Perrin

  • Sept femmes, sept portraits, sept miroirs de Louis XV. Autant de facettes d'un roi de France complexe, torturé et versatile ; autant de reflets d'un XVIIIe siècle libertin.Louis XV aimait les femmes. Dans l'entourage du " Bien-Aimé ", on trouve en premier lieu la reine de France, Marie Leszczynska, imposée par la politique et vite résignée à son sort d'épouse trompée. Puis les Filles de France, huit au total, dont la monarchie ne sait que faire. Des maîtresses et des favorites, enfin. Qu'ont-elles en commun ? D'occuper le lit du roi pour un temps, long ou éphémère. Avec Louis XV, ce qu'il y a d'inédit et de ô combien sulfureux, c'est que ce privilège-là, après le " règne " de plus d'une décennie des soeurs de Nesle, n'est plus seulement aristocratique. Madame de Pompadour, bourgeoise mais femme de confiance du roi, reste à la Cour près de vingt ans. Elle ira, en accord avec son amant, jusqu'à contrôler sa sexualité en recrutant de jeunes vierges. Après la dernière favorite, plus de petites maîtresses, mais une professionnelle du sexe, la comtesse du Barry : le scandale est total. La monarchie semble à bout de souffle. La jeune dauphine Marie-Antoinette, venue d'Autriche, pourrait-elle lui redonner tout son lustre ?
    Ces femmes, miroirs d'un roi de France complexe, torturé et versatile, incarnent également les paradoxes de la condition féminine à la Cour, dans un xviiie siècle troublant et fascinant.
    Historienne, spécialiste du xviiie siècle, Cécile Berly a publié plusieurs ouvrages sur Marie-Antoinette. Elle a également présenté et annoté la correspondance de Madame de Pompadour.

  • Pour la première fois, le portait intime, en 80 lettres choisies, de la favorite royale la plus connue, Madame de Pompadour, âme soeur de Louis XV.
    Madame de Pompadour n'écrit pas, ou pas seulement, pour s'occuper. Écrire, pour elle, c'est une activité exigée par la fonction qu'elle occupe à la cour et dans l'organisation de la monarchie. Elle en est un rouage officiel. Elle est celle par qui l'on doit passer pour être recommandé et obtenir une pension, une place, un privilège.
    Dans ces lettres, Madame de Pompadour n'est guère frivole, légère ou capricieuse. Elle est autant amoureuse qu'ambitieuse. Sa vie, qu'elle compare volontiers à une " mort continuelle ", est marquée par le chagrin, les douleurs physiques et morales ; dès son arrivée à Versailles, elle a dû lutter pour conserver sa place, objet de toutes les critiques et de toutes les convoitises.
    Mais au fils de ces lettres, Madame de Pompadour s'est dévoilée. C'est tout à la fois l'intimité d'une favorite et la volonté d'une femme de tête qui sont ici révélées.

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