• Armando Verdiglione est psychanalyste, philosophe et sémioticien. En 1985, en vertu d'une loi scélérate, il a été accusé de "délit d'influence" sur la personne de certains de ses patients. Il a été condamné. Emprisonné. Traîné dans la boue. Conspué. Il a été traité comme aucun intellectuel, dans l'Europe démocratique, le fut probablement jamais. Et nous sommes quelques-uns, en Italie et hors d'Italie, à flairer la machination. Ou, au moins, l'erreur judiciaire...
    B.H.L

  • {La Dissidence freudienne} est une relecture de Freud, arrachée à ses gloses savantes et obscures. Un Freud dissident, subversif, remettant en question les langues de bois de la politique et de la théorie moderne. La psychanalyse, selon l'auteur, est à elle seule, et dans son simple exercice, une contestation vivante de toutes les idéologies et des principes d'asservissement contemporains. C'est la raison pour laquelle ce livre nous propose aussi une relecture critique des textes de Lénine, de Gramsci et de quelques autres. C'est la raison pour laquelle également, il nous propose un parallèle saisissant entre les discours fascistes et les grandes propositions marxistes unis dans le même souci d'ordre et de répression.

  • Dieu

    Armando Verdiglione

    Depuis bientôt dix ans, j'introduis un débat culturel qui secoue, d'un pays à l'autre et d'un continent à l'autre, les comités de parti et de chapelle, les vocabulaires de clocher et de province, les alarmes de salons et de couloirs. Un débat qui s'inscrit dans une pratique d'invention. Dans la singularité de la voix. Dans la spécificité d'une articulation. Dans la particularité d'un idiome. Et il m'a été reproché notamment d'être passé du collège des jésuites à la formation freudienne sans même visiter les camps militaires tchécoslovaques et sans avoir accepté aucune leçon qui m'induirait à ne rien faire sans en demander la permission au comité central et à la direction stratégique des brigades rouges.J'ai indiqué pendant ces années-là que la dénonciation précède et prépare l'ordre, et sur quelles bases s'appuie le terrorisme généralisé de notre époque. Je ne me suis pas aligné sur cette logique des alternatives qui rend le plus éminent service à la vision du monde. Ce que je trouve s'inscrit plutôt dans une logique de la nomination où avance la psychanalyse. Et je n'invite pas aux assises de cultures différentes ni à une confrontation disciplinaire et idéologique vantant des dizaines de scissions et de ruptures pendant ces quarante dernières années en Europe. J'invite à une confrontation avec ce qui, mobile, impertinent et inquiétant, fait irruption dans le travail scientifique. A. V.

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