Langue française

  • Ce genre, qu'on appellera commedia dell'arte ou comédie des masques en France, est avant tout un théâtre d'acteurs qui met l'accent sur l'improvisation, le geste stylisé, les quiproquos enchaînés, les déguisements. Il a fortement influencé le théâtre classique. C'est à en parcourir l'histoire pendant les trois siècles de son rayonnement, principalement en France, que s'attache le présent ouvrage.

  • Le discours philosophique est encombré de termes en "isme", qui apparaissent plus comme des obstacles à la réflexion que comme des instruments formés pour en faciliter l'exercice. Mots "barbares", ces termes peuvent pourtant devenir des outils intéressants pour qui veut cerner les problèmes qui se posent à toute réflexion critique. Ces termes sont ici regroupés en fonction de thèmes majeurs qui correspondent à la tradition philosophique, un index alphabétique accompagne l'ensemble.

  • Comment concilier l'inévitable diversité sociale avec la non moins indispensable cohésion politique ? Il s'agit ici d'éclairer les notions qui tournent autour des valeurs permettant à un groupe humain de se constituer, de se maintenir ou de disparaître. Ainsi, en allant des questions les plus générales touchant le lien interhumain à la critique radicale de l'idée même de société, seront analysés les notions d'assimilation, d'exclusion, de ghettoïsation et d'intégration. Pour ce qui est des sentiments qui sous-tendent ce lien, seront alors étudiés la fraternité, la solidarité, la xénophobie, le racisme ou encore le colonialisme.

  • Descartes est aujourd'hui malmené dans l'opinion. Accusé d'indifférence morale envers les animaux, d'apologie de la toute-puissance technicienne, de mépris de la vie affective au nom d'une raison omnipotente, de plagiat grossier du cogito de saint Augustin, de réduction de la philosophie à une suite de savoirs dogmatiquement ordonnés, ne finit-il pas par ramener la diversité naturelle à l'espace géométrique ? N'encourage-t-il pas le conformisme moral le plus docile à travers l'alibi d'une « morale par provision » ? Cela fait beaucoup de chefs d'accusation. Sont-ils pour autant justifiés ? Cet ouvrage montre que la pensée de Descartes est plus complexe que ce que l'on rapporte.

  • Suite aux attaques diverses qui en annoncent la fin imminente, faut-il renvoyer l'humanisme aux oubliettes de l'histoire ? Cet idéal d'homme complet dont le développement physique, affectif, intellectuel et moral ne souffre pas de limites, qui substitue à l'esprit de soumission celui de libre examen, est-il désormais dépassé ? La personne, le sujet, la liberté, le progrès, ne sont-ils que des chimères inconsistantes ? La raison n'est-elle qu'un instrument trompeur ? Faut-il abandonner les hommes au fatalisme le plus radical ? L'humanisme semble désormais faire l'objet de critiques sévères. Est-il pour autant dépassé ?

  • Que faire de sa vie ? En fonction de quelles valeurs ? Suivant quelles exigences et à quelles fins ? A travers l'examen des principales doctrines morales qui ont marqué l'histoire de la philosophie, il a paru urgent de réfléchir aux finalités éthiques assignées à l'action des hommes, au-delà des simples règles de civilité quotidienne et loin des prétendues sagesses abouties. L'histoire de la philosophie nous propose justement des pistes de réflexion qui nous conduisent des morales antiques aux modernes, en passant par différentes éthiques.

  • La tradition du pastiche est une tradition ancienne qui consiste à contrefaire le style des maîtres dans une intention parodique, simplement pour le plaisir. Dans cette Piazetta du Café, l'auteur s'est plu à associer deux styles théâtraux qui sont apparemment opposés, la rigueur et la discipline du classicisme français et l'exubérance de la Commedia dell'arte. La visée satirique ne fait aucun doute. « Pâté ou pot-pourri », l'assemblage vise avant tout à divertir tout en mettant en scène les moeurs des personnages qui restent à jamais nos contemporains.

  • La distinction entre l'approche scientifique du réel des approches religieuse ou philosophique est une tâche urgente si on veut éviter le banal : « Tout est bon, tout se vaut ». Chacune propose en fait un modèle original d'interprétation du monde. Encore faut-il s'attacher à bien comprendre sa portée spécifique et ses limites. Elles ne sont pas équivalentes. Chacune est pertinente. Il faut seulement ne pas oublier que la dimension métaphysique de l'existence n'est pas aisément réductible. Ce travail de distinction permet de ne pas les réduire à leur caricature : scientisme, fanatisme et sophistique.

  • De quoi parle-t-on exactement lorsqu'on évoque la timidité ? Les psychologues, médecins, philosophes qui se sont penchés sur la question ont pris soin de distinguer ce qu'on appelle les accès de timidité accidentels et touchant tous les êtres humains, des timidités installées, qui envahissent au point d'influencer le comportement du sujet. Le trac, quant à lui, est une réaction commune, intense et paralysante. L'ouvrage essaie de montrer comment le simple trac peut se transformer en une crainte de tous les instants, équivalent à une véritable démission devant l'action. Les causes de cette mutation tiennent pour partie à l'essence des relations interhumaines, et pour partie à l'histoire personnelle de chacun.

  • L'éducation, telle que Comte en dessine les grandes lignes tout au long de son oeuvre, correspond à celle que souhaita un vaste courant de pensée que l'on appelle le "positivisme" et qui déborde, dans le temps et dans l'espace, son oeuvre fondatrice. L'histoire de l'humanité n'est autre chose que celle de son éducation, au sens large comme au sens le plus étroit, éducation à la fois de l'espèce et de l'individu, morale, sociale, politique en même temps qu'intellectuelle.

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