• Un voyage dans le temps dans cette période à la fois si proche et déjà lointaine du début de ce siècle.

  • J'ai pas tous les mots Nouv.

    Sur les traces d'un Jack London épris de justice, Edmond Baudoin évoque la chance, son frère, l'art, le portrait, la danse, les arbres... en se moquant des frontières et afin de dompter les embuches.

    Edmond Baudoin a la curiosité des ailleurs – proches et lointains –, il a le désir des rencontres et du partage. Il va au-devant des femmes et des hommes jetés sur les routes, fuyant guerres et misères, il lit sur les visages la fatigue et l'espoir, et dessine noir sur blanc, d'un trait puissant, la vie qui résiste.

    Au gré de ses ouvrages – plus d'une centaine à ce jour –, il interroge le monde, va à son chevet, lui porte secours, le dorlote avec une immense tendresse et inocule à ses histoires dessinées ses convictions : fraternité, liberté. " Naître, c'est s'engager " affirme-t-il. Refuser d'agir est " une insulte à la vie " clame-t-il.

    Alors, pour notre collection, sur les traces d'un Jack London épris de justice, l'autodidacte évoque la chance, son frère, l'art, le portrait, la danse, les arbres... en se moquant des frontières et afin de dompter les embuches.

  • L'expérience de la wilderness - l'espace sauvage américain - est traditionnellement associée à l'écriture de la nature - nature writing - née avec Thoreau, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Or, elle est apparue bien avant, dès les écrits de William Bartram, inspirant fortement deux écrivains français de renom - Chateaubriand et Tocqueville - qui ont décrit les splendeurs des grands espaces naturels américains entre 1775 et 1831. Portés par la vogue américaine issue des romans de J. F. Cooper, Chateaubriand et Tocqueville font naître l'écriture littéraire de la nature en s'inspirant in situ des solitudes du Nouveau-Monde. Thoreau viendra parachever ce premier élan en consacrant l'autonomie d'un genre nouveau, promis de nos jours à un essor toujours plus grand.

    Professeur de khâgne et d'hypokhâgne à Paris, Sébastien Baudoin est spécialiste de Chateaubriand et de la question du paysage littéraire. Il a publié Poétique du paysage dans l'oeuvre de Chateaubriand (Paris, Classiques Garnier, 2011) et édité deux ouvrages de Chateaubriand, l'Essai sur la littérature anglaise (Paris STFM/Garnier, 2013) et Voyage en Amérique (Paris, Gallimard, « Folio », 2019).

  • Les androïdes de New Earth exploitent les données transmises par leurs créateurs, les humains. Dans cette société autoritaire, toute référence à l'histoire et à la culture des Terriens est prohibée. Mais certains robots revendiquent cet héritage et, dans une quête de liberté, projettent de détruire le système. À la recherche de ces rebelles, les enquêteurs North et Quang sont confrontés à leurs propres doutes d'androïdes et doivent choisir leur camp, au péril de leur vie. Un récit de sciencefiction poétique, philosophique et mathématique.

  • Le corps collectif

    Edmond Baudoin

    Pendant sept ans, Baudoin assiste à des répétitions de danse. Fasciné par l'énergie vivante des danseurs, il dessine des heures durant, tentant de restituer l'expérience sensorielle qui se joue devant lui. L'artiste peint les corps en mouvement et, entre poésie et émotion, nous raconte une manière d'être au monde.

  • Mai 2017, Edmond Baudoin part une nouvelle fois à Pékin, il va à la
    rencontre de jeunes artistes chinois. Il plonge dans autre univers
    mais les interrogations sont universelles. Le fracas du monde qui
    continue sa course folle se télescope avec sa vie personnelle et le
    deuil : la mère de ses fils vient de disparaître... Ses carnets
    retracent avec émotion les souvenirs et les réflexions sur son
    activité artistique.

  • "Edmond Baudoin est un grand portraitiste.Son livre Le Portrait est un des livres phares de sa bibliographie. Ces dernières années, dans Viva la vida puis Le Goût de la terre, en compagnie de Troubs, il est allé dessiner les gens au Mexique, puis en Colombie. Faire un portrait, c'est pour Baudoin l'occasion de parler et d'écouter, c'est un bavard à grandes oreilles.En séance de dédicaces, il est debout (il dessine toujours debout), en train de parler, parler, en regardant son lecteur, son auditeur, son interlocuteur, en même temps que son dessin, ce doit être peu ou prou la même chose. Baudoin aime les gens, il ne fait pas semblant. Que ce soit en Amérique du Sud, ou en Bourgogne, dans cette petite ville de Clamecy. Mais il n'aime pas n'importe qui, pas n'importe comment, c'est toujours, in fine, pour nous parler de politique. Eh oui : ça se fait encore.Dans cette ancienne capitale du bois de flottage, plus de 3 000 républicains ont défendu la IIe République lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Baudoin a réalisé 44 portraits de gens de Clamecy dans les cafés, les marchés, la librairie, en essayant de voir un peu ce qu'il reste de tout cela aujourd'hui.Précédé par De barricades en barricades de l'historien Thomas Bouchet, le récit est coécrit avec la réalisatrice Mireille Hannon, à partir de documents historiques, il nous raconte cette période de résistance..."

  • Cet aide-mémoire est un cours synthétique sur la gestion et le management des ressources humaines dans les entreprises. Il offre des clés de compréhension et d'analyse dans les domaines :
    - du recrutement ;
    - de la formation et du développement de compétences ;
    - de la rémunération ;
    - de la conduite des entretiens individuels et de la gestion de la performance ;
    - de la négociation sociale ;
    - de la gestion administrative du personnel et de la paye ;
    - de la transformation digitale de la fonction RH.
    Illustrée d'exemples et d'avis de professionnels, cette deuxième édition, entièrement à jour des dernières dispositions réglementaires, permet une approche très opérationnelle de la fonction RH. Elle propose aux professionnels et étudiants des définitions claires, une présentation des outils et des processus utilisés et des instruments de pilotage indispensables.

  • "Toujours campé sur ses rollers, le jeune Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus au moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose.
    « Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, Grégoire, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans. » Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé Le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ?
    "

  • PREMIÈRE ÉDITION
    Après Viva la vida, Baudoin et Troubs réalisent ici leur second voyage à deux, carnets en main.
    Invités par deux sociologues colombiens impressionnés par la force et l'humanité de leurs reportage à Ciudad Juarez, ils se rendent cette fois en Colombie où ils voyagent en reprenant le même principe.
    Pour rencontrer les gens, ils échangent leur portrait contre le récit d'un souvenir.
    Ils arrivent à Bogota avec cette interrogation : qui sont les paysans ? quel est le goût de leur terre ? Et découvrent avec stupeur les séquestrations, les déplacements de populations, la violence de la police et l'implication des guerilleros dans les structures locales. Baudoin et Troubs portent la même attention, aux simples paysans, qu'aux FARC avec qui ils discutent longuement.

    En filigrane, le lien entre Viva la vida, qui racontait la violence quotidienne de la ville mexicaine de Ciudad Juarez, et Le Goût de la terre, qui s'attache à la destruction de la vie paysanne en Colombie, ce sont les Etats-Unis et la coca. Cause de tous les affrontements entre narcotrafiquants au Mexique, la coca est la seule chose qu'un paysan peut cultiver et vendre, dans un état de guerre civile permanente.

    De cette expérience, Baudoin et Troubs nous offrent un carnet de voyage très riche en rencontres humaines et en réflexions politiques.

  • Sommes-nous au seuil d'une éclipse de l'humanisme ? Le choc des civilisations, la mondialisation anarchique, le capitalisme débridé, le fondamentalisme religieux, le dérèglement climatique et la perte de confiance en soi vont-ils faire reculer la civilisation de plusieurs siècles ? Un peu à l'instar de l'Occident au tournant des Ve et VIe siècles après que de vastes mouvements de populations eurent raison de l'empire romain ? Ou encore, à l'image des peurs délirantes qui hantèrent l'Europe entre les XIVe et XVIIe siècles des suites de la grande peste ? Bien malin qui pourrait prévoir l'avenir. Le propos de ce livre est d'appeler le lecteur à la lucidité et à la vigilance. Au cours de son histoire récente, notre humanité s'est retrouvée plus d'une fois au bord de l'abîme. Le fait que nous y ayons globalement échappé doit nous inviter à la confiance en la capacité humaine à ne pas s'autodétruire. Cependant, pareille sérénité ne peut faire perdre de vue qu'il n'existe aucune assurance tous risques contre la folie suicidaire qui, par moment, se saisit des civilisations. L'urgence humaniste est notre défi à tous.

  • La charia, normativité référée à l'islam et à ses textes fondateurs, appartient à ces vocables constamment utilisés et jamais étudiés, ou si peu. Il n'existe en tout cas aucun ouvrage de langue française tentant d'aborder la question, non pas dans ses représentations fantasmées, mais dans ses formes et ses pratiques concrètes, vide que ce livre entend combler. L'objectif est de le faire " au temps présent ", dans le phénomène de référencement à la charia que l'on peut observer à l'oeuvre dans le contexte contemporain, tout en ne négligeant pas la nouvelle dimension politique que ce terme et ses usages n'ont manqué de prendre.
    Les rapports du droit à la référence islamique ont connu des bouleversements profonds au cours des cent cinquante dernières années. Aux niveaux législatif et judiciaire, les instances du droit ont eu à se prononcer sur la place de la charia dans les différents systèmes juridiques. L'ouvrage s'attache à observer comment la formulation des règles référées à l'islam, leur usage et leur autorité sont fonction du contexte social, politique et institutionnel de chaque État.
    Faut-il en conclure à la relativité de la charia ? Au lieu de chercher à connaître la nature de la règle islamique, il convient davantage d'observer, en contexte, comment ces règles sont invoquées, élaborées et mises en oeuvre dans le cours ordinaire de la vie de sociétés où la présence musulmane est importante.

  • Depuis quelques années, la digitalisation de la fonction RH connaît une effervescence sans précédent : analytique RH, chatbot, e-learning, gamification, IA, réalité virtuelle, automatisation, sourcing digital... Ce manuel fait le point sur les dernières avancées de cette transformation numérique et donne des clés d'analyse et d'action concernant :
    o le recrutement numérique ;
    o les systèmes d'information de gestion (SIRH) ;
    o la vidéoprotection ;
    o le télétravail ;
    o la formation et les apprentissages informels numériques.
    Chacun de ces aspects étant traité par un expert, cet ouvrage, à jour des dernières réglementations, guidera les lecteurs dans l'indispensable mise en oeuvre de la transformation digitale de la fonction RH.
    Plus de 30 professionnels y partagent leurs expériences, points de vue et conseils pratiques.

  • Croix de Corrèze

    Jacques Baudoin

    L'histoire de la croix se révèle une spécificité très différente selon les régions.
    La Corrèze et spécialement le fief des Ventadour sont exemplaires à cet égard : l'abondance des mégalithes christianisés, le caractère primitif des croix des Monédières (Lestards, Pradines), l'ancienneté ou l'aspect insolite des stèles de Darnets ou de Peyrelevade, la sobriété des croix romanes de la Tourette ou de Cussac, l'exubérance des croix de Meymac et de Bassignac-le-Haut, sans oublier leur implantation dans des sites splendides, sont autant d'atouts qui font de ces monuments la source d'une intarissable curiosité.
    174 croix répertoriées par ordre alphabétique des communes et introduction historique et technique.

  • L'éthologie appliquée s´intéresse au comportement des animaux dans leur milieu habituel et en interaction avec l´homme. Les modèles étudiés sont variés : animal de rente, de compagnie, de laboratoire, de sport ou encore animal sauvage, et même entomofaune. Depuis peu, l´approche s´est étendue aux comportements humains. L´éthologie appliquée répond à de multiples préoccupations sociétales, telles que le respect du bien-être animal, la préservation de l´environnement et de la biodiversité, la durabilité des systèmes de production, l´aménagement du territoire ou encore l´amélioration de la santé humaine.

  • Depuis les vastes étendues de l'Aubrac et de la Margeride jusqu'aux gorges du Tarn, en passant par les rives plus clémentes de la vallée du Lot, le Gévaudan est réputé pour ses paysages grandioses. Mais qui se douterait que le pays des Gabales est devenu la terre d'élection des croix de chemins ?
    C'est pourtant la vocation qui s'y trouve affirmée, depuis plus d'un millénaire, par un incessant cortège de pèlerins qui sillonnent en tous sens des itinéraires réputés. Lointain héritier de la civilisation mégalithique et sensible aux apports celtiques, le symbole du christianisme a trouvé en Gévaudan le terreau indispensable à son plein épanouissement. La diversité de ses modèles de croix, perpétués à travers les siècles, ainsi que la préservation de ses sites naturels font du Gévaudan un pays exemplaire dans l'histoire de ce petit patrimoine.

  • L'Aquitaine de la fin du Moyenne Âge est tributaire d'un double particularisme :

    - fière d'avoir donné cinq papes à l'Église, la province a été profondément marquée par le séjour des pontifes en Avignon ;

    - entièrement livrée à la mouvance anglaise, en vertu du traité de Brétigny.

    Elle a subi de plein fouet les déchirements d'un conflit diversement accepté.


    Tour à tour stimulé ou entravé par ces deux types d'événements, le développement de l'art flamboyant connaît une explosion tardive, mais brutale, dans la deuxième moitié du XVe siècle. Comme en Normandie, pareillement affectée par le conflit, lapicides, imagiers et fustiers déploient une activité fertile.

    C'est à proximité du royaume de Bourges, dans la Marche et le Haut-Limousin, que s'éveillent les foyers les plus précoces. Progressivement convertis en imagiers, les orfèvres limogeans sont à l'origine d'une multitude d'ateliers.

    Une situation toute différente concerne le Bas-Limousin : un grand atelier s'y met en place, favorisé, à la naissance, par le chantier du château de Ventadour et appelé à un essaimage plus lointain qui le conduit jusqu'à la Vallée de la Dordogne.

    Nombreux sont les artistes qui ont suivi le même itinéraire en direction de la Guyenne : Maître Domenge, le Maître de Brion, Pierre de la Ville de Boys, Mathurin Galopin, ou encore Guirault de Pomiers. Au terme de ce processus migratoire, la ville de Bordeaux apparaît comme le point de mire de l'activité des artistes des provinces périphériques, affirmant ainsi l'originalité et l'identité stylistique de tout le domaine aquitain.

  • Sur son lit de mort, la reine fait promettre au roi de ne se remarier que s'il trouve femme plus belle qu'elle. Mais, dans tout le royaume, il n'en est qu'une dont la beauté soit si grande: sa propre fille. Robes couleur de temps, de lune ou de soleil, la princesse demande l'impossible à son père pour échapper à cette union...
    Titre recommandé par le ministère de l'Éducation nationale, pour N4le cycle 3 de l'école primaire et en classe de 6e.

  • Une enquête inédite à la croisée de questions scientifiques, religieuses et politiques Au-delà de leur diversité, tous les créationnismes se caractérisent par leur volonté d´instrumentaliser la science pour justifier une vision du monde conforme à certains dogmes religieux. Leur démarche est donc politique.
    Fruit d´une enquête minutieuse et riche d´interviews de spécialistes reconnus (biologistes, cosmologistes, sociologues, philosophes, etc.), cet ouvrage est à la fois un recueil d´informations sur les créationnismes et un outil indispensable pour exercer son esprit critique dès lors que la science est convoquée pour justifier des positions politiques.
    Après avoir rappelé les spécificités de la démarche scientifique, Cyrille Baudouin et Olivier Brosseau explorent la diversité des mouvements créationnistes et les ressorts de leur mondialisation, en livrant une analyse inédite de leurs réseaux, de leurs stratégies et des contextes politiques dans lesquels ils émergent, y compris en France. Ils montrent ainsi combien le créationnisme est à la croisée de questions sociétales majeures, comme le rôle politique des religions, la privatisation de l´enseignement et la place de la science dans une démocratie.

  • Baudoin illustre en couleur une vingtaine de chansons napolitaines traditionnelles, traduites et présentées par Christian Charrier (auteur de « La BD se met à table »). Cet ouvrage est un hommage chaleureux à la culture méditerranéenne.

  • « Méditer c'est regarder profondément dans le coeur des choses » Né le 11 octobre 1926 à Hué (Vietnam), Thich Nhat Hahn est ordonné thay (moine) à 23 ans. Dès 1963, il lutte contre la guerre du Vietnam, traversant les États-Unis, l'Europe, l'Asie. Son combat pacifique lui vaudra d'être proposé par Martin Luther King pour le prix Nobel de la paix en 1967. Par des manifestations comme la marche de la Pleine conscience, Thích Nhat H nh enseigne l'art de vivre pleinement et met l'accent sur la vigilance et l'attention. Il réside au centre bouddhique du village des Pruniers, situé à Thénac (Dordogne), qu'il a créé en 1982, délivrant également des enseignements de par le monde. Celui qui a apporté son aide aux « boat people » du Vietnam, Cambodge et Laos, de 1976 à 1992, qui a participé à l'élaboration du « Manifeste 2000 », patronné par l'Unesco, n'a cessé de faire de sa vie le témoin de ses convictions spirituelles.

  • Montre comment notre société technocratique a faussé les perceptions et attitudes face à la mort, a pratiquement éliminé le contrôle de l'individu sur sa propre mort et finalement fait perdre à celle-ci son sens profond et métaphysique.

  • Cet ouvrage fait suite aux précédents ouvrages de la série sur la sculpture flamboyante : « Les grands imagiers d'Occident », qui introduisait l'étude de la sculpture flamboyante en Europe (Prix Strasbourg), et aux quatre autres volumes consacrés respectivement à diverses provinces de l'art du gothique tardif : Champagne-Lorraine (Prix des feuilles d'or de Nancy), Normandie, Île de France, Bourgogne, Franche-Comté, Auvergne, Bourbonnais, Forez.
    Plusieurs générations d'historiens de l'art ont accrédité cette idée tenace selon laquelle l'art languedocien serait une émanation de l'art bourguignon. Il n'est plus permis d'accepter ce jugement. Le Languedoc est une terre de prédilection de l'art flamboyant : le Maître de Rieux n'a pas attendu la venue de Sluter pour exercer son génie exalté et, à l'opposé, les stalles d'Auch prouvent la longue fascination du style.
    Des circonstances politiques et économiques en ont permis l'essor, grâce au concours de mécènes dont l'exemple initial a été fourni par les comtes d'Armagnac. C'est en sa qualité de bastion de l'État armagnac que le Rouergue a pu jouer un rôle si considérable dans la survie et le renouveau des traditions méridionales.
    Malheureusement, mis à part quelques artistes très célèbres comme Jacques Morel ou Nicolas Bachelier, la production languedocienne est trop souvent tributaire d'un impénétrable anonymat. À défaut d'en percer le mystère, des groupements multiples sont donc proposés, révélant l'extraordinaire richesse de la production et la grande diversité de ses ateliers.

  • « Quand on parle, de façon absolue, de l'art bourguignon, c'est de l'art du temps des grands ducs, c'est à la grande école slutérienne que l'on pense » (J. Calmette).

    Il est vrai que le génie de Sluter et de ses successeurs a donné à l'art de la Bourgogne et de la Franche-Comté une notoriété internationale. Par le tumulte du drapé et l'intensité de l'expression, les deux provinces occupent une place fondamentale dans le renouveau qui préside à l'histoire de la sculpture flamboyante.

    Cependant, cette histoire déborde largement le cadre du mécénat ducal. L'élan donné par les artistes officiels se poursuit jusqu'au début du XVIe siècle. À côté des quatre « Grands » , Sluter, de Werve, La Huerta et Le Moiturier, des personnalités nouvelles se font jour, comme Quentin Bouchier, Jacques Bertrand, Jean Damotte, sans parler de la foule des anonymes, comme le Maître de 1508.

    On attribuait la sculpture bourguignonne au mérite à peu près exclusif des imagiers ducaux ; on la découvre à travers la richesse et la diversité de procédés d'une multitude d'artistes.

    Avec plus de 600 photos, toutes originales et inédites, cet ouvrage de 384 pages recense l'essentiel des ouvres connues ou méconnues des deux Bourgognes, permettant d'apprécier la place imminente de ces provinces dans le mouvement artistique européen.

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