• Instruire la jeunesse selon la liberté civique, informer l'opinion pour affronter collectivement l'histoire et situer la nation au niveau de l'humanité, c'est-à-dire au-dessus de n'importe quelle raison d'État ; tels étaient les devoirs dictés par la civilisation quand le progrès des lumières promit de substituer la justice universelle aux particularismes monarchiques de droit divin. Depuis, la république française connut la puissance et la gloire pour autant qu'elle put être fidèle aux principes dont elle naquit. Mais ce génie ne se soutint pas toujours... Après La France bourgeoise, Les Bourgeois conquérants, Les Français et la République..., l'auteur de La Logique de l'Histoire analyse la France du général de Gaulle selon les méthodes propres à réévaluer le développement des sciences en fonction des mutations sociales.

  • Pourquoi l'histoire est-elle si injuste et la science si dangereuse ? Insensible à la beauté et à la morale, l'histoire n'a cessé de dérober leur caractère sacré aux objets et aux expressions auxquels les hommes se sont successivement attachés. Elle n'est conséquente que dans l'élaboration de la connaissance, sa vocation est logique. La théorie que propose ici Charles Morazé respecte le mystère que cachent les hasards ; elle ne nie pas le caractère aléatoire de l'action, mais précise que ses enjeux relèvent de nécessités. Elle conduit à une dialectique du possible et du certain. Développée rigoureusement, cette méthode simplifie la connaissance du passé, dont l'essentiel donne aux affrontements d'hier et de demain le même sens qu'aux impératifs de la science technologique. Tout conduit alors à la solidarité générale des hommes prophétisée par Marx, même si elle paraît se réaliser autrement qu'il ne l'avait prédit.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • D'un bout à l'autre de la planète, des hauts fourneaux surgissent, le pétrole jaillit du sol, les ouvriers s'entassent dans les usines. A travers les cinq continents, les mêmes mots sont employés, les mêmes valeurs proclamées, les mêmes buts visés. Un type de société, la société industrielle, sans précédent dans l'histoire, est en train de devenir le modèle pour l'humanité entière. Tel est le fait décisif qui sert de base au rapport de Raymond Aron et aux colloques de Rheinfelden, qui ont trouvé tant d'échos dans la presse de tous les pays, comme pour témoigner encore de ce caractère universel du temps que nous vivons. Si l'industrialisme est la loi de notre époque, quel est le sens du grand schisme entre les deux sociétés industrielles d'Union soviétique et des Etats-Unis ? La similitude de l'organisation sociale entraînera-t-elle le rapprochement des idéologies, l'atténuation de la rivalité diplomatique ? Comment les sociétés encore peu développées réussiront-elles à s'industrialiser ? Par quelle méthode ? Au-delà de ces controverses sociologiques, les philosophes, savants, juristes, sociologues réunis à Rheinfelden, ont discuté le problème central que pose et qui dépasse la société industrielle : quelle est la valeur de ce nouveau type social ? La production, l'abondance, l'efficacité ne sont pas buts, mais moyens. Le but est la vie bonne, la société bonne. Et par là, l'humanité, aux prises avec le délire technique, retrouve les questions éternelles de Socrate, du Christ, de Bouddha. Robert Oppenheimer, George Kennan, Raymond Aron, Bertrand de Jouvenel, Asoka Mehta, bien d'autres encore, venus de tous les horizons et de toutes les disciplines, retrouvaient une langue commune pour répondre à cette commune interrogation.

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