• 5 000 ans d'histoire chinoise à travers le destin des 30 empereurs les plus représentatifs. L'art chinois nous est familier, mais curieusement l'histoire de la Chine nous est mal connue. Et pourtant elle est instructive, et qui plus est passionnante. Qui peut se flatter de connaître et de comprendre un pays s'il en ignore l'histoire ? C'est encore plus vrai en ce qui concerne la Chine et ses cinq mille ans d'histoire. Les Chinois, eux, connaissent bien leur histoire, et aussi la géographie de leur pays, qu'on leur a doctement enseignées dès l'école primaire. Rien d'étonnant puisque, comme le souligne l'historien Pierre Ryckmans : " En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. "
    Ce qui frappe de plus dans cette histoire, c'est sa violence. Dans une certaine mesure, on pense à la célèbre tirade de Shakespeare dans
    Macbeth : " L'Histoire humaine est un récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien. " Cependant, et ce livre entend le démontrer, l'histoire de la Chine n'est ni folle ni absurde. Elle est somme toute cohérente et représentative de la personnalité de l'Empire du Milieu. On peut comprendre - on doit essayer de comprendre - la Chine d'aujourd'hui à travers son histoire. Plus que pour toute autre nation ou civilisation, ce pays s'explique par son passé et par son ADN, l'empreinte génétique de son peuple, forgée au fil des siècles.
    Parmi les 208 empereurs chinois ayant régné, répartis en 24 dynasties, nous en avons sélectionné 30, incluant les " empereurs républicains " récents, Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek, Mao Zedong, Deng Xiaoping et Xi Jinping. Tous ont en commun d'avoir réfléchi de près au sujet éternel, particulièrement en Chine, de l'exercice du pouvoir, tous ont été obsédés par une réflexion sans fin sur le pouvoir et ses modalités, à savoir l'exercice du bon gouvernement.

  • Pendant une centaine d´années - de la seconde moitié du XIXe siècle à 1943 - Shanghai abrite une concession française. Un territoire directement géré par la France, tandis que les Britanniques règnent en maîtres sur la concession internationale. Dans les années 1920-1930, la grande métropole chinoise est surnommée le «Paris de l´Orient», en référence à celui des Années folles. C´est alors une ville de plaisirs, où tous les vices - l´opium, le jeu et la prostitution -sont permis.Ainsi que toutes les extravagances! Ici, l´argent est roi. «Si Lénine a vu Shanghai, il est excusable», écrit Albert Londres. La richesse la plus provocante y côtoie la plus extrême pauvreté. C´est aussi le paradis des aventuriers, le royaume de la pègre et du célèbre Du Yuesheng, la terre de mission des jésuites français, la ville d´accueil des juifs chassés par Hitler et des Russes qui fuient Staline.
    Dans cette cité cosmopolite unique en son genre, des personnalités extraordinaires, chinoises et étrangères, naissent et développent leurs talents. Tout est possible à Shanghai, et surtout la chance d´y faire fortune!
    Ce sont autant d´histoires, autant de portraits de personnages d´exception, riches en couleur que relate cet ouvrage.À commencer par Charles de Montigny, le fondateur de la concession française.

  • Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux palais d'Eté de Pékin, le Versailles chinois, est pillé par les Français et les Anglais, au terme d'une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental et surtout à l'opium que les Anglais produisent aux Indes ! Dix jours plus tard, sur ordre de lord Elgin, il est incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois. Pour la Chine - et pour le patrimoine de l'Humanité - la perte est immense, incalculable, irréparable. Le palais d'Eté, le Yuanming yuan (qu'il ne faut pas confondre avec l'actuel palais d'Eté de Pékin qui date de la fin des années 1880), était une des merveilles du monde. Il abritait en outre une extraordinaire collection d'oeuvres d'art, amassée sur cent cinquante ans, et une inestimable bibliothèque. Tout fut pillé ou brulé. A titre de comparaison, c'est comme si Versailles, le Louvre et la Bibliothèque nationale avaient disparu. Bernard Brizay nous fait donc le récit d'une des plus grandes catastrophes culturelles de l'humanité, que les Chinois ont encore cruellement en mémoire. Le Sac du palais d'Eté est le premier ouvrage, tant français qu'anglais, écrit sur ce triste épisode de notre histoire et de celle de l'Angleterre du XIXe siècle. Un récit passionnant, qui se lit comme un roman. Le Sac du palais d'Eté a été traduit et publié en Chine en aout 2005 par les éditions Classiques du Zhejiang (Zhejiang Gu Ji Chu Ban She) et publié dans le cadre de l'année de la France en Chine. Avec le concours du ministère français des Affaires étrangères.

  • Tout commence avec Louis XIV qui envoie des savants missionnaires jésuites à la cour de l´empereur Kangxi, avec le fol espoir de convertir le souverain et ses sujets au catholicisme. La présence française, alors relativement pacifique, devient au XIXe siècle beaucoup plus agressive : elle entre trois fois en guerre avec la Chine et participe aux côtés de la Grande-Bretagne au tristement célèbre sac du palais d´Eté en 1860. Des Français de tous horizons y sont alors nombreux : militaires, diplomates, explorateurs, aventuriers, sinologues écrivains, hommes d´affaires. A travers leurs réalisations, se dessine une histoire riche, diverse, étonnante et passionnante, où l´on croise le père Huc, Paul Claudel, Victor Segalen, les aventuriers de la Croisière jaune, les concepteurs fous du train du Yunnan, les canonnières du Yang-Tsé, jusqu´à de Gaulle, le premier chef d´Etat occidental à reconnaître la Chine de Mao. Si la Chine doit beaucoup à la France, l´inverse n´en est pas moins vrai, et l´auteur nous livre en filigrane une vision nouvelle des rapports franco-chinois de 1685 à nos jours.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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