• L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale, qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils ont été étudiés, comme sociologues pratiques de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail, ont été suivies sur le terrain. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions, esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.

  • La musique introduit à une sociologie de la médiation comme double dépassement d'une pensée critique, qui réduit les objets au social, et d'une pensée naturelle qui n'accepte d'objets que si elle les arrache au social.
    Non pas la musique d'un côté, le public de l'autre et entre eux des moyens asservis : tout se joue chaque fois au milieu, dans la réussite d'un passage.
    "Sociologie et passion musicale sont complémentaires, thèse riche en perspectives fertiles, vivifiantes, toujours plaisantes (...), car, refusant toute définition partielle du champ culturel, elle permet de reconstruire de manière non réductrice ce qu'est la relation entre une société (la nôtre) et son art." - La Lettre du musicien

  • L´engouement pour le bio se confirme. La qualité environnementale des vins interroge donc des producteurs, revendeurs, consommateurs, journalistes, restaurateurs, fonctionnaires, chercheurs : la vigne est en effet une très grande consommatrice de produits phytosanitaires. Comment vivent et agissent ceux qui veulent conduire la viticulture vers un plus grand respect de l´environnement ? En s´appuyant sur des centaines de témoignages, cet ouvrage rend compte des approches et des pratiques, couronnés ou non de succès, de tous ceux qui se sont engagés d´une façon ou d´une autre dans l´agriculture raisonnée ou intégrée, l´agrobiologie ou la biodynamie, ou encore ceux qui cherchent à revenir à une plus grande authenticité de terroir.

empty