• Chemins

    Axel Kahn

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    • 3 Octobre 2018

    Marcher n'est pas une activité pour Axel Kahn, c'est une manière d'être. Il se définit comme un homme qui marche, un chemineau de la vie. Au rythme de son pas, sur les chemins et les sentiers, sur les pavés parfois, il a pensé, cherché, douté, le cas échéant, trouvé. Il a aimé, aussi, passionnément. Son ouvrage est un hymne à l'esprit, à la beauté et à la liberté. Un hymne à l'amour. L'existence d'un homme en chemin, au fil de ses souvenirs de l'enfance à la vieillesse. Cent cinquante ans après Julien et André dans Le Tour de la France par deux enfants, Axel Kahn, marcheur obstiné et attentif, peint de ce pays un tableau émerveillé mais lucide.

  • Comme en 2013, Axel Kahn a parcouru au printemps 2014 la France en diagonale : depuis la Pointe du Raz, en Bretagne, jusqu´à Menton et la Méditerranée, cette fois.
    Tout diffère cependant entre ces deux périples, à commencer par la difficulté du second, qui s´est apparenté à une épreuve physique que le marcheur n´a pas toujours été certain de mener à son terme. Il a parcouru, souvent hors tout chemin balisé, 2 057 km, et, surtout, il a gravi 43 000 m... et descendu autant ! Cette fois, le périple a été un vrai « voyage au bout de soi », que des genoux douloureux et une épaule déboîtée ne sont pourtant pas parvenus à écourter. Un voyage intérieur, aussi.
    /> Par ailleurs, les régions traversées cette année sont apparues moins éprouvées par les crises que celles du nord-est de la France, leur dynamisme mieux conservé semblant aller de pair avec la vigueur de l´attachement des habitants à l´identité de leurs territoires.
    Comme Pensées en chemin, Entre deux mers est un récit de voyage passionnant, poétique et drôle, celui d´un marcheur épris de beauté. Axel Kahn ne manque aucune occasion de rencontres et de débats, à chaque étape. Son livre est riche de réflexions politiques sur la France réelle, celle des gens, ses difficultés mais aussi ses atouts et ses espoirs.

  • Jean ; un homme hors du temps

    Axel Kahn

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    • 11 Octobre 2017

    Jean Kahn-Dessertenne, enseignant et philosophe, se donne  la mort à 54 ans le 17 avril 1970 en se jetant d'un train. Il  laisse une lettre à son fils Axel qu'il dit « capable de faire  durement les choses nécessaires ». Quarante-sept ans après,
    ce dernier s'acquitte d'une dette, il obéit à l'injonction  paternelle, durement, en donnant la parole à son père. Dans  les instants qui précèdent le saut mortel, la vie de Jean défile  à vive allure, ses engagements politiques, ses tumultueuses
    relations aux femmes, son souci de sa relation à ses fils, son  itinéraire intellectuel. Sont ainsi évoqués en toile de fond  l'essentiel de l'histoire de la France au XXe siècle, la place  qu'y prirent la bourgeoisie, le communisme et de Gaulle,  les crises et ébranlements de tous ordres, économiques,  guerriers, littéraires et personnels. Le sourire et la dérision  ne disparaissent pas toujours à l'heure de mourir, Jean en
    témoigne. Cependant, Axel Kahn a surtout écrit là un livre  vibrant et déchirant.

  • être humain, pleinement

    Axel Kahn

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    • 30 Mars 2016

    Dewi et Eka sont de vraies jumelles nées dans la province sud du Kalimantan, à Bornéo. La première est sauvée d'un effroyable incendie dans lequel tout le monde pense qu'a péri Eka. En fait, cette dernière a été récupérée par une femelle orang-outan qui l'élèvera. Dewi, elle, sera l'une des femmes les plus brillantes de sa génération, et recevra le prix Nobel de physiologie et médecine. Eka, quant à elle, bien que recueillie dans une société humaine à dix ans, restera une enfant sauvage souffrant d'un grave retard mental. Elle mourra misérablement. Les deux soeurs ont pourtant les mêmes gènes. Comment Dewi a-t-elle pu développer les outils d'un brillant épanouissement pleinement humain, quelles en furent les étapes et les conditions ? Pourquoi tout cela n'a-t-il pu s'enclencher chez Eka ?  Axel Kahn utilise la fiction pour introduire la thématique qu'il développe à travers un essai, s'attachant à enrichir, touche après touche, l'observation de  ses héroïnes gémellaires dont l'image et l'exemple traversent l'ouvrage. Il rappelle le rôle de l'altérité de l'un et l'autre, comme deux bûches incandescentes qui s'embrasent l'une l'autre, et nous enjoint : « Osons vouloir, alors nous pourrons, peut-être. »

  • Médecin, chercheur à l'Inserm, membre du Comité consultatif national d'éthique, Axel Kahn fait le point sur la dimension éthique des problèmes que pose l'avènement du génie génétique, en particulier dans le champ de la médecine humaine. En qualité d'ancien président de la Commission du génie biomoléculaire instituée auprès du ministre de l'Agriculture, il est aussi un acteur privilégié des débats relatifs au développement des biotechnologies dans le secteur agricole. L'actualité confère une singulière résonance à cette réflexion en forme de plaidoyer pour une recherche plus respectueuse de la relation entre l'Homme et la Nature.

  • Il n´y a pas d´humanité sans échange entre les hommes, Axel Kahn, en est, comme d´autres, persuadé. C´est pourquoi le partage, le troc et le commerce ont joué depuis les origines un rôle si essentiel dans l´édification des sociétés humaines. Il s´est toujours agi, jusqu´au XVIIe siècle, de garantir la meilleure satisfaction conjointe des besoins individuels et du bien commun. Le pessimisme de la conception libérale quant à la nature humaine devait cependant perturber cette belle certitude : comment une société d´êtres fondamentalement égoïstes peutelle défendre l´intérêt général ? Dès cet instant, deux courants du libéralisme économique se sont opposés, celui pour lequel les vices privés conduisent à eux seuls aux vertus publiques et celui qui juge indispensable l´intervention d´un régulateur garant du bien commun.Axel Kahn explique comment le succès, dans les années 1980, de la première ligne, a plongé le monde dans la crise ; il fait le pronostic que, sans réhabilitation du concept d´intérêt général, cette crise sera fatale au libéralisme.

  • « Par deux fois mon père m'a lancé des injonctions qui n'ont cesse de me poursuivre: "Un garçon bien ne dit pas ça" après que, à l'âge de sept ans, j'ai interpellé un petit camarade avec des accents racistes. Et "Il faut faire durement les choses nécessaires, sois raisonnable et humain" dans la dernière lettre qu'il écrivit avant de se jeter d'un train à pleine vitesse. Déchiffrer ces messages a été l'un des fils rouges de mon itinéraire intellectuel et de ma vie d'homme. Je ne suis pas certain d'y être parvenu dans le sens exact que Jean Kahn donnait à ses propos, mais j'ai élaboré moi-même un corpus de valeurs que je suis capable d'expliciter, de fonder en logique, de telle sorte que mes interlocuteurs et lecteurs puissent s'en saisir pour les contredire ou se les approprier. » Dans ce nouvel ouvrage, le célèbre généticien revisite les fondamentaux de sa réflexion éthique à la lumière de sa propre vie. Il montre comment s'élabore une réflexion approfondie autour de questions aussi cruciales que la procréation pour autrui, l'homoparentalité, l'euthanasie... et s'insurge contre les "icônes corruptrices" (dévalorisation de l'Autre, utopie scientiste, passion, argent...) qui peuvent fausser le jugement des médecins ou des scientifiques, même les plus éminents. Salutaire.

  • "D'abord ne pas nuire": les hommes de science auraient-ils oublié cette sentence d'Hippocrate? Si les dernières découvertes scientifiques inspirent les plus grandes espérances, elles réveillent aussi d'anciennes peurs. La thérapie génique, la carte du

  • Raisonnable et humain ?

    Axel Kahn

    Après le succès de «Et l'Homme dans tout ça?», Axel Kahn prouve à nouveau, par cet essai lumineux, qu'il est possible d'être à la fois érudit et accessible.0500C´est loin de l´agitation des universités parisiennes que je vécus le début de l´année 1968. Jeune interne des Hôpitaux de Paris, j´avais en effet décidé d´accomplir mon service national au titre de la coopération. J´étais donc médecin-chef, c´est-à-dire, plus modestement, seul médecin de la préfecture de Haute-Kotto en République centrafricaine lorsque fut créé le mouvement du 22 mars. Rapatrié après un grave accident de voiture sur les pistes africaines, je sortais de l´hôpital militaire du Val-de-Grâce et me retrouvais sur les pavés parisiens le 14 mai 1968, le visage encore couvert de cicatrices, la main et l´avant-bras droits enveloppés dans un impressionnant pansement. Alors que je me promenais en badaud dans le Quartier latin, émergeant d´une nuit de barricades, un groupe de personnes observant mon triste état supposa qu´il était le résultat de l´héroïsme dont j´avais fait preuve au cours d´une nuit de résistance aux assauts des forces de l´ordre. Je fus porté pratiquement en triomphe. J´avoue, à ma grande honte, n´avoir pas eu sur le moment le courage de leur préciser que le responsable de mes blessures était un baobab africain, et non point un CRS parisien. Pour Jean Kahn, mon père, Mai 68 eut une tout autre signification. Depuis son adolescence, il avait le sentiment de cheminer sur une crête étroite qu´empruntaient seulement quelques êtres singuliers ? dont il était ? confrontés en permanence au vide béant alentour, à l´attraction duquel il s´agissait de résister. Papa n´était pas même toujours sûr que ce chemin escarpé menât quelque part. Son engagement politique, philosophique et pédagogique avait, bien entendu, été parfois décevant. Quiconque l´eût admis avec fatalisme, il s´en désespérait. Je crois bien que le bouillonnement intellectuel du Paris de 1968, la remise en cause globale d´un monde qui ne le satisfaisait guère, lui donna alors le sentiment que, finalement, sa quête harassante, son cheminement malaisé mettaient enfin l´inaccessible à portée de main. Papa loua alors une chambre au Quartier latin pour être plus proche de ce creuset d´où sortirait un monde futur encore en fusion. Hélas, le foyer s´éteignit et l´avenir se figea. Papa reprit la route, une autre route, plus absurde encore que celle qu´il avait connue. Dans ce nouveau paysage, on trouvait encore quelques sources de joie, de plaisirs, mais surtout un marécage de déceptions, de désillusions semblant avoir englouti jusqu´à l´idée même de l´espoir. En 1969, pour la première fois de sa vie, Jean Kahn vota «non» au référendum décidé par le général de Gaulle.Les trois fils, Jean-François, Olivier et moi, étaient marqués par cette autorité intellectuelle douloureuse et bienveillante de leur père. Il allait jouer un rôle déterminant dans leur propre édification intellectuelle, et s´était d´ailleurs employé, de toute son âme de pédagogue et sa tendresse de père, à favoriser celle-ci. Cependant nous avions déjà nous-mêmes nos familles, nos engagements, construisions nos carrières, créant ainsi une distance inévitable avec notre père. Les rencontres avec lui étaient l´occasion de discussions, de débats si passionnants et si riches que cela nous empêcha peut-être de percevoir sa détresse, en tout cas d´en apprécier la profondeur. Il donnait tant, nous avalions si goulûment, oisillons recevant la becquée de sa pensée et de ses observations, que nous n´étions pas attentifs comme il eût convenu que nous le fussions. Durant l´été 69, nous décidâmes, Olivier et moi, accompagnés de nos épouses respectives, de nous rencontrer sur le chemin de retour de vacances et de partager un repas fraternel autour d´une bonne table de Bourgogne. Papa était au courant de notre projet et, voulant montrer combien il partageait cette communication de ses fils et de leurs familles, il envoya au restaurateur un chèque afin de couvrir les frais de notre repas. Le chèque arriva en retard, il lui fut retourné, Papa en fu

  • Axel Kahn marcheur ? On le savait généticien, médecin, humaniste. On le découvre ici en randonneur de haut niveau, capable d´avaler deux mille kilomètres en parcourant « sa » France de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque. Itinéraire buissonnier qui le conduit de la vallée de la Meuse à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Vézelay, le Morvan, la Haute-Loire, les Causses et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pendant sept cents kilomètres.
    Le livre qu´il a tiré de ce périple est plusieurs choses à la fois : un carnet de voyage curieux, drôle, rêveur, où nous sont contées les anecdotes d´une traversée haute en couleurs ; une sorte de manuel d´histoire, où remontent à notre mémoire quelques-uns des lieux célèbres du passé de la France. Mais aussi une réflexion sur l´état de notre pays, la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. « Sécession », énonce-t-il : « J´appelle ainsi la rupture d´une partie de la population avec la vie politique ordinaire, l´apparente rationalité de son discours et ceux qui le tiennent. » Comme on voit, l´humaniste engagé n´a pas disparu derrière le marcheur.
    Et puis ce livre est aussi l´occasion de rencontrer à chaque étape des hommes et des femmes qui racontent chacun un bout de la vraie France d´aujourd´hui, celle dont on n´entend jamais parler.

  • Doit-on légaliser l'euthanasie ? Axel Kahn revient sur ce sujet brûlant, et propose une réflexion humaniste nourrie de son expérience de médecin et de membre du comité d'éthique français.0300 Pour le professeur Kahn, cette loi offre aux personnels soignants, aux malades et à leur famille, un cadre qui permet de résoudre la question douloureuse de la fin de vie. Il est vrai que dans des situations particulières, extrêmes, l´euthanasie peut constituer un recours, envisagé dans l´intimité entre un patient et son médecin, mais cela ne veut pas dire que cette action doit être généralisée.
    Face au tapage médiatique suscité par les affaires récentes souvent instrumentalisées par des militants du « droit à mourir dans la dignité », Axel Kahn pose des questions fondamentales : n´est-il pas choquant de faire d´un cas douloureux le fondement d´un « principe » souverain, contraire à la valeur fondamentale qui est celle du respect de la vie ? A-t-on pensé à toutes les dérives qui pourraient résulter d´une légalisation de l´euthanasie ? Car personne ne peut affirmer qu´il n´y aura pas de dérives. Il suffit d´entendre certains hommes politiques pour entrevoir le pire. Ils n´hésitent pas à déclarer que, vue la situation difficile des hôpitaux français, « on ne pourra pas continuer longtemps à supporter la charge d´un trop grand nombre de maladies incurables ».
    La quête d´une considération de tous les instants pour les personnes en fin de vie demeure plus que légitime. Les réponses au problème de l´euthanasie ne doivent donc pas être guidées par l´émotionnel, mais par le souci de proposer un projet d´ensemble pour l´homme et la société.

  • Et le bien dans tout ca ? Nouv.

    Et le bien dans tout ca ?

    Axel Kahn

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    • 10 Mars 2021

    « "Sois raisonnable et humain !" m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la  "voie bonne"  en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...
      La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? »
      Axel Kahn

  • Saurons-nous, un jour, percer le secret de la salamandre? L'homme pourra-t-il, lui aussi, régénérer tout ou partie de son corps?0300La salamandre, symbole de l´immortalité, a été extraordinairement gâtée par la nature: son corps peut s´autorégénérer. Son organisme est capable de recréer des membres tels que ses pattes ou sa queue, voire des portions d´organes comme son oeil ou son coeur. Pourrons-nous un jour faire repousser des tissus humains ou même des organes entiers? Les paralytiques pourront-ils remarcher, et les manchots recouvrer leurs bras? Et, si l´on pousse plus loin, pourrons-nous vivre éternellement?L´apparition de techniques scientifiques ultramodernes, telles que la génomique, la thérapie génique, la biologie cellulaire ou le clonage thérapeutique, laissent penser que la régénération d´une partie du corps humain est désormais chose possible. Ce livre novateur et à la pointe des dernières découvertes fait la synthèse des avancées dans un domaine encore méconnu du grand public, mais qui mobilise ? et fait jubiler ? toute une population de scientifiques et de médecins: la médecine régénératrice (toutes les méthodes qui permettront de «réparer» l´homme).Après «Raisonnable et humain?», le récent succès d´Axel Kahn, le tandem Kahn-Papillon ? le chercheur et le vulgarisateur ? prouve par ce nouvel essai lumineux qu´il est possible d´écrire un livre à la pointe du progrès scientifique et pourtant accessible à tous...

  • « Nous sommes, en tant qu´Homo sapiens, d´une affligeante banalité biologique. Sur le plan génétique, notre proximité avec les grands singes est considérable ; elle atteint 98,7 % avec le chimpanzé et est encore de 80 % avec la souris et de 50 % avec la levure. » De tels chiffres éclairent d´un nouveau jour le questionnement philosophique sur ce qui fait la spécificité de l´être humain...
    AvecL´homme, ce roseau pensant..., Axel Kahn clôt la trilogie éthique et philosophique qui a fait sa renommée littéraire et son succès, entamée avecEt l´homme dans tout ça ?suivi deRaisonnable et humain ?Comme toujours, son approche pluridisciplinaire est brillante, à la fois érudite et accessible au commun des lecteurs.

  • Axel Kahn est médecin généticien, entre autre ancien directeur de l'INSTITUT COCHIN puis président de l'Université Paris Descartes. Ses responsabilités à la tête de la Fondation Internationale du Handicap, du Comité d'Éthique de la Ligue du Cancer, du Comité de déontologie du Comité National Olympique et Sportif Français, ou du Comité d'éthique commun à l'INRA, au CIRAD et à l'IFREMER, lui confèrent une légitimité toute particulière en matière d'éthique. En 2019, le Parlement est appelé à débattre d'un projet de loi sur les questions de bioéthique. C'est à débroussailler les grands enjeux de cette échéance majeure, mais aussi à désacraliser un mot aux multiples significations, manifestations, questionnements, que s'emploie ce dialogue.

    Axel kahn est un scientifique, médecin généticien et essayiste français

  • Après avoir, par ses écrits, défendu les idées socialistes, Axel Kahn a décidé de passer de la position de chercheur engagé à celle de militant. Il a été candidat aux législatives de juin 2012 dans la deuxième circonscription de Paris, qui comprend les trois-quarts du viie arrondissement, soit 23 500 électeurs dont les suffrages se portent en grande majorité vers la droite depuis toujours, la partie nord du vie arrondissement, et le Quartier Latin proprement dit (ve arrondissement). Campagne particulièrement difficile puisque son adversaire de droite s´appelait François Fillon. Mais aussi occasion inespérée de défendre les idées de gauche dans un bastion de droite.Axel Kahn a « joué » le jeu en se donnant à fond : il a parcouru à pied toute sa circonscription, il a multiplié les rencontres et développé les occasions de dialogues. Finalement, au second tour, il a obtenu 43,54% des suffrages exprimés, ce qui constitue indéniablement une performance.Ce livre est le récit de sa campagne, accompagné de plusieurs photos avec des anonymes ou des personnalités connues. Mais c´est aussi un exposé de ses idées en matière de pensée politique, sous la forme de courts textes. En quelques pages, Axel Kahn excelle à donner une analyse précise des grandes questions qui, à n´en pas douter, vont constituer les principaux débats de la présidence de François Hollande.

  • Axel, le médecin biologiste, engagé depuis longtemps dans la réflexion éthique, Jean-François, le journaliste, homme de média et agitateur d´idées. Ils sont frères mais se connaissaient peu avant ce livre. Elevés l´un et l´autre dans la religion catholique, ils sont devenus farouchement agnostiques, mais demeurent tous deux obsédés par la quête de sens. Ils croisent ici leurs souvenirs, avec la tendresse de l´éloignement et la lucidité des intellectuels qu´ils sont : deux enfances séparées à cause de la guerre, une adolescence dans la France de la TSF et de la reconstruction, le couple de leurs parents et leur frère Olivier, les premiers choix politiques, les grandes désillusions de l´âge adulte.

    Mais le genre humain n´est pas leur ennemi, tout au contraire. Même si on ne croit ni au Grand Horloger de l´univers, ni à la Rédemption, ni non plus aux lendemains qui chantent, la place est immense pour l´engagement de deux hommes qui n´ont pas cessé de croire qu´aujourd´hui peut être meilleur qu´il n´est, et demain meilleur qu´aujourd´hui : à la condition d´oser le vouloir. Etre capable d´enthousiasme, voilà qui les réunit, qu´il s´agisse de dire leur émotion devant un air d´opéra, leur admiration devant le personnage de De Gaulle, leur goût pour la cuisine - qu´ils font eux-mêmes-, ou de célébrer les grandes avancées de la démocratie.

    Dégrisés des illusions confortables, sans concession pour les mensonges d´où qu´ils viennent, ils montrent que le métier d´homme n´est pas un vain mot.

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