• Pour remettre les idées en place, ou à leur place, et les suivre pas à pas dans l'actualité, une collection qui met « les pieds dans le plat de l'opportunisme contemporain, lequel plat n'est, comme chacun sait, qu'une vulgaire assiette au beurre » (René Crevel). Que faire... de l'art et de la poésie quand un parti « communiste », auréolé par Octobre, vous somme de les sacrifier sur son autel au nom des intérêts supérieurs de la Révolution ? Benjamin Fondane s'interroge et questionne, en marge du Congrès des écrivains tenu à Paris en 1935. Tentative désespérée, car le stalinisme et le nazisme paralysent les esprits. La Révolution que Fondane affronte est en réalité une contre-révolution, ennemie mortelle de toute liberté de penser. Après avoir stigmatisé « Moscou la gâteuse », Louis Aragon, officie désormais en grand inquisiteur de la foi nouvelle. Dans sa préface, Louis Janover éclaire cet arrière-plan. Il montre aussi pourquoi, à l'heure du « tout capital », l'écrivain se retrouve, comme hier Fondane, confronté au problème de la révolution.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Benjamin Fondane was that rarest of poets: an experimental formalist with a powerful lyric poetic voice; a renegade surrealist who was also a highly original existential philosopher; a self-consciously Jewish poet of diaspora and loss, whose last manuscripts made it out of Drancy in 1944 just before his deportation to Auschwitz-Birkenau, where he was murdered, yet whose poetry speaks of an overflowing plenitude. This bilingual selection is the first volume of Fondane’s poetry to appear in English, and it includes a broad sample of his work, from the coruscating and comic cinepoems of his surrealist years, to philosophical meditations, to poems that in their secular and mystical Judaism confront the historical calamity--and imaginative triumph--of European Jewry.

  • Benjamin Fondane--who was born and educated in Romania, moved as an adult to Paris, lived for a time in Buenos Aires, where he was close to Victoria Ocampo, Jorge Luis Borges’s friend and publisher, and died in Auschwitz--was an artist and thinker who found in every limit, in every border, “a torture and a spur.” Poet, critic, man of the theater, movie director, Fondane was the most daring of the existentialists, a metaphysical anarchist, affirming individual against those great abstractions that limit human freedom--the State, History, the Law, the Idea.
    Existential Monday, the first selection of his philosophical work to appear in English, includes four of Fondane's most thought-provoking and important texts, "Existential Monday and the Sunday of History," "Preface for the Present Moment," "Man Before History" (co-translated by Andrew Rubens), and "Boredom." Here Fondane, until now little-known except to specialists, emerges as one of the enduring French philosophers of the twentieth century.

  • Au lendemain de la guerre, l'existentialisme triomphe à Saint-Germain-des-Prés. Deux philosophes sont alors classés parmi les premiers existentialistes : Chestov et Fondane. Les lettres de Chestov, notes prises à la suite de leurs conversations, constituaient - pour Fondane - son bien le plus précieux. Chestov dirige sa pensée en dialoguant avec les autres philosophes, avec des écrivains, des hommes de science, et bien sûr avec Fondane, celui qui adhère au plus près de sa pensée. Et ces dialogues révèlent un Chestov inattendu, à l'esprit toujours en alerte, curieux, susceptible parfois, mais aussi plein de verve et d'humour.

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