elle renoue avec l'écriture dès 1984.
    Anne-Lise Grobéty se fait connaître du grand public dès son premier roman, Pour mourir en février, couronné par le Prix Georges-Nicole. La suite de son oeuvre remporte le même succès. Ses narratrices cherchent à affirmer leur identité féminine, à une époque où la présence des femmes en littérature commence à s'affirmer. Anne-Lise Grobéty est donc aussi fortement concernée par la condition de la femme écrivain, par les aspects historiques, formels et politiques de l'écriture féminine, mais elle poursuit surtout une exploration de la langue dans une tonalité bien à elle.

  • Un ensemble d'histoires de femmes étonnantes, émouvantes et captivantes
    Un jour, sans crier gare, une fissure craquelle la surface polie de l'apparente sérénité. Quelle secousse sismique imperceptible initie la désagrégation de l'être intime ? On ne peut pas toujours la nommer mais elle est mortelle, souvent. Anne- Lise Grobéty appelle l'" Endouleur" cette expérience du malheur. Elle est commune à toutes les filles aux prénoms troublants qui font allégeance à cette Belle dame qui mord, la belladone mortifère. La souffrance n'attend pas le nombre des années : Paulia n'est qu'une toute petite fille oubliée dans la neige pendant que les adultes se déchirent. La blessure est parfois dérisoire, comme le désarroi de Liviane qui espère tant de reconnaissance de son professeur adoré quand il ne s'inquiète que de sa poitrine naissante. La douleur est assassine quand elle fait craquer les glaces intérieures de Myrthe et la précipite vers la folie et le crime. (Quatorze récits explorent ainsi les registres du malheur. Ils sont brefs, cinq ou six petites pages d'une - écriture travaillée à l'extrême, portée au bord de l'artifice, ciselée comme de la poésie. Anne- Lise Grobéty joue des rimes, de l'allitération. " Entêtant genêt autour de la tête ! ": c'est Liviane qui jubile au printemps, juste avant la fêlure. Les phrases s'évadent de la prose, s'organisent en vers le temps d'un quatrain, se répondent en jeux typographiques. A sujet grave, traitement ludique, ellipses énigmatiques qui suggèrent la cassure. La nouvelliste inaugure une écriture précieuse, raffinée à l'extrême, concentrée : quatorze variations brillantes sur basse continue.
    Un recueil qui ne vous laissera pas indifférent
    EXTRAIT
    Niva va et vient, depuis tant d'années, dans son hiver qu'elle ne sait plus bien... Elle va et vient dans un pays où tout se mérite - surtout le printemps. Un matin, le voilà comme un chat en rut, à rôder le museau transi, le poil humide, hirsute, il espère, attend, guette et quête pendant des jours, des nuits, en un long travail ingrat, laborieux, douloureux, en oublie de manger et de se laver obsédé par l'idée de couvrir la nature, chatte mutine enfin prête qui toujours, au dernier moment, s'est dérobée pendant si longtemps...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    "Anne-Lise Grobéty, pur-sang de nos prairies littéraires. En doutez-vous? Ouvrez Belle dame qui mord, quatorze récits qui vous enlèvent à l'amble, au trot, au galop. Ce n'est pas tant la distance qu'elle parvient à couvrir qui impressionne ici, mais la libre frappe des mots, une aisance concentrée, l'ébrouement de rythmes, quelque chose de souverain dans l'émotion..." - Bertil Galland, Le Nouveau Quotidien
    "Il ne faut pas perdre un mot du dernier livre d'Anne-Lise Grobéty, dont chaque pièce miniaturisée s'inscrit dans une manière de constellation. Le noyau de chacun de ces petits astres est un prénom, qui tire son orient d'une heure du jour ou de telle couleur saisonnière, de telle année particulière..." - Jean-Louis Kuffer, Le Passe-Muraille
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne-Lise Grobéty se fait connaître du grand public dès son premier roman, Pour mourir en février, couronné par le Prix Georges-Nicole. La suite de son oeuvre remporte le même succès. Ses narratrices cherchent à affirmer leur identité féminine, à une époque où la présence des femmes en littérature commence à s'affirmer. Anne-Lise Grobéty est donc aussi fortement concernée par la condition de la femme écrivain, par les aspects historiques, formels et politiques de l'écriture féminine, mais elle poursuit surtout une exploration de la langue dans une tonalité bien à elle.

  • Plongez dans un voyage poétique hors normes et empli de sensualité
    "Enfin, le plus beau de ces textes, celui qui s'intitule La Fiancée d'hiver, donne toute la mesure d'un talent d'écrivain, sa liberté, sa mobilité, en une sorte d'incantation baroque et passionnée qui intègre à son élan les écarts de la syntaxe ou du vocabulaire. Passent les saisons, les visages, la fiancée d'été court plus vite que l'eau, celle d'automne est une bourrasque de rires et de frissons, celle de printemps s'enfuit gaiement sous la pluie, celle d'hiver... Il faudrait citer en entier ces pages haletantes et frondeuses. On songe parfois au Blason des fleurs et des fruits d'Éluard. Ou à la simplicité solennelle d'autres poèmes: Votre nom s'écrit dans la bulle de mon haleine chaque fois que je respire. Votre nom s'écrit dans l'empreinte de mes pas." - Georges Anex, Journal de Genève
    Un roman original qui personnifie magnifiquement les saisons et plaide en faveur de l'hiver
    EXTRAIT
    Votre fiancée d'été a les cheveux épais et pain d'épice. Les cuisses fermes et des seins au goût de myrtille au bout. Votre fiancée d'été a des robes de coton indien qui s'ouvrent sur des odeurs de fruit frais et ses yeux ont le vert des prairies à midi. Elle parle haut et crécelle quand elle rit. Et quand elle se tait, son silence encore frémit, frémit... Sa peau transpire la moisson si elle aime et vous la provoquez ; sur ses hanches, vous cueillez des épis à bout de bouche qui griffonnent vos lèvres. Avec elle, vous dansez. Avec elle, vous êtes ceux des courses de lièvres, vous arpentez les bosquets et humez l'écume de la rivière jusque sous ses seins et l'amour (l'amour !) entre dans vos narines, descend au ventre pour s'y nouer et s'y dénouer en bouquets...
    Moi, je suis votre fiancée d'hiver.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne-Lise Grobéty (1949-2010) étudie à la Faculté des lettres de l'Université de Neuchâtel et effectue un stage de journalisme. Elle commence à écrire très tôt, et elle a dix-neuf ans lorsque paraît son premier roman. Après un deuxième roman, elle ralentit son activité littéraire pour s'occuper de ses enfants. Dans le même temps, elle s'engage politiquement et siège pendant neuf ans comme députée socialiste au Grand Conseil neuchâtelois. Son mandat achevé et ses filles devenant plus autonomes, elle renoue avec l'écriture dès 1984.
    Anne-Lise Grobéty se fait connaître du grand public dès son premier roman, Pour mourir en février, couronné par le Prix Georges-Nicole. La suite de son oeuvre remporte le même succès. Ses narratrices cherchent à affirmer leur identité féminine, à une époque où la présence des femmes en littérature commence à s'affirmer. Anne-Lise Grobéty est donc aussi fortement concernée par la condition de la femme écrivain, par les aspects historiques, formels et politiques de l'écriture féminine, mais elle poursuit surtout une exploration de la langue dans une tonalité bien à elle.

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