Langue française

  • Un essai biographique sur Marie-Antoinette qui présente autant la femme que la reine et qui propose une lecture dépassionnée de cette figure incontournable de l'histoire. Autrichienne, Marie-Antoinette devient dauphine de France dans un contexte politique qui lui est plus que défavorable. Dernière reine de l'Ancien Régime, elle se conduit, avant tout, comme une favorite. Elle est puissante, scandaleuse, haïe. Son goût immodéré de la mode, du jeu, du luxe, a aussi laissé la marque d'un style et d'un art de vivre qui ont forgé sa réputation, pour le meilleur comme pour le pire. Mais Marie-Antoinette est aussi et surtout la reine de la Révolution. C'est un rapport de force mortel qui l'oppose à ce « torrent politique » qu'elle condamne autant qu'elle déteste.

  • Le XVIIIe est le siècle de la lettre. Jamais on est allé aussi loin dans la pratique épistolaire, dans l'écriture de soi, dans le besoin de dire et de se raconter. Ce sont avant tout les femmes qui se distinguent, dans l'écriture, même si elles ne prétendent au statut d'écrivain, de femmes de lettres. À lire Madame du Deffand, Madame Roland et Madame Vigée Le Brun, on comprend bien vite qu'il n'en est rien. Quoi qu'elles en disent ou écrivent. Par la lettre, elles contournent, sans en avoir probablement conscience, les obstacles sociétaux, moraux et littéraires.

    Madame du Deffand (1696-1780), l'une des salonnières françaises les plus réputées, écrit pour fuir son ennui, véritable maladie de l'âme. Baignée de culture aristocratique, mondaine, lettrée, Madame du Deffand incarne la société d'Ancien Régime dans ce qu'elle a de plus frivole, de plus mélancolique aussi. Madame Roland (1754-1793) écrit, quant à elle, le sentiment puis la politique. Nourrie de philosophie, elle est une idéaliste en tout : en amitié, en amour et même en politique. Madame Vigée Le Brun (1755-1842), enfin, écrit pour rassembler ses Souvenirs, pour les « fabriquer ». Elle écrit pour peindre autrement, avec énergie, douceur, ayant le sens quasi inné de la composition et le goût de gommer, d'atténuer les défauts.

  • Sept femmes, sept portraits, sept miroirs de Louis XV. Autant de facettes d'un roi de France complexe, torturé et versatile ; autant de reflets d'un XVIIIe siècle libertin.Louis XV aimait les femmes. Dans l'entourage du " Bien-Aimé ", on trouve en premier lieu la reine de France, Marie Leszczynska, imposée par la politique et vite résignée à son sort d'épouse trompée. Puis les Filles de France, huit au total, dont la monarchie ne sait que faire. Des maîtresses et des favorites, enfin. Qu'ont-elles en commun ? D'occuper le lit du roi pour un temps, long ou éphémère. Avec Louis XV, ce qu'il y a d'inédit et de ô combien sulfureux, c'est que ce privilège-là, après le " règne " de plus d'une décennie des soeurs de Nesle, n'est plus seulement aristocratique. Madame de Pompadour, bourgeoise mais femme de confiance du roi, reste à la Cour près de vingt ans. Elle ira, en accord avec son amant, jusqu'à contrôler sa sexualité en recrutant de jeunes vierges. Après la dernière favorite, plus de petites maîtresses, mais une professionnelle du sexe, la comtesse du Barry : le scandale est total. La monarchie semble à bout de souffle. La jeune dauphine Marie-Antoinette, venue d'Autriche, pourrait-elle lui redonner tout son lustre ?
    Ces femmes, miroirs d'un roi de France complexe, torturé et versatile, incarnent également les paradoxes de la condition féminine à la Cour, dans un xviiie siècle troublant et fascinant.
    Historienne, spécialiste du xviiie siècle, Cécile Berly a publié plusieurs ouvrages sur Marie-Antoinette. Elle a également présenté et annoté la correspondance de Madame de Pompadour.

  • La simple évocation de Marie-Antoinette renvoie à de nombreux clichés : l'Autrichienne, la femme coquette jouant à la bergère, l'épouse insatisfaite, la femme dépensière qui a vidé les caisses de l'État, la reine martyre, etc. Marie-Antoinette est une reine, et une femme, qui a suscité les fantasmes les plus improbables auprès de ses contemporains, et au cours des siècles qui suivront. Donnant lieu à de nombreuses écritures et réécritures historiques, elle dépasse les cadres de l'Histoire : créateurs, cinéastes, romanciers, stylistes, peintres, musiciens... voire pâtissiers, proposent aussi leur propre interprétation du caractère et du rôle joué par Marie-Antoinette. Autant de relectures d'un passé complexe, celui de la fin de l'ancien régime et de la Révolution française.

  • Pour la première fois, le portait intime, en 80 lettres choisies, de la favorite royale la plus connue, Madame de Pompadour, âme soeur de Louis XV.
    Madame de Pompadour n'écrit pas, ou pas seulement, pour s'occuper. Écrire, pour elle, c'est une activité exigée par la fonction qu'elle occupe à la cour et dans l'organisation de la monarchie. Elle en est un rouage officiel. Elle est celle par qui l'on doit passer pour être recommandé et obtenir une pension, une place, un privilège.
    Dans ces lettres, Madame de Pompadour n'est guère frivole, légère ou capricieuse. Elle est autant amoureuse qu'ambitieuse. Sa vie, qu'elle compare volontiers à une " mort continuelle ", est marquée par le chagrin, les douleurs physiques et morales ; dès son arrivée à Versailles, elle a dû lutter pour conserver sa place, objet de toutes les critiques et de toutes les convoitises.
    Mais au fils de ces lettres, Madame de Pompadour s'est dévoilée. C'est tout à la fois l'intimité d'une favorite et la volonté d'une femme de tête qui sont ici révélées.

  • La reine Marie-Antoinette est un des personnages fantasmatiques et mythiques de l'histoire de France. Vivante, elle a suscité émotions et haines, morte, elle est devenue objet de vénération ou de polémique. De nombreuses biographies ont rendu compte de cette trajectoire spectaculaire. Ce livre s'intéresse à cinq d'entre elles, celles des frères Goncourt, de Jean Chalon, de Stefan Zweig, d'Evelyne Lever et des Girault de Coursac, pour rendre compte des façons par lesquelles l'histoire se fait quand elle s'intéresse à une telle individualité.

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