• Proposer une approche historique à la fois précise et synthétique des Lumières françaises. Tel est le projet de cet ouvrage. L'auteur propose d'articuler dans son texte histoire des idées et histoire culturelle afin de dégager les grands espaces de mutations de ce phénomène qui a abouti à la Révolution française.

  • Une partie de la critique littéraire d'aujourd'hui semble heureuse de pouvoir enfin tordre le cou de l'autofiction, le genre littéraire auquel de nombreux écrivains se sont essayés depuis plusieurs décennies : nous serions donc en présence d'un genre qui aurait tellement abusé du "je" qu'il a apparemment dû renoncer à toute visée universelle. Et pourtant, ce genre compte parmi les plus féconds de ces dernières décennies, et pas seulement en France.
    Le Suisse Paul Nizon, qui fut l'un de ses précurseurs dans le paysage littéraire de langue allemande, reste aujourd'hui l'un de ses plus illustres représentants. En thématisant dans L'Année de l'amour l'interaction de la vie et de l'écriture, cet auteur met en lumière la dimension narrative de l'existence, nous rappelant que tout en tournant autour de son moi d'écrivain, on peut prétendre toucher les autres.

    Christophe Martin nous fait découvrir les dimensions essentielles de l'oeuvre de ce grand écrivain afin de mieux l'appréhender.

  • On vit une époque formidable !
    En prenant un billet de train, qui pourrait croire qu'on fera une halte dans un camps de Roms ? Tout ça à cause de caténaires défectueuses. Il y a des coïncidences parfois... Là deux réactions sont possibles. Soit l'indifférence drapée de préfugés. De rejet. Soit la curiosité de découvrir, celle d'aller au-delà de barrières hâtives que l'on construit par peur de l'autre. Par peur de sa prétendue différence. Il existe toujours des terrains d'entente, quand on ose faire le premier pas !
    A côté de cette première halte, le périple de Christophe MARTIN passe aussi par la salle des profs d'un établissement scolaire... Occasion de porter un autre regard sur l'Education Nationale, et ceux qui la font vivre.

    Avec ce 3e livre, Christophe Martin poursuit sa flânerie dans les secrets de l'âme humaine. Il observe, il s'imprègne. Il témoigne de nos espoirs, de nos doutes, de nos joies quotidiennes. En toute simplicité. En toute humanité.

  • En peinture comme en écriture, le portrait est un genre particulier. Il demande que soit saisi un aspect de la ou des personnes que l'on décrit. Il s'agit de figer un bref moment. De le rendre le plus révélateur possible... Et peut-être, atteindre une certaine vérité.
    Les personnes qui font l'objet de ces portraits ne sont pas toujours - ou pas tout de suite - au centre des textes. Ces moments fugaces pourront dans un premier temps parler d'autres choses, comme dans ces tableaux de maîtres anciens dont le thème annoncé ne nous est pas livré d'emblée et occupe même parfois une place marginale sur la toile.
    Les différents procédés narratifs des portraits permettent de ne pas enfermer les personnages ni de les serrer de trop près. C'est cette exploration par cercles concentriques qui permettra peut-être d'approcher un réel que l'on ne peut certes jamais atteindre complètement, mais dont on ne désespère jamais tout à fait de restituer des fragments.

  • Comment faire de la sociologie ? Comment réaliser une analyse sociologique d'un fait de société ? À partir de terrains qui leur sont familiers, une vingtaine de sociologues expérimentés montrent comment ils font de la sociologie. En partant d'expériences ordinaires de la vie (« je joue au foot » ; « je deviens ingénieure » ; « je lis des BD » ; « je sèche des cours »), ils révèlent la manière dont ces expériences peuvent faire l'objet d'analyses sociologiques. Dix-sept exemples variés permettent de se familiariser avec les étapes du raisonnement sociologique : illustrant les trois grandes variables sociologiques (sexe, âge et position sociale), ils indiquent comment articuler questionnement, concepts et enquête de terrain. Rompant avec une approche académique et abstraite, ce manuel - dont il s'agit ici de la troisième édition, enrichie d'un chapitre inédit - propose une nouvelle manière d'apprendre à faire de la sociologie. Avec lui, les étudiants et les lecteurs curieux disposeront de tous les outils utiles à l'apprentissage de la démarche sociologique.


  • Table des matières
    Les trente ans de la Société française de systématique,
    par Patrick Martin, Sophie Nadot et Christophe Daugeron ......... 7
    Discours d'introduction aux Journées de la Société
    française de systématique, par Daniel Goujet ........................... 11
    La phylogénie des téléostéens : un chantier des méthodes
    en systématique, par Donald Davesne et Guillaume Lecointre ......13
    L'origine des oiseaux, hier et aujourd'hui :
    petit retour historique sur un changement de paradigme,
    par Armand de Ricqlès .................................................................. 33
    L'arbre du vivant : classification phylogénétique
    des Annélides, par Patrick Martin ............................................. 49
    Un aperçu de la phylogénie des oiseaux,
    par Alice Cibois et Jérôme Fuchs ................................................ 69
    La phylogénie des proboscidiens (Mammalia) ;
    une question de méthode, par Pascal Tassy .............................. 81
    /> Phylogénie et classification : concepts, méthodologie
    générale et postulats requis, par Pierre Deleporte ............... 99
    « Arbori-culture » : une typologie des « arbres » dans la
    culture phylogénétique, par Guillaume Lecointre .................. 113
    Les deux biogéographies : biogéographie historique vs
    histoire géographique, par René Zaragüeta i Bagils ............... 133
    Les paléoanthropologues sont-ils en meilleure position
    que les autres pour se permettre d'ignorer les règles de
    la systématique ? Un bref historique, par Valéry Zeitoun ......... 155
    Conception et réalisation d'une exposition permanente
    consacrée à l'arbre du vivant, par Pierre Pénicaud .................. 173






  • Le spectacle apparaît comme une notion centrale dans l´oeuvre et la vie de Rousseau. Sa réflexion critique sur les spectacles procède, en effet, d´une problématique à la fois intellectuelle et existentielle impliquant le « système » de l´oeuvre en sa totalité. Car le spectacle, chez Rousseau, n´est pas seulement l´emblème de la dénaturation : s´il est bien à l´origine du mal dans la société, il est aussi une expérience essentielle. D´une part Rousseau expose à ses contemporains le haut prix du « spectacle de la nature » consolateur de tous les maux et preuve persistante de la Providence. D´autre part il se révèle toujours hanté d´images et de chimères et il voit dans la fête antique le spectacle (humain et sociétal) pur par excellence : celui où rien n´est représenté et où le spectateur est à lui-même (et à ses congénères en empathie) son propre spectacle. Ce volume, qui réunit quelques uns des meilleurs spécialistes de Rousseau, s´efforce de relire son oeuvre à la lumière d´une notion qui permet en particulier de considérer simultanément le penseur et le créateur de formes : loin de se limiter au Rousseau pourfendeur des spectacles, on s´est proposé non seulement de réévaluer la composante proprement dramatique de sa production, mais d´insister sur une dimension essentielle de sa pensée et de son écriture. En cette oeuvre où le registre visuel est sollicité en permanence, fût-ce pour faire signe vers un invisible qui le dépasse, c´est cette partie liée de l´écriture et du spectacle qu´il s´agit d´explorer.

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