• En 1926, Koestler abandonne ses études et part en Palestine. Ce livre est le fruit de son expérience de pionnier dans la petite communauté agricole socialiste qui sert de cadre à la chronique romancée des personnages hauts en couleur qu'il y rencontre. Au-delà des destinées de ces héros en proie aux terribles difficultés qu'ils doivent surmonter au péril de leurs vies, ce roman est d'une constante actualité, car Koestler y pose la question du droit de se défendre et traite courageusement du dilemme de la noble fin qui requiert des moyens ignobles. C'est-à-dire du terrorisme. À lire ou à relire.
    Juif hongrois né à Budapest en 1905, Arthur Koestler fait ses études à Vienne, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie, et il est également séduit par l'utopie soviétique. Il part un an en Union soviétique, puis participe à la guerre civile espagnole. Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicide avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.
    Traduit de l'anglais par Hélène Claireau.

  • Avec Les Somnambules, Arthur Koestler entame l'oeuvre monumentale dans laquelle il analyse la grandeur et les misères de la condition humaine. Les Somnambules, ce sont les hommes de la science - Copernic, Kepler, Brahé, Galilée - qui, progressant péniblement parmi les brouillards des thèses erronées, ont ouvert la voie à l'univers newtonien. En suivant les longs détours du savoir en marche, Arthur Koestler retrace l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre commemnt la scission entre la science et la religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme dont elle doit sortir. Le salut se trouve, sans doute, dans une synthèse, car science et religion ne sont pas totalement contradictoires dans leur inspiration profonde. Prenant le contre-pied des idées traditionnelles, Arthur Koestler nous donne une réflexion entièrement novatrice en même temps qu'un historique passionnant.

  • Le 26 septembre 1926, un biologiste autrichien nommé Paul Kammerer se tua d'un coup de revolver. Dans les milieux scientifiques, on considéra ce suicide comme le dénouement d'une bataille tantôt obscure, tantôt scandaleuse, autour des doctrines fondamentales de l'Évolution. Aux disciples de Lamarck, apôtres de l'hérédité des caractères acquis, les expériences de Kammerer menées pendant plus de quinze ans sur des générations d'amphibiens tels que la salamandre et le fameux crapaud accoucheur, apportaient des arguments apparemment décisifs. D'où la fureur du camp opposé : celui des néo-darwinistes, adeptes des mutations fortuites préservées par la sélection naturelle. À leur tête, le savant anglais William Bateson insinua que les expériences étaient truquées mais réussit à ne pas en examiner les résultats - s'arrangeant en particulier pour ne pas voir une pièce capitale : les « rugosités nuptiales » du dernier spécimen de crapaud accoucheur... Un biologiste américain devait administrer le coup de grâce : se trouvant à Vienne, il y fit une découverte qu'il publia, et à la suite de laquelle Kammerer se suicida. Longtemps intrigué par cette curieuse affaire, Arthur Koestler s'attendait, lorsqu'il décida de reprendre l'enquête, à raconter la triste histoire d'un savant qui trahit sa vocation : le suicide de Kammerer était, en effet, passé pour un aveu, et toute son oeuvre en est restée discréditée. Or, en analysant la documentation de l'époque et en se renseignant auprès de tous les survivants du drame, Koestler s'aperçut peu à peu qu'il procédait à la réhabilitation d'un homme qui, très probablement, fut la victime d'une trahison.

  • En 1937 pendant la guerre d'Espagne, comme je me trouvais en prison avec la perspective d'avoir à affronter le peloton d'exécution, je fis le voeu, si je sortais vivant, d'écrire une autobiographie sincère et où je me ménagerais si peu qu'à côté d'elle les Confessions de Rousseau et les Mémoires de Cellini paraîtraient pure hypocrisie...

    De l'adolescence dans une Vienne encore heureuse à l'adhésion au communisme, voici la première partie de cette histoire d'un enfant du siècle, témoin lucide et souvent ironique de son itinéraire passionné et de la tragédie de son temps.

  • Ce livre est une excursion à la frontière de deux domaines fondamentaux de la recherche : la physique quantique, infra-atomique, d'une part, la parapsychologie, d'autre part. En montrant comment la parapsychologie est devenue scientifiquement respectable, Koestler rappelle qu'aux États-Unis on se servait de l'électronique pour expérimenter sur la psychokinèse et qu'en URSS, la télépathie était une discipline officielle de la recherche. De plus en plus « occulte », la physique théorique, enfreignant joyeusement les lois de la nature, naguère encore sacro-saintes, montrait une inclination étonnante pour des concepts « surnaturels » comme la masse négative, les trous dans l'espace, le temps renversé. Dans le monde fantastique de la physique des quanta, les notions raisonnables d'espace, de temps, de matières et de causalité n'ont plus cours. Les plus grands physiciens de notre époque, Einstein, Planck, Heisenberg ont été parfaitement conscients du caractère « mystique » des concepts dont ils se servaient, et plusieurs d'entre eux ont tenté une synthèse de la physique et de la parapsychologie. Koestler examine certains de ces efforts de synthèse pour relier les sciences exactes aux intuitions de l'homme en quête de réalités profondes ; il esquisse une hypothèse personnelle à propos de ce problème qu'il demande à tous les chercheurs d'aborder sans préjugés, en se gardant à la fois d'un matérialisme figé et d'une crédulité superstitieuse.

  • "Après avoir évoqué, dans La Corde raide, son adolescence dans une Vienne encore heureuse, la Palestine des premiers kibboutz, la bohème journalistique du Berlin des années 1920, Arthur Koestler fait revivre dans ce volume l'euphorie de son adhésion au communisme, quand les lendemains chantaient en U.R.S.S. ; et que, comme l'annonçait Trotsky « le citoyen moyen de la société sans classe » qui s'édifiait à l'Est allait « s'élever au niveau d'un Aristote, d'un Goethe, d'un Marx ».
    « Les sept ans d'aveuglement qui frappèrent l'Occident de 1932 à 1939 furent un des phénomènes les plus remarquables de l'histoire. Il eût fallu, à des gens élevés dans les traditions de l'Occident, une puissance d'imagination peu commune pour admettre et se représenter la renaissance de la torture médiévale et de l'esclavage antique. Il fallait un effort intellectuel plus grand encore pour croire à la réalité des plans nazis et communistes de conquête du monde par la conspiration et la terreur ». Cette incrédulité devant l'incroyable fut le fait le plus général de cette « Nuit de Sept ans » qu'Arthur Koestler, désormais désillusionné, évoque dans ce troisième tome de son étonnante autobiographie."

  • Après Les Somnambules et Le Cri d'Archimède, ce livre d'Arthur Koestler achève sa puissante trilogie « Génie et folie de l'homme ». Dans les deux premiers, il s'agissait des découvertes scientifiques, de l'art, de l'inspiration - tout ce qui fait la grandeur de l'homme. Le troisième, au contraire, comprend un examen des misères de l'individu, plus précisément de la pathologie mentale. La cruauté et la démence caractérisent notre espèce depuis ses origines: il est probable, écrit Arthur Koestler, qu'un accident, au cours de l'évolution, lui a donné la prééminence.

    L'évolution a commis plus d'une erreur il n'y a rien de surprenant à se demander si l'homme n'est pas victime d'un vice de construction le prédisposant au meurtre et au suicide. Arthur Koestler tente de déceler le défaut à son origine. Critique des doctrines officielles en matière d'évolution et de psychologie, il propose une méthode neuve pour aborder l'ensemble des problèmes humains et aboutit à une théorie qui concerne les questions les plus graves de notre temps. Une hypothèse s'en dégage, appuyée sur les données de la neurologie: la croissance extraordinairement rapide du cerveau humain serait responsable d'un défaut de coordination entre les structures anciennes et les structures récentes de ce cerveau, d'où le divorce de l'émotion et de la raison. Existe-t-il un remède? Il peut y en avoir un, nous dit Arthur Koestler: les hommes le trouveront s'ils deviennent lucides.

  • "Le Cri d'Archimède exprime l'orgueil joyeux de l'inventeur. Ou du poète. Ou du clown. Ou de l'enfant qui vient de résoudre un rébus. Autant de créations. Mais qu'est-ce que créer? Y a-t-il un lien entre la création littéraire et la découverte scientifique? Entre ces dernières et l'inspiration comique?
    Pour Arthur Koestler, ce lien se trouve dans ce qu'il nomme « l'acte bisociatif », autrement dit le bond novateur qui, en reliant soudain des systèmes de référence jusqu'alors séparés, nous fait vivre ou comprendre le réel sur plusieurs plans à la fois.
    Contribution fondamentale à la psychologie moderne, cette histoire des découvertes scientifiques se double d'un essai remarquable sur la création littéraire et artistique."

  • Dans ce roman inédit écrit en 1934, Arthur Koestler met en scène des enfants allemands placés dans un foyer français, L'Avenir. Leurs parents, déjà emprisonnés dans les camps de concentration ou eux-mêmes exilés, ont dû se séparer d'eux, ne pouvant plus subvenir à leurs besoins. Ces petits héros - Dédé le Voleur, Ullrich l'Opposition, Mathile aux Polypes - ont des jeux bien étranges : ils s'amusent à reproduire les débats qu'ils ont connus dans leurs familles. Ils élisent leurs représentants, organisent des réunions hebdomadaires, émettent des revendications, et créent un tribunal pour statuer sur le cas d'un voleur de chocolat...
     Dans ce récit teinté de surréalisme, l'auteur parvient à rendre avec facuité l'ambiance intellectuelle de l'époque, à la fois sarcastique, canaille et tragique. Il écrit ici l'un des premiers textes consacrés aux exactions de la SA en Allemagne, aux premiers départs pour les camps de concentration, aux angoisses des exilés. Cette dimension historique en fait un roman splendide et bouleversant.
      

  • Taken together, Arthur Koestler's volumes of autobiography constitute an unrivalled study of twentieth-century man and his dilemma. Arrow in the Blue ended with his joining the Communist Party and The Invisible Writing covers some of the most important experiences in his life. This book tells of Koestler's travels through Russia and remote parts of Soviet Central Asia and of his life as an exile. It puts in perspective his experiences in Franco's prisons under sentence of death and in concentration camps in Occupied France and ends with his escape in 1940 to England, where he found stability and a new home.

  • Arthur Koestler's first novel, set in the late Roman Republic, tells the story of the revolt of Spartacus and man's search for Utopia. The first of three novels concerned with the 'ethics of revolution', it addresses the age-old debate of whether the end justifies the means, an argument continued in his classic novels Darkness at Noon and Arrival and Departure.

  • This was the third novel of Arthur Koestler's trilogy on ends and means - the other two are THE GLADIATORS and DARKNESS AT NOON - and the first he wrote in English. The central theme is the conflict between morality and expediency, and in this novel Koestler worked it out in terms of individual psychology. Peter Slavek starts out as a brave young revolutionary, but suffers a breakdown. On the analyst's couch he is made to discover, in Koestler's own words, 'that his crusading zeal was derived from unconscious guilt'.

  • Arrow in the Blue is the first volume of Arthur Koestler's autobiography. It covers the first 26 years of his life and ends with his joining the Communist Party in 1931, an event he felt to be second only in importance to his birth in shaping his destiny. In the years before 1931, Arthur Koestler lived a tumultuous and varied existence. He was a member of the duelling fraternity at the University if Vienna; a collective farm worker in Galilee; a tramp and street vendor in Haifa; the editor of a weekly paper in Cairo; the foreign correspondent of the biggest continental newspaper chain in Paris and the Middle East; a science editor in Berlin; and a member of the North Pole expedition of the Graf Zeppelin. Written with enormous zest, joie de vivre and frankness, Arrow in the Blue is a fascinating self-portrait of a remarkable young man at the heart of the events that shaped the twentieth century. The second volume of Arthur Koestler's autobiography is The Invisible Writing.

  • Thieves in the Night : Chronicle of an Experiment was written in 1946. Originally intended to be the first of a trilogy, Koestler later concluded that the book stood on its own and plans for further novels made redundant.
    Based on the author's own experiences in a kibbutz, it sets up a stage in describing the historical roots of the conflict between Arabs and Jewish settlers in the British ruled Palestine.
    The book tackles many subjects, such as Zionism and idealism. Koestler was Zionist early in life, but later abandoned the idea.
    The title is a Biblical reference, quoted on the title page:
    "But the day of the Lord will come as a thief in the night." (2 Peter 3:10)

  • In this novel the call-girls are the men and women of the international jet-set who, at the lift of a telephone, will fly from conference to congress to symposium to discuss subjects of world importance. This time the place is Switzerland and the subject Survival...

  • Arthur Koestler's publications manifest a wide range of political, scientific and literary interests. The Trail of the Dinosaur gathers some of his best-known essays and speeches.
    The Trail of the Dinosaur , first published in 1955, contains a great deal of Koestler's thinking for the first ten years after the war - a 'farewell to arms' as he wrote in his preface. These essays deal with the political questions that obsessed him for the best part of a quarter of a century.
    The essays in 'The Trail of the Dinosaur' cover the decade 1946-55-the early or classical period of the Cold War. In that confrontation the West was on the defensive, and the majority of its progressive intellectuals were still turning a benevolently blind eye on Soviet foreign policy and the facts of life behind the Iron Curtain . In the dramatic contest between Whitaker Chambers and Alger Hiss, which has been called the Dreyfus Affair of our century, progressive opinion stood firmly behind Hiss. And when, in the New York Times, I took Chambers' part, I became, if possible, even more unpopular among self-styled progressives than I had been before.
    In 1937, during the Civil War in Spain, I spent three months under sentence of death as a suspected spy, witnessing the executions of my fellow prisoners and awaiting my own. These three months left me with a vested interest in capital punishment-rather like 'half-hanged Smith', who was cut down after fifteen minutes and lived on.

  • Arthur Koestler's extraordinary history of humanity's changing vision of the universeIn this masterly synthesis, Arthur Koestler cuts through the sterile distinction between 'sciences' and 'humanities' to bring to life the whole history of cosmology from the Babylonians to Newton. He shows how the tragic split between science and religion arose and how, in particular, the modern world-view replaced the medieval world-view in the scientific revolution of the seventeenth century. He also provides vivid and judicious pen-portraits of a string of great scientists and makes clear the role that political bias and unconscious prejudice played in their creativity.

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