• Les choses ne sont pas que des choses. Peut-être quelque chose d'essentiel échappe-t-il encore à la méthodologie philosophique appliquée aux théories des formes complexes aujourd'hui. Comment le simple et le complexe, deux catégories apparemment contraires, sont-elles dès les prémices de l'univers, nouées de façon inséparable ? Tel est le problème onto-cosmologique que vise à résoudre l'homme sur terre.

  • Le livre d'Auguste Nsonsissa s'inscrit dans la philosophie contemporaine du langage. Il construit un dialogue entre Quine et Frege autour de la question de la place des représentations dans la théorie de la signification. Au-delà de cette querelle de fondements, l'auteur montre que de l'intérieur même du langage se trouve postulée une philosophie de l'esprit qui réévalue la philosophie des relations entre la perception, la grammaire de la signification de la pensée et la cognition. Donc, langage, argumentation et cognition sont toujours tenues ensemble dans la tradition sémantique et épistémologique de notre temps.

  • Cet ouvrage aborde un thème épistémo-logique qui reflète l'orientation actuelle de la pensée scientifique chez Edgar Morin : la prise de conscience par les scientifiques contemporains qu'une science n'est plus à même d'expliquer exactement la réalité dans sa complexité et qu'elle est invitée à s'ouvrir à d'autres perspectives non accessibles par sa propre méthodologie, ayant pour tâche de fondre et non de confondre les connaissances humaines en un Savoir capable de relever le défi de la complexité.

  • Remettre au goût du jour l'esquisse d'une théorie de la reliance des sciences chez Edgar Morin revient à toucher au noeud gordien de sa pensée complexe qui a pour pivot la « soudure épistémologique ». Elle préside au primat de la croissance du savoir scientifique et essaie de montrer comment naissent des axes innovants sur la recherche en philosophie. La complexité essentielle de la pensée scientifique débouche sur la corrélation des connaissances. C'est donc à contre-courant de « l'intelligence aveugle » que l'interlocution dialogique entre les disciplines scientifiques se construit comme paradigme retrouvé, pour autant qu'il vise à dénoncer la « pathologie du savoir », c'est-à-dire l'incapacité de l'esprit à raccorder sciences naturelles et sciences sociales. La logique cette articulation des rationalités se déploie dans un contexte global où la découverte de la vérité est couplée à la justification des fondements de la connaissance. L'innovation en science donne lieu à un plaidoyer pour l'instauration d'une pensée interstitielle qui pourra se présenter comme une « symbiosophie ».

  • Cet ouvrage introduit l'épistémologie de la complexité d'Edgar Morin (1921-), qui épouse l'esprit de la métaphysique de la connaissance consacrée aux relations complexes entre la simplicité, la simplexité et la complexité. Deux raisons à cette dialogique pensante : d'abord, Morin contribue de manière significative à la critique du scientisme et de l'apriorisme. Ensuite, son corpus transversal ouvre un espace des possibles de méditation de l'être pris dans son indétermination totale et dans une tension essentielle entre ce qui est et ce qui pourrait être. C'est donc une contribution à l'avènement d'une pensée interstitielle qui ne dévalorise pas les conditions de possibilité d'une science de la complexité.

  • L'accès à la diversité est un problème philosophique. Il pose la question méthodologique de l'unité de la science, de la culture, du monde et du genre humain. L'unité dans la diversité constitue le noyau ontologique de l'expression inachevée de la recherche en philosophie des sciences et la pointe avancée d'une connaissance non mutilante et non mutilée. Fondée sur le principe de prolifération, la diversité devient une exigence logique et éthique de la connaissance. Le monde qui vient éprouve le besoin d'une culture scientifique ouverte à l'irrationnel des sciences et de la superstition. L'esprit de notre temps plaide pour une universalité décloisonnée incluant la solidarité entre les peuples, les chercheurs, les experts et les savants qui sont invités à coopérer pour poursuivre la vérité.

  • La dynamique de la nature se situe à l'intersection de la physique et de la bio-épistémologie. Elle rend raison de la place cruciale que le vide occupe dans la nature et dans la vie. Elle révèle des arguments proposés par les philosophes relatifs à la philosophie naturelle. En rapport à l'énoncé canonique aristotélicien selon lequel le vide n'existe pas, cet ouvrage propose des éléments pour une philosophie de la vie. Interstitielle, elle travaille à relier les connaissances scientifiques au moyen d'un principe d'interlocution dialogique, qu'il s'agisse de rejeter le vide ou de le voir partout.

  • L'on a l'habitude de dire que les philosophes ne font qu'interpréter le monde sans le transformer. Cette position marxienne sur la marche du monde s'est aussi révélée inopérante aujourd'hui. Plutôt, le moment est venu de refaire les mondes au moyen de la dialogique de la matière et la manière. Cette théorie de la projectibilité débouche tout naturellement sur l'avènement de la mondialogie, c'est-à-dire notre capacité à anticiper, inventer, imaginer des nouvelles pistes refondatrices de notre monde en vue d'accéder au bonheur de tous.
    La complexité du temps et des circonstances est la voie de passage qui mène vers l'humanitude au coeur de la reliance des mondes des faits et des valeurs.

  • Épistémologie et Éthique ! Une conjonction qui induit nécessairement la problématique de la « reliance des connaissances ». Ces contributions posent et élucident des questionnements, qui ne sont en réalité distincts qu'en apparence, et qui rendent possible l'hypothèse selon laquelle l'épistémologie et l'éthique sont nécessairement liées. Elles mettent à l'évidence le fait que, autant l'épistémologue est soucieux des questions éthiques, morales, esthétiques et même politiques, autant l'éthicien se soucie des problématiques touchant aux rapports de l'épistémologie à ces autres modules épistémiques.

  • Comment peut-on ne pas penser à la « crisologie » ? Indice par excellence des savoirs modernes, de l'avenir de la raison et du devenir des rationalités, la crise n'engendre pas seulement la montée des incertitudes ; elle est aussi l'une des barbaries du contemporain qui exposent les sociétés libres à la difficulté du surgissement de l'humain et aux paradoxes de l'irrationalité.

  • Un nouveau Cahier du jeune chercheur, après des travaux d'histoire de la philosophie, de métaphysique, d'esthétique, de philosophie africaine, d'éthique, de logique, d'histoire des sciences, d'épistémologie, de philosophie du langage, de philosophie analytique, et donc après un ensemble de travaux retraçant des itinéraires et ouvrant des perspectives de recherches de leurs auteurs respectifs.

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