• Une voie coopérative d'émancipation avec, par et pour le peuple Peut-on former et être formé à la recherche en sciences humaines ailleurs qu'à l'université ou dans quelques grandes écoles ? Alors que peu d'étudiants connaissent finalement l'art de chercher, serait-il possible d'être formé à la recherche sans les prérequis académiques habituels, sans le baccalauréat et sans passer par les écoles doctorales des universités ? Apprendre à faire de la recherche pourrait devenir une vocation de l'éducation populaire, mais pourquoi et comment former à la recherche en éducation populaire ? Et que serait plus précisément cette recherche avec, par et pour le peuple ? Ce peuple qui serait d'autant plus conscient de lui-même et du monde en possédant des éléments d'analyse habituellement réservés à un petit nombre. Une association bruxelloise s'est emparée de ces questions vives et a conçu une formation expérimentale à la recherche de dix journées visant à terme la création d'un laboratoire coopératif indépendant pratiquant des recherches en éducation populaire utiles aux mouvements sociaux émancipateurs qui choisiraient de s'en emparer. Ce livre rend compte de cette expérience pédagogique progressiste en fournissant de nombreux détails sur la formation elle-même et sur les liens qu'on peut tisser à partir d'elle avec l'éducation populaire et la recherche en sciences humaines. On peut le lire comme le journal réflexif au jour le jour d'un nouveau type de formation, mais également comme une somme de références relatives à la recherche, à la formation des adultes et à l'éducation populaire. Cette présentation d'une nouvelle approche de l'apprentissage de la recherche espère participer à l'indispensable renouvellement de l'éducation populaire.

  • Ce journal d'apprentissage, écrit en 1999, relate les premiers pas dans la profession d'enseignant-chercheur d'un nouveau maître de conférences en sciences de l'éducation. Pendant six mois, quasiment au jour le jour, on voit entrer un presque novice dans un univers professionnel d'un nouveau genre pour lui, qui l'inquiète, l'étonne, le déconcerte, l'irrite parfois, tout autant qu'il le passionne. C'est en observant les moeurs universitaires qui s'offrent à lui, en transmettant ce qu'il sait ou croit savoir, en accompagnant de son mieux les étudiants, que l'auteur entre peu à peu dans une nouvelle identité professionnelle, tout en portant sur ce qu'il vit un regard critique et pertinent, pour mieux avancer dans ce nouveau chemin de vie.

  • Ce livre est le récit réflexif d'un juré d'assises qui, pour refuser de juger et de condamner après avoir été tiré au sort, se voit pour cela lui-même condamné au nom du code de procédure pénale. Sans rien avoir commis au préalable d'illégal, il est possible aujourd'hui, en France, pays libre respectant les opinions individuelles, d'être condamné légalement à de lourdes sanctions pénales pour refuser de siéger en cours d'assises pour motifs moraux et philosophiques. De cet acte de désobéissance civile, l'auteur tire des pistes de réflexion pour améliorer les jurys populaires.

  • Aujourd'hui en plus de son utilité de chaque jour, la marche est devenue une forme de tourisme appréciée, et même une médication pour préserver l'homme moderne des maux de nos sociétés occidentales contemporaines. C'est de cette itinérance pédestre des hommes qu'il a été ambitionné de rendre compte, en s'arrêtant sur plusieurs dimensions caractérisant la marche voyageuse : l'espace, le temps, le corps, l'environnement, l'expérience existentielle.

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