• Bertrand du Chambon poursuit ici la saga commencée avec "Flavie ou l'échappée belle". Depuis que nous avions laissé Flavie en Europe, revenue du Brésil où elle avait été esclave puis richissime princesse, nous avons pu craindre qu'elle ne se perde au fil de ses aventures. Cette fois, vers 1820, elle part pour l'Afrique, afin de poursuivre sa lutte contre les trafiquants d'esclaves. Une part mystérieuse de ce continent va s'ouvrir, livrant ses ahurissants secrets à Flavie et sa compagne Inaua. Les deux femmes connaîtront chacune la forme étrange et sinueuse de ce qu'elles se refusent à nommer leur destin.

  • Le petit Yugurthen Zaragosti a six ans lorsqu'il monte à bord de l'El Djezaïr, le grand paquebot qui l'emmène en France. Ses parents, son grand frère et lui quittent définitivement le désert algérien pour rejoindre un pays inconnu. À bord, et malgré l'inconfort des cabines de troisième classe, le jeune garçon profite de la traversée jusqu'au moment où le vol d'une montre de prix le met, lui et sa famille, en butte à la crasse bêtise d'un policier français. Une première et dure leçon pour ce futur flic philosophe.

  • « La couleur du soir » devint visible au début des années quatre-vingt. Le soir tombait sur une fin de siècle marquée par la science, la guerre et le narcissisme. Un artisan peintre, Narcisso Lupus, voyage entre Paris, New York et le Danemark à la recherche de son image.

  • C'est au siècle des Lumières, de l'obscurité et de l'occultisme, que l'auteur a fait naître le personnage qui porte son nom : celui-ci, né d'une famille noble de l'Allier, se lassera des intrigues de la cour et des fureurs de la guerre, accompagnera Burckhardt dans son expédition vers « l'Arabie heureuse » et la route de l'encens, découvrira une ville oubliée, perdra une princesse et quelques illusions... avant de revenir en France où se lève la tourmente révolutionnaire. Tour à tour se moquant du roman historique et s'y plongeant, Bertrand du Chambon nous livre là, une fiction échevelée où l'on rencontre aussi bien Goethe que le marquis de Sade - en une intrigue si mystérieuse et si pleine d'allégories, que l'on en vient à se demander de qui l'identité est ici en jeu : celle de l'auteur, celle du personnage, ou peut-être la nôtre.

  • La plupart des romans de Jean Cocteau ont échappé à la critique. Tandis que Thomas l'imposteur ou Les enfants terribles ont été dévorés par des générations de jeunes gens, Le Potomak a été oublié, et Le livre blanc n'a été réédité que très récemment. Or Jean Cocteau envisageait sa " poésie de roman " comme un ensemble cohérent, et comme un moyen de conquérir ce qui lui échappait : son identité. On trouvera donc ici les romans d'une vie et le roman d'une vie, celle d'un homme d'une suprême élégance, qui déclinait son identité comme on décline une offre.

empty