• Trois vies, trois destins exceptionnels. Paul Gauguin, le peintre de génie. Robert Louis Stevenson, l'immense écrivain. Alain Gerbault, le navigateur solitaire de l'entre-deux guerres. De ces trois destins, Bernard Gorsky fait le récit, en trois passionnantes biographies. Mais pourquoi ce choix ?
    « En 1961, alors que je voyageais à travers les îles de la Polynésie française, je fus frappé par ce qui me sembla être infiniment plus qu'une coïncidence. Alain Gerbault était enterré à Bora Bora, dans l'archipel des îles Sous-le-Vent. Paul Gauguin l'était à Hiva-Oa, l'une des îles Marquises, enfin, la sépulture de Robert Louis Stevenson se dressait sur le mont Vaea, à Upulu, île des Samoa.

    Le navigateur, le peintre et l'écrivain reposaient chacun dans une tombe aux antipodes de leur pays d'origine. Il m'apparut que, outre cette parenté, ils étaient unis par celle d'une destinée exceptionnelle et d'un accomplissement exemplaire. Ces trois tombes rayonnent d'un éclat universel.

  • Gorsky publiera successivement « L'Aquarium de Dieu », « Le Maillon et la Chaîne », « La Dernière Île », « L'Atoll ». Mais une grande expédition se monte en Belgique, organisée par l'Université de Liège : l'exploration de la Grande Barrière de Corail. Gorsky en fera le récit. A peine le manuscrit de « La Grande Barrière de Corail » et les documents sont-ils remis aux Éditions Albin Michel que l'auteur chargé de mission repart en Polynésie Française pour créer une réserve sous-marine à Rangiroa. Difficultés, émerveillements : Gorsky a trouvé dans cet atoll, le plus grand du monde, une source nouvelle d'inspiration pour son prochain livre : « Le Retour à la Mer ».

  • Pris dans l'engrenage de la vie de Paris, un homme de trente-sept ans brusquement craque. Efforts, espoirs, ambitions, tout s'arrête devant le verdict d'un cardiologue. Stéphane est le prototype de millions d'hommes énergiques, rompus aux nécessités de la vie moderne qui les absorbe et parfois les détruit. Il n'a jamais eu le temps ni le pouvoir de prendre le recul nécessaire lui permettant de « faire le point ». Ce point, maintenant, est fait. Que va devenir Stéphane ? Sa réaction est violente ; il liquide tout et, ayant pris Paris en haine, s'enfuit vers le Pacifique dont il a toujours rêvé. Stéphane n'est pas un velléitaire, il ira jusqu'au bout des choses et cependant vivra son évasion avec une lucidité qui le différencie du simple fuyard. De Tahiti à la Nouvelle-Calédonie, jusqu'à L'ILE, c'est la condition humaine de l'évadé, ses rencontres, ses problèmes, ses découvertes et l'examen d'une conscience qui, finalement, guidera Stéphane là où il ne pouvait pas ne pas atterrir. Que la majorité des hommes ici concernés reconnaissent en Stéphane l'un des leurs, et l'auteur aura atteint son but. Un tour du monde en voilier (Expédition Moana) et un an dans les îles du Pacifique Sud, après ce voyage, devaient permettre à Bernard Gorsky de situer lieux et êtres dans un climat de vérité. Une autre expédition dans le Pacifique, en 1961, lui fournit le sujet de ce roman, Le Maillon et la Chaîne, et d'un film de long métrage tourné sur place. Il porte le même titre que le livre et sort en même temps que lui.

  • Un navigateur solitaire fait naufrage : son voilier est jeté sur un récif de la mer de Corail, l'île Surprise, éloignée de toutes lignes de navigation. Le dernier geste consacré à l'aménagement d'une case le laisse à l'inaction dans une solitude que seule peut compenser la compagnie des crabes, des pagures, des oiseaux, des tortues de mer et des serpents amphibies qui infestent les rivages. Le contenu du cotre comptait un équipement de chasse sous-marine, dont l'homme ne s'était pas encore servi. L'instinct de la chasse l'entraîne à la poursuite d'une tortue sous l'eau d'un vaste lagon qui communique avec l'océan par une passe. Dès cet instant, le principe de sa misérable condition est transformé : il peut à volonté quitter l'île pour se plonger dans un univers d'une beauté incomparable. Mais cet univers est peuplé d'êtres effrayants réputés s'attaquer à l'homme. Ainsi se noue le drame de l'homme nu, faible, inexpérimenté face aux monstres marins. L'émerveillement, toutefois, est plus fort que la peur : l'homme fasciné est pris d'une passion pour la mer telle qu'il se sent devenir créature marine. Prolongée à la limite de la résistance parmi les requins, les murènes, les barracudas, les raies ou les mérous géants dominent la jungle sous-marine, chaque immersion est la plus totale des évasions. Avec le temps, l'île se réduit à une sorte d'abstraction : grâce à la mer, l'homme lui a échappé ainsi qu'à l'inévitable dégradation qui l'y attendait. On ne peut éviter de faire le rapprochement avec Robinson Crusoé, mais, aujourd'hui, Robinson est évidemment sous-marin. C'est là sa modernité : Vendredi disparaît, remplacé par la mer tropicale. Roman ou récit ? Alors qu'il accomplissait le tour du monde de l'exploration sous-marine avec ses trois compagnons sur le yacht Moana, l'auteur se trouva devant l'île Surprise dont les fonds coralliens venaient de révéler une prodigieuse richesse animale. Un cyclone menaçait. « Quel serait le sort d'un naufragé solitaire, ici ? » songea Bernard Gorsky, qui aussitôt transposa « Quel serait MON sort ? ». Ainsi naquit le concept de Robinson sous-marin, oeuvre de fiction inspirée par la puissante réalité que vivait son auteur et un amour de la mer dont la ferveur n'a peut-être jamais été traduite avec autant d'intensité et de profondeur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'archipel dangereux, tel est le nom que les marins du siècle dernier ont donné aux soixante-dix-sept atolls qui, entre les îles Marquises et les îles de la Société - dont Tahiti est la plus connue - composent l'archipel Tuamotu. Nombreux en effet sont les bateaux, que des courants puissants et imprévisibles, ont jetés sur les récifs de la ceinture corallienne... Dans son nouveau et passionnant roman, Bernard Gorsky nous raconte l'histoire de deux jeunes gens qui vivent sur l'un de ces atolls. Mataoa (les yeux de la joie) et Moëata ont fui devant l'opposition de leurs familles à leur mariage, et sont venus en cachette s'installer dans un lieu éloigné et désert, où ils peuvent pêcher et récolter du coprah. Et, une nuit, ils sont réveillés par un craquement lugubre. Contre un récif, ses voiles blanches battant au vent, un grand voilier gît, incliné de côté. C'est la South Wind d'Honolulu... Mais les aventures contées dans L'Atoll sont multiples. L'auteur, qui a longtemps vécu aux Tuamotu, a partagé la vie du peuple paumotu et l'évoque pour nous avec un réalisme bouleversant, cependant que son imagination donne à son récit rebondissements et ampleur. Ainsi, nous est transmis le charme profond et subtil du monde fabuleux des îles basses, qui marque à tout jamais ceux qui l'ont éprouvé.

  • C'est au cours de son tour du monde sur un voilier, le « Moana », que Bernard Gorsky a commencé à concevoir les nouvelles qu'il publie aujourd'hui sous le titre de l'une d'entre elles : Le Poker du capitaine Leslie. De ces huit nouvelles, quatre lui ont été inspirées par des faits réels : L'histoire du pasteur de Bora-Bora, qui passa 155 jours en mer sur un canot en perdition, est à l'origine du Marquisien. Un skieur nautique fut véritablement pourchassé par un requin dans la baie de Kanuméra, lieu touristique de l'île des Pins. De là est né « Le Regard ». La mésaventure de Cockney Burnett, l'homme qui voulait épouser la princesse Tokorangi, arriva à un Anglais, aux îles Marquises, suivant la relation qu'en a faite Robert-Louis Stevenson. La Reine des Galapagos, une baronne allemande, fut l'héroïne et la victime d'un drame mystérieux qui se produisit dans une île de cet archipel. Quant aux quatre autres nouvelles, elles sont de pure imagination, mais l'auteur est effectivement passé sur les lieux où elles se déroulent, et il n'est pas interdit de penser qu'elles flottaient là, quelque part dans l'air, attendant d'être captées. Pour écrire ce recueil, Bernard Gorsky, dont on n'a pas oublié Expédition « Moana », La Mer retrouvée, ni les romans : Le Maillon et la chaîne, Robinson sous-marin, a vécu six mois sur un atoll corallien de Polynésie, se déplaçant en pirogue, se nourrissant de poissons capturés en plongée dans le lagon. Et c'est là-bas, solitaire devant sa machine à écrire, qu'il a repris conscience de sa véritable place dans l'univers.

  • Samuel Whistler occupe un poste important à l'Organisation des Nations unies. Il a consacré la majeure partie de sa vie à la lutte pour l'avènement d'un véritable gouvernement mondial, seul moyen, selon lui, d'éviter le conflit atomique qui menace l'humanité. Or, voici que la situation s'aggrave. L'antagonisme entre les deux grands blocs - communiste et occidental - devient si aigu que rien, estime Samuel Whistler, ne peut plus empêcher la catastrophe... Après un long débat de conscience, il décide que son devoir n'est plus de militer inutilement pour le mondialisme, mais de sauver les siens de l'holocauste thermonucléaire. Veuf, Samuel Whistler a deux enfants : Jane, mariée à un jeune et brillant médecin new-yorkais, et George, architecte de génie qui rêve de se consacrer à la réalisation de la Maison solaire, habitation révolutionnaire où toute l'énergie sera fournie par le soleil. Il est également le grand-père et le tuteur d'un jeune garçon, Johny, dont les parents ont disparu dans une catastrophe aérienne. Parviendra-t-il à les persuader tous qu'ils doivent, non plus se considérer comme des Américains, tenus envers leur pays aux obligations de tout citoyen, mais comme des hommes et des femmes défiant le principe de leur disparition - en tant qu'individus et en tant qu'espèce ? Parviendra-t-il à les convaincre qu'il faut s'unir, et fuir ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un faré au bord d'un récif corallien d'une des îles Sous-le-Vent, en Polynésie française. Une pirogue. L'immense lagon, ceint par le récif-barrière. La dimension sous-marine de la mer tropicale. Un homme, âgé déjà, mais toujours passionné pour la mer. Une femme, d'origine japonaise. Leur enfant, un garçon de huit ans. Les pages de ce beau récit vécu vibrent du bonheur du père à initier son fils aux splendeurs et aux mystères de la mer. Le fils ne saurait mieux lui répondre qu'avec le ton joyeux, frémissant, impatient sur lequel, de bon matin, il s'écrie : « On va au lagon, papa ? »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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